{"id":333,"date":"2019-01-06T14:25:52","date_gmt":"2019-01-06T14:25:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=333"},"modified":"2019-01-06T14:25:52","modified_gmt":"2019-01-06T14:25:52","slug":"situation-alimentaire-et-nutritionnelle-2019-les-fruits-et-cereales-suffisent-mais-24-provinces-risquent-la-disette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2019\/01\/06\/situation-alimentaire-et-nutritionnelle-2019-les-fruits-et-cereales-suffisent-mais-24-provinces-risquent-la-disette\/","title":{"rendered":"Situation alimentaire et nutritionnelle 2019: Les fruits et c\u00e9r\u00e9ales suffisent mais 24 provinces risquent la disette"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Comit\u00e9 de Pr\u00e9vision de la situation alimentaire et nutritionnelle (CPSA) a rassur\u00e9 que les besoins en fruits et en c\u00e9r\u00e9ales des Burkinab\u00e8 pourront \u00eatre satisfaits au cours de l\u2019ann\u00e9e 2019 au regard de la production g\u00e9n\u00e9rale. Toutefois, il a not\u00e9, au cours de sa 2<sup>e<\/sup> session tenue mi-novembre, que 24 provinces seront sous pression. Extraits.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Bilan c\u00e9r\u00e9alier\u00a0pr\u00e9visionnel\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p>Les productions c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res pr\u00e9visionnelles rapport\u00e9es aux besoins de consommation c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re font ressortir pour le bilan c\u00e9r\u00e9alier pr\u00e9visionnel 2018\/2019 un exc\u00e9dent brut de 4 097 tonnes. Cela est la r\u00e9sultante d\u2019un d\u00e9ficit brut en riz et en bl\u00e9 respectivement de 622\u00a0185 tonnes et 220\u00a0717 tonnes et un exc\u00e9dent brut de 847\u00a0000 tonnes de c\u00e9r\u00e9ales traditionnelles (mil, ma\u00efs, sorgho, fonio). En tenant compte du solde import\/export ce bilan pr\u00e9visionnel fait ressortir un exc\u00e9dent net de 761 919 tonnes d\u00e9gageant un disponible apparent de 240 kg\/hbt.<\/p>\n<p><strong>Taux de couverture pr\u00e9visionnel des besoins c\u00e9r\u00e9aliers par province<\/strong><\/p>\n<p>La production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re pr\u00e9visionnelle de la campagne permet de classer les provinces selon le taux de couverture des besoins c\u00e9r\u00e9aliers ainsi qu\u2019il suit\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>17 provinces d\u00e9ficitaires\u00a0: Kadiogo, Boulkiemd\u00e9 Passor\u00e9\u00a0 Sanmatenga\u00a0 Zondoma\u00a0 Komandjoari\u00a0 Bam\u00a0 Kourw\u00e9ogo\u00a0 Namentenga\u00a0 Oubritenga\u00a0 Kouritenga\u00a0 Yatenga\u00a0 Boulgou\u00a0 Gourma, Baz\u00e8ga, Seno,\u00a0 Gnagna<\/li>\n<li>10 provinces en \u00e9quilibre\u00a0: Soum Sangui\u00e9<strong>\u00a0 <\/strong>Houet\u00a0 Loroum\u00a0 Yagha\u00a0 Koulpelgo\u00a0 Como\u00e9\u00a0 Zoundweogo\u00a0 Poni\u00a0 Ganzourgou<\/li>\n<li>18 provinces exc\u00e9dentaires\u00a0: Oudalan Banwa\u00a0 Kompienga\u00a0 Tapoa\u00a0 Sourou\u00a0 Ioba\u00a0 Noumbiel\u00a0 Nayala\u00a0 Leraba\u00a0 Bougouriba \u00a0Bal\u00e9s, Ziro, Nahouri\u00a0 Kossi\u00a0 Sissili\u00a0 Mouhoun\u00a0 Tuy<\/li>\n<\/ul>\n<p>En somme, le taux de couverture national des besoins c\u00e9r\u00e9aliers est de 104%.<\/p>\n<p>L\u2019analyse de l\u2019autonomie c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re montre au niveau national que 46,6 % des m\u00e9nages ne seraient pas \u00e0 mesure de couvrir leurs besoins c\u00e9r\u00e9aliers avec leur propre production de la pr\u00e9sente campagne. La pr\u00e9carit\u00e9 c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re toucherait 29,4 % des populations rurales agricoles.