{"id":3388,"date":"2026-11-02T22:24:03","date_gmt":"2026-11-02T22:24:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=3388"},"modified":"2026-11-02T22:24:03","modified_gmt":"2026-11-02T22:24:03","slug":"vannerie-a-holly-dans-le-poni-la-rarefaction-de-la-matiere-premiere-un-defi-majeur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/11\/02\/vannerie-a-holly-dans-le-poni-la-rarefaction-de-la-matiere-premiere-un-defi-majeur\/","title":{"rendered":"Vannerie \u00e0 Holly dans le Poni: la rar\u00e9faction de la mati\u00e8re premi\u00e8re,  un d\u00e9fi majeur"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le village de Holly, sis \u00e0 12 kilom\u00e8tres de Gaoua, dans la province du Poni, force l\u2019admiration \u00e0 travers la vannerie qui y est pratiqu\u00e9e depuis belle lurette par des femmes. Patrimoine culturel transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, l\u2019activit\u00e9 est devenue au fil du temps une v\u00e9ritable source de revenus pour celles qui l\u2019exercent. Mais de nos jours, les vanni\u00e8res sont de plus en plus confront\u00e9es \u00e0 la rar\u00e9faction de l\u2019herbe servant \u00e0 la confection des paniers, surtout due aux actions anthropiques. Entre r\u00e9signation et recherche de solutions, elles tentent, tant bien que mal, de s\u2019adapter.<\/strong><\/p>\n<p>Holly. De prime abord, ce nom peut para\u00eetre banal pour nombre de personnes. Pourtant, le patronyme de ce village a travers\u00e9 les fronti\u00e8res du Burkina Faso. Situ\u00e9 en bordure de la Route nationale 12 (RN12), \u00e0 une douzaine de kilom\u00e8tres (km) de Gaoua, dans la province du Poni, r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4, il est surtout r\u00e9put\u00e9 dans la vannerie. Les usagers de l\u2019axe Gaoua-Kampti ont l\u2019habitude de voir \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du bourg, une pancarte g\u00e9ante portant l\u2019inscription \u00ab Vannerie de Holly \u00bb et des paniers expos\u00e9s aux abords de la voie qui t\u00e9moignent de l\u2019ampleur de l\u2019activit\u00e9 qui y est men\u00e9e. Les paniers, il y en a de diverses formes et tailles et \u00e0 des prix g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la port\u00e9e de toutes les bourses. Mais pour voir les artisanes de ces chefs-d\u2019\u0153uvre, il faut aller \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du village.<\/p>\n<p>Ce 19 septembre 2026, la plupart des habitants de Holly sont dans les champs de production agricole. Mais l\u2019activit\u00e9 de la vannerie, elle, poursuit son petit bonhomme de chemin. Elle est essentiellement f\u00e9minine. Devant des maisons ou sous des manguiers, des femmes, g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019\u00e2ge avanc\u00e9, d\u00e9montrent leur talent et savoir-faire s\u00e9culaire. La confection des paniers semble n\u2019avoir plus de secret pour elles. Tout se passe en plein air.<\/p>\n<p>Install\u00e9 sur des tabourets ou des poutres en bois, un petit groupe de \u00ab mamies \u00bb s\u2019affaire \u00e0 fabriquer des paniers. Parmi elles, Hiafl\u00e8na Da (70 ans environ). Sous ses pieds, des tiges s\u00e8ches de l\u2019Andropogon gayanus (pittou en moor\u00e9, falcib en lobiri) et des fibres de l\u2019Hibiscus cannabinus (b\u00e8renga en moor\u00e9, kpaan en lobiri) sont entrepos\u00e9es. Ces v\u00e9g\u00e9taux constituent la mati\u00e8re premi\u00e8re de base pour son travail. A l\u2019aide de ces b\u00e2tonnets d\u00e9coup\u00e9s selon le besoin et les fibres, elle tisse avec dext\u00e9rit\u00e9. Quelques instants apr\u00e8s, la forme d\u2019un r\u00e9cipient se dessine. Les paniers d\u00e9j\u00e0 confectionn\u00e9s sont, soit carr\u00e9s, soit rectangulaires, avec une extr\u00e9mit\u00e9 circulaire. Des brindilles de neem sont utilis\u00e9es pour renforcer la texture des paniers. Leur gabarit et leur qualit\u00e9 ne sont pas les m\u00eames. Les prix aussi. Ils vont de 500 \u00e0 5 000 F CFA.