{"id":735,"date":"2020-09-16T13:55:05","date_gmt":"2020-09-16T13:55:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=735"},"modified":"2020-09-16T13:55:05","modified_gmt":"2020-09-16T13:55:05","slug":"avenement-du-coronavirus-a-quelque-chose-malheur-est-bon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2020\/09\/16\/avenement-du-coronavirus-a-quelque-chose-malheur-est-bon\/","title":{"rendered":"Av\u00e8nement du coronavirus: A quelque chose, malheur est bon"},"content":{"rendered":"<p><strong>La pand\u00e9mie de la COVID-19 n\u2019a \u00e9pargn\u00e9 aucun domaine d\u2019activit\u00e9 humaine \u00e0 travers le monde. Ses cons\u00e9quences sont d\u00e9sastreuses. Cependant, la crise sanitaire a donn\u00e9 la possibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 d\u2019innover afin de vivre avec elle. Les techniciens du continent africain se sont \u00e9galement mobilis\u00e9s dans la lutte contre cette maladie.<\/strong><\/p>\n<p>A quelque chose, dit-on, malheur est bon. Les Africains apprennent \u00e0 \u00eatre plus cr\u00e9atifs dans les moments difficiles. Les techniciens du continent sont, en effet, pleinement engag\u00e9s dans la lutte contre la COVID-19. Respirateurs artificiels, drones, v\u00eatements de protection, outils et applications num\u00e9riques, engins robotis\u00e9s, \u2026 ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s en cette p\u00e9riode de COVID-19. Le secteur du num\u00e9rique est \u00e9galement en plein boom. Au Burkina Faso, \u00ab\u00a0Diagnose Me\u00a0\u00bb est port\u00e9 par des jeunes de l\u2019association \u00ab\u00a0Faso Civic\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit d\u2019une application qui permet l\u2019identification, le tra\u00e7age et la mise en relation entre une personne malade et le personnel m\u00e9dical, pour contribuer \u00e0 la limitation de la propagation de la maladie et une prise en charge. Aussi, le t\u00e9l\u00e9-enseignement, l\u2019achat en ligne, le t\u00e9l\u00e9travail, entre autres, ont gagn\u00e9 du terrain pendant cette crise sanitaire. La digitalisation du continent est ainsi en marche. Sur la question, le journaliste-communicateur, Fabrice Gu\u00e9n\u00e9, trouve que le continent est en retard. \u00ab\u00a0C\u2019est un processus qui a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 depuis des ann\u00e9es en Occident. Mais en Afrique, nous peinons un peu \u00e0 suivre le pas, car nous sommes un peu conservateurs\u00a0\u00bb, lance le jeune Gu\u00e9n\u00e9. N\u00e9anmoins, le concepteur de la plateforme \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9cole \u00e0 la maison\u00a0\u00bb reconnait que la crise sanitaire change la donne\u00a0: elle oblige le continent \u00e0 faire un bond en avant. A l\u2019entendre, la cr\u00e9ation de sa plateforme en avril dernier rel\u00e8ve d\u2019un constat\u00a0: \u00ab\u00a0Nous nous sommes rendu compte que les \u00e9l\u00e8ves ont fait plus d\u2019un mois sans se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Sachant que l\u2019ann\u00e9e n\u2019allait pas \u00eatre blanchie (\u2026), nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019apporter l\u2019\u00e9cole \u00e0 la maison, en cr\u00e9ant l\u2019\u00e9cole digitale. Elle permet aux \u00e9l\u00e8ves de cr\u00e9er un compte digital afin d\u2019acc\u00e9der gratuitement \u00e0 des cours\u00a0\u00bb. Les cours ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits par un collectif d\u2019enseignants, et certifi\u00e9s par le minist\u00e8re en charge de l\u2019\u00e9ducation, pr\u00e9cise-t-il. Et de souligner qu\u2019un collectif d\u2019inspecteurs valide les cours avant qu\u2019ils ne soient mis sur la plateforme. \u00ab\u00a0Durant le mois de mai, l\u2019op\u00e9rateur de t\u00e9l\u00e9phonie mobile Orange a permis aux \u00e9l\u00e8ves de se connecter, m\u00eame sans m\u00e9ga. Aujourd\u2019hui, la plateforme est accessible \u00e0 100 F CFA\u00a0\u00bb, indique M. Gu\u00e9n\u00e9. Selon lui, la plateforme compte plus de 3\u00a0000 \u00e9l\u00e8ves inscrits et plus de 10\u00a0000 sont connect\u00e9s par jour. \u00ab\u00a0L\u2019urgence a fait que nous avons commenc\u00e9 avec les classes d\u2019examen. Mais, nous sommes en train de travailler \u00e0 produire des contenus pour les classes