{"id":846,"date":"2021-05-11T10:52:29","date_gmt":"2021-05-11T10:52:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=846"},"modified":"2021-05-11T10:52:29","modified_gmt":"2021-05-11T10:52:29","slug":"amenagement-des-bullis-dans-le-yatenga-ces-mini-barrages-qui-soulagent-les-populations-locales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/05\/11\/amenagement-des-bullis-dans-le-yatenga-ces-mini-barrages-qui-soulagent-les-populations-locales\/","title":{"rendered":"Am\u00e9nagement des \u00ab\u00a0bullis\u00a0\u00bb dans le Yatenga : Ces \u00ab\u00a0mini barrages\u00a0\u00bb qui soulagent les populations locales"},"content":{"rendered":"<p><strong>La question de l\u2019eau se pose avec acuit\u00e9 dans la partie nord du Burkina Faso. Nonobstant les efforts consentis par l\u2019Etat pour la construction des barrages, leur nombre reste en de\u00e7\u00e0 des attentes. Pour y rem\u00e9dier, certaines structures non \u00e9tatiques ont d\u00e9cid\u00e9 de voler au secours des populations locales, en les dotant de petites retenues d\u2019eau, appel\u00e9es <em>bullis<\/em> en langue moor\u00e9. L\u2019exemple de la ferme pilote de l\u2019Association W\u00e9manegr\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Filly, dans la province du Yatenga, est illustratif. Les six <em>bullis<\/em> qu\u2019elle a offerts aux populations du village et des environs restent \u00e0 jamais grav\u00e9s dans leur m\u00e9moire. <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019aurore vient de se lever \u00e0 peine \u00e0 Filly, un village situ\u00e9 \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres (km) au sud de Ouahigouya, dans la province du Yatenga. La population reprend peu \u00e0 peu son traintrain quotidien. Par moments, des rafales de vents violents recouvrent de poussi\u00e8re les habitats, diss\u00e9min\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0. L\u2019harmattan bat toujours son plein. L\u2019air sec et agressif ne laisse aucune peau indiff\u00e9rente. D\u00e9j\u00e0 assoiff\u00e9s, de petits ruminants et un troupeau de b\u0153ufs se disputent l\u2019\u00e9tang d\u2019eau, sis \u00e0 quelques encablures \u00e0 l\u2019est du village. En aval, des mara\u00eechers sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans leur jardin. Des oiseaux de diff\u00e9rents plumages essaiment aux abords de l\u2019\u00e9tendue d\u2019eau, quand d\u2019autres voltigent encore dans le ciel. Cet ouvrage hydraulique, loin d\u2019\u00eatre un barrage, est un \u00ab\u00a0<em>bulli\u00a0\u00bb (<\/em>\u00e9tang am\u00e9nag\u00e9, en moor\u00e9). Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 2011 par la ferme pilote de Filly, une structure sp\u00e9cialis\u00e9e dans la r\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es \u00e0 travers l\u2019am\u00e9nagement des p\u00e9rim\u00e8tres bocagers, et ses partenaires. D\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0<em>bulli Selmidou\u00a0<\/em>\u00bb et \u00e9rig\u00e9e entre deux collines, cette retenue d\u2019eau est la plus grande du village avec une capacit\u00e9 de stockage de 90\u00a0000 m\u00e8tres cubes (m<sup>3<\/sup>). A l\u2019image de <em>Selmidou<\/em>, cinq autres <em>bullis<\/em> font la fiert\u00e9 des populations de la localit\u00e9 et des environs. L\u2019eau de ces mares artificielles est destin\u00e9e \u00e0 plusieurs usages dans les m\u00e9nages, \u00e0 l\u2019abreuvement des animaux domestiques et sauvages et \u00e0 l\u2019alimentation de la nappe phr\u00e9atique.<\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Les corv\u00e9es d\u2019eau, un vieux souvenir<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<figure id=\"attachment_852\" aria-describedby=\"caption-attachment-852\" style=\"width: 560px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"852\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/05\/11\/amenagement-des-bullis-dans-le-yatenga-ces-mini-barrages-qui-soulagent-les-populations-locales\/1-23\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?fit=900%2C600&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,600\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;5.