{"id":812,"date":"2021-02-03T11:44:59","date_gmt":"2021-02-03T11:44:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=812"},"modified":"2021-02-03T11:51:54","modified_gmt":"2021-02-03T11:51:54","slug":"production-de-la-papaye-a-nakamtenga-la-passion-qui-fait-vivre-des-milliers-de-familles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/03\/production-de-la-papaye-a-nakamtenga-la-passion-qui-fait-vivre-des-milliers-de-familles\/","title":{"rendered":"Production de la papaye \u00e0 Nakamtenga\u00a0:La passion qui fait vivre des milliers de familles"},"content":{"rendered":"<p><strong>La production de la papaye occupe une place de choix dans les activit\u00e9s des habitants de Nakamtenga, village relevant de la commune de Koubri, dans la r\u00e9gion du Centre. Bien qu\u2019ils arrivent \u00e0 tirer leur \u00e9pingle du jeu, ces producteurs font face \u00e0 de multiples d\u00e9fis. Chert\u00e9 du mat\u00e9riel de production et des intrants agricoles, manque de formation sp\u00e9cifique, raret\u00e9 de l\u2019eau, m\u00e9vente\u2026, sont le quotidien de ces passionn\u00e9s du papayer. <\/strong><\/p>\n<p>Nakamtenga! Ce hameau de culture situ\u00e9 dans la commune rurale de Koubri, \u00e0 une vingtaine de kilom\u00e8tres de Ouagadougou, fascine par sa production de la papaye. En ce mois d\u2019octobre 2020, la saison des pluies est en train de tourner sa page. Seul le mil de quelques retardataires tr\u00f4ne encore dans les champs. Malgr\u00e9 tout, point de r\u00e9pit pour bon nombre d\u2019habitants qui doivent poursuivre les travaux, soit dans le mara\u00eechage, soit dans l\u2019arboriculture fruiti\u00e8re. De prime abord, ce qui retient l\u2019attention de tout visiteur \u00e0 Nakamtenga est la forte pr\u00e9sence des papayers ci et l\u00e0. Difficile de faire une centaine de m\u00e8tres sans croiser une \u00ab\u00a0<em>for\u00eat<\/em>\u00a0\u00bb de papayers. Tout porte \u00e0 croire que l\u2019ensemble des habitants du bled sont des producteurs de ce fruit. Mais en r\u00e9alit\u00e9, ils sont nombreux \u00e0 s\u2019adonner \u00e0 cette activit\u00e9, jug\u00e9e rentable. Idrissa Kanazo\u00e9 est l\u2019un d\u2019eux. Du haut de ses 38 ans, ce jeune homme, grand de taille et bien trapu, a rompu avec le mara\u00eechage pour se consacrer \u00e0 la production de la papaye depuis 2006. Avec un potentiel de plus de 3 hectares (ha) de terres, Idrissa n\u2019exploite que la moiti\u00e9, compte tenu de ses moyens limit\u00e9s. Plus de 3 000 pieds de papayers peuplent son domaine, situ\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s d\u2019un kilom\u00e8tre du grand barrage du village. Dans sa plantation, des merveilles s\u2019offrent au regard. Du papayer nain au papayer solo, des grappes de fruits se disputent les arbres dont certains ploient sous leur poids. Sur un pied, l\u2019on peut d\u00e9nombrer parfois 40 fruits, voire plus. Les papayers nains intriguent par leur petite taille et le nombre de fruits qu\u2019ils portent.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"819\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/03\/production-de-la-papaye-a-nakamtenga-la-passion-qui-fait-vivre-des-milliers-de-familles\/ph1-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?fit=900%2C675&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,675\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;TECNO R8O&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1603715201&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.5&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;125&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.001845&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"ph1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?fit=696%2C522&amp;ssl=1\" class=\"alignnone  wp-image-819\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1-300x225.jpg?resize=424%2C318&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"424\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 424px) 