{"id":679,"date":"2020-04-15T16:49:57","date_gmt":"2020-04-15T16:49:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=679"},"modified":"2020-04-15T16:49:57","modified_gmt":"2020-04-15T16:49:57","slug":"production-du-manioc-une-mevente-desarmante-a-bittou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2020\/04\/15\/production-du-manioc-une-mevente-desarmante-a-bittou\/","title":{"rendered":"Production du manioc  : une m\u00e9vente d\u00e9sarmante \u00e0 Bittou"},"content":{"rendered":"<p><strong>La r\u00e9gion du Centre-Est, notamment la commune de Bittou, est une zone \u00e0 fort potentiel de production de manioc. Travers\u00e9e par le fleuve Nakanb\u00e9 et voisine du Togo et du Ghana, la commune se hisse \u00e0 la deuxi\u00e8me place en termes de production de manioc au Burkina Faso. Cependant, les producteurs sont confront\u00e9s \u00e0 un probl\u00e8me d\u2019\u00e9coulement de leurs tubercules. Des pr\u00e9occupations qui contraignent certains \u00e0 vouloir jeter l\u2019\u00e9ponge.<\/strong><\/p>\n<p>Les producteurs de manioc \u00e0 Bittou, dans la r\u00e9gion du Centre-Est, font face \u00e0 la m\u00e9vente. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans les zones du Centre Nord et du Sahel a d\u00e9sorganis\u00e9 une part importante de la client\u00e8le tandis que les unit\u00e9s locales de transformation sont limit\u00e9es. Pour le moins, ils sont inquiets. Moumouni Zampaligr\u00e9, la soixantaine r\u00e9volue, est producteur de manioc \u00e0 Bittou. Depuis pr\u00e8s de 40 ans, il s\u2019investit dans cette activit\u00e9 devenue, pour lui, une v\u00e9ritable source de revenus. Son champ de manioc s\u2019\u00e9tend sur une superficie de quatre hectares, avec une production moyenne estim\u00e9e entre 30 et 40 tonnes \u00e0 l\u2019hectare. Avec la charrue ou le tracteur, M. Zampaligr\u00e9 produit au moins trois vari\u00e9t\u00e9s de manioc en vue de satisfaire les d\u00e9sid\u00e9ratas des consommateurs. Il s\u2019agit, selon ses dires, des vari\u00e9t\u00e9s Bonoi, V5 et celle locale. Tout comme lui, ils sont nombreux, les paysans de la commune qui ont fait de la production de manioc, leur principale activit\u00e9. Pour mieux organiser la fili\u00e8re, ils se sont constitu\u00e9s en Union d\u00e9partementale des producteurs de manioc, forte de plus de 1000 membres (hommes et femmes confondus). Moumouni Zampaligr\u00e9 en est le pr\u00e9sident. \u00abIl y avait du d\u00e9sordre dans notre activit\u00e9. C\u2019est pourquoi, nous avons cr\u00e9\u00e9 l\u2019union qui compte 17 groupements de producteurs pour \u00eatre plus performants\u00bb, explique-t-il. La zone de Bittou enregistre des atouts favorables \u00e0 la production du manioc, un tubercule tr\u00e8s riche en glucides. Selon le Directeur r\u00e9gional (DR) de l\u2019agriculture et des am\u00e9nagements hydro-agricoles du Centre-Est, Ibr\u00e9ima Ou\u00e9draogo, cette situation est due au fait que la commune est travers\u00e9e par le fleuve Nakanb\u00e9, d\u2019o\u00f9 un potentiel en ressources hydrauliques tr\u00e8s important. Sa proximit\u00e9 avec les pays c\u00f4tiers, notamment le Ghana et le Togo, rend \u00e9galement les terres fertiles, \u00e0 son avis.<\/p>\n<p>\u00abLa production du manioc emploie des milliers de personnes et procure des revenus et de l\u2019alimentation aux populations\u00bb, soutient le DR. Cette production est tellement importante, rench\u00e9rit le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral (SG) de la mairie de Bittou, Alphonse Fankani, qu\u2019on se croirait dans un pays c\u00f4tier. \u00abPar le pass\u00e9, on nous classait parmi les cinq premiers producteurs de manioc au Burkina Faso. Mais aujourd\u2019hui (d\u00e9cembre 2019), nous occupons la deuxi\u00e8me place\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. A l\u2019entendre, la commune travaille \u00e0 dynamiser le secteur en vue d\u2019accro\u00eetre les revenus des producteurs et par ricochet, ses propres recettes. A cet effet, souligne le SG, la mairie a plaid\u00e9 et obtenu le d\u00e9senclavement du village de Z\u00e9k\u00e9z\u00e9, lieu o\u00f9 le manioc est le plus produit, \u00e0 travers l\u2019am\u00e9nagement de sa voie d\u2019acc\u00e8s. \u00abNous ambitionnons de produire suffisamment le manioc pour non seulement alimenter le march\u00e9 de Bittou mais aussi approvisionner les pays voisins\u00a0\u00bb, esp\u00e8re M. Fankani.