{"id":3246,"date":"2026-07-03T14:07:59","date_gmt":"2026-07-03T14:07:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=3246"},"modified":"2026-07-03T14:07:59","modified_gmt":"2026-07-03T14:07:59","slug":"implantation-de-faso-kossam-a-leo-lespoir-dune-revolution-laitiere-dans-la-sissili","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/07\/03\/implantation-de-faso-kossam-a-leo-lespoir-dune-revolution-laitiere-dans-la-sissili\/","title":{"rendered":"Implantation de Faso Kossam \u00e0 L\u00e9o: l\u2019espoir d\u2019une r\u00e9volution laiti\u00e8re dans la Sissili"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><b>A L\u00e9o, chef-lieu de la province de la Sissili, une laiterie moderne, inaugur\u00e9e en 2025, transforme le lait cru en une gamme vari\u00e9e de produits. A peine introduits sur le march\u00e9, ses produits s\u00e9duisent les consommateurs. Mais, derri\u00e8re ce succ\u00e8s, se cache une pr\u00e9occupation majeure\u00a0: comment garantir un approvisionnement r\u00e9gulier en lait\u00a0? Entre manque de p\u00e2turage, migration des \u00e9leveurs et difficult\u00e9s de collecte, le chemin est sem\u00e9 d\u2019emb\u00fbches. Reportage au c\u0153ur d\u2019une fili\u00e8re qui cherche encore son \u00e9quilibre.<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Mardi 12 mai 2026 \u00e0 Yall\u00e9, commune rurale de la province de la Sissili (r\u00e9gion de Nando). L\u2019air est chaud et suffocant. Sous l\u2019ombre d\u2019un arbre \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du village, des \u00e9leveurs sont r\u00e9unis. Au centre de leurs discussions, l\u2019approvisionnement de Faso Kossam en lait. Cette laiterie moderne, inaugur\u00e9e en 2025 \u00e0 L\u00e9o, compte sur les efforts de chacun d\u2019eux pour maintenir son activit\u00e9. Le projet d\u00e9coule d\u2019une forte volont\u00e9 politique visant \u00e0 structurer la fili\u00e8re et \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux produits import\u00e9s. Avant Faso Kossam, il y avait des unit\u00e9s artisanales. Mais la nouvelle laiterie change la donne. Dans la ville de L\u00e9o, les gens en parlent avec fiert\u00e9. Cependant, la production actuelle pose probl\u00e8me. Elle peine \u00e0 satisfaire la demande. La mati\u00e8re premi\u00e8re se fait rare. Pourtant, la laiterie doit maintenir son rythme de production. Du coup, une question taraude les esprits : d\u2019o\u00f9 proviendra le lait\u00a0?<\/p>\n<figure id=\"attachment_165158\" aria-describedby=\"caption-attachment-165158\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165158\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/1-B-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165158\" class=\"wp-caption-text\">A la ferme Bonkoungou de Kay\u00e9ro, ces vaches ins\u00e9min\u00e9es produisent<br \/>d\u2019importantes quantit\u00e9s de lait.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Pour y arriver, les acteurs tentent de s\u2019organiser. Chez les producteurs, des coop\u00e9ratives ont vu le jour. Parmi elles, la coop\u00e9rative Nafa Kossam de Yall\u00e9. Ousmane Barry est son pr\u00e9sident. Il fait presque tout, lui seul. Et pour cause\u00a0? La coop\u00e9rative fonctionne au ralenti. M. Barry parle surtout de manque d\u2019argent. \u00ab On n\u2019a pas de fonds de roulement. Le lait, je l\u2019ach\u00e8te avec mes propres fonds\u00a0\u00bb, l\u00e2che-t-il. Cela refl\u00e8te une volont\u00e9 in\u00e9branlable de r\u00e9ussir. Mais sans argent, rien n\u2019avance. Faso Kossam suscite beaucoup d\u2019espoir chez les \u00e9leveurs. Elle repr\u00e9sente pour eux une chance unique de changer leur quotidien. Mais la route est longue. Durant la saison s\u00e8che, nourrir le b\u00e9tail devient un casse-t\u00eate. Le manque d\u2019herbe fait chuter la production et freine les gros volumes esp\u00e9r\u00e9s \u00e0 la laiterie. Amadou Boly est le chef de la communaut\u00e9 peulh \u00e0 Yall\u00e9. Il y est install\u00e9 depuis 43 ans. Son troupeau compte une trentaine de bovins. D\u00e8s