<\/p>\n<p><strong>Bilan alimentaire pr\u00e9visionnel<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019analyse du bilan alimentaire pr\u00e9visionnel de la campagne 2018\/2019 montre que les besoins en produits v\u00e9g\u00e9taux sont couverts \u00e0 173,1 % et ceux en produits animaux \u00e0 166,7 %. L\u2019analyse r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement qu\u2019\u00e0 l\u2019exception des tubercules et des \u0153ufs, les besoins de la quasi-totalit\u00e9 des autres produits (fruits, c\u00e9r\u00e9ales, l\u00e9gumes, ol\u00e9agineux, etc.) sont couverts.<\/p>\n<p>Les disponibilit\u00e9s par personne et par jour en prot\u00e9ines, en lipides et en glucides repr\u00e9sentent respectivement 124,3 g, 93,6 g et 598,9 g. Ainsi la teneur respective en prot\u00e9ines, lipides et glucides de l\u2019alimentation burkinab\u00e8 serait respectivement de 15%, 12% et 73%.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 qu\u2019un r\u00e9gime alimentaire est \u00e9quilibr\u00e9 si l\u2019\u00e9nergie calorifique consomm\u00e9e en nutriments est apport\u00e9e par 11 \u00e0 15% par les prot\u00e9ines, 30 \u00e0 35% de lipides et 50 \u00e0 55% de glucides, il en d\u00e9coule que l\u2019alimentation du burkinab\u00e8 n\u2019est pas \u00e9quilibr\u00e9e\u00a0: une forte consommation en terme de glucides et une faible consommation en lipides.<\/p>\n<p>Les disponibilit\u00e9s en calories par personne et par jour sont estim\u00e9es \u00e0 3 654,7 kilocalories. Ce qui correspond \u00e0 un taux de couverture global de 146,2% sur la base de 2500 kcals\/personne\/jour.<\/p>\n<p><strong>Situation nutritionnelle<\/strong><\/p>\n<p>Selon les r\u00e9sultats provisoires de l\u2019enqu\u00eate nutritionnelle nationale 2018 suivant la m\u00e9thodologie SMART, les pr\u00e9valences de la malnutrition aigu\u00eb, de la malnutrition chronique et de l\u2019insuffisance pond\u00e9rale font ressortir les points saillants suivants\u00a0:<\/p>\n<p>Pour la Malnutrition aigu\u00eb\u00a0globale (MAG), au niveau national, la pr\u00e9valence est de 8,5% et le Sahel, r\u00e9gion la plus touch\u00e9e qui enregistre 12,6%.\u00a0 La pr\u00e9valence dans la province du S\u00e9no est de 13\u00a0,4%. Ces entit\u00e9s sont ainsi dans une situation s\u00e9rieuse\u00a0(classification OMS);<\/p>\n<p>Pour la Malnutrition chronique ou retard de croissance, la pr\u00e9valence au niveau national est de 25%. Les r\u00e9gions du Sahel (42,2%) et de l\u2019Est (31,4%) ont des pr\u00e9valences au-dessus du seuil critique (classification OMS);<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019insuffisance pond\u00e9rale\u00a0elle est de 17, 8% au niveau national. Les pr\u00e9valences les plus \u00e9lev\u00e9es se rencontrent dans la r\u00e9gion du Sahel avec 31,3% au-dessus de la situation critique (classification OMS).<\/p>\n<p><strong>Zones \u00e0 risque et populations en ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l\u2019analyse de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 alimentaire \u00e0 l\u2019aide de l\u2019outil Cadre harmonis\u00e9 permettent de dresser la cartographie de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0courante et projet\u00e9e puis d\u2019estimer les populations vuln\u00e9rables suivant ces diff\u00e9rentes p\u00e9riodes.<\/p>\n<p><strong><em>En situation courante\u00a0(octobre \u00e0 d\u00e9cembre 2018)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Pendant la p\u00e9riode courante, 22 provinces sont en phase 2 \u00ab\u00a0sous pression\u00a0\u00bb: Kadiogo, Oubritenga, Kourw\u00e9ogo, Bam, Namentenga, Sanmatenga, Nahouri, Oudalan, Seno, Soum, Yagha, Gnagna, Gourma, Komandjoari, Kompienga, Kouritenga, Passor\u00e9, Yatenga, Loroum, Zondoma, Boulki\u00e8md\u00e9, Sangui\u00e9. Dans ces provinces, au moins 20% des m\u00e9nages ont une consommation alimentaire r\u00e9duite et d\u2019ad\u00e9quation minimale mais sont dans l\u2019incapacit\u00e9 de se permettre certaines d\u00e9penses non alimentaires essentielles sans s\u2019engager dans des strat\u00e9gies d\u2019adaptation irr\u00e9versibles. Cette situation de pression r\u00e9sulte aussi d\u2019une soudure difficilement v\u00e9cue par les populations en d\u00e9pit des \u00e9normes efforts exceptionnels consentis par le Gouvernement et ses partenaires.