{"id":838,"date":"2021-02-19T12:54:18","date_gmt":"2021-02-19T12:54:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=838"},"modified":"2021-05-11T11:01:49","modified_gmt":"2021-05-11T11:01:49","slug":"sante-maternelle-leclampsie-la-tueuse-silencieuse-des-femmes-enceintes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/19\/sante-maternelle-leclampsie-la-tueuse-silencieuse-des-femmes-enceintes\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 maternelle\u00a0: L\u2019\u00e9clampsie, la tueuse silencieuse des femmes enceintes !"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une pathologie mortelle des femmes pr\u00e9occupe le monde sanitaire. Elle se manifeste par une hypertension pendant la grossesse et les sp\u00e9cialistes l\u2019appellent pr\u00e9-\u00e9clampsie ou \u00e9clampsie selon sa gravit\u00e9. Troisi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s maternel, cette pathologie qui hante les nuits des femmes enceintes est impr\u00e9visible. Elle \u00e9volue silencieusement et on ne la d\u00e9couvre souvent que tardivement. Pourtant, elle reste tr\u00e8s peu connue des Burkinab\u00e8.<\/strong><\/p>\n<p>Fatimata Ou\u00e9draogo est commer\u00e7ante de l\u00e9gumes et d\u2019objets divers. Trentenaire, cette habitante de Marcoussis (p\u00e9riph\u00e9rie nord de Ouagadougou), alors enceinte, a subitement d\u00e9velopp\u00e9 une hypertension art\u00e9rielle \u00e0 quelques jours de la date probable de son accouchement. Ainsi, de la date de sa quatri\u00e8me et derni\u00e8re consultation pr\u00e9natale (CPN) \u00e0 celle de sa c\u00e9sarienne,soit du 23 octobre au 25 octobre, la tension art\u00e9rielle de madame Ou\u00e9draogo a \u00e9volu\u00e9 de 14\/9 \u00e0 16\/10. Une hypertension, accompagn\u00e9e des premiers signes du travail d\u2019accouchement, de vertiges et de c\u00e9phal\u00e9es qui lui a valu d\u2019\u00eatre r\u00e9f\u00e9r\u00e9e d\u2019urgence du Centre m\u00e9dical El-Rapha de Marcoussis,o\u00f9 elle \u00e9tait suivie, au Centre Hospitalier Universitaire\/ Yalgado-Ou\u00e9draogo (CHU\/YO). Dans ce plus grand h\u00f4pital du Burkina, elle a subi une c\u00e9sarienne le 25 octobre 2020aux environs de15heures. Pourtant, lors de ses pr\u00e9c\u00e9dentes consultations pr\u00e9natales effectu\u00e9es respectivement le 12 juin, le 27 ao\u00fbt et le 15 septembre 2020, la tension art\u00e9rielle de dame Fatimata variait entre 11\/6 et 11\/7.<\/p>\n<p>La commer\u00e7ante n\u2019est pas la seule \u00e0 avoir v\u00e9cu cette exp\u00e9rience d\u00e9sagr\u00e9able. MamataKoanda, 29 ans, \u00e0 terme, a connu d\u2019atroces migraines. Nous l\u2019avons trouv\u00e9e coucher dans un centre de sant\u00e9 \u00e0 Ouagadougou le 24 juin 2020. Tr\u00e8s agit\u00e9e, la bonne dame se plaignait de douleur au cr\u00e2neet de maux d\u2019yeux notamment auxorbites. Malgr\u00e9 la nuit pass\u00e9e, les agents de sant\u00e9 de cette formation sanitaire n\u2019ont pas pu soulager son mal qui ne faisaitqu\u2019empirer.Sa tension art\u00e9rielle a, dans ce laps de temps,grimp\u00e9 de 14\/8 \u00e0 17\/9, le 25 juin 2020. R\u00e9f\u00e9r\u00e9eau CHU-YO, MamataKoanda a aussi subi une c\u00e9sarienne le 26 juin dans la soir\u00e9e.C\u2019est dans un \u00e9tat d\u00e9lirant, t\u00e9moigne la co\u00e9pouse de la victime,RihanataKoanda, la cinquantaine, que Mamata est conduite dans le bloc op\u00e9ratoire du CHU-YO. \u00ab<em>J\u2019ai vraiment eu peur<\/em> \u00bb, frisonne-t-elle, tout en relatant les faits. \u00a0Elle ajoute qu\u2019\u00e0 la maternit\u00e9 du CHU-YO, on leur a notifi\u00e9 que leur patiente souffre d\u2019une hypertension et qu\u2019en pareille circonstance, il faut forc\u00e9ment effectuer une intervention chirurgicale pour sauver et la m\u00e8re et son b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p>Des informations sur les documents sanitaires de ces deux dames renseignent qu\u2019elles ont, toutes deux, \u00e9t\u00e9 victimes de pr\u00e9-\u00e9clampsie. La pr\u00e9-\u00e9clampsie, selon le Chef de service de gyn\u00e9cologie-Obst\u00e9trique du Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo, Pr Charlemagne Ou\u00e9draogo, est une maladie tr\u00e8s grave qui se manifeste, d\u2019une part, par une tension art\u00e9rielle \u00e9lev\u00e9e et, d\u2019autre part, par la pr\u00e9sence de prot\u00e9ines dans les urines et d\u2019\u0153d\u00e8mes au niveau des pieds.