<\/p>\n<p><strong>Plus de 5000 sacs de manioc au march\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Ce v\u0153u est presque une r\u00e9alit\u00e9 de nos jours, car le march\u00e9 de Bittou est parfois inond\u00e9 de tubercules de manioc. Plus de 5000 sacs de 100 kg de manioc peuvent s\u2019y retrouver \u00e0 la fois, aux dires du pr\u00e9sident, Moumouni Zampaligr\u00e9. Ce qui n\u2019est pas sans cons\u00e9quences f\u00e2cheuses pour les acteurs. Ecouler toute la production sans encombres demeure une \u00e9quation \u00e0 r\u00e9soudre. M. Zampaligr\u00e9 informe que les producteurs perdent d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s de manioc au moment des r\u00e9coltes du fait de la m\u00e9vente. Les acheteurs se font rares sur le march\u00e9. Hormis les deux unit\u00e9s de transformation bas\u00e9es \u00e0 Bittou, les clients venaient de Kaya, dans le Centre-Nord, ou de Djibo, dans le Sahel, pour s\u2019approvisionner. Mais subitement, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 s\u2019invite et change la donne. Les producteurs doivent d\u00e9sormais compter sur les consommateurs locaux et surtout les transformatrices. Mais l\u00e0 encore, il y a un hic. \u00abLes transformatrices n\u2019absorbent pas grand-chose de notre production. Sur 1000 sacs de manioc, elles ne peuvent pas prendre plus de 10\u00a0par jour\u00bb, fait savoir M. Zampaligr\u00e9, avant de parier que m\u00eame s\u2019il y avait 20 unit\u00e9s \u00e0 Bittou, elles ne pourraient pas transformer tout le manioc produit. Et pourtant, rel\u00e8ve-t-il, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019atti\u00e9k\u00e9 que la vari\u00e9t\u00e9 V5 a \u00e9t\u00e9 introduite dans la zone de Bittou. A l\u2019\u00e9couter, la vari\u00e9t\u00e9 locale n\u2019\u00e9tant pas adapt\u00e9e \u00e0 l\u2019atti\u00e9k\u00e9, les producteurs ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de commander la V5 depuis Bobo-Dioulasso. Mais cette vari\u00e9t\u00e9, note le pr\u00e9sident des producteurs, n\u2019est pas app\u00e9tissante quand il s\u2019agit de la faire bouillir pour consommer. \u00ab Personne n\u2019ach\u00e8te la V5 si ce ne sont les femmes qui font l\u2019atti\u00e9k\u00e9.\u00a0Ce qui fait que nous avons diminu\u00e9 sa production au profit des deux autres vari\u00e9t\u00e9s\u00a0\u00bb, signale M. Zampaligr\u00e9. L\u2019offre \u00e9tant devenue sup\u00e9rieure \u00e0 la demande, les producteurs sont contraints de vendre parfois leurs tubercules \u00e0 vil prix. \u00abOn est oblig\u00e9 de c\u00e9der ou \u00e0 d\u00e9faut, le manioc pourrit, parce qu\u2019on ne peut pas le conserver pendant longtemps \u00bb, d\u00e9plore-t-il.<\/p>\n<p>Le sac de 100 kg de manioc est vendu \u00e0 six mille francs CFA et parfois en de\u00e7\u00e0. Par moments, il peut aussi grimper et atteindre 10 mille F CFA. Ces prix semblent avoir un go\u00fbt amer aupr\u00e8s des transformatrices. Pour la pr\u00e9sidente de l\u2019Association des veuves et orphelins de Bittou (AVORB), Ma\u00efmouna Sawadogo, qui g\u00e8re l\u2019une des unit\u00e9s de transformation, le manioc ne manque pas mais il co\u00fbte cher en saison s\u00e8che. C\u2019est pourquoi son entreprise pr\u00e9f\u00e8re acheter la mati\u00e8re premi\u00e8re en grande quantit\u00e9 au moment des r\u00e9coltes qu\u2019elle va transformer en p\u00e2te et stocker. Idem pour la seconde unit\u00e9 de transformation pilot\u00e9e par le groupement Sougr-Nooma et dont la pr\u00e9sidente, Haoua Zampaligr\u00e9, plaide pour une r\u00e9duction du co\u00fbt du manioc. A ces pr\u00e9occupations, le pr\u00e9sident des producteurs, Moumouni Zampaligr\u00e9, estime qu\u2019une solution peut \u00eatre trouv\u00e9e \u00e0 travers un partenariat gagnant-gagnant.