{"id":802,"date":"2021-01-05T09:27:04","date_gmt":"2021-01-05T09:27:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=802"},"modified":"2021-01-05T09:27:04","modified_gmt":"2021-01-05T09:27:04","slug":"noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/01\/05\/noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere\/","title":{"rendered":"Noix de cajou: Le second souffle de la fili\u00e8re\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"<p><strong> \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong><strong>Les acteurs de la fili\u00e8re anacarde font face \u00e0 la faiblesse des rendements des vergers, de la transformation et de la commercialisation de la noix de cajou. Ces multiples difficult\u00e9s rendent la fili\u00e8re peu performante. Toutefois, la cr\u00e9ation du Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde commence \u00e0 donner un souffle nouveau \u00e0 cette fili\u00e8re qui fait vivre des milliers de producteurs. Immersion dans un secteur en mutation\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p>Le cajou est aujourd\u2019hui le 3<sup>e<\/sup> produit agricole \u00e0 l\u2019exportation, apr\u00e8s le coton et le s\u00e9same, au Burkina Faso. L\u2019anacardier constitue ainsi un enjeu \u00e9conomique pour le pays. Plus de 23\u00a0400 producteurs tirent leurs revenus dans le secteur, selon le Comit\u00e9 interprofessionnel de l\u2019anacarde du Burkina Faso (CIA-B). Cette fa\u00eeti\u00e8re estime la production annuelle entre 100\u00a0000 et 120\u00a0000 tonnes. Mais, le hic, est que 10% seulement de cette production fait l\u2019objet de transformation sur place. Aussi, les prix d\u2019achat de la noix brute ne sont pas respect\u00e9s sur le terrain. A entendre les acteurs, la faiblesse des rendements des vergers, ainsi que de la transformation et de la commercialisation de la noix de cajou plombe le d\u00e9collage de la fili\u00e8re. Cependant, un vent nouveau commence \u00e0 souffler sur ladite fili\u00e8re. Le Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde (CBA) tient d\u00e9sormais l\u2019avenir du secteur entre ses mains. C\u2019est un \u00e9tablissement public de l\u2019Etat \u00e0 caract\u00e8re \u00e9conomique qui a pour mission la r\u00e9gulation, le suivi et le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s de la fili\u00e8re. Loin des vergers, la structuration de la fili\u00e8re se fic\u00e8le au si\u00e8ge du CBA, log\u00e9 au 3<sup>e<\/sup> \u00e9tage d\u2019un immeuble, au centre-ville de Bobo-Dioulasso. En cette matin\u00e9e du vendredi 30 octobre 2020, les premiers rayons solaires viennent d\u2019apparaitre sur l\u2019agglom\u00e9ration. Comme de coutume, le centre-ville commence \u00e0 grouiller de monde. L\u2019ambiance est particuli\u00e8re aux alentours du grand march\u00e9. Pi\u00e9tons, conducteurs de tricycles et de v\u00e9hicules, cyclistes et motocyclistes se disputent le passage. Difficile de raisonner certains, de peur de \u00ab\u00a0<em>prendre<\/em>\u00a0\u00bb des injures \u00ab\u00a0<em>matinales<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est dans ce d\u00e9sordre que nous parvenons \u00e0 nous frayer un chemin, pour respecter l\u2019heure du rendez-vous avec le Directeur g\u00e9n\u00e9ral (DG) du CBA, Joseph Zerbo. Au pied du b\u00e2timent, des vigiles veillent aux entr\u00e9es et sorties des diff\u00e9rents services. Apr\u00e8s les salutations d\u2019usage et renseignements, ils nous orientent vers les escaliers qui m\u00e8nent au 3<sup>e<\/sup> \u00e9tage. Dans l\u2019immeuble, l\u2019ambiance est quasi religieuse. Seuls, quelques bruits des moteurs m\u00eal\u00e9s aux klaxons et cris nous parviennent par des fen\u00eatres ouvertes. Une fois dans le bureau du DG, nous constatons qu\u2019il n\u2019est pas totalement am\u00e9nag\u00e9. Certainement, la jeunesse de la structure en est une explication. Sa cr\u00e9ation date en effet du 9 mai 2019 par d\u00e9cret pris en Conseil des ministres. Quant \u00e0 la nomination du DG et des membres du Conseil d\u2019administration, elle remonte au 16 octobre 2019. Des explications de M. Zerbo, la cr\u00e9ation du CBA rel\u00e8ve d\u2019un constat : \u00ab<em> une organisation insuffisante du march\u00e9\u00a0\u00bb. <\/em>En effet, les prix d\u2019achat de la noix de cajou, dit-il, sont fix\u00e9s par d\u2019autres acteurs qui ne sont pas forc\u00e9ment des nationaux. Aussi, regrette-t-il, ces prix ne refl\u00e8tent pas la r\u00e9alit\u00e9 du terrain<em>. <\/em>Et de faire savoir que l\u2019Etat en g\u00e9n\u00e9ral et les acteurs en particulier, ne tirent pas assez profit du potentiel de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Un manuel \u00e9labor\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"805\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/01\/05\/noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere\/6-5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?fit=507%2C298&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"507,298\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"6\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?fit=300%2C176&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?fit=507%2C298&amp;ssl=1\" class=\"alignleft size-full wp-image-805\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?resize=507%2C298&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"507\" height=\"298\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?w=507&amp;ssl=1 507w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/6.jpg?