100vw, 424px\" \/>Cette activit\u00e9, Idrissa la trouve tr\u00e8s b\u00e9n\u00e9fique, comparativement \u00e0 la production de la past\u00e8que, de la tomate, de la banane et du melon qu\u2019il a d\u00fb mettre un terme parce qu\u2019elle ne couvrait pas ses besoins. \u00ab\u00a0<em>La papaye est tr\u00e8s rentable. On peut la r\u00e9colter sur environ sept mois, alors que pour la past\u00e8que ou la banane, c\u2019est une seule fois<\/em>\u00a0\u00bb, justifie-t-il, avec conviction. Pour lui, si les papayers produisent bien, on peut r\u00e9colter, sur 1 000 pieds, deux tonnes de fruits par jour. M. Kanazo\u00e9 dit engranger 400 mille F CFA par jour de la vente de ses fruits, en raison de 200 F CFA le kilogramme (kg) pour ce mois d\u2019octobre.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le papayer, une fortune pour les producteurs<\/strong><\/p>\n<p>Avec ses recettes, ce p\u00e8re de huit gosses et \u00e9poux de deux femmes arrive \u00e0 subvenir \u00e0 ses besoins et \u00e0 ceux de sa famille. \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai construit un b\u00e2timent de 40 t\u00f4les dans ma cour, achet\u00e9 une moto et un taureau. Je paie aussi la scolarit\u00e9 de mes enfants\u00a0<\/em>\u00bb, se satisfait le trentenaire. De son avis, la production de la papaye ne n\u00e9cessite pas beaucoup de main d\u2019\u0153uvre. C\u2019est pourquoi il ne s\u2019est pas attach\u00e9 les services d\u2019un ouvrier. Seuls les membres de sa famille lui donnent des coups de main dans sa plantation.<\/p>\n<p>Autre lieu, m\u00eame constat. Patrice Compaor\u00e9, la cinquantaine r\u00e9volue, est aussi dans la production de la papaye depuis cinq ans. P\u00e8re de cinq enfants, ce monogame est dans le mara\u00eechage il y a de cela une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. M\u00eame s\u2019il n\u2019a pas abandonn\u00e9 son activit\u00e9 de base, il excelle \u00e9galement dans la papaye. Avec une plantation d\u2019un demi-hectare sur un potentiel de terres am\u00e9nageables de 2 ha, Patrice dispose d\u2019environ 1 200 pieds de papayers.\u00a0 Cette \u00ab\u00a0<em>fortune<\/em>\u00a0\u00bb, indique-t-il, lui permet de faire face \u00e0 ses multiples charges familiales. \u00ab\u00a0<em>C\u2019est le manque de moyens qui limite mes productions, sinon je peux mieux faire<\/em>\u00a0\u00bb, se convainc le quinquag\u00e9naire. Dans son champ, certains papayers ont besoin d\u2019\u00eatre renouvel\u00e9s. Leur grande taille rend la r\u00e9colte malais\u00e9e. Mais compte tenu du d\u00e9faut de moyens, Patrice n\u2019y pense pas pour le moment. Son souhait est de trouver des acheteurs permanents car, \u00e0 l\u2019\u00e9couter, le march\u00e9 est parfois morose.<\/p>\n<p>Joseph Ouangrawa, 40 ans, a sa plantation qui est contigu\u00eb \u00e0 un bas-fonds. Les pluies diluviennes du mois d\u2019ao\u00fbt ne lui ont pas fait de cadeau. Une portion de son champ a \u00e9t\u00e9 inond\u00e9e, d\u00e9cimant du m\u00eame coup plus de 400 papayers. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, le quadrag\u00e9naire dit s\u2019en tirer \u00e0 bon compte. Il dispose de plus de 2 200 papayers dans sa plantation. Ceux qui ne sont pas touch\u00e9s par l\u2019intemp\u00e9rie pr\u00e9sentent une bonne physionomie avec plusieurs fruits sur chaque arbre. \u00ab\u00a0<em>Dans l\u2019ann\u00e9e, je peux avoir environ 2 millions F CFA de ma vente\u00a0<\/em>\u00bb, se r\u00e9jouit le p\u00e8re de cinq enfants. Cela fait 15 ans que M. Ouangrawa produit la papaye. Aussi, la production de tangelo et le mara\u00eechage n\u2019ont plus de secret pour lui. Quant \u00e0 la banane, il l\u2019a carr\u00e9ment substitu\u00e9e \u00e0 la papaye car, estime-t-il, le travail de cette derni\u00e8re est moins fatiguant et plus b\u00e9n\u00e9fique. Avec ses revenus tir\u00e9s de la papaye, Joseph a acquis une motopompe, une moto pour son d\u00e9placement et des terrains en zone non lotie \u00e0 Ouagadougou qu\u2019il a mis en valeur. Aussi, arrive-t-il \u00e0 assurer la scolarit\u00e9 de ses enfants ainsi que les autres besoins familiaux.