<\/p>\n<p>Au niveau national, environ 307\u00a0000 personnes sont dans une situation d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dite de \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb (phase 3) et 3 241\u00a0500 personnes sont sous pression. Les populations en phase de crise se concentrent principalement dans les r\u00e9gions du Sahel (28%), Centre (19%) et du Nord (14%).<\/p>\n<p><strong><em>En situation projet\u00e9e (juin \u00e0 ao\u00fbt 2019)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>En situation projet\u00e9e, 24 provinces seront en phase 2 \u00ab\u00a0sous pression\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit de 4 provinces de la r\u00e9gion du Nord (Loroum, Passor\u00e9, Yatenga et Zondoma), des 3 provinces de la r\u00e9gion du Centre-Nord (Bam, Namentenga et Sanmatenga), de 2 provinces de la r\u00e9gion du Sahel (S\u00e9no et Yagha), des 5 provinces de la r\u00e9gion de l\u2019Est (Gnagna, Gourma, Kompienga, Tapoa et Komondjoari), de 2 provinces de la r\u00e9gion du Plateau-central (Oubritenga et Kourw\u00e9ogo), de 2 provinces de la r\u00e9gion du Centre-Ouest (Boulki\u00e8md\u00e9 et Sangui\u00e9) et d\u2019une province de la r\u00e9gion du Centre-Est (Kouritenga), de 3 provinces de la r\u00e9gion du Sud-Ouest (Poni, Ioba et Noumbiel), d\u2019une province de la r\u00e9gion du Centre-Sud (Baz\u00e8ga) et de la seule province de la r\u00e9gion du Centre (Kadiogo). Dans ces provinces, au moins 20% des m\u00e9nages risquent, si rien n\u2019est fait, de conna\u00eetre une consommation alimentaire r\u00e9duite et d\u2019ad\u00e9quation minimale, et seraient dans l\u2019incapacit\u00e9 de se permettre certaines d\u00e9penses non alimentaires essentielles sans s\u2019engager dans des strat\u00e9gies d\u2019adaptation irr\u00e9versibles, durant la prochaine p\u00e9riode de soudure (juin, juillet et ao\u00fbt).<\/p>\n<p>Les provinces de l\u2019Oudalan et du Soum (r\u00e9gion du Sahel) pourraient connaitre une situation de crise pendant la p\u00e9riode projet\u00e9e. En effet, si rien n\u2019est fait, au moins 20% des m\u00e9nages de ces provinces feraient face \u00e0 des d\u00e9ficits alimentaires consid\u00e9rables et \u00e0 une pr\u00e9valence de la malnutrition aigu\u00eb \u00e9lev\u00e9e ou sup\u00e9rieure \u00e0 la normale. Ces m\u00e9nages pourraient marginalement \u00eatre capables de couvrir le minimum de leurs besoins alimentaires en \u00e9puisant les avoirs relatifs aux moyens d\u2019existence, ce qui conduira \u00e0 des d\u00e9ficits de consommation alimentaire.<\/p>\n<p>Au cours de cette p\u00e9riode, il ressort que\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Environ 3 745\u00a0200 personnes, r\u00e9parties dans toutes les r\u00e9gions, seraient sous stress (phase 2)\u00a0;<\/li>\n<li>676 200 personnes, pourraient tomber en crise ou en urgence (phase 3 ou 4) sans interventions d\u2019assistance adapt\u00e9e et imm\u00e9diate en nutrition et sant\u00e9, en acc\u00e8s alimentaire et en protection des moyens d\u2019existence. Ces populations se concentrent principalement dans les r\u00e9gions du Sahel (34%), du Centre-Nord (15%) et du Nord (14%).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>D\u00e9roulement de la campagne agropastorale <\/strong><\/p>\n<p>La campagne agro-pastorale 2018\/2019 a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par une installation tardive des pluies. La reprise de la pluviom\u00e9trie a \u00e9t\u00e9 effective \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me d\u00e9cade de juillet. La situation phytosanitaire est rest\u00e9e marqu\u00e9e par la persistance des chenilles l\u00e9gionnaires d\u2019automne. Elle a connu une bonne r\u00e9partition spatio-temporelle de la pluviom\u00e9trie. Les cumuls ont \u00e9volu\u00e9 entre 300.5 mm \u00e0 Gorom-Gorom en vingt-sept (27) jours dans la province de l\u2019Oudalan et 1373.0 mm en soixante-huit (68) jours \u00e0 Loumana, dans la province de la L\u00e9raba.