{"id":675,"date":"2020-04-15T16:47:55","date_gmt":"2020-04-15T16:47:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=675"},"modified":"2020-04-15T16:47:55","modified_gmt":"2020-04-15T16:47:55","slug":"union-nationale-des-producteurs-semenciers-du-burkina-ou-sont-passes-les-699-318-450-fcfa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2020\/04\/15\/union-nationale-des-producteurs-semenciers-du-burkina-ou-sont-passes-les-699-318-450-fcfa\/","title":{"rendered":"Union nationale des producteurs semenciers du Burkina  : o\u00f9 sont pass\u00e9s les 699.318.450 FCFA?"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB), Abdoulaye Sawadogo, est un homme libre. Accus\u00e9 de d\u00e9tournement d\u2019argent par ses pairs, puis emprisonn\u00e9 apr\u00e8s une enqu\u00eate pr\u00e9liminaire de la gendarmerie, il jouit actuellement d\u2019un non-lieu du procureur. Une question reste cependant ouverte. O\u00f9 sont pass\u00e9s les 699 318 450 FCFA de retenues op\u00e9r\u00e9es sur la solde des producteurs semenciers en 2014\u00a0avec \u00e9galement en toile de fond, le non-reversement de 111\u00a0943\u00a0750 FCFA de recettes aux semenciers du Baz\u00e8ga ? Enqu\u00eate.<\/p>\n<p>En 2014, le minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture lance des commandes de semences aupr\u00e8s de l\u2019Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB). Les deux parties s\u2019accordent, pour ce faire, sur les prix des semences avant de passer \u00e0 la signature de deux conventions. La premi\u00e8re pour un montant de 3 milliards 700 millions FCFA et 1 milliard 900 millions FCFA pour la deuxi\u00e8me. Les prix et les quantit\u00e9s command\u00e9es de chaque vari\u00e9t\u00e9 sont clairement consign\u00e9s dans un document produit \u00e0 cet effet et portant en tout trois (3) signatures \u00e0 savoir celles du ministre en charge de l\u2019agriculture, du ministre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 charg\u00e9 du budget et du pr\u00e9sident de l\u2019UNPSB. L\u2019op\u00e9ration se d\u00e9roulera normalement dans les 13 r\u00e9gions du Burkina, chacune ayant ex\u00e9cut\u00e9 son contrat sans difficult\u00e9. Tout semble aller bien avec la collecte et la livraison syst\u00e9matique des commandes au minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture. Contre toute attente, la situation se complique quand l\u2019argent est vir\u00e9 dans les comptes de l\u2019Union. De nouvelles propositions de prix, minor\u00e9s, apparaissent dans un document d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0prix n\u00e9goci\u00e9s avec la DGPV (Ndlr\u00a0: direction g\u00e9n\u00e9rale des productions v\u00e9g\u00e9tales) et sign\u00e9 par Abdoulaye Sawadogo, alors pr\u00e9sident de l\u2019UNPSB. C\u2019est finalement sur la base de ces nouveaux \u00ab\u00a0prix\u00a0\u00bb revus \u00e0 la baisse que les semenciers ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s. A en croire Adama Ou\u00e9draogo, pr\u00e9sident de l\u2019Union provinciale des producteurs semenciers (UPPS) du Baz\u00e8ga, de nombreuses irr\u00e9gularit\u00e9s sont, pourtant, perceptibles au niveau de ce nouveau document. D&rsquo;abord, explique-t-il, il ne porte que la seule signature du pr\u00e9sident Abdoulaye Sawadogo. Ensuite, poursuit-il, les prix r\u00e9vis\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 revus \u00e0 la baisse, \u00e0 l&rsquo;insu des autres membres et des ministres concern\u00e9s. Enfin, rel\u00e8ve M. Ou\u00e9draogo, la modification est intervenue de mani\u00e8re suspecte, au moment o\u00f9 le minist\u00e8re avait d\u00e9j\u00e0 vir\u00e9 l\u2019argent dans les comptes de l\u2019UNPSB, conform\u00e9ment aux termes des conventions. Un climat de suspicion commence \u00e0 s&rsquo;installer peu \u00e0 peu.<\/p>\n<p><strong>Des producteurs flou\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Du coup, Adama Ou\u00e9draogo se pose des questions sur la fiabilit\u00e9 de ce document. \u00abC\u2019est l\u2019Union nationale, \u00e0 travers son premier responsable, qui propose les prix des semences au minist\u00e8re et apr\u00e8s entente, nul ne peut proc\u00e9der \u00e0 des modifications\u00bb, dit-il.