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le poids de la m\u00e9vente<\/strong><\/p>\n<p>Madi Ou\u00e9draogo, 47 ans, n\u2019est pas non plus un novice dans la production de la papaye. Mara\u00eecher dans l\u2019\u00e2me, ce polygame et p\u00e8re de six enfants s\u2019est adonn\u00e9 au travail de la papaye il y a de cela 14 ans. Son exploitation d\u2019un ha est situ\u00e9e \u00e0 un jet de pierre de la deuxi\u00e8me retenue d\u2019eau du village. A vue d\u2019\u0153il, les fruits sont au rendez-vous. Seulement, Madi pointe du doigt l\u2019instabilit\u00e9 du march\u00e9. N\u00e9anmoins, affirme-t-il, ses revenus lui permettent de prendre en charge sa famille de fa\u00e7on convenable et de payer la scolarit\u00e9 de ses trois rejetons. \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai pu construire des maisons en mat\u00e9riaux d\u00e9finitifs et acheter une motopompe performante\u00a0<\/em>\u00bb, ajoute-t-il, tout heureux.<\/p>\n<p>M\u00eame si les producteurs disent tirer profit, ils ne manquent pas de fustiger la morosit\u00e9 du march\u00e9 de la papaye. Dans ce mois d\u2019octobre, le prix bord champ se n\u00e9gocie \u00e0 200 F CFA le kilogramme. Cependant, il ne semble pas stable. Au mois de janvier, ce prix est susceptible de chuter \u00e0 150 F CFA le kilogramme. \u00ab\u00a0<em>A cette p\u00e9riode, la papaye m\u00fbrit sur les arbres et pourrit. On est oblig\u00e9 de la vendre pour ne pas subir d\u2019\u00e9normes pertes<\/em>\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve Joseph Ouangrawa. La plupart des acheteurs sont des femmes venues de la capitale, Ouagadougou. Avec des paniers sur leurs motos, ces dames ne peuvent acheter, par jour, qu\u2019entre 100 et 200 kg de papaye chacune, aux dires du producteur Idrissa Kanazo\u00e9. Les gros clients, souffle-t-il, viennent de Pouytenga, dans la r\u00e9gion du Centre-Est, ou parfois de Niamey, au Niger. Quand ceux-ci d\u00e9barquent avec leurs camions, les producteurs se frottent les mains parce que des tonnes de fruits sont \u00e9coul\u00e9es sur place. <em>\u00ab Cette ann\u00e9e, les Nig\u00e9riens sont venus deux fois seulement. Seules les femmes de Ouagadougou sont r\u00e9guli\u00e8res du fait de la proximit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le Patrice Compaor\u00e9. Cette m\u00e9vente donne parfois du fil \u00e0 retordre aux producteurs qui assistent impuissants au pourrissement de leurs papayes dans les champs. Toutefois, ils disent ne pas baisser les bras.<\/p>\n<p>Bien que facile \u00e0 produire, la papaye a pourtant besoin d\u2019investissements. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse. Beaucoup de producteurs estiment leurs moyens tr\u00e8s limit\u00e9s pour am\u00e9nager de vastes espaces de terres. Madi Ou\u00e9draogo \u00e9value entre 1 million 500 mille et 2 millions F CFA la somme minimale qu\u2019il faut mobiliser pour planter un hectare de papayers. \u00ab\u00a0<em>Je veux agrandir ma plantation mais, malheureusement, les moyens font d\u00e9faut. Alors que je ne peux pas avoir un pr\u00eat en banque <\/em>\u00bb, se d\u00e9sole-t-il. A l\u2019entendre, le point d\u2019eau situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de son domaine tarit en saison s\u00e8che, l\u2019obligeant ainsi \u00e0 aller chercher l\u2019eau \u00e0 plus d\u2019un kilom\u00e8tre dans le grand barrage pour irriguer sa plantation. En ce moment, il faut encore plus de tuyaux de canalisation, dont l\u2019unit\u00e9 (6m de long) co\u00fbte entre 3 500 et 5 000 F CFA.