<\/p>\n<p>Compar\u00e9s \u00e0 la normale (moyenne 1981-2010), ces cumuls sont similaires \u00e0 exc\u00e9dentaires sur la quasi-totalit\u00e9 du territoire national. Par contre, des zones \u00e0 pluviom\u00e9trie d\u00e9ficitaire ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans la r\u00e9gion de l\u2019Est, du Sahel et du Centre-Ouest.<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 ceux de 2017, pour la m\u00eame p\u00e9riode, ces cumuls ont \u00e9t\u00e9 similaires \u00e0 exc\u00e9dentaires sur la majeure partie du pays. Des d\u00e9ficits pluviom\u00e9triques ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans certaines zones de la r\u00e9gion de l\u2019Est, du Sahel, du Centre-est, du Centre-Ouest, du Plateau Central et de la Boucle du Mouhoun.<\/p>\n<p>Sur le plan hydrologique, les volumes d\u2019eau enregistr\u00e9s \u00e0 la date du 10 octobre 2018 montrent que quinze (15) retenues d\u2019eau sur les vingt et une (21) retenues suivies ont d\u00e9vers\u00e9.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les attaques de chenilles l\u00e9gionnaires et autres ravageurs, l\u2019incidence semble mineur gr\u00e2ce aux mesures anticipatives engag\u00e9es par les services techniques.<\/p>\n<p>La situation alimentaire courante du b\u00e9tail est globalement satisfaisante. Les p\u00e2turages et l\u2019eau d\u2019abreuvement sont toujours disponibles et bien fournis comparativement \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e<\/p>\n<p>Cependant, des d\u00e9gradations localis\u00e9es de p\u00e2turages ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9es dues aux inondations dans les communes de Di, Kassoum, Sanaba, Lanfi\u00e9ra et de To\u00e9ni dans la r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun et dans les communes de Koti, Hound\u00e9 et Samorogouan dans la r\u00e9gion des Hauts-Bassins et au stress hydrique dans la r\u00e9gion du Sahel. Cette situation est identique \u00e0 celle de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode dans la r\u00e9gion du Sahel. Il faut noter en plus, l\u2019absence\/l\u2019obstruction des pistes d\u2019acc\u00e8s aux ressources naturelles.<\/p>\n<p>Concernant la situation zoo-sanitaire, elle est jug\u00e9e passable sur l\u2019ensemble des treize (13) r\u00e9gions. Il y a n\u00e9anmoins une persistance de la fi\u00e8vre aphteuse et des cas de suspicions d\u2019autres pathologies enregistr\u00e9s \u00e0 moindre ampleur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Situation des march\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Sur la p\u00e9riode d\u2019octobre, l\u2019offre des c\u00e9r\u00e9ales a augment\u00e9 et la demande a connu une l\u00e9g\u00e8re baisse par rapport aux mois pr\u00e9c\u00e9dents. D\u2019une mani\u00e8re globale, les prix des produits agricoles ont \u00e9volu\u00e9 en baisse \u00e0 partir du mois de septembre. Le mil et le sorgho sont les c\u00e9r\u00e9ales les plus ch\u00e8res sur les march\u00e9s. Leur offre est faible et provient des stocks r\u00e9siduels de certains producteurs et commer\u00e7ants et leurs prix demeurent toujours \u00e9lev\u00e9s du fait que la r\u00e9colte n\u2019a pas commenc\u00e9.<\/p>\n<p>Sur les march\u00e9s de collecte, les variations des prix par rapport \u00e0 la moyenne quinquennale donnent des hausses de 19%, 18% et 24% respectivement pour le ma\u00efs, le mil et le sorgho.<\/p>\n<p>En fin septembre 2018, sur les march\u00e9s \u00e0 b\u00e9tail, le niveau de l\u2019offre a connu une hausse par rapport aux mois pr\u00e9c\u00e9dents \u00e0 l\u2019exception des march\u00e9s de Youba (Yatenga) et de To (Sissili).