<\/p>\n<p>Charlemagne Ou\u00e9draogo, par ailleurs vice-pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 de gyn\u00e9cologues et obst\u00e9triciens du Burkina, pr\u00e9ciseque la pathologie ne se voit que chez la femme enceinte, pendant ou apr\u00e8s l\u2019accouchement. Ce mal, \u00e0 l\u2019en croire, survient g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 partir de la vingti\u00e8me semaine de gestation, soit au deuxi\u00e8me trimestre.<\/p>\n<p>Aussi, le m\u00e9decin soutient-t-il que la retenue de morceaux de placenta dans l\u2019ut\u00e9rus peut exceptionnellement entrainer une \u00e9clampsie une semaine apr\u00e8s l\u2019accouchement.<\/p>\n<p><strong>De la pr\u00e9-\u00e9clampsie \u00e0 l\u2019\u00e9clampsie<\/strong><\/p>\n<p>Des dires de Charlemagne Ou\u00e9draogo, la pr\u00e9-\u00e9clampsie, qui peut \u00eatre mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re peut se compliquer et entrainer des crises convulsives, accompagn\u00e9es de pertes de conscience et de violentes contractions musculaires. Cette crise est appel\u00e9e dans le milieu traditionnel \u00ab <em>\u00e9pilepsie de femme<\/em> \u00bb. Loin d\u2019une crise \u00e9pileptique, elle est une \u00e9clampsie,poursuit le Gyn\u00e9cologue.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9clampsie,A\u00efssataKonseiga, 30 ans, en a \u00e9t\u00e9 victime. Le 9 avril 2020, c\u2019est avec amertume, que cette m\u00e8re de deux enfants raconte sa m\u00e9saventure. \u00ab <em>J\u2019ai fait cinq jours de coma des suites d&rsquo;une\u00e9clampsie<\/em>\u00bb, confie madame Konseiga, au bord des larmes. A la suite d\u2019une c\u00e9sarienne le 23 juillet 2018 dans une clinique de la place, la tension art\u00e9rielle de la nouvelle maman est anormalement mont\u00e9e, allant jusqu\u2019\u00e0 16\/10 et accompagn\u00e9e de c\u00e9phal\u00e9es insoutenables.Puis le 27 juillet 2018, elle perd connaissanceet est transport\u00e9e au CHU de Bogodogo\u00ab<em> J\u2019ai pass\u00e9 deux semaines dans cet h\u00f4pital pour la circonstance<\/em> \u00bb, se rem\u00e9more-t-elle visiblement encore sous le choc. Aujourd\u2019hui, A\u00efssataKonseiga dit ne pas avoir de probl\u00e8me d\u2019hypertension. Par contre, elle ressent toujours des palpitations.Elle est \u00e9galement suivie par un endocrinologue (sp\u00e9cialiste des hormones) pour une hyperthyro\u00efdie.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une pathologie aux cons\u00e9quences redoutables\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p>Si ces trois dames ont eu la chance de survivre \u00e0 de telles \u00e9preuves,cela n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas pour d\u2019autres. Bon nombre de femmes d\u00e9c\u00e8dent avant, pendant ou apr\u00e8s l\u2019accouchement \u00e0 cause de la pathologie. La belle-s\u0153ur de la victime de pr\u00e9-\u00e9clampsie s\u00e9v\u00e8re MamataKoanda n\u2019a pas eu la chance de survivre apr\u00e8s une pr\u00e9-\u00e9clampsie puis une \u00e9clampsie. Mari\u00e9e \u00e0 17ans, cette jeune femme est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en fin 2019 \u00e0 sa 18<sup>\u00e8me<\/sup> ann\u00e9e. A la suite d\u2019un accouchement \u00e0 voie basse, la d\u00e9funte a fait une hypertension art\u00e9rielle qui a fini par l\u2019emporter. \u00ab\u00a0<em>Le lendemain de son accouchement, elle a d\u2019abord perdu son b\u00e9b\u00e9 et trois joursplus tard, elle est entr\u00e9e en coma et ne s\u2019est plus jamais r\u00e9veill\u00e9e<\/em> \u00bb, se rem\u00e9more-t-elle avec amertume.