<\/p>\n<p><strong>Un festival pour promouvoir la fili\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, le manioc procure des avantages \u00e9normes aux diff\u00e9rents acteurs de la fili\u00e8re. Sur ce point, le pr\u00e9sident de l\u2019Union se veut formel\u00a0: \u00abLa production du manioc nous est b\u00e9n\u00e9fique. Gr\u00e2ce \u00e0 nos revenus, nous arrivons \u00e0 subvenir aux besoins de nos familles, \u00e0 scolariser nos enfants\u2026\u00bb, se r\u00e9jouit-il, avant de signaler que les jeunes ne vont m\u00eame plus \u00e0 l\u2019aventure. Boureima Dipama, la trentaine, est un exemple patent. Apr\u00e8s avoir sillonn\u00e9 le Togo, la C\u00f4te d\u2019Ivoire et la Guin\u00e9e Conakry \u00e0 rechercher en vain un mieux-\u00eatre, il a finalement d\u00e9cid\u00e9 de rentrer au bercail. Producteur \u00e0 Bittou, M. Dipama d\u00e9clare engranger plus d\u2019un million F CFA par an dans la vente de son manioc. Avec deux tricycles motoris\u00e9s \u00e0 son actif, il avoue trouver son compte dans la production de manioc. La fausse note est que la m\u00e9vente du manioc annihile de plus en plus les espoirs de nombre de producteurs. Ce 18 d\u00e9cembre 2019, jour de march\u00e9 de Bittou, quelques-uns, assis devant la cour de leur pr\u00e9sident, devisent sur l\u2019avenir de la fili\u00e8re. Yamba Sawadogo et Athanase Sawadogo sont venus de Z\u00e9k\u00e9z\u00e9, \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres de l\u00e0. Ils ont chacun deux hectares de manioc. Afflig\u00e9 par le probl\u00e8me d\u2019\u00e9coulement, Athanase dit avoir r\u00e9duit sa surface de production de 4 \u00e0 2 ha environ. \u00abJe suis persuad\u00e9 que si nous avons du soutien, nous allons d\u00e9passer la zone de Bobo-Dioulasso en termes de production de manioc \u00bb, clame-t-il. Yamba, lui, plaide pour l\u2019acquisition de motopompes pouvant lui permettre de produire le manioc en toute saison, \u00e0 travers l\u2019irrigation.<\/p>\n<p>En attendant, les producteurs ont trouv\u00e9 des alternatives qui consistent \u00e0 se tourner vers d\u2019autres sp\u00e9culations, \u00e0 savoir la banane, le ma\u00efs, et surtout le piment, qui, semble-t-il, s\u2019ach\u00e8te tr\u00e8s bien sur le march\u00e9. Jean-Marie Zampaligr\u00e9, producteur \u00e0 Bittou, a \u00e9galement r\u00e9duit son champ de manioc de 2 \u00e0 0,5 ha. Le ma\u00efs est d\u00e9sormais sa culture favorite. M\u00eame le pr\u00e9sident, Moumouni Zampaligr\u00e9, dit avoir d\u00e9j\u00e0 un penchant pour le piment. \u00abSi le march\u00e9 ne s\u2019am\u00e9liore pas et si nous n\u2019obtenons pas de soutien, nous risquons de diminuer, voire abandonner la production du manioc\u00bb, pr\u00e9vient-il.<\/p>\n<p>Aussi plaide-t-il pour qu\u2019on soutienne les unit\u00e9s de transformation avec du mat\u00e9riel moderne. Des dol\u00e9ances qui ne sont pas tomb\u00e9es dans l\u2019oreille d\u2019un sourd, puisque le DR en charge de l\u2019agriculture du Centre-Est, Ibr\u00e9ima Ou\u00e9draogo, indique que son d\u00e9partement pr\u00e9voit faire du manioc une fili\u00e8re porteuse dans la r\u00e9gion. \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 ce titre que nous accompagnons le Festival des tubercules de Bittou (Festubit)\u00a0\u00bb, mentionne-t-il. Ce festival, initi\u00e9 en 2018 par Issaka Zapsonr\u00e9, vise, selon lui, \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e0 promouvoir la fili\u00e8re manioc \u00e0 Bittou. Apr\u00e8s deux \u00e9ditions, note-t-il, le festival a eu l\u2019avantage d\u2019attirer des partenaires qui ont promis d\u2019accompagner les acteurs de la fili\u00e8re. La divagation des animaux pr\u00e9occupe \u00e9galement les producteurs. A \u00e9couter leur pr\u00e9sident, plusieurs fois, des champs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par des b\u00eates. Toute chose qui joue n\u00e9gativement sur les rendements et occasionne souvent des conflits entre agriculteurs et \u00e9leveurs. En pareilles circonstances, les autorit\u00e9s administratives sont sollicit\u00e9es. \u00ab On privil\u00e9gie que les protagonistes trouvent d\u2019abord des solutions \u00e0 l\u2019amiable. Dans le cas contraire, le dossier est transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9fecture, pour ensuite suivre le cours juridique \u00bb, souligne le DR, Ibr\u00e9ima Ou\u00e9draogo. Pour pr\u00e9venir ces situations d\u00e9plorables, fait-il savoir, des campagnes de sensibilisation sont organis\u00e9es \u00e0 chaque d\u00e9but de saison pluvieuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Par Mady KABRE<\/strong><br \/>\n<strong>dykabre@yahoo.fr<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9gion du Centre-Est, notamment la commune de Bittou, est une zone \u00e0 fort potentiel de production de manioc. Travers\u00e9e par le fleuve Nakanb\u00e9 et voisine du Togo et du Ghana, la commune se hisse \u00e0 la deuxi\u00e8me place en termes de production de manioc au Burkina Faso. 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