<br \/>\nMieux, il insiste pour que les producteurs soient pay\u00e9s conform\u00e9ment \u00e0 ce qui avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 dans le contrat initial. \u00abToutes les semences ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es et remises au minist\u00e8re sans aucune forme de modification des prix\u00bb, persiste et signe Adama Ou\u00e9draogo. Malgr\u00e9 tout, le pr\u00e9sident r\u00e9ussira \u00e0 passer outre et \u00e0 payer les producteurs sur la base des prix modifi\u00e9s ou n\u00e9goci\u00e9s. Par rapport au contrat initial respect\u00e9 par l\u2019Etat, la somme totale des retenues effectu\u00e9es sans base l\u00e9gale se chiffre \u00e0 699\u00a0318\u00a0450 FCFA sur le montant de la premi\u00e8re convention (3,7 milliards FCFA). Adama Ou\u00e9draogo atteste que ces m\u00eames pratiques ont \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9es sur le montant de la deuxi\u00e8me convention, mais pr\u00e9cise qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9valu\u00e9 la diff\u00e9rence des sommes \u00e0 ce niveau.<\/p>\n<p>Des producteurs, se sentant flou\u00e9s par leur pr\u00e9sident, crient alors au d\u00e9tournement. Pour tirer les choses au clair, ils portent l\u2019affaire en justice. Abdoulaye Sawadogo est point\u00e9 du doigt. Une enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 diligent\u00e9e et les premiers \u00e9l\u00e9ments le mettent en cause. Abdoulaye Sawadogo est donc arr\u00eat\u00e9 et jet\u00e9 en prison. Apr\u00e8s un bref s\u00e9jour, l\u2019accus\u00e9 est acquitt\u00e9, le dossier \u00e9tant class\u00e9 sans suite, croit savoir M. Ou\u00e9draogo. Depuis, c&rsquo;est le silence radio. Conna\u00eetra-t-on un jour la v\u00e9rit\u00e9 sur cette affaire? Pourquoi M. Sawadogo a-t-il \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9 sans jugement alors que sa culpabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 bel et bien \u00e9tablie par l\u2019enqu\u00eate pr\u00e9liminaire de la gendarmerie\u00a0? Ce sont l\u00e0, autant de questions qui taraudent l\u2019esprit des semenciers. Abdoulaye Sawadogo, le principal accus\u00e9, a sa version, sans doute. Nous nous sommes d\u00e9plac\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 Bobo Dioulasso o\u00f9 il r\u00e9side pour lui donner la parole. M. Sawadogo a us\u00e9 de son droit \u00e0 la libert\u00e9 de ne pas r\u00e9pondre \u00e0 un journaliste (voir d\u00e9tail en encadr\u00e9). Ses bureaux situ\u00e9s en face du Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Amiti\u00e9, il les a d\u00e9sert\u00e9s durant notre passage.<\/p>\n<p><strong>Deux unions r\u00e9gionales au Centre-Sud<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la vente de leurs semences en 2014, toutes les unions r\u00e9gionales sont pass\u00e9es toucher leurs ch\u00e8ques \u00e0 l\u2019Union nationale. En retour, chaque Union r\u00e9gionale devait r\u00e9partir les recettes entre les Unions provinciales, sur la base des commandes livr\u00e9es. Au Centre-Sud, seuls les semenciers du Nahouri et du Zoundw\u00e9ogo ont per\u00e7u leur d\u00fb. Quant aux semenciers du Baz\u00e8ga, ils se verront refuser le paiement de leurs recettes dont le montant global s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 111\u00a0943\u00a0750 FCFA.<\/p>\n<p>Motif? Adama Ou\u00e9draogo, par ailleurs pr\u00e9sident de l\u2019Union r\u00e9gionale des producteurs semenciers du Centre-Sud (URPS\/CS) et ancien tr\u00e9sorier g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 l\u2019Union nationale, a \u00e9t\u00e9 exclu de toutes les instances de la structure. En effet, un pr\u00e9c\u00e9dent entre lui et l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019UNPSB a eu comme cons\u00e9quence, la cr\u00e9ation d\u2019une deuxi\u00e8me Union r\u00e9gionale pr\u00e9sid\u00e9e par Albert Bouda. Malgr\u00e9 le caract\u00e8re ill\u00e9gal de ce bureau, c\u2019est \u00e0 lui qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 les recettes des semenciers de la r\u00e9gion du Centre-Sud. Albert Bouda