interm\u00e9diaires\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p>L\u2019apport de la pand\u00e9mie au sup\u00e9rieur<\/p>\n<p>Au niveau de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, la pand\u00e9mie est \u00e9galement per\u00e7ue comme un \u00e9l\u00e9ment catalyseur. Des initiatives sont, en effet, prises afin de pouvoir dispenser des cours aux gros effectifs \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Ouaga II. Le vice-pr\u00e9sident charg\u00e9 des enseignements et des innovations p\u00e9dagogiques, Pr Samuel Par\u00e9, par ailleurs professeur titulaire de chimie de l\u2019environnement, donne des pr\u00e9cisions\u00a0: \u00ab\u00a0(\u2026) Nous avons travaill\u00e9 \u00e0 mettre en place un syst\u00e8me. Pendant l\u2019interruption des cours, nous (les universit\u00e9s) avons travaill\u00e9 sous la conduite du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du minist\u00e8re en charge de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur pour d\u00e9velopper des approches, \u00e0 travers lesquelles on pourra donner des cours en ligne, m\u00eame pour les gros effectifs\u00a0\u00bb. L\u2019enseignement \u00e0 distance (en ligne) a toujours exist\u00e9 dans les universit\u00e9s publiques du Burkina Faso. \u00ab\u00a0Au niveau de Ouaga II, nous avons l\u2019Institut de formation ouverte \u00e0 distance (IFOAD). A l\u2019IFOAD, nous avons des apprenants \u00e0 travers toute l\u2019Afrique et hors du continent (\u2026) et les enseignants sont \u00e9galement form\u00e9s \u00e0 l\u2019utilisation des outils adapt\u00e9s \u00e0 cela, notamment comment interagir en ligne, mettre les cours \u00e0 leur disposition\u00a0\u00bb, informe Pr Par\u00e9. Mais, cette pratique, de son avis, n\u2019\u00e9tait pas dupliqu\u00e9e automatiquement aux gros effectifs. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient l\u2019apport de la pand\u00e9mie.<br \/>\nAinsi, des enseignants ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s dans cette perspective. Le Dr Soumaila Bitibaly, enseignant-chercheur \u00e0 l\u2019UFR-SEG Ouaga II est un b\u00e9n\u00e9ficiaire. Avant d\u2019appr\u00e9cier la formation, il d\u00e9clare sans ambages que \u00ab\u00a0la COVID-19 est venue montrer la limite dans plusieurs domaines et montrer que nous avons des possibilit\u00e9s \u00e0 changer notre mani\u00e8re de faire. Dans ce cadre, nous avons \u00e9t\u00e9 initi\u00e9s \u00e0 des formations \u00e0 distance\u00a0\u00bb. Selon lui, la formation a permis de savoir le format sur lequel il faut mettre le cours et le temps mis pour le dispenser. \u00ab\u00a0Nous avons \u00e9galement appris comment il faut \u00e9changer avec les \u00e9tudiants, exactement comme si on \u00e9tait en classe. Quand quelqu\u2019un veut parler, il se manifeste \u00e0 partir d\u2019un bouton et nous savons qu\u2019un tel \u00e9tudiant veut prendre la parole. Cela se fait de fa\u00e7on simultan\u00e9e comme \u00e0 l\u2019amphi. Cette innovation est majeure\u00a0\u00bb, explique le docteur Bitibaly. Concernant les innovations, les enseignants ont accompagn\u00e9 le processus, selon le Pr Par\u00e9. Mais, il y avait des difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la gestion des cours, \u00e0 savoir la question du droit d\u2019auteur. A ce titre, le directeur de l\u2019UFR-SEG, Pr No\u00ebl Thiombiano, donne des explications\u00a0: \u00ab\u00a0Le probl\u00e8me que nous avons eu avec des coll\u00e8gues \u00e9tait la question du droit d\u2019auteur des cours. Ces derniers vont poster les cours et nous ne savons pas o\u00f9 ils peuvent se retrouver. Dans l\u2019enseignement, lorsque vous prenez un cours pour dispenser, cela n\u2019est pas un plagiat. Le probl\u00e8me, ce sont ceux qui vont produire des documents avec votre cours pour les vendre, sans que l\u2019auteur ne soit au courant. C\u2019est ce qui a \u00e9t\u00e9 le point d\u2019achoppement avec des enseignants, sinon, ils connaissent bien les formations \u00e0 distance\u00a0\u00bb. Par contre, la formation des \u00e9tudiants n\u2019a pas pu se tenir, parce que la plupart d\u2019entre eux ne disposent pas d\u2019ordinateur. Les effectifs n\u2019ont pas aussi facilit\u00e9 les choses. Selon le professeur titulaire de chimie de l\u2019environnement, Samuel Par\u00e9, pour les formateurs, il fallait un maximum de 50 \u00e9tudiants par classe pour une bonne formation en 24 ou 48 heures. Pourtant, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Ouaga II, les effectifs peuvent atteindre 4\u00a0000, voire plus en premi\u00e8re ann\u00e9e.