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/>Au sujet des prix d\u2019achat des noix, le pr\u00e9sident entrant de l\u2019Union nationale des producteurs d\u2019anacarde (UNPA), Abdoulaye Traor\u00e9, confirme que les acheteurs ne les respectent pas. \u00ab\u00a0<em>Le prix plancher n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 respect\u00e9\u00a0\u00bb, <\/em>indique -t-il<em>. <\/em>A titre d\u2019exemple, explique M. Traor\u00e9, cette ann\u00e9e, le prix est fix\u00e9 \u00e0 330 F CFA. \u00ab\u00a0<em>Mais sur le terrain, le produit s\u2019ach\u00e8te \u00e0 275, 260 voire 250 F CFA le kilogramme<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Mais cette ann\u00e9e, le pr\u00e9sident de l\u2019UNPA pointe d\u2019un doigt accusateur, en partie, la maladie \u00e0 coronavirus. Ces dysfonctionnements dans la fili\u00e8re expliquent la \u00ab\u00a0<em>naissance<\/em>\u00a0\u00bb du CBA. C\u2019est l\u2019argent des pr\u00e9l\u00e8vements de 25 F CFA\/kg sur les exportations de la noix de cajou brute, depuis 2018, par l\u2019Etat, qui a permis sa cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Le respect des prix d\u2019achat reste ainsi un chantier qui attend la structure. En effet, le CBA doit contribuer \u00e0 la mise en place d\u2019un m\u00e9canisme de fixation de prix bord champ minimum garanti aux producteurs, et veiller au respect de l\u2019application de ces prix. Selon son DG, en une ann\u00e9e de fonctionnement, les lignes commencent \u00e0 bouger. Un manuel de proc\u00e9dures administratives, comptables et financi\u00e8res est \u00e9labor\u00e9, dit-il. \u00ab\u00a0<em>Au-del\u00e0 de cela, nous sommes en train d\u2019\u00e9laborer notre plan strat\u00e9gique de d\u00e9veloppement du Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde <\/em>\u00bb, ajoute M. Zerbo. Les urgences aujourd\u2019hui, confie-t-il, \u00ab\u00a0<em>c\u2019est que nous sommes venus trouver une faiti\u00e8re qui se d\u00e9brouillait tant bien que mal, avec des ressources qu\u2019elle avait \u00e0 travers les cotisations, pour pouvoir mener \u00e0 bien un certain nombre d\u2019activit\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est pourquoi, poursuit-il, dans le cadre du programme d\u2019activit\u00e9s 2020 du CBA, des ressources financi\u00e8res sont mises \u00e0 la disposition des maillons (les producteurs, les commer\u00e7ants et exportateurs ainsi que les transformateurs). La mise \u00e0 disposition de ces ressources s\u2019est faite \u00e0 travers une convention de subvention des activit\u00e9s internes des fa\u00eeti\u00e8res et des activit\u00e9s de fonctionnement \u00e0 travers l\u2019interprofession qui est garante de la bonne utilisation desdites ressources. Les financements re\u00e7us en 2020 par les diff\u00e9rentes fa\u00eeti\u00e8res s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 plus de 500 millions F CFA, selon le DG du CBA. D\u2019ailleurs, le pr\u00e9sident de l\u2019Union des producteurs, Abdoulaye Traor\u00e9, confirme avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ladite subvention. \u00ab\u00a0<em>Notre premi\u00e8re tranche de financement s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 70 millions F CFA<\/em>\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le M. Traor\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Il est important de noter que les activit\u00e9s pour lesquelles, on leur remet ces ressources sont contenues dans le programme d\u2019activit\u00e9s du Conseil. Nous avons un programme d\u2019activit\u00e9s global dans lequel un certain nombre d\u2019activit\u00e9s sont cibl\u00e9es qui, \u00e0 notre sens, peuvent \u00eatre men\u00e9es par les acteurs eux-m\u00eames. Nous avons fait le point de ces activit\u00e9s qui doivent contribuer \u00e0 l\u2019atteinte de la mission du CBA<\/em>\u00a0\u00bb, souligne le DG du CBA.<\/p>\n<p><strong>L\u2019am\u00e9lioration des rendements, un d\u00e9fi<\/strong><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"806\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/01\/05\/noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere\/7-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?fit=800%2C600&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"800,600\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;3.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;COOLPIX S2800&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1604053216&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.6&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;80&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.025&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"7\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?fit=696%2C522&amp;ssl=1\" class=\"alignleft size-full wp-image-806\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"522\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/7.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Parmi ces activit\u00e9s, figurent entre autres, le fonctionnement du secr\u00e9tariat permanent de chaque maillon et celui de son si\u00e8ge. \u00ab\u00a0<em>Pour pouvoir mener \u00e0 bien notre mission, nous en tant que structure centrale, il y a des activit\u00e9s pour lesquelles, il faut avoir des relais<\/em>\u00a0\u00bb, fait savoir M. Zerbo. Les acteurs eux-m\u00eames, ajoute-t-il, sont des relais sur la vision que \u00ab\u00a0<em>nous allons donner pour qu\u2019ils soient des acteurs de transmission d\u2019un certain nombre d\u2019actions que nous voulons faire. Toutes ces actions sont dans cette convention de subvention qui leur permet de tenir leur r\u00e9union statutaire, de s\u2019organiser, de faire des missions, etc.