<\/p>\n<p>Tout comme cette femme d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 la fleur de l\u2019\u00e2ge, elles sont nombreuses\u00e0 perdre la vie \u00e0 la suite de cette forme de complication de la grossesse.\u00a0 Le Pr Charlemagne Ou\u00e9draogo affirmem\u00eame que l\u2019\u00e9clampsie, en plus d\u2019\u00eatre la troisi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s maternel apr\u00e8s les h\u00e9morragies et les infections au Burkina Faso, est aussi la cause de d\u00e9c\u00e8s infantile et n\u00e9onatal.Aussi, \u00ab<em>30% de l\u2019activit\u00e9 op\u00e9ratoire en obst\u00e9trique dans les centres de sant\u00e9 au Burkina Faso est-elle imputable \u00e0 la pathologie<\/em> \u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Le chef de service de Gyn\u00e9cologie-Obst\u00e9trique, qui s\u2019exprimait le 10 juillet 2020 poursuit que dans les h\u00f4pitaux burkinab\u00e8, notamment au Centre hospitalier Universitaire de Bogodogo, chaque jour, au moins une femme enceinte est intern\u00e9e \u00e0 cause de cette pathologie.V\u00e9ritable probl\u00e8me de sant\u00e9 publique, la maladie ne fait que s\u2019accro\u00eetre d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Ainsi, de 2.516 victimes en 2014, le Burkina Faso a atteint le chiffre de 11.250 cas en 2018. Ces chiffres, tir\u00e9s des annuaires statistiques annuels du minist\u00e8re de la sant\u00e9, renseignent qu\u2019en cinq ans, le pays a enregistr\u00e9 20.267 avec malheureusement 457d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>A ces chiffres s\u2019ajoutent les nombreux cas o\u00f9 des femmes font la maladie ou meurent de la pathologie sans m\u00eame arriver dans un centre de sant\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9clampsie, la faucheuse de femmes enceintes se d\u00e9roule en quatre phases. Ainsi, dans une th\u00e8se de doctorat, soutenue le 02 mars 2012 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Ouagadougou (actuelle Universit\u00e9 Joseph Ki-Zerbo) sous le th\u00e8me \u00ab <em>Les \u00e9clampsies dans le service de gyn\u00e9cologie-Obst\u00e9trique du CHU-YO: Aspects \u00e9pid\u00e9miologiques, cliniques, th\u00e9rapeutiques et \u00e9volutifs. A propos de 394 cas collig\u00e9s de 2006 \u00e0 2010<\/em>\u00bb, Yannick Armel Bassol\u00e9 retrace ces diff\u00e9rentes phases.<\/p>\n<p>Il cite notamment la phase d\u2019invasion qui dure quelques secondes et est marqu\u00e9e par une contraction des muscles de la face et des membres sup\u00e9rieurs. La deuxi\u00e8me phase, qui est tonique et dure une dizaine de secondes, se manifeste par une contraction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e y compris celle des muscles respiratoires, selon Dr Bassol\u00e9. La phase clonique, avec une dur\u00e9e de quelques minutes, se manifeste par une convulsion g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e avec possibilit\u00e9 de morsure de la langue. Et pour finir, la victime entre dans le coma, toujours selon le m\u00e9decin.<\/p>\n<p>Evoluant silencieusement, cette maladie sournoise n\u00e9cessite une urgence m\u00e9dico-obst\u00e9tricale car elle met en jeu le pronostic vital du f\u0153tus et de la m\u00e8re, selon le Dr Sayouba Savadogo, Cardiologue \u00e0 l\u2019Office de sant\u00e9 des travailleurs (OST). De son avis, le traitement de la maladie doit mobiliser \u00e0 la fois les services de Cardiologie, de p\u00e9diatrie et de gyn\u00e9cologie Obst\u00e9trique.<\/p>\n<p>Le Cardiologue note \u00e9galement que le caract\u00e8re redoutable de la pathologie, r\u00e9side dans la difficult\u00e9 de sa prise en charge. \u00ab <em>Beaucoup de m\u00e9dicaments sont contre-indiqu\u00e9s pendant la grossesse. Ce qui limite les moyens d\u2019actions des professionnels de la sant\u00e9 en la mati\u00e8re<\/em> \u00bb. Officiant au Centre hospitalier r\u00e9gional (CHR) de Koudougou, l\u2019attach\u00e9e de sant\u00e9 en soins obst\u00e9tricaux et gyn\u00e9cologiques Th\u00e9r\u00e8se Nacanabo, ajoute qu\u2019en cas de pr\u00e9-\u00e9clampsie s\u00e9v\u00e8re ou d\u2019\u00e9clampsie av\u00e9r\u00e9e, la prise en charge doit \u00eatre prompte.