<\/p>\n<p>La connexion internet, un frein \u00e0 la digitalisation<\/p>\n<p>A entendre le vice-pr\u00e9sident charg\u00e9 des enseignements et des innovations p\u00e9dagogiques, Pr Samuel Par\u00e9, cette innovation au Burkina Faso doit \u00eatre mise dans le contexte du d\u00e9veloppement de l\u2019universit\u00e9 virtuelle qui est en train d\u2019\u00eatre op\u00e9rationnalis\u00e9e.<br \/>\n\u00ab\u00a0Elle va nous aider \u00e0 rattraper les retards et normaliser les ann\u00e9es, mais aussi d\u00e9livrer les cours \u00e0 temps\u00a0\u00bb, souligne-t-il. A travers cette innovation, le Dr Soumaila Bitibaly pense qu\u2019il faut amener les enseignants \u00e0 dispenser les cours selon les deux modes\u00a0: en pr\u00e9sentiel et sur la plateforme. \u00ab\u00a0Je peux \u00eatre en mission et \u00eatre bloqu\u00e9. J\u2019ai acc\u00e8s \u00e0 cet outil. Donc, j\u2019informe les \u00e9tudiants que je ne suis pas pr\u00e9sent, mais je vais dispenser le cours sur la plateforme\u00a0\u00bb, explique M. Bitibaly. Quant au directeur de l\u2019UFR-SEG, Pr No\u00ebl Thiombiano, il indique que le processus pourra aider les enseignants, surtout dans le syst\u00e8me LMD o\u00f9 on conna\u00eet beaucoup de retard. Concernant les gros effectifs, dit-il, ce syst\u00e8me a des avantages et des inconv\u00e9nients. L\u2019avantage, il permettait d\u2019occuper les \u00e9tudiants, ne pas les laisser dans l\u2019oisivet\u00e9 et de poursuivre les cours et les activit\u00e9s p\u00e9dagogiques. \u00ab\u00a0L\u2019inconv\u00e9nient est li\u00e9 \u00e0 nos moyens. Nous sommes dans un pays en d\u00e9veloppement o\u00f9 nous connaissons un probl\u00e8me li\u00e9 \u00e0 la connexion internet. M\u00eame si des op\u00e9rateurs ont permis \u00e0 des \u00e9tudiants de se connecter \u00e0 0 franc CFA \u00e0 cette plateforme\u00a0\u00bb, d\u00e9plore-t-il. Les interlocuteurs sont unanimes que la connexion internet demeure un casse-t\u00eate chinois dans l\u2019enseignement \u00e0 distance. \u00ab\u00a0C\u2019est l\u2019un des v\u00e9ritables freins \u00e0 la digitalisation. La qualit\u00e9 des infrastructures disponibles en mati\u00e8re de fourniture d\u2019internet et de connexion pose un v\u00e9ritable souci. Il y a aussi le co\u00fbt de la connexion qui est encore hors de port\u00e9e pour beaucoup\u00a0\u00bb, selon le journaliste-communicateur, Fabrice Gu\u00e9n\u00e9. Aux difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la connexion internet, s\u2019ajoute le mat\u00e9riel des \u00e9tudiants. \u00ab\u00a0Il faut au minimum un ordinateur ou un smartphone pour avoir acc\u00e8s \u00e0 la plateforme. Combien d\u2019\u00e9tudiants ont acc\u00e8s \u00e0 ce dispositif\u00a0?\u00bb, s\u2019interroge le Pr Thiombiano. C\u2019est tout ce qui peut constituer un inconv\u00e9nient, dit-il. A cet effet, le directeur de l\u2019UFR-SEG loue le programme \u00ab\u00a0Un \u00e9tudiant, un ordinateur\u00a0\u00bb. Certes, aux dires du Pr Par\u00e9, les cours en ligne vont aider \u00e0 r\u00e9sorber les retards. \u00ab\u00a0Mais tout cela doit aller de concert avec la correction de copies. Un enseignant peut se retrouver avec 4 000 ou 5 000 copies\u00a0\u00bb, souligne-t-il. Et de pr\u00e9ciser que le minist\u00e8re est en train d\u2019\u0153uvrer pour pr\u00e9ciser comment tout cela va se faire.<\/p>\n<p>Boubi\u00e9 G\u00e9rard BAYALA<br \/>\ngbayala@ymail.com<\/p>\n<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<\/p>\n<p>Quelques innovations africaines<\/p>\n<p>L\u2019entreprise\u00a0\u00ab\u00a0FabLab\u00a0\u00bb\u00a0de Kisumu, la troisi\u00e8me ville du Kenya, a d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019application\u00a0\u00ab\u00a0Msafari\u00a0\u00bb\u00a0(Safari signifie voyage en swahili), qui permet de suivre les d\u00e9placements des passagers des transports collectifs.\u00a0Elle permet aux passagers qui prennent un minibus de transport collectif de s\u2019identifier, en m\u00eame temps qu\u2019ils entrent le num\u00e9ro d\u2019immatriculation du v\u00e9hicule.