{"id":657,"date":"2019-12-26T17:56:43","date_gmt":"2019-12-26T17:56:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=657"},"modified":"2019-12-26T17:56:43","modified_gmt":"2019-12-26T17:56:43","slug":"depart-de-la-douane-de-bittou-un-coup-de-massue-pour-la-population","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2019\/12\/26\/depart-de-la-douane-de-bittou-un-coup-de-massue-pour-la-population\/","title":{"rendered":"D\u00e9part de la douane de Bittou: Un coup de massue pour la population"},"content":{"rendered":"<p><strong>La commune de Bittou \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e pour ses activit\u00e9s \u00e9conomiques du fait de la pr\u00e9sence du poste de douane. Mais depuis la mise en service, en 2014, des postes de contr\u00f4le juxtapos\u00e9s de Cinkans\u00e9, \u00e0 la fronti\u00e8re Burkina-Togo, la sant\u00e9 \u00e9conomique de la ville a pris un s\u00e9rieux coup. La population ne sait plus \u00e0 quel m\u00e9tier s\u2019accrocher.<\/strong><\/p>\n<p>Le soleil a commenc\u00e9 \u00e0 darder de ses rayons ardents sur Bittou, ville situ\u00e9e \u00e0 une soixantaine de kilom\u00e8tres de Tenkodogo, dans la province du Boulgou, r\u00e9gion du Centre-Est. Certains commerces longeant la route nationale n\u00b016 ont toujours leurs grilles baiss\u00e9es. Ceux qui sont ouverts n\u2019enregistrent pas non plus de l\u2019affluence. Seuls les kiosques \u00e0 caf\u00e9 sont plus ou moins anim\u00e9s. Des jeunes y sont mass\u00e9s. Les visages graves, les regards hagards, certains semblent se retrouver dans les excitants tels que la cigarette ou le nescaf\u00e9. D\u2019autres, plus r\u00e9silients et ambitieux, s\u2019adonnent au jeu de la loterie ou \u00e0 des d\u00e9bats d\u2019id\u00e9es. Au c\u00f4t\u00e9 Sud de la ville, se dresse une imposante b\u00e2tisse qui fait office de bureau de douane. L\u2019endroit est d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment vide, les usagers se comptant du bout des doigts. Dans l\u2019aire de stationnement, quelques camions-remorques en provenance ou en partance pour le Ghana sont gar\u00e9s. Derri\u00e8re eux, un espace vide s\u2019\u00e9tend \u00e0 perte de vue. Autrefois, dit-on, ce parking arrivait \u00e0 contenir difficilement les camions. Aucun vendeur ambulant, ni mini boutique ne sont visibles dans les environs. L\u2019ambiance que connaissent g\u00e9n\u00e9ralement les villes frontali\u00e8res n\u2019est pas au rendez-vous ce 13 novembre 2019. Bittou est \u00e0 39 km de la fronti\u00e8re du Togo et \u00e0 15 km de celle du Ghana. Son poste de douane, implant\u00e9 depuis 1956, \u00e9tait un v\u00e9ritable p\u00f4le d\u2019attraction \u00e9conomique pour la commune. De par cette position g\u00e9ographique doubl\u00e9e de la pr\u00e9sence de la douane, la ville avait une renomm\u00e9e nationale et internationale. Autour de la douane, indique le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral (SG) de la mairie, Alphonse Fankani, un certain nombre d\u2019activit\u00e9s s\u2019\u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9es et alimentaient l\u2019\u00e9conomie de la commune. Le trafic routier, le transit, le commerce, bref, le secteur informel \u00e9tait en \u00e9bullition et apportait sa part contributive dans la vitalit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie locale, aux dires de M. Fankani. Les recettes communales \u00e9taient estim\u00e9es \u00e0 100 millions de F CFA par an, \u00e9value-t-il, avant de pr\u00e9ciser que la taxe de stationnement occupait 60% de leur budget. Outre cela, fait savoir le SG, chaque habitant avait une occupation et les bars et restaurants ne d\u00e9semplissaient pas.