<\/em>\u00a0\u00bb. Et de pr\u00e9ciser que pour une question de suivi, ces ressources sont donn\u00e9es par tranches trimestrielles.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019am\u00e9lioration des rendements des vergers reste \u00e9galement un d\u00e9fi pour le CBA. Pour le relever, la structure sollicite la contribution de la recherche scientifique. Ainsi, dans le cadre de la mise en \u0153uvre de son programme d\u2019activit\u00e9s 2020, le Conseil burkinab\u00e9 de l\u2019anacarde a sign\u00e9, le mercredi 12 ao\u00fbt dernier \u00e0 Bobo-Dioulasso, une convention de partenariat avec la direction r\u00e9gionale de l\u2019Ouest de l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA), sise \u00e0 Farako-B\u00e2. Ce partenariat vise l\u2019am\u00e9lioration du rendement de l\u2019anacardier et la qualit\u00e9 des noix de cajou, afin de rendre la fili\u00e8re davantage performante. C\u2019est un appui financier de 30 millions F CFA pour les cinq mois (ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2020), r\u00e9v\u00e8le, Vianney W. Tarpaga, coordonnateur du Centre national de sp\u00e9cialisation fruits et l\u00e9gumes \u00e0 l\u2019INERA. \u00ab\u00a0<em>Ce sont des fonds publics et la gestion est confi\u00e9e \u00e0 l\u2019INERA qui se charge de financer les activit\u00e9s valid\u00e9es dans la convention. Il y a un dispositif de suivi qui est mis en place par le CBA et l\u2019INERA<\/em>\u00a0\u00bb, dit-il. La signature de ce partenariat vise \u00e0 enrichir la collection de recherche de l\u2019INERA qui se situe \u00e0 deux niveaux \u00e0 la station de Farako-B\u00e2 et de Banfora. De ses explications, la collection est un regroupement de sp\u00e9cimens d\u2019anacardiers qui ont une valeur scientifique. \u00ab\u00a0<em>Cette valeur peut \u00eatre son niveau de rendement qui est au-del\u00e0 de ce que les arbres produisent, ou de sa r\u00e9sistance aux maladies. Par exemple, on peut se rendre compte que dans une zone, certains arbres sont attaqu\u00e9s par une maladie donn\u00e9e, vous avez un arbre qui est au milieu et qui \u00e9chappe \u00e0 cette maladie. Quand c\u2019est comme cela, l\u2019arbre pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat particulier<\/em>. <em>Ce sont ces arbres que nous prenons et mettons dans la collection de recherche. C\u2019est comme un r\u00e9servoir de bon mat\u00e9riel o\u00f9 nous allons tirer progressivement ce dont nous avons besoin pour am\u00e9liorer cette esp\u00e8ce au fil des ann\u00e9es. C\u2019est \u00e7a la collection de recherche<\/em>\u00a0\u00bb, souligne M. Tarpaga.<\/p>\n<p><strong><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"803\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/01\/05\/noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere\/3-5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?fit=900%2C675&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,675\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;3.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;COOLPIX S2800&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1604142499&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.6&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;200&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.004&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?fit=696%2C522&amp;ssl=1\" class=\"alignleft size-full wp-image-803\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"522\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/3.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Que le fonds devienne consistant\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Et d\u2019indiquer qu\u2019il est pr\u00e9vu ensuite de s\u00e9curiser cette collection. \u00ab\u00a0<em>Au sein des stations de recherche, nous n\u2019avons pas de s\u00e9curit\u00e9 parce qu\u2019elles sont des passoires. Elles ne sont pas cl\u00f4tur\u00e9es. N\u2019importe qui rentre et ressort. Pendant que vous voulez \u00e9valuer le potentiel de production de l\u2019arbre, on vient vous subtiliser les noix nuitamment. Vous avez ainsi des difficult\u00e9s \u00e0 quantifier ce que le jeune arbre que vous avez mis en terre donne. Pour avoir des donn\u00e9es fiables, cette convention va nous permettre de s\u00e9curiser ces plantations (\u2026) <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>En plus, Vianney W. Tarpaga trouve que la convention est la bienvenue. C\u2019est la toute premi\u00e8re fois que \u00ab\u00a0<em>nous recevons des fonds publics pour conduire la recherche sur l\u2019anacardier<\/em>. <em>Depuis 2011, nous sommes sur l\u2019am\u00e9lioration vari\u00e9tale de l\u2019anacardier, mais cela a toujours \u00e9t\u00e9 avec l\u2019appui des financements ext\u00e9rieurs, notamment la coop\u00e9ration allemande ou des fonds comp\u00e9titifs o\u00f9 il faut \u00e9crire les projets, aller soumettre \u00e0 comp\u00e9tition, recevoir des subventions pour pouvoir faire le travail\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Par ailleurs, M. Tarpaga estime que le champ de la recherche est vaste. \u00ab\u00a0<em>Il ne se limite pas au d\u00e9veloppement du mat\u00e9riel. Il y a beaucoup d\u2019autres aspects, notamment la transformation de la mati\u00e8re premi\u00e8re, les sous-produits de l\u2019anacardier. Il y a beaucoup de sous-produits qui ont plus de valeur que la noix, il faut travailler \u00e0 les valoriser<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Ce sont d\u2019autres champs de recherche, reconna\u00eet M. Tarpaga, notamment le domaine \u00e9nerg\u00e9tique. Et de r\u00e9v\u00e9ler qu\u2019il y a une substance au niveau de la coque qui a une haute valeur \u00e9nerg\u00e9tique et qui peut \u00eatre valoris\u00e9e avec plus de recherche dans ce domaine. C\u2019est pourquoi, il souhaite que ce fonds devienne consistant afin que plusieurs maillons puissent \u00eatre int\u00e9ress\u00e9s. \u00ab\u00a0<em>C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on pourrait aboutir \u00e0 une fili\u00e8re qui contribue significativement au d\u00e9veloppement \u00e9conomique du Burkina Faso<\/em>\u00a0\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p><strong>Boubi\u00e9 G\u00e9rard BAYALA<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"mailto:gbayala@ymail.com\">gbayala@ymail.com<\/a><\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>La fili\u00e8re anacarde en quelques chiffres<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>La fili\u00e8re anacarde compte 23\u00a0425 producteurs regroup\u00e9s en plus de 647 groupements et coop\u00e9ratives. 45\u00a0000 m\u00e9nages agricoles tirent l\u2019essentiel de leurs revenus de la vente de la noix de cajou. Les quatre principales r\u00e9gions productrices sont les Cascades avec 40%, le Sud-Ouest, 30%, les Hauts-Bassins, 20% et le Centre-Ouest avec 10%. Plus de 255\u00a0000 hectares sont emblav\u00e9s. Et la production annuelle varie de 100\u00a0000 \u00e0 120\u00a0000 tonnes l\u2019an<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Sources\u00a0: CIA-B et CBA<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.B.G.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>\u00a0Le Burkina Faso ne dispose pas de vari\u00e9t\u00e9s d\u2019anacardiers<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>\u00ab\u00a0<em>Pour le moment, nous n\u2019avons pas de vari\u00e9t\u00e9s d\u2019anacardiers au Burkina Faso. Ce sont des arbres qui ont \u00e9t\u00e9 introduits ici avec pour objectif, de prot\u00e9ger l\u2019environnement. Juste des plantations de couverture. Quand on dit une vari\u00e9t\u00e9, cela signifie que vous avez une production homog\u00e8ne \u00e0 tout bout de champ dans votre plantation. Nous avons par exemple, des vari\u00e9t\u00e9s de manguiers, orangers, bananiers. Mais pour ce qui concerne l\u2019anacardier, nous n\u2019en avons pas. Dans d\u2019autres pays, il y en a. Vous entendrez parler de la vari\u00e9t\u00e9\u00a0jumbo au Br\u00e9sil. Ce n\u2019est qu\u2019au cours de cette derni\u00e8re d\u00e9cennie que la recherche a commenc\u00e9 notamment en Afrique de l\u2019Ouest. Il y a ceux qui sont en avance et ont commenc\u00e9 \u00e0 sortir leurs premi\u00e8res vari\u00e9t\u00e9s, \u00e0 l\u2019image du Ghana ou peut-\u00eatre de la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Au Burkina Faso, nous sommes sur la voie d\u2019aller aux premi\u00e8res vari\u00e9t\u00e9s. Ce que les producteurs ont, nous les appelons des cultiva, \u00e9cotypes. On ne peut pas leur conf\u00e9rer l\u2019appellation vari\u00e9t\u00e9s. C\u2019est un m\u00e9lange, vous verrez des pommes jaunes, rouges, m\u00e9lang\u00e9s au sein du m\u00eame verger. Il faut un long travail avant d\u2019aboutir aux vari\u00e9t\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Source\u00a0: Vianney W. Tarpaga<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.B.G.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>24 unit\u00e9s de transformation d\u2019anacarde d\u2019ici \u00e0 2024 <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Aujourd\u2019hui, le taux de transformation se situe autour de 10%. Avec la mise en place de \u00ab\u00a0Initiative anacarde\u00a0\u00bb, il faut passer \u00e0 45% d\u2019ici \u00e0 2024. Il faut une r\u00e9organisation d\u2019un certain nombre d\u2019actions pour pouvoir transformer au moins 45% de la production locale. Dans l\u2019\u00e9laboration de notre programme d\u2019activit\u00e9s, nous avons pris en compte cet outil. D\u2019ici \u00e0 2024, il est pr\u00e9vu la mise en place de 24 unit\u00e9s de transformation d\u2019anacarde. 18 unit\u00e9s de transformation de la noix et 6 unit\u00e9s de transformation de la pomme qui n\u2019est pas encore assez valoris\u00e9e. La pomme peut \u00eatre valoris\u00e9e. On peut faire du jus avec, de la confiture, du vin. Toutes ces \u00e9tudes sont d\u00e9j\u00e0 disponibles. Les \u00e9tudes ont montr\u00e9 que lorsqu\u2019on transforme dix tonnes de noix brute de cajou, on cr\u00e9e un emploi permanent<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Source\u00a0: DG du CBA<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.B.G.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p>Vianney W. Tarpaga, coordonnateur du Centre national de sp\u00e9cialisation fruits et l\u00e9gumes<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>\u00a0\u00ab\u00a0<em>Vous ne pouvez rien r\u00e9ussir, sans une contribution de la recherche<\/em>\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"807\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/01\/05\/noix-de-cajou-le-second-souffle-de-la-filiere\/8-3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?fit=711%2C435&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"711,435\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;3.