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>La chert\u00e9 des intrants et du mat\u00e9riel de production<\/strong><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"817\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/03\/production-de-la-papaye-a-nakamtenga-la-passion-qui-fait-vivre-des-milliers-de-familles\/ph11\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?fit=900%2C674&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,674\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;TECNO R8O&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1603726334&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.5&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;127&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.000909&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"ph11\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?fit=696%2C521&amp;ssl=1\" class=\"alignnone  wp-image-817\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11-300x225.jpg?resize=437%2C328&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"437\" height=\"328\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=768%2C575&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=696%2C521&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=561%2C420&amp;ssl=1 561w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph11.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px\" \/>En outre, note Madi, les motopompes et les engrais ne sont pas \u00e0 la port\u00e9e de toutes les bourses. \u00ab\u00a0<em>J\u2019utilise la fumure organique mais chaque ann\u00e9e, j\u2019ach\u00e8te trois tonnes d\u2019engrais chimique en raison de 350 000 F CFA la tonne<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. N\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 le manque de moyens, Idrissa Kanazo\u00e9 allait disposer de 3 ha de papayers. En plus de la chert\u00e9 du mat\u00e9riel de canalisation et des intrants agricoles (engrais et herbicides) qui limite sa production, il d\u00e9clare utiliser une motopompe moins performante qui tombe r\u00e9guli\u00e8rement en panne, parce que ne supportant pas le poids du travail. \u00ab\u00a0<em>Je suis \u00e0 pr\u00e8s d\u2019un kilom\u00e8tre du barrage et canaliser l\u2019eau avec des tuyaux jusqu\u2019\u00e0 ma parcelle n\u2019est pas facile<\/em>\u00a0\u00bb, mentionne le jeune producteur, l\u2019air d\u00e9pit\u00e9.<\/p>\n<p>Le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 du mat\u00e9riel de travail ou des intrants et la m\u00e9vente ne sont pas les seuls maux qui gangr\u00e8nent le secteur de la papaye \u00e0 Nakamtenga. Bon nombre de producteurs n\u2019ont pas re\u00e7u de formation sp\u00e9cifique en la mati\u00e8re, \u00e0 m\u00eame de leur permettre de booster leurs rendements. D\u2019o\u00f9, parfois des t\u00e2tonnements dans la production. C\u2019est sur le tas que M. Kanazo\u00e9 a appris \u00e0 cultiver la papaye. \u00ab\u00a0<em>Je n\u2019ai jamais b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une formation relative \u00e0 la production de la papaye. C\u2019est entre nous, producteurs, qu\u2019on se donne des conseils et des astuces pour s\u2019en sortir<\/em>\u00a0\u00bb, acquiesce-t-il. Patrice Compaor\u00e9 qui est dans la m\u00eame situation que lui navigue aussi \u00e0 vue. Par contre, Joseph Ouangrawa et Madi Ou\u00e9draogo font l\u2019exception. Ils ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u des formations sur la papaye m\u00eame si M. Ou\u00e9draogo estime que ce n\u2019est pas r\u00e9gulier. \u00ab\u00a0<em>Cela fait quatre ans que j\u2019en ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb, relate le quadrag\u00e9naire. M. Ouangrawa, quant \u00e0 lui, reconnait avoir re\u00e7u \u00e0 maintes reprises la visite d\u2019un technicien d\u2019agriculture venu de Koubri. Il se rappelle avoir acquis des connaissances sur la production de la papaye, notamment sur comment obtenir une bonne p\u00e9pini\u00e8re et planter utile. La physionomie de sa plantation en dit long sur la bonne application des enseignements re\u00e7us.