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D7200&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;?????????&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1612957588&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;24&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;125&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.016666666666667&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;?????????&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-852\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?resize=560%2C373&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"373\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-852\" class=\"wp-caption-text\">\u00a0Le directeur de la ferme pilote de Filly, Pamoussa Sawadogo : \u00ab Les bullis ont chang\u00e9 la vie des populations dans le village \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ce 10 f\u00e9vrier 2021, seul le <em>bulli Selmidou<\/em> n\u2019a pas encore tari \u00e0 Filly. Toutefois, les habitants ne perdent pas de vue tout le bien que l\u2019ensemble des <em>bullis<\/em> leur procurent. \u00ab\u00a0<em>Avant, le village connaissait des probl\u00e8mes d\u2019eau et le sol \u00e9tait aride. On pouvait creuser un puits \u00e0 plus de 20 m\u00e8tres (m) sans rien trouver. Mais gr\u00e2ce aux bullis, nous avons de l\u2019eau en permanence\u00a0\u00bb, <\/em>se r\u00e9jouit El hadj Adama Savadogo, la soixantaine r\u00e9volue. A l\u2019entendre, les p\u00e9nuries d\u2019eau \u00e0 Filly rel\u00e8vent d\u00e9sormais d\u2019un vieux souvenir de pr\u00e8s de dix ans. Pour la confection des briques, la construction des maisons, l\u2019abreuvement du b\u00e9tail et autres besoins, hommes, femmes et enfants se ruent vers ces retenues d\u2019eau. Le <em>bulli Selmidou<\/em> qui semble p\u00e9renne re\u00e7oit plus de pression. Parmi les b\u00e9n\u00e9ficiaires, les femmes affichent une joie d\u00e9bordante. Le plus souvent tenaill\u00e9es par les corv\u00e9es d\u2019eau, elles disent louer la r\u00e9alisation des <em>bullis<\/em>. \u00ab\u00a0<em>L\u2019arriv\u00e9e des bullis a soulag\u00e9 les femmes du village. Avant, on puisait l\u2019eau dans des puits tr\u00e8s profonds et cela nous fatiguait <\/em>\u00bb, indique Ramata Savadogo, une m\u00e9nag\u00e8re de 35 ans. Elle se souvient comme si c\u2019\u00e9tait hier des souffrances que les femmes enduraient pour satisfaire les besoins en eau de leurs familles. M\u00eame lors des travaux collectifs, notamment la confection des briques ou la construction des b\u00e2timents, les femmes et les filles sont \u00e0 l\u2019avant-garde. La corv\u00e9e d\u2019eau leur incombe. Il y a aussi l\u2019abreuvement des animaux qui relevait d\u2019un casse-t\u00eate. Ce calvaire, Ramata ne souhaite plus le vivre. \u00ab <em>De nos jours, les hommes se d\u00e9placent au bulli pour la confection des briques et nos animaux y vont d\u2019eux-m\u00eames pour s\u2019abreuver<\/em>\u00a0\u00bb, mentionne, le visage d\u00e9tendu, la trentenaire. Fatimata Nana, 40 ans, est du m\u00eame avis lorsqu\u2019elle affirme que les femmes du village ne sont plus angoiss\u00e9es par le probl\u00e8me d\u2019eau. \u00ab\u00a0<em>Nous ne souffrons plus depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es\u00a0<\/em>\u00bb, soutient-elle, sourire aux l\u00e8vres.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<blockquote><p><strong>Des <em>bullis<\/em> salvateurs<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>A Filly, il n\u2019y a pas que les femmes qui sont soulag\u00e9es par l\u2019am\u00e9nagement des <em>bullis<\/em>. Issa Diallo, \u00e9leveur d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, est tout aussi gai. Il ne parcourt plus de grandes distances \u00e0 la recherche d\u2019eau pour son b\u00e9tail. \u00ab\u00a0<em>On se servait des puits pour abreuver nos b\u00eates ou \u00e0 d\u00e9faut, on se d\u00e9pla\u00e7ait dans d\u2019autres villages pour trouver des marigots. Les bullis nous ont sauv\u00e9s\u00a0<\/em>\u00bb, se satisfait le jeune p\u00e2tre. En aval du <em>bulli Selmidou<\/em>, Lazare Savadogo et deux de ses camarades s\u2019adonnent au mara\u00eechage. Dans un jardin d\u2019environ un hectare (ha) et ceintur\u00e9 par une haie de branchages, ils produisent, entre autres, l\u2019oignon, la tomate, l\u2019aubergine et le chou. Cela fait pr\u00e8s de sept ans que ces trois jeunes s\u2019investissent dans cette activit\u00e9 de contre-saison. La vente de leurs produits leur rapporte, chaque trimestre, entre 200 et 250 mille F CFA de b\u00e9n\u00e9fices. \u00ab\u00a0<em>Avant, nous \u00e9tions oisifs apr\u00e8s la saison des pluies. Maintenant, gr\u00e2ce au bulli, nous travaillons en toute saison<\/em>\u00a0\u00bb, souligne Lazare, \u00e2g\u00e9 de 46 ans.