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019argent circulait \u00e0 Bittou \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab La ville \u00e9tait anim\u00e9e et on sentait que l\u2019argent circulait \u00e0 Bittou \u00bb, indique-t-il. Mais en 2014, contre toute attente, tout bascule. Le bureau de douane, apr\u00e8s plusieurs d\u00e9cennies de pr\u00e9sence \u00e0 Bittou, est appel\u00e9 \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager aux postes de contr\u00f4le juxtapos\u00e9s de Cinkans\u00e9, \u00e0 une quarantaine de kilom\u00e8tres plus loin. Seuls quelques agents y sont rest\u00e9s pour le contr\u00f4le des marchandises en provenance du Ghana. Le divorce vient ainsi d\u2019\u00eatre consomm\u00e9 entre Bittou et \u00ab sa douane \u00bb, apr\u00e8s 58 ans de \u00ab mariage \u00bb. Une s\u00e9paration ressentie par la commune et ses habitants comme un coup de massue sur la t\u00eate. L\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique prend un coup, les transitaires plient bagages et nombre de commer\u00e7ants sont oblig\u00e9s de mettre la cl\u00e9 sous le paillasson. La mairie enregistre des manques \u00e0 gagner annuels pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 30 millions FCFA, selon les r\u00e9v\u00e9lations du SG. \u00ab L\u2019impact est r\u00e9el sur notre \u00e9conomie \u00bb, d\u00e9plore-t-il. Sayouba Dem, 49 ans, est g\u00e9rant de kiosque \u00e0 caf\u00e9. C\u2019est son activit\u00e9 de reconversion. Sinon, \u00e0 l\u2019entendre, il poss\u00e9dait une boutique de vente de t\u00e9l\u00e9phones portables et de cr\u00e9dits de recharge. Son commerce est contigu \u00e0 la cour de la douane. Une position qui \u00e9tait, pour lui, un atout pour faire fructifier ses affaires. Ses recettes journali\u00e8res se chiffraient \u00e0 100 000 F CFA environ mais il va faire faillite juste apr\u00e8s le d\u00e9part de la douane. Actuellement, ce qu\u2019il tire par jour de son kiosque n\u2019est qu\u2019une broutille : \u00e0 peine 3000 F CFA. \u00ab Maintenant, il faut prier Dieu pour avoir sa pitance quotidienne. Je n\u2019arrive m\u00eame plus \u00e0 payer convenablement la scolarit\u00e9 de mes enfants. Nous souffrons beaucoup \u00bb, se lamente-t-il. Tout comme lui, ils sont nombreux les jeunes de Bittou qui font les frais du d\u00e9m\u00e9nagement de la douane. Chaque matin, ils prennent d\u2019assaut les kiosques pour \u00ab tuer \u00bb leur temps. Chez M. Dem, un groupe de personnes devisent en sirotant le nescaf\u00e9 ou le th\u00e9. D\u2019autres sont plong\u00e9es dans leurs journaux hippiques. Elles sont soit commer\u00e7antes, soit dockers, soit transitaires mais, pour la plupart, d\u00e9s\u0153uvr\u00e9es. L\u2019occasion faisant le larron, les langues se d\u00e9lient. Ousmane Sor\u00e9, docker de 41 ans, rumine encore sa col\u00e8re \u00e0 la suite du \u00ab d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9 de la douane \u00bb. Il compare la situation \u00e0 un arbre qui s\u2019est d\u00e9racin\u00e9 dans une cour. \u00ab Forc\u00e9ment, \u00e7a va affecter tous les membres de la famille \u00bb, clame-t-il. De forte corpulence qui rime avec son m\u00e9tier, ce quadrag\u00e9naire estime qu\u2019il est devenu oisif et amer. De quatre camions-remorques que lui et son groupe pouvaient d\u00e9charger et recharger par jour, ils peuvent se taper maintenant une semaine sans avoir un seul camion. \u00ab Chacun n\u2019avait pas moins de 15 000 F CFA par jour mais actuellement on n\u2019a plus rien \u00bb, d\u00e9plore M. Sor\u00e9. Apr\u00e8s 35 ans de vie \u00e0 Bittou, il avait r\u00e9ussi \u00e0 investir dans le b\u00e2timent, gr\u00e2ce \u00e0 ses revenus. A son actif, une cour familiale et une en location. Son \u00ab c\u00e9libaterium \u00bb lui rapportait 30 000 F CFA le mois, \u00e0 l\u2019entendre, mais aujourd\u2019hui, il est quasiment vide.