l\u2019annonce de l\u2019arriv\u00e9e de Faso Kossam \u00e0 L\u00e9o, son c\u0153ur a bondi d\u2019all\u00e9gresse. Puisqu\u2019il s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 livrer son lait \u00e0 la laiterie, il tient \u00e0 honorer sa promesse comme tous ses pairs. D\u00e8s qu&rsquo;il a un peu de lait, il le livre directement \u00e0 Faso Kossam. Mais il fait face \u00e0 un gros souci. Le manque de nourriture pour ses b\u00eates. \u00ab Faute de fourrage, les vaches produisent moins de lait \u00bb, rel\u00e8ve-t-il. Sala Boly, assis \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, partage le m\u00eame avis. Selon lui, tout d\u00e9pend de l\u2019alimentation des animaux. \u00ab Une vache mal nourrie ne peut pas produire assez de lait \u00bb, soutient-il. Il dit livrer environ 3 \u00e0 5 litres par jour \u00e0 la laiterie. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 un bon d\u00e9but. Et ces petites quantit\u00e9s, mises bout \u00e0 bout, peuvent soutenir l&rsquo;unit\u00e9 de transformation.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>La collecte, un casse-t\u00eate<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_165159\" aria-describedby=\"caption-attachment-165159\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165159\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/2-1-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165159\" class=\"wp-caption-text\">La ferme Bonkoungou dispose de cultures fourrag\u00e8res irrigu\u00e9es pour<br \/>nourrir les animaux pendant la saison s\u00e8che.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Tout pr\u00e8s du groupe d\u2019\u00e9leveurs se dresse un grand b\u00e2timent. Il a auparavant servi de bureau aux agents affect\u00e9s dans la zone pastorale. Aujourd\u2019hui, il semble avoir chang\u00e9 de destination. A l\u2019int\u00e9rieur, l&rsquo;odeur du lait emplit l&rsquo;air. Un dispositif de traitement du lait est install\u00e9 sur place. Mais la collecte n&rsquo;est pas simple. Elle devient parfois un parcours du combattant. Le pr\u00e9sident de la coop\u00e9rative Nafa Kossam, Ousmane Barry, est \u00e9galement le responsable du centre. \u00ab Nous avons un s\u00e9rieux probl\u00e8me de collecte \u00bb, mart\u00e8le-t-il. Soudain, un homme appara\u00eet au loin sur une bicyclette. Derri\u00e8re lui, un bidon de lait solidement attach\u00e9 au porte-bagages. Son nom, c\u2019est Adama Boly, le seul collecteur de lait du centre. Il parcourt environ sept kilom\u00e8tres \u00e0 v\u00e9lo entre son domicile et le centre. Il avait eu une crevaison en cours de route et est arriv\u00e9 avec un l\u00e9ger retard. La veille, il avait apport\u00e9 huit litres de lait. Aujourd&rsquo;hui, seulement sept, collect\u00e9s aupr\u00e8s de cinq \u00e9leveurs. Ce petit volume en dit long sur la raret\u00e9 de la mati\u00e8re premi\u00e8re. Mais cette situation illustre aussi un autre probl\u00e8me. Le manque d\u2019un moyen de transport adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019activit\u00e9. Conscient de cela, Adama Boly, transforme m\u00eame sa propre concession en centre de pr\u00e9-collecte. Les \u00e9leveurs viennent d\u00e9poser le lait chez lui avant qu\u2019il ne l\u2019achemine vers le centre officiel. Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, il d\u00e9passait parfois 15 litres par jour. Mais tout a baiss\u00e9 d\u2019un coup \u00e0 cause d&rsquo;un facteur principal, l\u2019insuffisance de fourrage. \u00ab Pr\u00e9sentement, les animaux ne mangent pas \u00e0 leur faim \u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165160\" aria-describedby=\"caption-attachment-165160\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165160\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/4-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165160\" class=\"wp-caption-text\">Amadou Boly, chef peulh de Yall\u00e9,<br \/>appelle \u00e0 r\u00e9soudre le manque<br \/>d\u2019espaces de p\u00e2ture pour<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Une