<\/p>\n<p>Selon les explications du directeur de la ferme pilote de Filly, Pamoussa Sawadogo, l\u2019id\u00e9e de la construction des <em>bullis<\/em> est venue du constat d\u2019une p\u00e9nurie d\u2019eau criante dans la localit\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Quand on s\u2019est install\u00e9 en 2007, on a vite remarqu\u00e9 que la population souffrait du manque d\u2019eau. L\u2019autre constat est qu\u2019il y a une forte \u00e9rosion des terres \u00e0 Filly. En tant que structure \u0153uvrant dans la r\u00e9cup\u00e9ration des terres d\u00e9grad\u00e9es, cela nous a interpel\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve-t-il. Il fallait donc agir. Ainsi, six <em>bullis<\/em> au total (trois \u00e0 Filly et trois \u00e0 Bilinga, Kourbo et Laoua) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 ce jour par les techniciens de la ferme pilote, \u00e0 travers les activit\u00e9s de Haute intensit\u00e9 de main d\u2019\u0153uvre (HIMO). Il s\u2019est agi, de l\u2019avis de Pamoussa, d\u2019impliquer la population, surtout les femmes, dans l\u2019am\u00e9nagement des retenues d\u2019eau. Toute chose qui a permis aux femmes de gagner de l\u2019argent durant cette p\u00e9riode. Ces affirmations sont confirm\u00e9es par les m\u00e9nag\u00e8res Ramata Savadogo et Fatimata Nana. Charg\u00e9es de creuser \u00e0 la main et de transporter la terre sur la t\u00eate en vue de l\u2019\u00e9rection des digues, chacune d\u2019elle a particip\u00e9 \u00e0 la construction d\u2019au moins un <em>bulli<\/em>. \u00ab\u00a0<em>A l\u2019\u00e9poque, on \u00e9tait beaucoup de femmes contractuelles mais j\u2019ai pu avoir plus de 50 mille F CFA qui m\u2019ont permis de subvenir \u00e0 mes besoins<\/em>\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite Ramata. De son c\u00f4t\u00e9, Fatimata a pu r\u00e9colter pr\u00e8s de 70 mille F CFA, n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019acquisition de plats, de vivres et de petits ruminants.<\/p>\n<figure id=\"attachment_853\" aria-describedby=\"caption-attachment-853\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"853\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/05\/11\/amenagement-des-bullis-dans-le-yatenga-ces-mini-barrages-qui-soulagent-les-populations-locales\/6-6\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?fit=900%2C600&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,600\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;11&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D7200&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;?????????&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1612953652&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;140&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;125&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.008&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"6\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;?????????&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-full wp-image-853\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/6.