<\/p>\n<h3>Une activit\u00e9 culturelle devenue un v\u00e9ritable business<\/h3>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de Hiafl\u00e8na Da, une autre septuag\u00e9naire, T\u00e8r\u00e8 Pierna Kambou, s\u2019emploie avec minutie \u00e0 d\u00e9couper des b\u00e2tonnets pour incessamment commencer la confection d\u2019un nouveau panier. Malgr\u00e9 le poids de l\u2019\u00e2ge, la passion du travail transparait \u00e0 travers chaque geste magistral. A entendre Hiafl\u00e8na Da, la vannerie est d\u2019abord culturelle chez les Lobi et se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. \u00ab C\u2019est depuis l\u2019\u00e2ge de 7 ans que j\u2019ai appris \u00e0 fabriquer les paniers aux c\u00f4t\u00e9s de ma m\u00e8re \u00bb, se souvient-elle. Selon elle, les objets issus de la vannerie ont une valeur culturelle dans sa communaut\u00e9, en ce sens qu\u2019ils servent \u00e0 plusieurs usages dans les m\u00e9nages. \u00ab Les paniers nous permettent de faire tout. Ils sont utilis\u00e9s comme des r\u00e9cipients pour ramasser les r\u00e9coltes dans les champs, porter des marchandises pour le march\u00e9, conserver des v\u00eatements\u2026, ou comme des berceaux pour les b\u00e9b\u00e9s \u00bb, explique-t-elle. Et d\u2019ajouter que quand une fille se marie en pays lobi, on doit obligatoirement lui offrir des objets de la vannerie et de la poterie.<\/p>\n<p>Ses propos sont confirm\u00e9s par B\u00eab\u00ea Kambou, guide touristique bas\u00e9 \u00e0 Gaoua. Il rel\u00e8ve que ce qui fait la force de la soci\u00e9t\u00e9 lobi est qu\u2019elle a conserv\u00e9 tout ce qui est identit\u00e9 culturelle jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. C\u2019est pourquoi, il estime que chaque Lobi doit poss\u00e9der un panier chez lui pour prouver son appartenance \u00e0 cette communaut\u00e9. \u00ab M\u00eame s\u2019il a des marmites en fer, il doit aussi avoir des objets de la vannerie et de la poterie. Par exemple, pour aller devant les f\u00e9tiches, on ne peut pas utiliser un plat mais plut\u00f4t un pot ou un panier \u00bb, d\u00e9taille M. Kambou. C\u2019est aussi l\u2019avis du Directeur provincial (DP) de la communication, de la culture, des arts et du tourisme du Poni, Albert H\u00e9ma. Il soutient que la vannerie occupe une place importante en termes de culture dans la vie des communaut\u00e9s de la province.<\/p>\n<p>\u00ab Les paniers de Holly constituent un moyen d\u2019expression culturelle, parce que quand on voit ces objets, on sait d\u2019o\u00f9 ils viennent \u00bb, indique-t-il. Le DP rench\u00e9rit en soulignant que dans le mus\u00e9e des civilisations de Gaoua, les paniers sont fortement repr\u00e9sent\u00e9s dans la salle de la femme, symbolisant l\u2019identit\u00e9 culturelle du peuple lobi. Ces objets \u00e0 usages multiples sont toujours d\u2019actualit\u00e9 dans la r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4.<br \/>\nLa vannerie v\u00e9hicule aussi une valeur \u00e9conomique non n\u00e9gligeable dans la soci\u00e9t\u00e9 lobi, aux dires de B\u00eab\u00ea Kambou. Elle permet parti-culi\u00e8rement aux dames de Holly de subvenir \u00e0 leurs besoins et \u00e0 ceux de leurs familles. La vanni\u00e8re Hiafl\u00e8na Da atteste que gr\u00e2ce \u00e0 son activit\u00e9, elle est autonome sur le plan \u00e9conomique. Elle participe \u00e0 la gestion des charges familiales telles que la scolarit\u00e9 des enfants, leurs fournitures, les m\u00e9dicaments en cas de maladie, les v\u00eatements pour les f\u00eates, etc.<\/p>\n<h3>Une renomm\u00e9e internationale<\/h3>\n<p>Goukounami Da, vanni\u00e8re de plus de 60 ans, s\u2019inscrit dans le m\u00eame registre. Exer\u00e7ant aussi l\u2019activit\u00e9 depuis la tendre enfance, elle dit ne pas regretter son choix. M\u00eame si elle n\u2019arrive pas \u00e0 d\u00e9terminer son chiffre d\u2019affaires, elle reconnait que la vannerie est b\u00e9n\u00e9fique, car, elle arrive \u00e0 soutenir financi\u00e8rement sa famille. \u00ab Quand je vends mes paniers, j\u2019appuis mon mari, parce qu\u2019il est agriculteur et n\u2019a pas d\u2019activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ratrice de revenus \u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p>Pour sa part, le DP charg\u00e9 de la culture du Poni, Albert H\u00e9ma, souligne que la vannerie g\u00e9n\u00e8re, certes, des