poulotte surgit des broussailles. Elle porte une calebasse de lait sur la t\u00eate. Elle s\u2019appelle Fatimata Diallo. Venue \u00e0 pied, elle se dirige vers le centre de collecte. Petit \u00e0 petit, la quantit\u00e9 de lait augmente. En saison pluvieuse, il n\u2019y a plus de voie praticable. De plus, les animaux s\u2019\u00e9loignent des concessions pour le p\u00e2turage. Ces contraintes ne facilitent pas le d\u00e9placement de certains livreurs \u00e0 l\u2019image de Mme Diallo. Alors, elle dit renoncer temporairement \u00e0 son activit\u00e9. Chaque matin, le lait collect\u00e9 dans la zone de Yall\u00e9 converge vers cet unique centre de collecte. Ensuite, Ousmane Barry doit le transporter sur sa moto jusqu\u2019\u00e0 Faso Kossam \u00e0 L\u00e9o. La livraison doit respecter des r\u00e8gles de temps. Le lait ne doit pas rester trop longtemps dans la nature. \u00ab\u00a0Au cours de nos formations, il nous a \u00e9t\u00e9 dit que le lait ne doit pas passer plus de deux heures apr\u00e8s son extraction sans arriver au centre de collecte \u00bb, rappelle Ousmane Barry. Celui-ci reste n\u00e9anmoins positif. Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s, il croit fortement au projet Faso Kossam. \u00ab La vision du gouvernement est vraiment salutaire \u00bb, appr\u00e9cie-t-il. Pour lui, cette laiterie \u00e9vitera aux \u00e9leveurs les lourdes pertes des p\u00e9riodes de surproduction. P\u00e9riodes au cours desquelles le centre collecte entre 40 et 60 litres de lait par jour. Actuellement, il peine \u00e0 d\u00e9passer 16 litres au quotidien. Les \u00e9leveurs continuent les livraisons afin de maintenir la laiterie en activit\u00e9. \u00ab M\u00eame un demi-litre est important \u00bb, insiste M. Barry. Le syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration est bien organis\u00e9.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165161\" aria-describedby=\"caption-attachment-165161\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165161\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/5-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165161\" class=\"wp-caption-text\">Ousmane Barry, responsable du centre de collecte de Yall\u00e9, salue les<br \/>efforts des \u00e9leveurs pour approvisionner la laiterie.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Le responsable du centre ach\u00e8te le lait \u00e0 450 FCFA le litre. Puis, il le revend \u00e0 Faso Kossam \u00e0 550 FCFA. Le collecteur re\u00e7oit, \u00e0 la livraison, 50 FCFA par litre transport\u00e9. Cette transparence montre une certaine solidit\u00e9 de la cha\u00eene de valeurs. Dans la ville de L\u00e9o, d\u2019autres acteurs s\u2019activent pour soutenir la laiterie. La coop\u00e9rative Promo Lait fait partie des structures les plus dynamiques de la cit\u00e9. Youssouf Konat\u00e9 est \u00e0 la fois membre de cette structure et de la plateforme d&rsquo;innovation lait. A l\u2019\u00e9couter, sa coop\u00e9rative fournit chaque jour environ 50 \u00e0 60 litres \u00e0 Faso Kossam. \u00ab En saison pluvieuse, le lait est abondant. En saison s\u00e8che, il devient rare \u00bb, observe-t-il. Les animaux partent souvent loin \u00e0 la recherche de p\u00e2turage. Ceux qui restent ont du mal \u00e0 se nourrir correctement. Son t\u00e9moignage rejoint celui des \u00e9leveurs de Yall\u00e9. L&rsquo;alimentation reste la cl\u00e9 du probl\u00e8me.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>20 litres par jour chez des vaches ins\u00e9min\u00e9es<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Dans le village de Kay\u00e9ro, une ferme a choisi un autre chemin. Elle attire particuli\u00e8rement l\u2019attention des acteurs du secteur. Il s\u2019agit de la ferme Bonkoungou. Elle illustre ce que pourrait devenir l\u2019\u00e9levage moderne dans la Sissili. Avec une centaine de bovins issus de 5 races diff\u00e9rentes, cette exploitation a progressivement abandonn\u00e9 les pratiques traditionnelles pour miser sur l\u2019am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique. Ici, les vaches sont issues de l\u2019ins\u00e9mination artificielle. On y trouve des F1, des F2 et des F3, c\u2019est-\u00e0-dire plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de croisements destin\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer la production laiti\u00e8re. Sibiri Baga travaille dans cette ferme depuis 2009. \u00ab On a commenc\u00e9 avec 12 b\u0153ufs dont seulement deux taureaux \u00bb, se souvient-il.