\u00a0 Cette prise en charge va de la surveillance \u00e0 l\u2019\u00e9vacuation ut\u00e9rine en fonction de la gravit\u00e9 de la situation et ce, quel que soit le stade d\u2019\u00e9volution de la grossesse. \u00ab <em>L\u2019\u00e9vacuation de l\u2019ut\u00e9rus doit se faire dans un d\u00e9lai maximum de 24 heures pour la pr\u00e9-\u00e9clampsie s\u00e9v\u00e8re et tout au plus 12 heures pour l\u2019\u00e9clampsie <\/em>\u00bb, apprend-elle.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9clampsie, pour celles qui \u00e9chappent \u00e0 la mort, peut induire de lourdes cons\u00e9quences \u00e0 court, moyen et long terme sur la m\u00e8re et\/ ou son enfant, \u00e0 en croire Sayouba Savadogo. Il poursuit que la pathologie peut \u00eatre responsable de la survenue de maladies chroniques non transmissibles telles que l\u2019insuffisance r\u00e9nale, l\u2019Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC), l\u2019\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral, les atteintes h\u00e9patiques et les atteintes cardiaques. A cela, Yannick Armel Bassol\u00e9 ajoute l\u2019\u0153d\u00e8me aigu du poumon, les atteintes oculaires, les troubles de la coagulation, la morsure de la langue. Elle peut \u00e9galement \u00eatre source de complications f\u0153tales comme le retard de croissance intra ut\u00e9rine, la souffrance f\u0153tale chronique et celle aigu\u00eb, la pr\u00e9maturit\u00e9 selon Sayouba Savadogo. Egalement, pr\u00e9vient-il, \u00ab\u00a0<em>la victime peut se retrouver dans une situation d\u2019hypertension chronique permanente ou faire une r\u00e9cidive au cours de ses grossesses ult\u00e9rieures<\/em>\u00a0\u00bb. Pour ce faire, il recommande un suivi r\u00e9gulier et permanent des victimes, dans les services de Cardiologie.<\/p>\n<p><strong>Des signes avant-coureurs<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00a0<img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"840\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/02\/19\/sante-maternelle-leclampsie-la-tueuse-silencieuse-des-femmes-enceintes\/ph5-b\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?fit=900%2C516&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,516\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Infinix X650B&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1604073240&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.64&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;850&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.039999&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"ph5 b\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?fit=300%2C172&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?fit=696%2C399&amp;ssl=1\" class=\"alignnone wp-image-840\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b-300x172.jpg?resize=450%2C258&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"258\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?resize=300%2C172&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?resize=768%2C440&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?resize=696%2C399&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?resize=733%2C420&amp;ssl=1 733w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/02\/ph5-b.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/> \u00ab\u00a0Aucune femme enceinte n\u2019est \u00e0 l\u2019abri de la pathologie\u00a0<\/em>\u00bb, soutient Charlemagne Ou\u00e9draogo. Cependant, renseigne-t-il, au cours de la grossesse, des signes pr\u00e9monitoires doivent alerter les femmes, leur entourage, y compris les agents de sant\u00e9. Le Gyn\u00e9cologue pr\u00e9vient que les c\u00e9phal\u00e9es qui ne c\u00e8dent pas aux analg\u00e9siques classiques (parac\u00e9tamol), les troubles de la vision, les vertiges et les sensations de mouches volantes sont les pr\u00e9mices d\u2019une crise \u00e9clamptique. A cela, il ajoute les douleurs \u00e9pigastriques et les \u0153d\u00e8mes des membres inf\u00e9rieurs. \u00ab<em>Une femme qui pr\u00e9sente ces signes doit se rendre d\u2019urgence dans un centre de sant\u00e9 le plus vite possible pour une prise en charge<\/em> \u00bb, somme-t-il.