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;COOLPIX S2800&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1604140832&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.6&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;200&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.04&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"8\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?fit=300%2C184&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?fit=696%2C426&amp;ssl=1\" class=\"alignleft size-full wp-image-807\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?resize=696%2C426&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?w=711&amp;ssl=1 711w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?resize=300%2C184&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?resize=696%2C426&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/8.jpg?resize=686%2C420&amp;ssl=1 686w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Le coordonnateur du Centre national de sp\u00e9cialisation fruits et l\u00e9gumes \u00e0 l\u2019INERA, Vianney W. Tarpaga, revient sur les d\u00e9tails du partenariat entre le CBA et l\u2019INERA, dans la structuration de la fili\u00e8re anacarde, au cours de cette interview r\u00e9alis\u00e9e le 31 octobre 2020 \u00e0 Bobo-Dioulasso. <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong><em>Quel peut \u00eatre l\u2019apport de la recherche dans la structuration de la fili\u00e8re anacarde\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Vous ne pouvez rien r\u00e9ussir, quel que soit le domaine d\u2019activit\u00e9, sans une contribution de la recherche. Le r\u00f4le de la recherche est d\u2019abord de d\u00e9blayer le terrain, identifier ce qui peut \u00eatre des obstacles \u00e0 votre projet et proposer des solutions, anticiper, afin d\u2019avancer avec beaucoup plus de chances de r\u00e9ussir. En ce qui concerne la fili\u00e8re anacarde, c\u2019est ce qu\u2019il fallait faire. Pendant longtemps, cette fili\u00e8re \u00e9tait un peu laiss\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame, parce qu\u2019\u00e0 l\u2019origine, l\u2019anacardier a \u00e9t\u00e9 introduit comme plante de reboisement, pour juste pr\u00e9venir la d\u00e9gradation de l\u2019environnement. C\u2019est avec le temps, petit \u00e0 petit, que la noix a commenc\u00e9 \u00e0 prendre de la valeur. Elle est devenue une fili\u00e8re porteuse. Les producteurs tirent quelque chose de leurs plantations malgr\u00e9 le fait que ces plantations ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es avec du mat\u00e9riel non cibl\u00e9, s\u00e9lectionn\u00e9 pour cette production. La recherche viendra comme le moyen d\u2019accompagner cette fili\u00e8re, pour tirer vraiment la meilleure partie de son potentiel. Et tout commence par le mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal, parce que c\u2019est la plante que vous devez mettre en terre pour tirer tout ce que vous pouvez imaginer comme produits et sous-produits de cet arbre. Donc, la convention avec CBA est ax\u00e9e sur un certain nombre d\u2019activit\u00e9s qui visent \u00e0 renforcer la capacit\u00e9 de l\u2019INERA \u00e0 donner \u00e0 terme, du mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal de qualit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire des arbres productifs aux producteurs. La recherche tentait de faire quelque chose pour cette fili\u00e8re avec l\u2019appui de partenaires ext\u00e9rieurs, notamment la coop\u00e9ration allemande. On avait d\u00e9j\u00e0 initi\u00e9 des prospections de collecte de mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal qui consiste \u00e0 faire des enqu\u00eates aupr\u00e8s des paysans dans leurs vergers, pour voir le potentiel des arbres. Cela nous avait permis d\u2019initier la constitution de collection de recherches. Et le CBA dans sa convention, nous a donn\u00e9 la possibilit\u00e9 de consolider cette collection, qui est un lot d\u2019arbres dont nous estimons avoir un potentiel hautement productif pour les futurs vergers. Voil\u00e0 un peu le c\u0153ur de la convention, qui est de consolider cette collection.<\/p>\n<p><strong><em>Apr\u00e8s la signature de la convention, qu\u2019est-ce qui a \u00e9t\u00e9 concr\u00e8tement fait sur le terrain\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La convention a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e en ao\u00fbt 2020, pour courir jusqu\u2019en d\u00e9cembre, avec des perspectives de renouvellement sur des p\u00e9riodes plus longues. Ce qui a \u00e9t\u00e9 inscrit dedans en d\u00e9tail, c\u2019est d\u2019enrichir la collection de recherche de l\u2019INERA qui se situe \u00e0 deux niveaux \u00e0 la station de Farako-B\u00e2 et de Banfora. Il est pr\u00e9vu ensuite de s\u00e9curiser cette collection. C\u2019est vrai, au sein des stations de recherche, nous n\u2019avons de s\u00e9curit\u00e9. Car, les stations sont des passoires. Elles ne sont pas cl\u00f4tur\u00e9es et n\u2019importe qui rentre et ressort. Pendant que vous voulez \u00e9valuer le potentiel de production de l\u2019arbre, on vient vous subtiliser les noix nuitamment. Vous avez ainsi des difficult\u00e9s \u00e0 quantifier ce que le jeune arbre que vous avez mis en terre donne. Pour avoir des donn\u00e9es fiables, cette convention va nous permettre de s\u00e9curiser ces plantations. Egalement une activit\u00e9 majeure va se faire en milieu paysan. On avait install\u00e9 ce qu\u2019on appelle le parc \u00e0 bois qui est une plantation destin\u00e9e aux p\u00e9pini\u00e9ristes, une plantation o\u00f9 on a multipli\u00e9 un certain nombre d\u2019arbres que nous appelons des arbres \u00e9lites, dont la productivit\u00e9 d\u00e9passe la moyenne de ce que les producteurs connaissent actuellement. C\u2019est destin\u00e9 aux p\u00e9pini\u00e9ristes qui vont prendre le greffon sur ces arbres et multiplier par le greffage, donc produire des plantes greff\u00e9es pour les producteurs. Ce sont les plus grands volets que cette convention va permettre de r\u00e9aliser.