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165162\" aria-describedby=\"caption-attachment-165162\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165162\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/6-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165162\" class=\"wp-caption-text\">Adama Boly manque un moyen de transport adapt\u00e9 \u00e0 la collecte du lait.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">La ferme occupe une superficie d&rsquo;environ 123 hectares o\u00f9 sont aussi pratiqu\u00e9es l\u2019agriculture et l\u2019arboriculture. Trois forages \u00e0 haut d\u00e9bit alimentent le site en eau. Le fourrage est produit sur place gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019irrigation. M\u00eame pendant la saison s\u00e8che, les animaux disposent d\u2019herbe fra\u00eeche, notamment le Maralfalfa. Les r\u00e9sultats se passent de commentaire. Chaque vache produit entre 7et 20 litres de lait par jour. La ferme dispose actuellement de 8 vaches laiti\u00e8res en production. Elle seule fournit quotidiennement entre 80 et 90 litres de lait \u00e0 Faso Kossam. Ce qui repr\u00e9sente entre 2400 et 2700 litres par mois. En vendant le litre \u00e0 400 FCFA seulement, la ferme engrange au bas mot entre 960\u00a0000 et 1080 000 FCFA par mois. Et les responsables esp\u00e8rent encore augmenter ces quantit\u00e9s avec les nouvelles gestations en cours. La saison des pluies pourrait m\u00eame doubler la production. Cette ferme constitue aujourd\u2019hui un mod\u00e8le pour de nombreux \u00e9leveurs de la province.<\/p>\n<p class=\"p1\">Les transformateurs artisanaux install\u00e9s dans la ville de L\u00e9o suivent \u00e9galement de pr\u00e8s l\u2019\u00e9volution de Faso Kossam. Rasmata Barry est l\u2019une d\u2019elles. Elle transforme le lait depuis plusieurs ann\u00e9es en gapal, yaourt et autres. Elle voit l\u2019arriv\u00e9e de la laiterie comme une bonne chose pour les \u00e9leveurs. Selon elle, pendant les p\u00e9riodes de forte production, le lait se perd souvent, faute de d\u00e9bouch\u00e9s. \u00ab Le lait pourrit parfois ici pendant les p\u00e9riodes d\u2019abondance \u00bb, note-t-elle. Elle estime donc que Faso Kossam permettra d\u00e9sormais aux producteurs d\u2019\u00e9couler plus facilement leur lait. Mais cette nouvelle dynamique a aussi des cons\u00e9quences sur les petites unit\u00e9s artisanales. Une grande partie du lait local disponible est d\u00e9sormais orient\u00e9e vers la laiterie.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165163\" aria-describedby=\"caption-attachment-165163\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165163\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/7-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165163\" class=\"wp-caption-text\">Rasmata Barry, transformatrice de<br \/>lait \u00e0 L\u00e9o, estime que Faso Kosam<br \/>est un nouveau d\u00e9bouch\u00e9 pour les<br \/>\u00e9leveurs d\u2019\u00e9couler leur lait.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Les transformateurs artisanaux doivent donc chercher d\u2019autres sources d\u2019approvisionnement. Beaucoup se tournent vers le Ghana voisin. Des collecteurs reviennent r\u00e9guli\u00e8rement avec du lait en provenance de ce pays. Mais la qualit\u00e9 laisse souvent \u00e0 d\u00e9sirer. \u00ab Le lait se g\u00e2te parfois avant qu\u2019ils n\u2019atteignent chez nous \u00bb, regrette Rasmata Barry. Lorsque ce lait est transform\u00e9 en gapal, son go\u00fbt devient amer. Malgr\u00e9 cela, Mme Barry refuse de consid\u00e9rer Faso Kossam comme une