\u00a0\u00ab\u00a0Si l\u2019un des passagers est test\u00e9 positif, nous sommes en mesure de retrouver toutes les personnes qui se sont enregistr\u00e9es et qui \u00e9taient \u00e0 bord du v\u00e9hicule\u00a0\u00bb, souligne\u00a0Tairus\u00a0Ooyi, un\u00a0des responsables\u00a0de\u00a0\u00ab\u00a0FabLab\u00a0\u00bb.\u00a0Au Ghana, des universit\u00e9s d\u2019Accra et de Kumasi ont joint leurs efforts pour concevoir un respirateur co\u00fbtant entre 500 et 1\u00a0000 dollars (entre 250\u00a0000 et 500 000 F CFA), dont le montage ne prend qu\u2019une heure.\u00a0En Somalie, un \u00e9tudiant de 21 ans, Mohamed\u00a0Adawe, a invent\u00e9 un accessoire facilitant la r\u00e9animation cardio-respiratoire.\u00a0Le dispositif est compos\u00e9 d\u2019un ballon autoremplisseur press\u00e9 m\u00e9caniquement, et reli\u00e9 au patient par un tuyau. Bien que cette machine ne soit pas aussi efficace que les ventilateurs dernier cri, elle permet d\u2019\u00e9viter au personnel soignant d\u2019avoir \u00e0 ventiler manuellement une personne atteinte du coronavirus, et donc de garder ses distances pour limiter la propagation de la Covid-19. Le Rwanda utilise des robots humano\u00efdes dans les centres de traitement du coronavirus, pour minimiser les contacts entre humains. Ils sont notamment en mesure de prendre la temp\u00e9rature des patients.<\/p>\n<p>B.G.B.<\/p>\n<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<\/p>\n<p>La crise acc\u00e9l\u00e8re le programme \u00ab\u00a0Un \u00e9tudiant, un ordinateur\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La crise sanitaire a donn\u00e9 un coup d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur dans l\u2019ex\u00e9cution du programme du pr\u00e9sident du Faso, \u00ab\u00a0Un \u00e9tudiant, un ordinateur\u00a0\u00bb. Car c\u2019est au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e de son mandat que le Programme se concr\u00e9tise sur le terrain. En effet, le ministre de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur, de la Recherche scientifique et de l\u2019Innovation, Alkassoum Ma\u00efga, a remis, le jeudi 28 mai 2020 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, les ordinateurs des premiers b\u00e9n\u00e9ficiaires du Programme. Ces appareils vont faciliter la prise des cours en ligne par un grand nombre d\u2019\u00e9tudiants. Pour b\u00e9n\u00e9ficier de ces ordinateurs subventionn\u00e9s par l\u2019Etat \u00e0 hauteur de 60% avec une subvention plafonn\u00e9e \u00e0 100 000 F CFA, l\u2019\u00e9tudiant en licence souscrit sur la plateforme \u00ab\u00a0Campusfaso\u00a0\u00bb et paie sa quotit\u00e9 qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 40% du co\u00fbt de l\u2019ordinateur. Il a la possibilit\u00e9 de payer sa quotit\u00e9 au comptant ou de contracter un pr\u00eat avec la banque partenaire du FONER ou du CIOSPB.<\/p>\n<p>B.G.B.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pand\u00e9mie de la COVID-19 n\u2019a \u00e9pargn\u00e9 aucun domaine d\u2019activit\u00e9 humaine \u00e0 travers le monde. Ses cons\u00e9quences sont d\u00e9sastreuses. Cependant, la crise sanitaire a donn\u00e9 la possibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 d\u2019innover afin de vivre avec elle. Les techniciens du continent africain se sont \u00e9galement mobilis\u00e9s dans la lutte contre cette maladie. A quelque chose, dit-on, malheur [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":736,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[87,89],"tags":[],"class_list":{"0":"post-735","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-developpement","8":"category-la-une-site"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2020\/09\/coronacar.jpg?fit=756%2C567&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-bR","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/735","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=735"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/735\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/736"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=735"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=735"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=735"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}