revenus pour les femmes de Holly mais il estime que les paniers ne sont pas encore vendus \u00e0 leur juste valeur. \u00ab Quand on compare l\u2019effort fourni par les femmes pour confectionner les paniers et les prix propos\u00e9s (500, 1000, 2000 F CFA\u2026), elles ne profitent pas pleinement du fruit de leur travail. N\u00e9anmoins, cela les rend autonomes et elles ne d\u00e9pendent plus de leurs maris \u00bb, rel\u00e8ve-t-il. C\u2019est pourquoi, il d\u00e9clare que l\u2019une des missions de sa direction est d\u2019encadrer, de sensibiliser et d\u2019accompagner les vanni\u00e8res dans le sens de la promotion de leur activit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour preuve, il r\u00e9v\u00e8le que lorsqu\u2019il y a des activit\u00e9s culturelles \u00e0 Gaoua, des stands sont gracieusement offerts aux femmes pour exposer leurs produits. C\u2019est le cas, par exemple, du Festival des arts du Sud-Ouest (FASO) qui se pr\u00e9pare pour novembre prochain, selon le DP. \u00ab Aux diff\u00e9rentes \u00e9ditions du Salon international du tourisme et de l\u2019h\u00f4tellerie de Ouagadougou (SITHO), nous avons toujours pris des objets chez les vanni\u00e8res pour exposer dans le stand de la r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4 \u00bb, soutient Albert H\u00e9ma.<\/p>\n<p>A son avis, c\u2019est gr\u00e2ce aux vanni\u00e8res de Holly que le nom du village est connu au plan international. Parce que, note-t-il, des 56 villages de la commune de Gaoua, c\u2019est Holly seul qui est r\u00e9put\u00e9 dans la vannerie. Pourtant, l\u2019activit\u00e9 est aussi pratiqu\u00e9e dans d\u2019autres localit\u00e9s, mais de fa\u00e7on timide. \u00ab Quand les expatri\u00e9s venaient dans la province, ils avaient d\u00e9j\u00e0 Holly dans leur agenda depuis l\u2019Europe \u00bb, fait savoir le DP H\u00e9ma. Des guides touristiques, \u00e0 l\u2019image de B\u00eab\u00ea Kambou, ont aussi contribu\u00e9 \u00e0 mettre la vannerie de Holly sur orbite.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette renomm\u00e9e, l\u2019activit\u00e9 de la vannerie fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis. Avec l\u2019av\u00e8nement du coronavirus et la crise s\u00e9curitaire, aux dires de Albert H\u00e9ma, il y a eu un frein en termes de visite des touristes \u00e9trangers \u00e0 Holly. Pour l\u2019instant, les vanni\u00e8res sont oblig\u00e9es de se contenter de la client\u00e8le locale. \u00ab Nos clients venaient de partout. Mais actuellement, ce sont les nationaux seulement. Chaque dimanche, nous portons les paniers sur la t\u00eate pour aller vendre \u00e0 Gaoua \u00e0 plus de 10 km d\u2019ici \u00bb, raconte Goukounami Da. Mais l\u00e0 \u00e9galement, les difficult\u00e9s ne manquent pas. Le DP H\u00e9ma t\u00e9moigne qu\u2019avant, si les vanni\u00e8res n\u2019arrivaient pas \u00e0 \u00e9couler tous leurs paniers au march\u00e9 de Gaoua, elles laissaient le reste sur place et des individus de mauvaise foi partaient voler ou mettre le feu. \u00ab Maintenant, la commune leur a permis d\u2019avoir un espace au march\u00e9 pour stocker et vendre leurs produits \u00bb, informe-t-il.<\/p>\n<h3>Des alternatives pour contrer toute rupture de la paille<\/h3>\n<p>Outre cela, un autre souci non n\u00e9gligeable se dresse de plus en plus et pourrait compromettre, \u00e0 l\u2019avenir, l\u2019activit\u00e9 de la vannerie : la rar\u00e9faction de la mati\u00e8re premi\u00e8re. De nos jours, il est un secret de polichinelle que plusieurs esp\u00e8ces d\u2019herbes sont en train de disparaitre progressivement devant un certain nombre de facteurs. Face au changement climatique et aux actions anthropiques n\u00e9fastes, l\u2019Andropogon gayanus, cette herbe utilis\u00e9e majoritairement dans la fabrication des paniers, s\u2019amenuise peu \u00e0 peu aux alentours de Holly. \u00ab De plus en plus, nous partons loin du village pour faucher la paille. Avec les nouvelles constructions et les champs agricoles qui se cr\u00e9ent, on ne peut plus en trouver dans les environs \u00bb, s\u2019inqui\u00e8te Hiafl\u00e8na Da.