<\/p>\n<p>La forte production de la papaye dans la commune de Koubri fait aussi la fiert\u00e9 des autorit\u00e9s municipales. En plus de ravitailler la capitale, elle se frotte aussi les mains. Le maire, Marcel Zoungrana, estime que cette production est sans doute li\u00e9e \u00e0 l\u2019existence de nombreuses retenues d\u2019eau dans la localit\u00e9. Cependant, d\u00e9plore l\u2019\u00e9dile, ces points d\u2019eau tarissent g\u00e9n\u00e9ralement en saison s\u00e8che, alors que le papayer est une plante qui a besoin d\u2019eau en permanence. \u00ab\u00a0<em>Le papayer est un arbre fragile. Quand il y a manque d\u2019eau, il cr\u00e8ve<\/em>\u00a0\u00bb, souligne le bourgmestre de Koubri. Etant horticulteur de profession, ayant plus de 20 ha de fruits dans la province du Baz\u00e8ga, le maire Zoungrana avoue connaitre l\u2019avantage de la production de la papaye pour sa commune. M\u00eame sans d\u00e9voiler les montants, il admet que cela procure des recettes \u00e0 sa bourgade.<\/p>\n<p><strong>La concurrence de la papaye ghan\u00e9enne<\/strong><\/p>\n<p>Seulement, il d\u00e9plore le fait que les march\u00e9s burkinab\u00e8 soient envahis par la papaye venue du Ghana, depuis ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es. \u00ab\u00a0<em>Ce qui fait que nos producteurs ont du mal \u00e0 \u00e9couler leurs fruits. La papaye solo du Ghana a une belle forme mais elle n\u2019a pas un go\u00fbt sucr\u00e9 comme celle du Burkina<\/em>\u00a0\u00bb, d\u00e9taille le maire. C\u2019est pourquoi, il invite l\u2019Etat \u00e0 se pencher sur cette question afin de prot\u00e9ger les producteurs burkinab\u00e8 de la m\u00e9vente.<\/p>\n<p>Se faisant le porte-voix des producteurs, il exhorte \u00e9galement les plus hautes autorit\u00e9s du pays \u00e0 cr\u00e9er autant que possible des retenues d\u2019eau dans chaque localit\u00e9 en vue de faciliter la fixation des jeunes dans leurs terroirs. \u00ab\u00a0<em>En plus des barrages, il serait bon qu\u2019on ait des chambres froides pour la conservation de la papaye. Ce sont des fruits tr\u00e8s p\u00e9rissables qu\u2019on conserve difficilement, si fait que les gens sont souvent oblig\u00e9s de les bazarder. La transformation serait aussi la bienvenue<\/em>\u00a0\u00bb, plaide le premier responsable de la commune.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"815\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/03\/production-de-la-papaye-a-nakamtenga-la-passion-qui-fait-vivre-des-milliers-de-familles\/ph-5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?fit=900%2C674&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,674\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;TECNO R8O&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1608815389&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.5&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;456&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.040004&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"ph 5\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?fit=696%2C521&amp;ssl=1\" class=\"alignnone wp-image-815\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5-300x225.jpg?resize=421%2C316&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"421\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=768%2C575&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=696%2C521&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=561%2C420&amp;ssl=1 561w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph-5.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 421px) 100vw, 421px\" \/>Pour la Directrice r\u00e9gionale (DR) de l\u2019Agriculture et des Am\u00e9nagements hydro-agricoles du Centre, Kadidia Doro, la r\u00e9gion a d\u00e9j\u00e0 l\u2019avantage d\u2019avoir beaucoup de retenues d\u2019eau. Ce qui est, \u00e0 son avis, un atout pour la production. En ce qui concerne les chambres froides, la DR se veut plus claire\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il faut qu\u2019il y ait des coop\u00e9ratives qui soient dans ces activit\u00e9s pour qu\u2019on puisse les accompagner avec des \u00e9quipements ou des formations. On ne peut pas aller inciter quelqu\u2019un \u00e0 le faire<\/em>\u00a0\u00bb. A l\u2019entendre, des