<!--more--><\/p>\n<p>En ce qui concerne les causes de la maladie, le Cardiologue soutient que le diab\u00e8te, les grossesses g\u00e9mellaires ou multiples, les primipares, les grossesses pr\u00e9coces ou tardives, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, le stresse sont des facteurs de risque. Celles qui souffrent d\u00e9j\u00e0 de l\u2019hypertension sont \u00e9galement pr\u00e9dispos\u00e9es \u00e0 faire de la pr\u00e9-\u00e9clampsie ou de l\u2019\u00e9clampsie pendant leur grossesse.<\/p>\n<p>Nutritionniste et pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 de nutrition du Burkina Faso, le Dr Ousmane Ou\u00e9draogo pointe \u00e9galement du doigt l\u2019alimentation. Partant du principe qu\u2019au cours de la grossesse, la pression art\u00e9rielle subit des modifications li\u00e9es aux fluctuations hormonales, le nutritionniste soutient que la consommation de certains aliments peut aggraver la situation. Il fait donc remarquer que certaines femmes ont tendance, au cours de la grossesse, \u00e0 s\u2019adonner \u00e0 la consommation excessive du sel, du caf\u00e9, du tabac et de l\u2019alcool. \u00c9galement, poursuit-il, \u00ab <em>on a remarqu\u00e9 que certaines d\u2019entre elles consomment des aliments riches en graisse satur\u00e9e tels que la graisse animale<\/em> \u00bb. Pourtant, ces substances, dit-il, sont responsables de l\u2019augmentation du mauvais cholest\u00e9rol pouvant induire de l\u2019hypertension chez la femme notamment enceinte.<\/p>\n<p>Pource faire, Dr Ou\u00e9draogo recommande aux femmes de ne point c\u00e9der aux exigences de la grossesse en termes d\u2019alimentation. Il conseille notamment de privil\u00e9gier un r\u00e9gime alimentaire \u00e9quilibr\u00e9, diversifi\u00e9 et sain. Il met en ligne de mire les c\u00e9r\u00e9ales, de pr\u00e9f\u00e9rence avec le son, les l\u00e9gumes \u00e0 la fois cuits ou crus, les fruits qui aident \u00e0 r\u00e9duire la pression art\u00e9rielle tels que la banane, la fraise et ceux contenant de la vitamine. Il recommande en outre de mettre l\u2019accent sur la consommation du poisson et des aliments riches en calcium tels que le lait. \u00ab <em>On n\u2019a point besoin d\u2019\u00eatre riche pour consommer tous ces aliments. Les gens ont tout dans leur m\u00e9nage, mais ils ne savent pas souvent comment s\u2019organiser ou faire le m\u00e9lange<\/em> \u00bb, indique M. Ou\u00e9draogo. Ousmane Ou\u00e9draogo conseille aussi la pratique r\u00e9guli\u00e8red\u2019exercices physiques. Pour lui, il ne s\u2019agit pas de courir. \u00ab <em>Les causes de la pathologie ne sont pas seulement qu\u2019alimentaires. Avec l\u2019av\u00e8nement des t\u00e9l\u00e9phones portables et les engins \u00e0 deux ou quatre roues (ndlr), les gens ne marchent plus<\/em>\u00bb, regrette-t-il.<\/p>\n<p>De m\u00eame, la prise r\u00e9guli\u00e8re de la tension art\u00e9rielle, la recherche de l\u2019albumine dans les urines, le contr\u00f4le du poids, la prot\u00e9inurie, la surveillance \u00e9chographique du f\u0153tus lors de la Consultation pr\u00e9natale (CPN), la sensibilisation des femmes enceintes \u00e0 fr\u00e9quenter les centres de sant\u00e9 sont aussi des solutions qui permettent de d\u00e9pister pr\u00e9cocement la pr\u00e9-\u00e9clampsie, selon Th\u00e9r\u00e8se Nacanabo.Le Pr Charlemagne Ou\u00e9draogo, quant \u00e0 lui, est convaincu qu\u2019une prise en charge rapide permet d\u2019\u00e9viter les issues d\u00e9favorables.