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-853\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #222222;font-size: 15px\">A un jet de pierre des habitats, tr\u00f4ne le <\/span><em style=\"color: #222222;font-size: 15px\">bulli Sambkoulga<\/em><span style=\"color: #222222;font-size: 15px\">, r\u00e9alis\u00e9 en 2012. En aval de l\u2019ouvrage, 12 puits \u00e0 margelle sont \u00e9parpill\u00e9s dans un espace de 3 ha environ. Ce p\u00e9rim\u00e8tre, informe Samuel Sawadodo, l\u2019un des techniciens de la ferme pilote, est destin\u00e9 \u00e0 la culture mara\u00eech\u00e8re. Mais pour l\u2019instant, aucun am\u00e9nagement n\u2019est effectif. M\u00eame si le <\/span><em style=\"color: #222222;font-size: 15px\">bulli<\/em><span style=\"color: #222222;font-size: 15px\"> a tari, on trouve par contre l\u2019eau dans tous les puits. En attendant, ce sont les habitants qui se frottent les mains. Pour leurs besoins divers, ils y convergent chaque jour pour pr\u00e9lever la \u00ab\u00a0<\/span><em style=\"color: #222222;font-size: 15px\">pr\u00e9cieuse denr\u00e9e<\/em><span style=\"color: #222222;font-size: 15px\">\u00a0\u00bb.<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Une nappe d\u2019eau bien fournie<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Au bord de l\u2019un des puits, Lassan\u00e9 Savadogo s\u2019active \u00e0 remplir deux barriques d\u2019eau install\u00e9es dans une charrette. Apr\u00e8s avoir pr\u00e9lev\u00e9 plusieurs fois le \u00ab\u00a0<em>liquide<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019aide d\u2019un bidon qui lui sert de puisette, il soutient, haletant, que les bienfaits des <em>bullis<\/em> ne peuvent \u00eatre estim\u00e9s. Ce natif de Filly est convaincu que ces \u00e9tangs d\u2019eau ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 enrichir la nappe phr\u00e9atique de son village, jadis tr\u00e8s profonde. Un peu plus loin, un autre puits est \u00ab\u00a0<em>pris en otage<\/em>\u00a0\u00bb par des femmes. Pendant que l\u2019une s\u2019affaire \u00e0 donner \u00e0 boire \u00e0 une bourrique, les autres s\u2019occupent de leur lessive en chantonnant. Amie Savadogo, la doyenne, loue \u00e9galement l\u2019arriv\u00e9e des <em>bullis<\/em> et surtout les puits qu\u2019elle utilise chaque jour. Pour sa part, le directeur de la ferme pilote affirme que le soulagement de la population est manifeste. Car, \u00e0 l\u2019entendre, les corv\u00e9es d\u2019eau qui \u00e9taient p\u00e9nibles ont cess\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Des filles ont t\u00e9moign\u00e9 n\u2019avoir pas \u00e9t\u00e9 inscrites \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e0 cause de l\u2019abreuvement des animaux<\/em>\u00a0\u00bb, raconte Pamoussa Sawadogo. De nos jours, admet-il, les <em>bullis<\/em> ont chang\u00e9 la vie des populations \u00e0 Filly. Ils ont aussi l\u2019avantage d\u2019emp\u00eacher l\u2019eau d\u2019inonder les habitats en hivernage.<\/p>\n<p>Le <em>bulli Manegrewayan<\/em> n\u2019est pas non plus loin de la bourgade. Situ\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 nord, il a une capacit\u00e9 de stockage de 50 000 m<sup>3<\/sup>. En aval, une rizi\u00e8re de 9 ha appartenant \u00e0 neuf m\u00e9nages est am\u00e9nag\u00e9e. La physionomie des souches des tiges laisse deviner que la r\u00e9colte a \u00e9t\u00e9 bonne. \u00ab\u00a0<em>A la campagne \u00e9coul\u00e9e, l\u2019un des producteurs a engrang\u00e9 50 sacs de 100 kg de riz paddy<\/em>\u00a0\u00bb, atteste Samuel Sawadogo, notre guide. A \u00e9couter le directeur de la ferme pilote, Pamoussa Sawadogo, l\u2019objectif du <em>bulli<\/em> n\u2019est pas seulement de stocker l\u2019eau pour les usages des m\u00e9nages ou pour l\u2019abreuvement des animaux. Il sert aussi, avance-t-il, \u00e0 infiltrer l\u2019eau dans le sol pour alimenter la nappe phr\u00e9atique. Que l\u2019eau du <em>bulli<\/em> stagne longtemps ou pas, soutient l\u2019environnementaliste, on sort toujours gagnant. \u00ab\u00a0<em>Si l\u2019eau demeure pendant plusieurs mois, elle profite aux hommes, aux animaux domestiques, sauvages et aux oiseaux. Si elle s\u2019infiltre, c\u2019est une occasion de charger la nappe phr\u00e9atique<\/em>\u00a0\u00bb, \u00e9taye M. Sawadogo. Pour preuve, indique-t-il, cette infiltration a permis d\u2019alimenter les puits du village en eau de boisson, de pratiquer le mara\u00eechage et de cultiver le riz sur un sol autrefois d\u00e9nud\u00e9.