entreprise concurrente. \u00ab C\u2019est plut\u00f4t un partenaire \u00bb, confie-t-elle. Sita Barry rencontre les m\u00eames difficult\u00e9s. Elle aussi transforme du lait venu du Ghana. \u00ab\u00a0Nous avons beaucoup de probl\u00e8mes avec ce lait\u00a0\u00bb, se plaint-elle. Pour elle, plusieurs \u00e9leveurs burkinab\u00e8 sont partis avec leurs troupeaux vers le Ghana, r\u00e9duisant encore davantage la disponibilit\u00e9 du lait local. Mariam Tamboura, secr\u00e9taire de la plateforme d\u2019innovation lait de L\u00e9o, estime pour sa part que Faso Kossam vend des produits de belle facture. Elle explique cependant que les collecteurs livrent directement le lait \u00e0 la laiterie sans passer par la plateforme. \u00ab\u00a0La plateforme ne dispose pas de fonds de roulement\u00a0pour mener des activit\u00e9s \u00bb, lance Youssouf Konat\u00e9. Pour les autorit\u00e9s locales, le d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re lait passe forc\u00e9ment par une meilleure organisation des acteurs.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165164\" aria-describedby=\"caption-attachment-165164\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165164\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/9-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165164\" class=\"wp-caption-text\">Selon Abdoul Aziz Simbr\u00e9, une<br \/>meilleure organisation des acteurs<br \/>est indispensable au<br \/>d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re lait.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Zakaria Sawadogo, Directeur provincial (DP) charg\u00e9 de l\u2019agriculture et des ressources animales de la Sissili, affirme que plusieurs rencontres ont eu lieu entre les producteurs, les coop\u00e9ratives et les transformateurs. Les discussions ont port\u00e9 sur les conditions d\u2019approvisionnement, l\u2019identification des fermes capables de fournir du lait et l\u2019accompagnement des \u00e9leveurs en aliments pour b\u00e9tail. D\u2019apr\u00e8s lui, certains transformateurs artisanaux, convaincus de la pertinence du projet, ont m\u00eame d\u00e9cid\u00e9 d\u2019abandonner leurs activit\u00e9s pour se consacrer \u00e0 la production laiti\u00e8re. \u00ab Ils ont achet\u00e9 des vaches pour entrer dans la production de lait \u00bb, r\u00e9v\u00e8le-t-il. Le DP charg\u00e9 des ressources animales assure en outre que beaucoup de fermes sont pr\u00eates \u00e0 soutenir Faso Kossam. Pour autant, il reconna\u00eet aussi que l\u2019\u00e9levage traditionnel ne suffira pas \u00e0 satisfaire durablement les besoins de la laiterie. \u00ab Le principal probl\u00e8me reste l\u2019alimentation des animaux \u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>La zone pastorale presque inexistante<\/b><b><\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Face \u00e0 cette situation, des discussions ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es avec Faso Goulgo afin de permettre aux \u00e9leveurs d\u2019obtenir des aliments pour b\u00e9tail \u00e0 cr\u00e9dit. Le remboursement pourrait ensuite se faire en lait. D\u2019autres recommandations ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es. L\u2019une d\u2019elles porte notamment sur la cr\u00e9ation d\u2019une ferme propre \u00e0 Faso Kossam, de sorte \u00e0 s\u00e9curiser une partie de son approvisionnement. Mais pour Zakaria Sawadogo, l\u2019avenir de la fili\u00e8re passe surtout par la modernisation de l\u2019\u00e9levage. Et dans cette modernisation, l\u2019ins\u00e9mination artificielle appara\u00eet, \u00e0 ses yeux, comme l\u2019une des solutions les plus prometteuses. Car, reconnait-il, elle permet d\u2019obtenir des vaches plus productives et mieux adapt\u00e9es \u00e0 la production laiti\u00e8re. En parall\u00e8le, il encourage fortement les producteurs \u00e0 d\u00e9velopper les cultures fourrag\u00e8res. Cependant, un autre probl\u00e8me menace s\u00e9rieusement la fili\u00e8re lait dans la Sissili. Il s\u2019agit de la disparition progressive des espaces de p\u00e2ture. Une zone pastorale avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Yall\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait un espoir pour les \u00e9leveurs. Un lieu o\u00f9 ils pouvaient faire pa\u00eetre leurs animaux en toute s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Mais aujourd&rsquo;hui, la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre. Abdoul Aziz Simbr\u00e9 est le chef de la zone pastorale. Selon lui, la zone a perdu beaucoup de terrain.