<\/p>\n<p>Concernant les PFNL, les variations quinquennales donnent une baisse de 11% pour les graines de n\u00e9r\u00e9 et des hausses de 13% pour le soumbala, 21% pour le zamn\u00e9, 26% pour le tamarin, 30% pour le beurre de karit\u00e9 et 40% pour le kapok.<\/p>\n<p>Les termes de l\u2019\u00e9change b\u00e9tail\/c\u00e9r\u00e9ales (TDE) sur les principaux march\u00e9s sont en d\u00e9gradation par rapport au mois pass\u00e9 et \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e.<\/p>\n<p>Au regard des diff\u00e9rentes analyses ci-dessus, l\u2019issue de la campagne agropastorale laisse pr\u00e9sager une production globalement moyenne par rapport \u00e0 la normale. En perspective, les prix auront une tendance \u00e0 la baisse mais dans des proportions moindres comparativement \u00e0 la normale.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Analyse des r\u00e9sultats pr\u00e9visionnels de la campagne agro-pastorale 2018-2019<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>\u00c9valuation de la production agricole pr\u00e9visionnelle<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>La production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re pr\u00e9visionnelle nationale de la campagne 2018-2019 est estim\u00e9e \u00e0 4\u00a0953 257 tonnes. Compar\u00e9e \u00e0 la production totale d\u00e9finitive de la campagne agricole 2017-2018 et \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes, elle est en hausse respective de 21\u00a0,91% et 11,77%. La production pr\u00e9visionnelle des diff\u00e9rentes sp\u00e9culations c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res est \u00e9tablie comme suit\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>1\u00a0055 752 tonnes de mil, soit une hausse de 27,47% par rapport \u00e0 la production de la campagne pass\u00e9e et de 11,59% par rapport \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes ;<\/li>\n<li>1\u00a0784 696 tonnes de ma\u00efs, soit une hausse de 16, 39% par rapport \u00e0 la production de la campagne pr\u00e9c\u00e9dente et de 17,04% par rapport \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes\u00a0;<\/li>\n<li>1\u00a0357 469 tonnes de sorgho blanc correspondant \u00e0 une hausse substantielle de 35,04% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e et de 13,80% par rapport \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes ;<\/li>\n<li>408 323 tonnes de sorgho rouge en hausse de 13,21% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e et une baisse de 2,29% par rapport \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes\u00a0;<\/li>\n<li>334 744 tonnes de riz en hausse de 2,82% par rapport \u00e0 la production de la campagne pr\u00e9c\u00e9dente. Par rapport \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes, on enregistre une quasi stabilit\u00e9 (- 0,86%) ;<\/li>\n<li>12 273 tonnes de fonio correspondant \u00e0 une hausse de 21,90% par rapport \u00e0 la production de la campagne pass\u00e9e mais une baisse de 1,89% par rapport \u00e0 la moyenne quinquennale.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Production des autres cultures vivri\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p>La production des autres cultures vivri\u00e8res est estim\u00e9e \u00e0 937 448 tonnes soit une augmentation respective de 30,67% et 25,10% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e et \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes. La situation par culture se pr\u00e9sente comme suit\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>39\u00a0604 tonnes d\u2019igname en baisse respective de 15,26% et 23,45% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e et \u00e0 la moyenne quinquennale\u00a0;<\/li>\n<li>62\u00a0300 tonnes de patate en hausse de 