<\/p>\n<p><strong><em>Que peut-on comprendre par la collection de l\u2019INERA?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La collection est un regroupement de sp\u00e9cimens d\u2019anacardiers qui a une valeur scientifique. Cette valeur peut \u00eatre son niveau de rendement qui est au-del\u00e0 de ce que les arbres produisent, ou la r\u00e9sistance aux maladies. On peut se rendre compte par exemple que dans une zone, certains arbres sont attaqu\u00e9s par une maladie donn\u00e9e, vous avez un arbre qui est au milieu et qui \u00e9chappe \u00e0 cette maladie. Quand c\u2019est comme \u00e7a, c\u2019est cet arbre qui pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat particulier. C\u2019est un ensemble d\u2019arbres comme \u00e7a, sp\u00e9cifiques, que nous prenons et mettons dans la collection de recherche. C\u2019est comme un r\u00e9servoir de bon mat\u00e9riel o\u00f9 nous allons tirer progressivement ce dont nous avons besoin, pour am\u00e9liorer cette esp\u00e8ce au fil des ann\u00e9es. C\u2019est \u00e7a la collection de recherche.<\/p>\n<p><strong><em>Comment le CBA vous soutient-il\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un appui financier de 30 millions F CFA pour les cinq mois. Ce sont des fonds publics et la gestion est confi\u00e9e \u00e0 l\u2019INERA qui se charge de financer les activit\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es dans la convention. Il y a un dispositif de suivi qui est mis en place par le CBA et l\u2019INERA. La convention est la bienvenue. C\u2019est la toute premi\u00e8re fois que nous recevons des fonds publics pour conduire la recherche sur l\u2019anacardier. Depuis 2011, nous sommes sur cette am\u00e9lioration vari\u00e9tale de l\u2019anacardier, mais cela a toujours \u00e9t\u00e9 le cas, avec l\u2019appui de financements ext\u00e9rieurs, notamment la coop\u00e9ration allemande ou de fonds comp\u00e9titifs, o\u00f9 il faut \u00e9crire les projets et aller les soumettre \u00e0 comp\u00e9tition, recevoir des subventions pour pouvoir faire le travail. C\u2019est un geste \u00e0 saluer.<\/p>\n<p>I<strong>nterview r\u00e9alis\u00e9e par <\/strong><\/p>\n<p><strong>Boubi\u00e9 G\u00e9rard BAYALA<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Nous sommes venus trouver une fili\u00e8re qui a beaucoup de defis \u00e0 relever <\/em>\u00bb, <strong>Joseph Zerbo, DG du CBA<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral du Conseil burkinab\u00e8 d\u2019anacarde (CBA), Joseph Zerbo, donne dans cette interview, r\u00e9alis\u00e9e le 30 octobre 2020 \u00e0 Bobo-Dioulasso, quelques raisons de la structuration de la fili\u00e8re anacarde. <\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Pouvez-vous nous pr\u00e9senter le Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde est un \u00e9tablissement public de l\u2019Etat \u00e0 caract\u00e8re \u00e9conomique, avec pour mission principale la r\u00e9gulation, le suivi et le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s de la fili\u00e8re anacarde au Burkina Faso. Le CBA a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en mai 2019 par d\u00e9cret pris en Conseil des ministres. Mais la mise en place de ses organes dirigeants a eu lieu le 16 octobre 2019 avec la nomination des administrateurs, du Pr\u00e9sident du Conseil d\u2019administration et du Directeur g\u00e9n\u00e9ral. La cr\u00e9ation du CBA rel\u00e8ve d\u2019un constat. Nous avons constat\u00e9 une organisation insuffisante du march\u00e9. En effet, les prix d\u2019achat \u00e9taient fix\u00e9s par d\u2019autres acteurs qui ne sont pas forc\u00e9ment des nationaux. Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que ces prix ne refl\u00e9taient pas la r\u00e9alit\u00e9 du terrain. Mieux, malgr\u00e9 le potentiel de la fili\u00e8re, l\u2019Etat de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale et les acteurs de fa\u00e7on sp\u00e9cifique, n\u2019arrivaient pas \u00e0 en tirer assez profit. Il fallait donc cr\u00e9er une structure charg\u00e9e sp\u00e9cifiquement de la fili\u00e8re. Cela a \u00e9t\u00e9 fait, parce que dans le Plan national de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social, il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 qu\u2019il faut davantage organiser les fili\u00e8res porteuses. C\u2019est ce qui a pr\u00e9valu \u00e0 la mise en place du Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde qui est plac\u00e9 sous la tutelle technique du minist\u00e8re de Commerce, de l\u2019Industrie et de l\u2019Artisanat et la tutelle financi\u00e8re du minist\u00e8re de l\u2019Economie, des Finances et du D\u00e9veloppement\u00a0; avec son si\u00e8ge est \u00e0 Bobo-Dioulasso.