<\/p>\n<figure id=\"attachment_165165\" aria-describedby=\"caption-attachment-165165\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165165\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/12-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165165\" class=\"wp-caption-text\">Avec seulement 12 t\u00eates en 2009, la ferme Bonkounkou compte actuellement une centaine de bovins.<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Au d\u00e9part, elle couvrait environ 40 000 hectares. Aujourd&rsquo;hui, il en reste \u00e0 peine 5 000. Salif Boly, un \u00e9leveur du coin, confirme\u00a0: \u00ab Nous entendons parler de cette zone. Mais elle n&rsquo;existe presque plus \u00bb. Pourtant, c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 elle que Faso Kossam a choisi de s&rsquo;installer \u00e0 L\u00e9o. Les \u00e9leveurs d\u00e9noncent depuis plusieurs ann\u00e9es la r\u00e9duction de leur espace de p\u00e2ture. Pour eux, les tensions autour des terres deviennent de plus en plus fortes. Les agriculteurs \u00e9tendent leurs champs jusque pr\u00e8s de la for\u00eat class\u00e9e. Les \u00e9leveurs, eux, ne savent plus o\u00f9 conduire leurs animaux. \u00ab Notre principal probl\u00e8me, c\u2019est le manque d\u2019espace pour pa\u00eetre les b\u00eates \u00bb, alerte Amadou Boly. Embouchant la m\u00eame trompette, Ali Boly exhorte les autorit\u00e9s \u00e0 se pencher s\u00e9rieusement sur cette question. Plusieurs \u00e9leveurs affirment avoir \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s de certaines zones autrefois r\u00e9serv\u00e9es au p\u00e2turage. \u00ab Aujourd\u2019hui, si un \u00e9leveur entre dans ces zones, il risque des amendes \u00bb, d\u00e9plore Salif Boly.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>Faute de p\u00e2turage, des \u00e9leveurs migrent<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_165166\" aria-describedby=\"caption-attachment-165166\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-165166\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/14-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-165166\" class=\"wp-caption-text\">Le lait collect\u00e9 par le centre de collecte de Yall\u00e9 en une journ\u00e9e<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Face \u00e0 cette pression, beaucoup choisissent de partir vers le Ghana avec leurs troupeaux. Boukary Barry envisage lui aussi cette solution. \u00ab Si rien ne change, je vais partir au Ghana avec mes animaux \u00bb, pr\u00e9vient-il. Aux dires de M. Barry, les \u00e9leveurs vivent d\u00e9sormais dans une grande incertitude. Certains sont m\u00eame oblig\u00e9s de conduire discr\u00e8tement leurs animaux dans la for\u00eat class\u00e9e pour \u00e9viter les conflits avec les agriculteurs. \u00ab Nous jouons au chat et \u00e0 la souris avec les forestiers \u00bb, avoue-t-il. Les amendes sont fr\u00e9quentes. Mais les \u00e9leveurs disent ne pas avoir d\u2019autre choix. Boukary Barry va m\u00eame plus loin. \u00ab Je pr\u00e9f\u00e8re avoir affaire aux forestiers dans la for\u00eat class\u00e9e plut\u00f4t que dans les champs avec les agriculteurs o\u00f9 \u00e7a se termine toujours par la chasse \u00e0 l\u2019homme \u00bb, indique-t-il. Pour Salif Boly, il est difficile de parler de valorisation du lait local sans r\u00e9soudre d\u2019abord la question des espaces pastoraux. \u00ab Comment produire du lait sans espace pour les animaux ? \u00bb, s\u2019interroge-t-il. Abdoul Aziz Simbr\u00e9 partage cette inqui\u00e9tude. De son avis, presque toute la zone pastorale est aujourd\u2019hui occup\u00e9e par des agro businessmen. Pourtant, assure-t-il, plusieurs \u00e9leveurs partis au Ghana souhaitent revenir. \u00ab Beaucoup me disent qu\u2019ils reviendront si les espaces de p\u00e2ture sont restaur\u00e9s \u00bb, rapporte-t-il.