6,04% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e. Par contre, cette production est en baisse de 18,36% compar\u00e9e \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes\u00a0;<\/li>\n<li>778 089 tonnes de ni\u00e9b\u00e9 avec une hausse exceptionnelle de 38,99% et 36,80% compar\u00e9e \u00e0 la campagne pr\u00e9c\u00e9dente et \u00e0 la moyenne quinquennale ;<\/li>\n<li>57\u00a0455 tonnes de voandzou soit une hausse de respective 2,41% et 9,45% par rapport \u00e0 la campagne pass\u00e9e et \u00e0 celle de la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Production des cultures de rente<\/strong><\/p>\n<p>La production des cultures de rente est estim\u00e9e \u00e0 1\u00a0180 150 tonnes. Compar\u00e9e \u00e0 la campagne pr\u00e9c\u00e9dente et \u00e0 la moyenne quinquennale des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, la production enregistre une baisse respective de 13,29% et de 16,74%. Cette production des cultures de rente se r\u00e9partit comme suit\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>603 090 tonnes de coton soit une baisse respective de 28,57% et 25,71% par rapport \u00e0 la campagne pr\u00e9c\u00e9dente et \u00e0 la moyenne quinquennale.<\/li>\n<li>302 161 tonnes d\u2019arachide en baisse respective de 9,62% et 20,67% compar\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente campagne et \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes.<\/li>\n<li>245 185 tonnes de s\u00e9same en augmentation de 49,70% et 19,96% compar\u00e9e \u00e0 la campagne pass\u00e9e et \u00e0 la moyenne quinquennale.<\/li>\n<li>29 714 tonnes de soja avec une hausse respective de 60,61% et 46,81% compar\u00e9e \u00e0 la campagne pass\u00e9e et \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res campagnes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c9valuation de la situation du p\u00e2turage<\/strong><\/p>\n<p>Sur le plan pastoral, les r\u00e9sultats provisoires de l\u2019\u00e9valuation de la biomasse indiquent un disponible fourrager au niveau national de 19\u00a0648\u00a0688 tonnes de mati\u00e8re s\u00e8che (MS) in\u00e9galement r\u00e9partie sur l\u2019ensemble des provinces pour un besoin de 17\u00a0295\u00a0868 tonnes de MS. Le bilan fourrager pr\u00e9visionnel fait ressortir\u00a0que:<\/p>\n<ul>\n<li>22 provinces seront exc\u00e9dentaires (couverture du besoin sur plus de 9 mois).<\/li>\n<li>6 Provinces seront \u00e9quilibr\u00e9es (couverture du besoin sur 8-9 mois),<\/li>\n<li>17 provinces seront d\u00e9ficitaires (couverture du besoin inf\u00e9rieur \u00e0 8 mois)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les zones \u00e0 tr\u00e8s faibles disponibilit\u00e9 de biomasse concernent surtout les provinces du Seno, de la Gnagna, de l\u2019Oudalan, du Kadiogo, du Kouritenga, du Ganzourgou, du Namentenga, de l\u2019Oubritenga, du Yagha, du Zoundw\u00e9ogo, du Boulkiemd\u00e9, du Bam, du Sanmatenga, du Passor\u00e9, du Kourw\u00e9ogo, du Houet et du Baz\u00e8ga. Cette faible productivit\u00e9 de biomasse serait li\u00e9e \u00e0 l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pluies au cours de la saison et \u00e0 l\u2019\u00e9tat de d\u00e9gradation des surfaces de p\u00e2turage (plan d\u2019occupation des terres, d\u00e9forestation, zones \u00e0 surp\u00e2turage, etc..).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Source\u00a0: <\/strong><strong>Rapport synth\u00e8se de novembre 2018 du Comit\u00e9 de Pr\u00e9vision de la Situation Alimentaire et nutritionnelle<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Comit\u00e9 de Pr\u00e9vision de la situation alimentaire et nutritionnelle (CPSA) a rassur\u00e9 que les besoins en fruits et en c\u00e9r\u00e9ales des Burkinab\u00e8 pourront \u00eatre satisfaits au cours de l\u2019ann\u00e9e 2019 au regard de la production g\u00e9n\u00e9rale. 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