\u00ab <em>Dans le cadre de la lutte contre les diff\u00e9rentes pathologies en lien avec les grossesses dont les pr\u00e9-\u00e9clampsies et les \u00e9clampsies, le minist\u00e8re de la sant\u00e9 a r\u00e9vis\u00e9 les diff\u00e9rentes consultations pr\u00e9natales qui vont d\u00e9sormais de 4 \u00e0 8 contacts au cours de la grossesse jusqu\u2019\u00e0 l\u2019accouchement<\/em> \u00bb, renseigne le Pr Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>De m\u00eame le Burkina Faso, sous l\u2019impulsion des Objectifs du D\u00e9veloppement Durable (ODD) 2016-2030, a adopt\u00e9 des strat\u00e9gies visant \u00e0 r\u00e9duire la mortalit\u00e9 maternelle et infantile.\u00a0 Il s\u2019agit entre autres de la Strat\u00e9gie nationale pour une maternit\u00e9 \u00e0 moindre risque, du Protocole et normes en sant\u00e9 de la reproduction de septembre 2000. Il y a \u00e9galement la subvention des Soins obst\u00e9tricaux et n\u00e9onataux d\u2019urgence (SONU) institu\u00e9e en 2006 et l\u2019adoptionen 2016de la gratuit\u00e9 des soins \u00e0 l\u2019endroit des parturientes et des enfants de moins de cinq ans.<\/p>\n<p>Le Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ou\u00e9draogo\u00e0 lui seul enregistre pr\u00e8s d\u2019un tiers des victimes de pr\u00e9-\u00e9clampsie et d\u2019\u00e9clampsie au niveau national. Cette situation est due au fait que cet h\u00f4pital est par excellence la r\u00e9f\u00e9rence des cas compliqu\u00e9s de tout le pays. Malheureusement, nous n\u2019avons pas pu obtenir les donn\u00e9es \u00e0 ce niveau(Lire encadr\u00e9)<\/p>\n<p><strong>Rabiatou SIMPORE<\/strong><\/p>\n<p><strong>rabysimpore@yahoo.fr<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong>Encadr\u00e9 1<\/strong><\/p>\n<p><strong>CHU\/YO : Probl\u00e8me de communication<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans le but d\u2019en savoir davantage sur la prise en charge des victimes de la pathologie et de disposer de donn\u00e9es sur la maladie, nous avons d\u00e9pos\u00e9 une lettre le 28 mai 2020 au secr\u00e9tariat de la direction g\u00e9n\u00e9rale dudit h\u00f4pital. Le charg\u00e9 de communication de l\u2019h\u00f4pital avec qui nous sommes rest\u00e9s en contact a clam\u00e9 n\u2019avoir jamais re\u00e7u notre demande. La m\u00eame demande lui a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e par mail le 10 ao\u00fbt 2020 \u00e0 17h06 minutes. Toujours sans suite, nous l\u2019avons encore joint deux semaines plus tard et il nous a finalement conseill\u00e9 d\u2019aller vers les autres centres de sant\u00e9 tels que Tingandogo, Bogodogo et autres.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le vendredi 9 octobre 2020, dans l\u2019apr\u00e8s-midi, notre lettre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e introuvable. Les traces indiquent que notre demande (dossier 2414) a quitt\u00e9 le secr\u00e9tariat le jour m\u00eame du d\u00e9p\u00f4t pour le service de communication l\u2019h\u00f4pital. Nous avons d\u00e9pos\u00e9 une copie de la m\u00eame lettre le 9 octobre 2020 dans l\u2019apr\u00e8s-midi. Mais jusqu\u2019\u00e0 ce que nous bouclions ces lignes, aucune suite n\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 notre demande. <\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong>Encadr\u00e9 2<\/strong><\/p>\n<table width=\"614\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>Ann\u00e9e<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>Nombre de cas de pr\u00e9-\u00e9clampsie\/\u00e9clampsie<\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>Nombre de