<\/p>\n<p>\u00ab Nous attendons notre port sec \u00bb<\/p>\n<p>Les locataires qui \u00e9taient des transitaires et des douaniers ont tous d\u00e9camp\u00e9. \u00ab On nous a tromp\u00e9s en nous promettant qu\u2019apr\u00e8s la douane, on allait cr\u00e9er un port sec \u00e0 Bittou mais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, rien. Nous ne sommes pas contents. Nous attendons toujours notre port sec \u00bb, fulmine le docker. Oumar Sana, 36 ans, est commer\u00e7ant de cycles. Lui aussi ne va pas du dos de la cuill\u00e8re pour d\u00e9noncer ce qu\u2019il appelle \u00ab un d\u00e9part qui n\u2019arrange personne \u00bb. Actuellement, \u00e7a ne va pas, fait-il savoir avant de signifier que ses b\u00e9n\u00e9fices, en son temps, tournaient autour de 500 mille F CFA par mois. Les pays voisins, notamment le Togo et le Ghana, \u00e9taient ses destinations pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es pour faire venir les motos. \u00ab Maintenant, je n\u2019y vais plus parce que le march\u00e9 est devenu morose. Je peux faire trois mois sans vendre une seule moto. Parfois, on est oblig\u00e9 de c\u00e9der \u00e0 cr\u00e9dit \u00bb, d\u00e9taille M. Sana. A l\u2019\u00e9couter, avant, il suffisait de faire un tour au poste de douane et on a quelque chose de lucratif \u00e0 faire. Son souhait le plus ardent est que la douane revienne \u00e0 Bittou ou, \u00e0 d\u00e9faut, qu\u2019on cr\u00e9e des projets alternatifs pour combler le vide.<br \/>\nDu c\u00f4t\u00e9 des dames qui tirent leur pitance de la lessive, le constat est le m\u00eame. Le travail tourne au ralenti et l\u2019amertume se lit sur les visages. Rasmata Zampaligr\u00e9, la cinquantaine r\u00e9volue, est occup\u00e9e \u00e0 laver les quelques v\u00eatements qu\u2019elle a sous la main. Pas grand-chose, comparativement \u00e0 ce qu\u2019elle gagnait avant le d\u00e9part de la douane. De cette activit\u00e9 qu\u2019elle exerce depuis 18 ans, elle pouvait engranger entre 15 mille et 20 mille F CFA par jour. Outre la lessive, Rasmata offre \u00e9galement l\u2019eau chaude \u00e0 qui veut se doucher. \u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 ces activit\u00e9s, j\u2019arrivais \u00e0 scolariser mes enfants sans probl\u00e8me \u00bb, rel\u00e8ve-t-elle. Mais, ce ne sont que des souvenirs qui semblent loin de redevenir une r\u00e9alit\u00e9. Depuis le d\u00e9m\u00e9nagement du poste de douane, la vieille Rasmata peine \u00e0 joindre les deux bouts. Elle ne gagne plus que 500 F CFA par jour. Ses enfants ont abandonn\u00e9 le chemin de l\u2019\u00e9cole, faute du paiement des frais de scolarit\u00e9. Fatimata Bontoulgou, 51 ans, vit presque la m\u00eame situation. Coll\u00e8gue de Rasmata, cela fait 25 ans qu\u2019elle exerce ce m\u00e9tier. De 15 mille F CFA par jour, son gain est pass\u00e9 \u00e0 500 F CFA. \u00ab Parfois, je rentre bredouille \u00bb, mentionne Fatimata, avec un air triste. Veuve, elle \u00e9tait seule \u00e0 se battre pour s\u2019occuper de ses quatre enfants mais cet \u00e9lan est de nos jours compromis. \u00ab On s\u2019en sortait bien avec la douane mais h\u00e9las&#8230; Trois de mes enfants ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s d\u2019arr\u00eater l\u2019\u00e9cole, faute de moyens \u00bb, informe-t-elle.<br \/>\nLes restaurants et maquis ne sont pas aussi mieux lotis. Tout le monde a ressenti le coup. Assis dans un angle de son restaurant, Daouda Bidiga, 42 ans, est pr\u00e9occup\u00e9 \u00e0 suivre un film. Rien que deux clients sont \u00e0 table. A l\u2019en croire, son \u00ab resto \u00bb fonctionnait 24 heures sur 24 et ne d\u00e9semplissait pas. Les recettes, elles, tournaient autour de 50 mille F CFA par jour. Cela remonte \u00e0 la p\u00e9riode d\u2019avant 2014. De nos jours, la client\u00e8le qui \u00e9tait essentiellement compos\u00e9e de chauffeurs routiers et de transitaires se fait rare. Les gains financiers ont drastiquement chut\u00e9 et se situent autour de 20 mille F CFA par jour.