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3247\" aria-describedby=\"caption-attachment-3247\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3247\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/07\/03\/implantation-de-faso-kossam-a-leo-lespoir-dune-revolution-laitiere-dans-la-sissili\/8-40\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?fit=1240%2C827&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1240,827\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;5&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1778588924&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;34&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;200&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.008&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"8\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Pour Youssouf Konat\u00e9 de la&lt;br \/&gt;\nplateforme d\u2019innovation lait de&lt;br \/&gt;\nL\u00e9o, la disponibilit\u00e9 du lait&lt;br \/&gt;\nd\u00e9pend fortement des saisons et&lt;br \/&gt;\nde l\u2019alimentation des animaux&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-3247\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/07\/8-2.jpg?w=1240&amp;ssl=1 1240w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3247\" class=\"wp-caption-text\">Pour Youssouf Konat\u00e9 de la<br \/>plateforme d\u2019innovation lait de<br \/>L\u00e9o, la disponibilit\u00e9 du lait<br \/>d\u00e9pend fortement des saisons et<br \/>de l\u2019alimentation des animaux<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p1\">Le d\u00e9veloppement des cultures fourrag\u00e8res pourrait \u00e9galement aider les \u00e9leveurs \u00e0 mieux traverser la p\u00e9riode de soudure. Mais l\u00e0 encore, le manque de terres complique les choses. Amadou Boly r\u00eave pourtant de pouvoir produire lui-m\u00eame du fourrage pour nourrir ses animaux pendant les p\u00e9riodes difficiles. \u00ab Si nous avions des terrains, nous pouvons produire du fourrage pour la saison s\u00e8che \u00bb, affirme-t-il. Sans solution durable, les acteurs craignent que la production de lait reste insuffisante pour r\u00e9pondre aux besoins croissants de Faso Kossam. En tous les cas, l\u2019espoir suscit\u00e9 par l\u2019implantation de cette laiterie dans la r\u00e9gion demeure intact. Dans la ville de L\u00e9o, beaucoup voient en elle le d\u00e9but d\u2019une v\u00e9ritable transformation \u00e9conomique et sociale. Les \u00e9leveurs pr\u00e9sument que leurs efforts finiront par porter des fruits. Les transformateurs artisanaux r\u00eavent \u00e9galement d\u2019une meilleure valorisation du lait local. Les autorit\u00e9s misent sur la modernisation des fermes. Tous partagent finalement le m\u00eame objectif : faire du lait local un moteur de d\u00e9veloppement pour la Sissili. Et \u00e0 travers Faso Kossam, c\u2019est toute une r\u00e9gion qui tente aujourd\u2019hui de b\u00e2tir un nouvel avenir autour de ce produit.<\/p>\n<p class=\"p5\" style=\"text-align: right\"><b>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/b><\/p>\n<p class=\"p5\" style=\"text-align: right\"><span class=\"s1\"><a href=\"mailto:omichel20@gmail.com\">omichel20@gmail.com<\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\n<p class=\"p1\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A L\u00e9o, chef-lieu de la province de la Sissili, une laiterie moderne, inaugur\u00e9e en 2025, transforme le lait cru en une gamme vari\u00e9e de produits. A peine introduits sur le march\u00e9, ses produits s\u00e9duisent les consommateurs. Mais, derri\u00e8re ce succ\u00e8s, se cache une pr\u00e9occupation majeure\u00a0: comment garantir un approvisionnement r\u00e9gulier en lait\u00a0? 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