d\u00e9c\u00e8s<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>2014<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>2.516<\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>89<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>2015<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>3.618<\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>85<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>2016<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>3.961\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>113\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>2017<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>8.922<\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>94\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>2018<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>11.250<\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>74\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td width=\"267\"><strong>20.267\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<td width=\"187\"><strong>457\u00a0\u00a0 <\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Sources : Annuaires statistiques du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 de 2014 \u00e0 2018<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><!--more--><\/p>\n<p><strong>Encadr\u00e9 3<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La pathologie, objet de plusieurs \u00e9tudes<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9clampsie est un sujet central et pr\u00e9occupant dans le milieu sanitaire au Burkina Faso. Malgr\u00e9 les efforts des autorit\u00e9s sanitaires pour r\u00e9duire la mortalit\u00e9 maternelle au Burkina Faso, la situation reste toujours alarmante. Afin d\u2019apporter leur contribution \u00e0 la prise en charge de la maladie, plus d\u2019une dizaines d\u2019agents de sant\u00e9 ont mis la pathologie au centre de leur recherche ou de leurs m\u00e9moires ces derni\u00e8res ann\u00e9es.\u00a0 Ainsi, le 11 juillet 2019, \u00e0 l\u2019Ecole nationale de sant\u00e9 publique \u00ab Dr Comlan-Alfred-A- Quenum \u00bb de Bobo Dioulasso, pr\u00e8s de 400 km \u00e0 l\u2019Ouest de la Capitale Ouagadougou, Madame A\u00efda Roukiatou Sana a soutenu son m\u00e9moire d\u2019attach\u00e9e en soins obst\u00e9tricauxet gyn\u00e9cologiques sur le th\u00e8me : \u00ab <em>D\u00e9termination de la prise en charge des pr\u00e9-\u00e9clampsies s\u00e9v\u00e8res et de l\u2019\u00e9clampsie li\u00e9es au service de sant\u00e9 : cas du service de gyn\u00e9co-obst\u00e9trique du Centre hospitalier r\u00e9gional de Fada N\u2019Gourma <\/em>\u00bb. Avant elle, Moumouni Band\u00e9, en vue d\u2019obtenir son dipl\u00f4me d\u2019attach\u00e9 en soins obst\u00e9tricaux et gyn\u00e9cologique a soutenu en 2018 sur le th\u00e8me \u00ab<em> Facteurs limitant la prise en charge de la pr\u00e9-\u00e9clampsie s\u00e9v\u00e8re et de l\u2019\u00e9clampsie \u00e0 la maternit\u00e9 du Centre Hospitalier R\u00e9gional de Gaoua<\/em>\u00bb. Au-del\u00e0 des \u00e9coles de sant\u00e9, l\u2019Institut des Sciences et techniques de l\u2019information et de la communication ISTIC a enregistr\u00e9 une soutenance sur le sujet. Ainsi, Chantal Niki\u00e9ma, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 victime d\u2019une pr\u00e9-\u00e9clampsie, en 2011, \u00e0 l\u2019issue de laquelle elle a malheureusement perdu son b\u00e9b\u00e9, s\u2019est pench\u00e9e sur le sujet. Elle a soutenu le 10 juin 2014 sous le th\u00e8me <em>\u00ab sant\u00e9 maternelle : l\u2019\u00e9clampsie, une pathologie de la grossesse qui tue en silence<\/em> \u00bb. Au-del\u00e0 de ces m\u00e9moires, nous avons d\u00e9nombr\u00e9 plus d\u2019une dizaine de th\u00e8mes de m\u00e9moires sur le sujet notamment \u00e0 l\u2019Ecole de sant\u00e9 de Bobo Dioulasso.<\/strong><\/p>\n<p><strong>RS<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une pathologie mortelle des femmes pr\u00e9occupe le monde sanitaire. Elle se manifeste par une hypertension pendant la grossesse et les sp\u00e9cialistes l\u2019appellent pr\u00e9-\u00e9clampsie ou \u00e9clampsie selon sa gravit\u00e9. Troisi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s maternel, cette pathologie qui hante les nuits des femmes enceintes est impr\u00e9visible. Elle \u00e9volue silencieusement et on ne la d\u00e9couvre souvent que tardivement. 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