<\/p>\n<p>De 50 mille \u00e0 1500 F CFA par jour<\/p>\n<p>Au c\u00f4t\u00e9 Est du poste de douane, plusieurs maisonnettes sont align\u00e9es. Elles ont toutes les portes closes. D\u2019autres sont envahies par de hautes herbes, preuve qu\u2019elles sont rest\u00e9es pendant longtemps inoccup\u00e9es. Ces maisons faisaient office de bureaux pour les transitaires, informe Alphonse Zampaligr\u00e9, un fonctionnaire retrait\u00e9 de 62 ans. A ce qu\u2019il dit, beaucoup de transitaires dont le nombre \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 plus de 1000, se sont reconvertis dans d\u2019autres activit\u00e9s tandis que le reste vivote. Assis dans son vaste bureau presqu\u2019envahi par la poussi\u00e8re, le chef d\u2019agence de l\u2019Union de transit du Burkina (UTB) de Bittou, Gilbert Bambara, se tourne les pouces. Apparemment, il n\u2019y a rien \u00e0 se mettre sous la dent. Il dit en avoir marre de parler de la situation de Bittou parce qu\u2019\u00e0 son avis, le vin est d\u00e9j\u00e0 tir\u00e9. Il faut juste se r\u00e9signer. De 300 \u00e0 400 dossiers de v\u00e9hicules qu\u2019il traitait par jour, il se retrouve de nos jours avec une dizaine. \u00ab Maintenant, seuls les dossiers des v\u00e9hicules venant du Ghana sont trait\u00e9s ici \u00bb, renseigne le sexag\u00e9naire. Son revenu financier est pass\u00e9 de 50 000 \u00e0 1500 F CFA environ par jour. De quoi lui donner du fil \u00e0 retordre pour subvenir aux besoins de sa famille. Beaucoup de ses coll\u00e8gues ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 rejoindre Cinkans\u00e9 pour continuer leurs activit\u00e9s. Certains font la navette tous les jours entre Bittou et Cinkans\u00e9, avec tous les risques possibles. D\u2019autres, qui n\u2019ont pas pu s\u2019adapter, se retrouvent dans la d\u00e9brouillardise ou le d\u00e9s\u0153uvrement total. Les plus t\u00e9m\u00e9raires, eux, ont trouv\u00e9 leur salut dans l\u2019orpaillage. Au regard de son \u00e2ge, 59 ans, M. Bambara n\u2019estime pas n\u00e9cessaire d\u2019embrasser un autre m\u00e9tier. Toutefois, il lance un cri du c\u0153ur pour qu\u2019on d\u00e9localise certaines op\u00e9rations de transit \u00e0 Bittou. \u00abTous les v\u00e9hicules transportant le clinker se garent \u00e0 Bittou mais les op\u00e9rations se font \u00e0 Cinkans\u00e9, alors qu\u2019elles pouvaient se faire directement ici \u00bb, fait-il remarquer. Embouchant la m\u00eame trompette, Alphonse Zampaligr\u00e9, par ailleurs ancien conseiller municipal, souhaite la r\u00e9alisation de projets et de centres de loisirs qui pourront occuper sainement la jeunesse. \u00ab Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, Bittou n\u2019a pas une maison des jeunes. Elle a des potentialit\u00e9s telles que le barrage, la production de manioc mais elles ne sont pas valoris\u00e9es \u00bb, atteste le sexag\u00e9naire. M\u00eame son de cloche chez le SG de la mairie qui estime que le d\u00e9part de la douane a \u00e9t\u00e9 brusque et violent, si bien que nombre de personnes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9stabilis\u00e9es.<br \/>\nUne bonne frange de la jeunesse, dont certains ont abandonn\u00e9 trop t\u00f4t les bancs du fait de la pr\u00e9sence de la douane, s\u2019est retrouv\u00e9e sans emploi. Un v\u00e9ritable casse-t\u00eate pour l\u2019autorit\u00e9 communale de g\u00e9rer une situation pour le moins inattendue. Certaines sources signalent que les vols sont devenus monnaie courante \u00e0 Bittou. \u00ab Il faut un programme d\u2019accompagnement \u00e0 l\u2019endroit de la jeunesse. Sinon, la commune va payer les frais \u00bb, pr\u00e9vient M. Fankani. D\u00e9j\u00e0, la mairie joue sa partition en organisant des formations professionnelles au profit des jeunes mais elle reste limit\u00e9e dans ses moyens, selon le SG. C\u2019est pourquoi, il appelle l\u2019Etat \u00e0 la rescousse.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La commune de Bittou \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e pour ses activit\u00e9s \u00e9conomiques du fait de la pr\u00e9sence du poste de douane. Mais depuis la mise en service, en 2014, des postes de contr\u00f4le juxtapos\u00e9s de Cinkans\u00e9, \u00e0 la fronti\u00e8re Burkina-Togo, la sant\u00e9 \u00e9conomique de la ville a pris un s\u00e9rieux coup. 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