refuse, sans aucune raison valable, de reverser ces recettes aux semenciers du Baz\u00e8ga. Contact\u00e9, celui-ci n\u2019a pas souhait\u00e9 r\u00e9agir. La r\u00e9gion du Centre-Sud s\u2019est ainsi retrouv\u00e9e avec deux unions r\u00e9gionales. La premi\u00e8re est dirig\u00e9e par Adama Ou\u00e9draogo, cumulativement avec son poste de pr\u00e9sident de l\u2019UPPS-Baz\u00e8ga. La deuxi\u00e8me est pr\u00e9sid\u00e9e par Albert Bouda, \u00e0 la suite d\u2019une scission du premier bureau r\u00e9gional. Si Adama Ou\u00e9draogo a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu \u00e0 la faveur du renouvellement du bureau r\u00e9gional le 8 janvier 2014 au cours d\u2019une Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ordinaire, ce n\u2019est pas le cas pour Albert Bouda qui se r\u00e9clame pr\u00e9sident d\u2019un bureau mis en place le 20 f\u00e9vrier 2014, soit 43 jours apr\u00e8s le renouvellement du bureau r\u00e9gional.<\/p>\n<p><strong>Un pr\u00e9sident sans mandat<\/strong><\/p>\n<p>A entendre Adama Ou\u00e9draogo, toute cette manigance a \u00e9t\u00e9 orchestr\u00e9e par le pr\u00e9sident national d\u2019alors, pour l\u2019\u00e9carter des instances de l\u2019Union nationale. En fait, les deux hommes se regardent en chien de fa\u00efence depuis 2009, \u00e0 la suite d\u2019une querelle sur le partage du \u00ab\u00a0gombo\u00a0\u00bb. En son temps, l\u2019UNPSB et le minist\u00e8re de l\u2019agriculture avaient sign\u00e9 une convention \u00e0 hauteur de 2 milliards de francs CFA. Apr\u00e8s la livraison de la commande et le virement des fonds dans les comptes de l\u2019Union nationale, Adama Ou\u00e9draogo, tr\u00e9sorier \u00e0 l\u2019\u00e9poque, collecte les factures et les proc\u00e8s-verbaux aupr\u00e8s des Unions r\u00e9gionales. Une fois cette phase termin\u00e9e, il proc\u00e8de au contr\u00f4le puis au remplissage des ch\u00e8ques au profit de chaque Union r\u00e9gionale. Selon ses dires, c\u2019est \u00e0 ce niveau qu\u2019il a eu des brouilles avec Abdoulaye Sawadogo, par ailleurs pr\u00e9sident de l\u2019Union r\u00e9gionale des semenciers des Hauts-Bassins cumulativement avec son poste de pr\u00e9sident national. Lui, d\u00e9plore M. Ou\u00e9draogo, il a exig\u00e9 que le ch\u00e8que de sa r\u00e9gion soit libell\u00e9 \u00e0 son propre nom au d\u00e9triment de l\u2019Union. Cette dol\u00e9ance pour le moins suspecte sera rejet\u00e9e du revers de la main par le tr\u00e9sorier. Cette m\u00e9sentente, tel un os, est rest\u00e9e en travers de la gorge du pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>En outre, c\u2019est Adama Ou\u00e9draogo en personne qui a d\u00e9nonc\u00e9 la supercherie de leur pr\u00e9sident qui les volait sous le fallacieux pr\u00e9texte de r\u00e9vision des prix, qui visait en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 retenir injustement une partie de leur argent. De ce qui pr\u00e9c\u00e8de, M. Ou\u00e9draogo est naturellement per\u00e7u, par le pr\u00e9sident et ses soutiens, comme un emp\u00eacheur de \u00ab\u00a0bouffer\u00a0\u00bb. Adama Ou\u00e9draogo d\u00e9clare que le pr\u00e9sident national n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 lui cr\u00e9er toutes sortes d\u2019ennuis en montant les producteurs du Centre-Sud, les uns contre les autres. Et cela, avec la complicit\u00e9 de certains cadres de l\u2019administration publique qui, au m\u00e9pris des textes, ont d\u00e9livr\u00e9 un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 au nouveau bureau. Ce r\u00e9c\u00e9piss\u00e9, Adama Ou\u00e9draogo et ses camarades l\u2019ont attaqu\u00e9 en justice et obtenu son annulation. Du point de vue juridique, le bureau dirig\u00e9 par Albert Bouda n\u2019existe plus. Comment se fait-il que les recettes des semenciers du Centre-sud se retrouvent entre ses mains? Le comble est que l\u2019actuel pr\u00e9sident de l\u2019UNPSB, Inoussa Ou\u00e9draogo, \u00e9lu en 2019, est issu de ce bureau \u00ab\u00a0ill\u00e9gal\u00a0\u00bb. Pour nombre de semenciers, c\u2019est un pr\u00e9sident sans mandat. Malgr\u00e9 tout, le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture semble