<\/p>\n<p><strong><em>Quels sont ses organes de gestion\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Nous avons le Conseil d\u2019administration. Sa structuration sort de l\u2019ordinaire, car il est compos\u00e9 des acteurs directs de la fili\u00e8re anacarde. Il s\u2019agit des fa\u00eeti\u00e8res nationales des producteurs, des commer\u00e7ants\/ exportateurs et des transformateurs. En plus de ces trois, il y a le Comit\u00e9 interprofession de l\u2019anacarde du Burkina. Ces quatre faiti\u00e8res sont membres du Conseil d\u2019administration. Au niveau de l\u2019administration centrale, nous avons quatre acteurs majeurs qui sont repr\u00e9sent\u00e9s. Deux administrateurs repr\u00e9sentants le minist\u00e8re en charge du commerce et de l\u2019industrie, un repr\u00e9sentant le minist\u00e8re en charge des finances, et un repr\u00e9sentant du minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture. Le personnel du CBA y est aussi repr\u00e9sent\u00e9 par une personne. Le Conseil d\u2019administration est compos\u00e9 au total de neuf (09) membres administrateurs. Comme vous le constatez, les membres sont au nombre de quatre pour les acteurs directs de la fili\u00e8re, ainsi que pour l\u2019administration publique. C\u2019est donc un Conseil d\u2019administration \u00e9quilibr\u00e9 pour que tout ce qui se d\u00e9cide comme action puisse se faire de fa\u00e7on participative et inclusive. C\u2019est cette instance qui donne les orientations sur ce que la direction g\u00e9n\u00e9rale doit faire. Le programme d\u2019activit\u00e9s est adopt\u00e9 par le Conseil d\u2019administration et est soumis aux deux ministres de tutelle qui le valident en derni\u00e8re ressort.<\/p>\n<p><strong><em>Quelles sont les missions d\u00e9volues au CBA\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le CBA a pour mission, la r\u00e9gulation, le suivi et le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s de la fili\u00e8re anacarde au Burkina Faso. A ce titre, il est charg\u00e9, entre autres de\u00a0: contribuer \u00e0 la mise en place d\u2019un m\u00e9canisme de fixation de prix bord champ minimum garanti aux producteurs et veiller au respect de l\u2019application de ces prix ; \u00e9laborer et faire respecter des codes de bonne conduite au sein de la fili\u00e8re anacarde ; instruire\u00a0 les demandes d\u2019agr\u00e9ments des acteurs de la fili\u00e8re\u00a0; veiller au respect des principes et r\u00e8gles r\u00e9gissant les activit\u00e9s de la fili\u00e8re notamment en mati\u00e8re de commercialisation des produits de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la mise en place d\u2019un m\u00e9canisme de fixation du prix minimum garanti aux producteurs, le processus de recrutement d\u2019un consultant est d\u00e9j\u00e0 assez avanc\u00e9 et nous esp\u00e9rons que les conclusions de cet important travail seront disponibles en 2021. Pour veiller au respect du prix minimum garanti, il est pr\u00e9vu que nous mettions en place des agr\u00e9ments professionnels notamment pour les acheteurs et les exportateurs de la noix brute\u00a0; toute chose qui devrait permettre de professionnaliser davantage les acteurs et de les r\u00e9pertorier dans une base de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour qu\u2019une fili\u00e8re puisse prosp\u00e9rer, il faut une alliance strat\u00e9gique entre les acteurs des diff\u00e9rents maillons de la fili\u00e8re. L\u2019avantage sp\u00e9cifique de la mise en place du CBA, c\u2019est que les pr\u00e9l\u00e8vements qui ont \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9s par l\u2019Etat sur les exportations et r\u00e9exportations de la noix brute de cajou sont r\u00e9inject\u00e9s dans la fili\u00e8re pour son d\u00e9veloppement. Le montant pr\u00e9lev\u00e9 est de 25 F CFA par kg sur la noix brute \u00e0 l\u2019exportation pour la campagne 2020.<\/p>\n<p><strong><em>Comment se porte aujourd\u2019hui la fili\u00e8re anacarde\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Vous savez, le CBA a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9, il y a seulement une ann\u00e9e. La nomination du DG et des administrateurs s\u2019est effectu\u00e9e, le 16 octobre 2019. Nous avons \u00e0 peine une ann\u00e9e de fonctionnement, mais d\u00e9j\u00e0, lorsque vous \u00eates en charge d\u2019une structure de telle envergure, il faut m\u00e9nager sa monture. Il faut d\u2019abord \u00e9couter les uns et les autres, voir les partenariats qui existent surtout, \u00e9laborer des outils de gestion et de management. Aussi, il est important de disposer des donn\u00e9es fiables qui refl\u00e8tent la r\u00e9alit\u00e9 du terrain. Voici donc les principaux \u00e9l\u00e9ments sur lesquels nous nous sommes appesantis pour cette premi\u00e8re ann\u00e9e. Aussi, nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9labor\u00e9 un manuel de proc\u00e9dures administratives, comptables et financi\u00e8res. Au-del\u00e0 de cela, nous sommes en train de finaliser le processus recrutement d\u2019un cabinet qui sera charg\u00e9 d\u2019\u00e9laborer le plan strat\u00e9gique de d\u00e9veloppement du Conseil burkinab\u00e8 de l\u2019anacarde. De la m\u00eame mani\u00e8re que le pays s\u2019est dot\u00e9 du PNDES pour donner la vision d\u2019ensemble du d\u00e9veloppement, c\u2019est de cette m\u00eame mani\u00e8re que le CBA va se donner les moyens pour se doter d\u2019un document qui donne sa vision sur une p\u00e9riode d\u2019au moins 5 ans. Tout cela, dans l\u2019esprit que chaque partie prenante puisse apporter sa contribution afin qu\u2019\u00e0 terme nous puissions travailler non seulement dans la m\u00eame direction et dans surtout dans m\u00eame sens. En principe, ce document d\u2019orientation sera pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un diagnostic qui permettra d\u2019avoir une situation de r\u00e9f\u00e9rence. La situation de r\u00e9f\u00e9rence est un \u00e9l\u00e9ment important pour assurer un bon suivi-\u00e9valuation des diff\u00e9rents indicateurs. Il faut faire une situation pour savoir qu\u2019en 2020, la situation \u00e9tait \u00e0 ce stade et en 2025 on veut qu\u2019elle soit \u00e0 tel niveau.