mini chambres froides existent d\u00e9j\u00e0 pour la conservation des fruits tels que la banane ou la papaye mais appartiennent \u00e0 des coop\u00e9ratives. Pour la transformation, atteste Kadidia Doro, l\u2019Etat y pense. Sinon, pr\u00e9cise-t-elle, hormis la confiture de papaye faite par les petites unit\u00e9s, aucune autre transformation n\u2019est exp\u00e9riment\u00e9e dans la r\u00e9gion. \u00ab\u00a0<em>L\u2019Etat ne cr\u00e9e pas des unit\u00e9s de transformation mais accompagne dans leur r\u00e9alisation\u00a0<\/em>\u00bb, fait savoir l\u2019ing\u00e9nieure d\u2019agriculture. Elle dit reconnaitre la chert\u00e9 de l\u2019engrais chimique mais la solution semble n\u2019\u00eatre pas pour demain. Etant fabriqu\u00e9 hors du pays, c\u2019est sans doute le transport qui fait grimper les prix, \u00e0 son avis. \u00ab\u00a0<em>L\u2019engrais reviendra moins cher au producteur quand il sera produit ici. Le minist\u00e8re est dans une dynamique qui est de produire l\u2019engrais \u00e0 base de phosphate dans la r\u00e9gion de l\u2019Est. Cela aura l\u2019avantage de r\u00e9duire les co\u00fbts<\/em>\u00a0\u00bb, explique la DR. En attendant, elle exhorte les producteurs \u00e0 utiliser la fumure organique (bouse de vache, fiente de volaille, compost\u2026) qu\u2019elle juge comme \u00e9tant la meilleure fertilisation qui existe.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, avance Mme Doro, l\u2019Etat met \u00e0 la disposition des producteurs des semences am\u00e9lior\u00e9es, des engrais, des pesticides, des \u00e9quipements agricoles et des animaux de trait. Ces appuis sont destin\u00e9s aux populations vuln\u00e9rables et non sp\u00e9cifiquement aux producteurs de papaye. En tout \u00e9tat de cause, la DR recommande aux producteurs de papaye de toujours exprimer leurs besoins aupr\u00e8s des agents d\u2019encadrement qui sont dans les diff\u00e9rents villages.<\/p>\n<p><strong>Mady KABRE <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Encadr\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>De la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er une fili\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Au regard de l\u2019importance de la production de la papaye au Burkina Faso, la cr\u00e9ation d\u2019une fili\u00e8re pour mieux organiser les acteurs (producteurs, vendeurs, transformateurs) s\u2019impose. Pour la directrice r\u00e9gionale en charge de l\u2019agriculture du Centre, Kadidia Doro, il appartient aux acteurs de prendre l\u2019initiative sans attendre l\u2019intervention de l\u2019Etat. Car, souligne-t-elle, on s\u2019est rendu compte que si l\u2019Etat cr\u00e9e une fili\u00e8re et demande aux acteurs de la g\u00e9rer, \u00e7a ne marche pas.<\/p>\n<p><strong>M.K<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le tangelo, un autre fruit qui tente les producteurs<\/strong><\/p>\n<p>A Nakamtenga, les agrumes, notamment le tangelo, sont \u00e9galement produits. L\u2019id\u00e9e de se lancer dans cette autre aventure a effleur\u00e9 l\u2019esprit de bon nombre de producteurs de papaye mais n\u2019a pas prosp\u00e9r\u00e9. La raison, selon eux, est que la production du tangelo, bien que rentable, n\u2019est pas une mince affaire. Cette sp\u00e9culation demande des moyens colossaux. Si un seul pied de papayer co\u00fbte 50 F CFA chez les p\u00e9pini\u00e9ristes, celui du tangelo vaut 1000 F CFA. Ce qui n\u2019est pas \u00e0 la port\u00e9e de tous. En outre, sa production demande une main d\u2019\u0153uvre abondante, contrairement \u00e0 la papaye.<\/p>\n<p><strong>M.K<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La production de la papaye occupe une place de choix dans les activit\u00e9s des habitants de Nakamtenga, village relevant de la commune de Koubri, dans la r\u00e9gion du Centre. Bien qu\u2019ils arrivent \u00e0 tirer leur \u00e9pingle du jeu, ces producteurs font face \u00e0 de multiples d\u00e9fis. 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