rester indiff\u00e9rent face \u00e0 ces nombreuses irr\u00e9gularit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Des d\u00e9cisions de justice non appliqu\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>De 2014 \u00e0 nos jours, les semenciers du Baz\u00e8ga rasent les murs de l\u2019Union r\u00e9gionale pour r\u00e9clamer leur argent. De guerre lasse, Adama Ou\u00e9draogo et ses compagnons d\u2019infortune se sont tourn\u00e9s vers la justice. Mais, au Tribunal de grande instance (TGI) de Manga o\u00f9, signalent-ils, tout a \u00e9t\u00e9 dit sauf le droit, ils ont perdu le proc\u00e8s. Ils ne s\u2019avouent pas, cependant, vaincus. Ils d\u00e9cident d\u2019interjeter appel et gagneront enfin leur proc\u00e8s. La Cour d\u2019appel de Ouagadougou a ordonn\u00e9 donc \u00e0 l\u2019Union r\u00e9gionale dirig\u00e9e par Albert Bouda de reverser l\u2019argent des semenciers du Baz\u00e8ga. M\u00e9contents, M. Bouda fait un pourvoi en cassation. Mais un arr\u00eat de la Cour de cassation, rev\u00eatu de la formule ex\u00e9cutoire et sign\u00e9 le 26 octobre 2018, le somme de reverser aux semenciers du Baz\u00e8ga, leur d\u00fb. Cette d\u00e9cision pr\u00e9cise que les semenciers du Baz\u00e8ga devront \u00eatre pay\u00e9s sur la base des prix convenus dans le contrat avec le minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>Pendant que le dossier suivait son cours normal au Burkina, les semenciers du Baz\u00e8ga ont d\u00e9pos\u00e9 un recours \u00e0 la Cour commune de justice et d\u2019arbitrage d\u2019Abidjan (CCJA) le 10 avril 2017. Un arr\u00eat de cette juridiction communautaire rendu le 6 d\u00e9cembre 2017 et rev\u00eatu d\u2019un titre ex\u00e9cutoire, ordonne \u00e0 l\u2019Union r\u00e9gionale, \u00e0 reverser l\u2019argent des semenciers du Baz\u00e8ga. En vain. Mais, les semenciers du Baz\u00e8ga disent ne pas perdre espoir. Le bout du tunnel, foi d&rsquo;Amado Sana, n\u2019est pas si loin. A son avis, se rendre justice n\u2019est pas la solution. Il esp\u00e8re, tr\u00e8s prochainement, toucher le produit de la vente de ses 6 tonnes de semences certifi\u00e9es de sorgho. Amado Sana finit par se convaincre qu\u2019on leur fait la force.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous sommes derri\u00e8re notre pr\u00e9sident provincial parce qu\u2019il est du c\u00f4t\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb, dit-il. Las d\u2019attendre, Issouf Bonkoungou remet son sort entre les mains de Dieu. Pour lui, tout se r\u00e9glera, sans que les protagonistes n\u2019en viennent aux mains. M\u00eame si, regrette-t-il, des dettes ont \u00e9t\u00e9 contract\u00e9es pour produire. Issouf Compaor\u00e9, lui, a le regard tourn\u00e9 vers la justice. Il souhaite que les d\u00e9cisions rendues soient appliqu\u00e9es dans \u00ab\u00a0les plus brefs d\u00e9lais\u00a0\u00bb afin de soulager le calvaire de ces producteurs semenciers. En somme, ce qui se passe au sein de l\u2019Union nationale et ses d\u00e9membrements s\u2019apparente \u00e0 une arnaque. Quitte aux semenciers qui se sentent l\u00e9s\u00e9s de s\u2019organiser pour recouvrer les montants \u00e0 eux vol\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB), Abdoulaye Sawadogo, est un homme libre. Accus\u00e9 de d\u00e9tournement d\u2019argent par ses pairs, puis emprisonn\u00e9 apr\u00e8s une enqu\u00eate pr\u00e9liminaire de la gendarmerie, il jouit actuellement d\u2019un non-lieu du procureur. Une question reste cependant ouverte. O\u00f9 sont pass\u00e9s les 699 318 450 FCFA de retenues [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":676,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[82],"tags":[],"class_list":{"0":"post-675","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-dossier"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2020\/04\/1-2.jpg?fit=595%2C446&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-aT","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=675"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/675\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/676"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}