<\/p>\n<p>Ses pr\u00e9occupations sont partag\u00e9es par le DP Albert H\u00e9ma qui indexe les activit\u00e9s agricoles, les feux de brousse, l\u2019urbanisation, etc. comme \u00e9tant les facteurs cl\u00e9s de la d\u00e9gradation de la mati\u00e8re premi\u00e8re. \u00ab C\u2019est de l\u2019herbe qui pousse \u00e0 l\u2019\u00e9tat sauvage que l\u2019on fauche et au prochain hivernage, \u00e7a repousse \u00bb, clarifie-t-il. Au regard de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de ces v\u00e9g\u00e9taux, le DP propose aux vanni\u00e8res de les ensemencer autour de leurs champs pour en faire des haies vives et disposer facilement de la mati\u00e8re premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Une bonne id\u00e9e, selon les dames, mais elles disent craindre les d\u00e9g\u00e2ts des animaux domestiques, puisque l\u2019Andropogon gayanus est bien app\u00e9t\u00e9 par les ruminants. L\u2019astuce utilis\u00e9e pour le moment pour ne pas \u00eatre en rupture de paille est de la faucher en grande quantit\u00e9, dans le mois de d\u00e9cembre, pour conserver. Sinon, Albert H\u00e9ma demeure convaincu que l\u2019alternative est de semer cette herbe qui n\u2019est pas seulement pris\u00e9e par les vanni\u00e8res mais aussi par ceux qui confectionnent les seccos, ces nattes tiss\u00e9es servant \u00e0 couvrir les toitures des cases ou les hangars. Pour lui, la pr\u00e9servation de cette esp\u00e8ce d\u2019herbe est une question transversale, impliquant plusieurs minist\u00e8res.<\/p>\n<p>Conscientes de la menace qui p\u00e8se sur leur mati\u00e8re premi\u00e8re, les vanni\u00e8res de Holly semblent d\u00e9j\u00e0 trouver des solutions alternatives \u00e0 la paille. De temps \u00e0 autre, elles utilisent de petites tiges de mil ou des brindilles de neem pour fabriquer les paniers. Mais pour ce qui concerne la plante \u00e0 fibres, l\u2019Hibiscus cannabinus, elle est tr\u00e8s disponible, puisque cultiv\u00e9e aux alentours des concessions et dans les champs.<\/p>\n<p>En vue de promouvoir davantage leur activit\u00e9, les femmes de Holly compte sur l\u2019accompagnement de l\u2019Etat ou de bonnes volont\u00e9s pour obtenir un cadre id\u00e9al de travail. \u00ab Si nous avons un local et un magasin, cela allait nous permettre de nous abriter en cas de pluie et de stocker nos paniers. Sinon, pour l\u2019instant, nous travaillons sous l\u2019ombre des manguiers \u00bb, plaide Goukounami Da. Pour b\u00e9n\u00e9ficier du soutien de l\u2019Etat, le DP Albert H\u00e9ma exhorte les vanni\u00e8res \u00e0 se mettre en groupement. Les femmes disent \u00eatre d\u00e9j\u00e0 dans cette dynamique. Seulement, elles attendent toujours le r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 de leur structure, selon les explications de Goukounami Da.<\/p>\n<p><strong>Mady KABRE<\/strong><br \/>\ndykabre@yahoo.fr<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une activit\u00e9 transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n<p>A Holly, on a l\u2019impression que la vannerie est seulement l\u2019apanage des vieilles femmes. Puisque la plupart de celles qui l\u2019exercent sont d\u2019un \u00e2ge avanc\u00e9. Pourtant dans le lot, il y a bel et bien de jeunes filles qui expriment aussi leur talent dans la confection des paniers. Inni Kambou, la vingtaine environ, est de celles-l\u00e0. Elle dit avoir appris l\u2019activit\u00e9 en 2016, alors qu\u2019elle \u00e9tait en classe de CM2, aupr\u00e8s de sa maman. Non pas par contrainte mais par passion. \u00ab Au fil du temps, moi aussi j\u2019arrive \u00e0 fabriquer mes paniers que je vends pour avoir un peu d\u2019argent \u00bb, se r\u00e9jouit-elle. Elle compte aussi enseigner ce savoir-faire \u00e0 ses filles pour montrer que la vannerie est transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration dans sa communaut\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>M.K.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le village de Holly, sis \u00e0 12 kilom\u00e8tres de Gaoua, dans la province du Poni, force l\u2019admiration \u00e0 travers la vannerie qui y est pratiqu\u00e9e depuis belle lurette par des femmes. 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