<\/p>\n<p>Toutefois, vous conviendrez avec moi qu\u2019avant que ce document strat\u00e9gique soit finalis\u00e9, il faut que nous apportons quelques solutions aux pr\u00e9occupations urgentes des acteurs de la fili\u00e8re. C\u2019est dans cette optique que nous avons \u00e9labor\u00e9 un programme d\u2019activit\u00e9s 2020 qui prend en compte le plan d\u2019actions des diff\u00e9rentes fa\u00eeti\u00e8res de la fili\u00e8re que sont l\u2019UNPA-BF, ANTA-BF, UNCEA-BF et le CIA-B.<\/p>\n<p><strong><em>A votre prise de service, quelles \u00e9taient les urgences de la fili\u00e8re\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong>Nous sommes venus trouver une fili\u00e8re qui se portait relativement bien avec d\u00e9j\u00e0 l\u2019organisation des acteurs directs en interprofession. Toutefois, les faiti\u00e8res ne disposaient pas de ressources financi\u00e8res suffisantes pour mener \u00e0 bien leurs activit\u00e9s. Comme vous le savez, les cotisations dans les associations sont, dans la plupart des cas, d\u00e9risoires. Avec l\u2019op\u00e9rationnalisation du CBA, il a \u00e9t\u00e9 convenu dans son programme d\u2019activit\u00e9s 2020, de mettre des ressources directement \u00e0 la disposition des maillons \u00e0 travers l\u2019interprofession qui est garante de la bonne utilisation desdites ressources. La mise \u00e0 disposition de ces ressources s\u2019est faite \u00e0 travers une convention de subvention destin\u00e9e essentiellement au financement des activit\u00e9s internes des faiti\u00e8res et au fonctionnement de leurs secr\u00e9tariats permanents. La convention initialement sign\u00e9e va au-del\u00e0 du demi-milliard FCFA pour cette ann\u00e9e 2020. Il est important de noter que les activit\u00e9s auxquelles sont destin\u00e9es ces ressources sont contenues dans le programme d\u2019activit\u00e9s du Conseil. Nous avons un programme d\u2019activit\u00e9s global dans lequel un certain nombre d\u2019activit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 cibl\u00e9es, qui \u00e0 notre sens, peuvent \u00eatre men\u00e9es par les fa\u00eeti\u00e8res elles-m\u00eames. Nous avons fait le point de ces activit\u00e9s qui doivent contribuer en principe \u00e0 la r\u00e9alisation de la mission du CBA.<\/p>\n<p>Pour pouvoir mener \u00e0 bien notre mission en tant que structure d\u2019envergure nationale, il y a des choses pour lesquelles il faut avoir des relais. Les fa\u00eeti\u00e8res devraient constituer ces relais en termes d\u2019information sur le terrain pour partager aupr\u00e8s des acteurs \u00e0 la base, les actions et orientations du CBA. Toutes ces actions sont dans cette convention de subvention qui leur permet de tenir leur r\u00e9union statutaire, de s\u2019organiser davantage, de faire des missions, etc. Pour une question de suivi, ces ressources sont donn\u00e9es par tranches trimestrielles.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de cette subvention, il existe \u00e9galement des activit\u00e9s mutualis\u00e9es que le CBA et les fa\u00eeti\u00e8res m\u00e8nent conjointement ensemble.<\/p>\n<p>Comme vous le constatez, nous travaillons conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019esprit de notre slogan qui est\u00a0: <em>\u00ab\u00a0CBA, la r\u00e9gulation au service du d\u00e9veloppement inclusif et durable des cha\u00eenes de valeurs\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>A quoi va servir la convention entre l\u2019INERA et le CBA\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Notre programme d\u2019activit\u00e9s se fait de fa\u00e7on coll\u00e9giale. C\u2019est ainsi que dans notre programme d\u2019activit\u00e9s 2020, il a \u00e9t\u00e9 clairement dit qu\u2019il faut signer une convention avec les structures de recherche. Il y a une ligne budg\u00e9taire qui \u00e9tait pr\u00e9vue \u00e0 cet effet. Dans l\u2019op\u00e9rationnalisation de cette ligne, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de commencer avec l\u2019INERA. Nous avons approch\u00e9 l\u2019INERA, et le probl\u00e8me qui nous a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 est celui du rendement des vergers qui sont relativement faibles. Il s\u2019agira donc pour l\u2019INERA de voir dans quelle mesure il peut travailler pour am\u00e9liorer le rendement des vergers. Selon les documents que nous avons exploit\u00e9s, le rendement des vergers au Burkina Faso se situe entre 350 \u00e0 400 kg \u00e0 l\u2019hectare alors que dans d\u2019autres pays, il peut aller jusqu\u2019\u00e0 1 000 kg \u00e0 l\u2019hectare. Sachant que nous ne pouvons pas tout faire, il nous est apparu important de nouer des partenariats strat\u00e9giques avec des structures sp\u00e9cialis\u00e9es qui peuvent contribuer \u00e0 r\u00e9soudre des probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques de la fili\u00e8re. Dans la convention, l\u2019INERA doit engager le processus d\u2019\u00e9laboration d\u2019un programme national de recherche sur le cajou.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par <\/strong><\/p>\n<p><strong>Boubi\u00e9 G\u00e9rard BAYALA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":804,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[87,89],"tags":[166,164,165,163],"class_list":{"0":"post-802","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-developpement","8":"category-la-une-site","9":"tag-anacarde","10":"tag-cajou","11":"tag-filiere","12":"tag-noix"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/01\/5.jpg?fit=475%2C556&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-cW","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=802"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/802\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/804"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}