<\/p>\n<blockquote><p><strong>L\u2019ensablement, une menace s\u00e9rieuse<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019am\u00e9nagement de <em>bulli<\/em> dont le but est d\u2019infiltrer l\u2019eau dans le sol, le prix Nobel alternatif 2018 et Champion de la terre 2020, Yacouba Sawadogo, est en train de l\u2019exp\u00e9rimenter au c\u0153ur de sa for\u00eat \u00e0 Gourga, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Ouahigouya. D\u00e9but\u00e9s en f\u00e9vrier 2018, les travaux de l\u2019\u00e9tang sont presque achev\u00e9s.<\/p>\n<figure id=\"attachment_850\" aria-describedby=\"caption-attachment-850\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"850\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/05\/11\/amenagement-des-bullis-dans-le-yatenga-ces-mini-barrages-qui-soulagent-les-populations-locales\/attachment\/11\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?fit=900%2C600&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,600\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;7.1&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D7200&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;?????????&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1613122833&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;40&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;125&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.008&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"11\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;?????????&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-850 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/11.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-850\" class=\"wp-caption-text\">\u00a0Avec les moyens du bord, le Champion de la terre 2020, Yacouba Sawadogo, a presque boucl\u00e9 son bulli.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Malgr\u00e9 le poids de l\u2019\u00e2ge (75 ans), nous avons trouv\u00e9 le \u00ab\u00a0<em>vieux\u00a0<\/em>\u00bb t\u00f4t dans la matin\u00e9e du 12 f\u00e9vrier 2021 en pleine activit\u00e9 sur la digue de son <em>bulli<\/em>. Assis \u00e0 m\u00eame le sol et tel un travail de fourmis, il ramasse des pierres qu\u2019il place, l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, sur la muraille de terre en vue d\u2019un bon tassement. \u00ab\u00a0<em>L\u2019objectif du bulli est de permettre une bonne infiltration de l\u2019eau pour nourrir les plantes. Les animaux de la brousse et les oiseaux vont \u00e9galement en profiter<\/em>\u00a0\u00bb, justifie le septuag\u00e9naire. Son fils, Lookman Sawadogo, pr\u00e9cise que l\u2019endroit o\u00f9 le <em>bulli<\/em> est am\u00e9nag\u00e9 est tr\u00e8s aride au point que les arbres qui y \u00e9taient continuaient de v\u00e9g\u00e9ter. D\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e de construire une retenue d\u2019eau.<\/p>\n<p>A l\u2019image des barrages, les <em>bullis<\/em> sont aussi confront\u00e9s au ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019ensablement. Cela constitue la grosse pr\u00e9occupation actuelle des habitants de Filly. D\u2019une m\u00eame voix, ils sollicitent le curage de ces mares artificielles ou l\u2019agrandissement de leur capacit\u00e9 de stockage. \u00ab\u00a0<em>Le bulli Selmidou \u00e9tait p\u00e9renne. Mais avec l\u2019ensablement, il tarit avant la saison des pluies<\/em>\u00a0\u00bb, se d\u00e9sole Daouda Ou\u00e9draogo. C\u2019est \u00e0 contrec\u0153ur que Lazare et ses camarades sont oblig\u00e9s de suspendre leurs activit\u00e9s de mara\u00eechage entre les mois d\u2019avril et de mai \u00e0 cause du manque d\u2019eau. Fatimata Nana et El hadj Adama Savadogo, eux, souhaitent voir le nombre des <em>bullis<\/em> se multiplier au grand bonheur de la population. Pour limiter l\u2019ensablement que le directeur de la ferme qualifie de ph\u00e9nom\u00e8ne mondial, il pr\u00e9conise la mise en place de dispositifs anti\u00e9rosifs (haies vives, cordons pierreux) en amont des <em>bullis<\/em>.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Cr\u00e9er plus de retenues d\u2019eau au Nord<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Tous les villages environnants de Filly, informe Pamoussa Sawadogo, peuvent \u00eatre b\u00e9n\u00e9ficiaires des <em>bullis<\/em> mais \u00e0 condition qu\u2019ils fassent la demande et qu\u2019ils soient dans le rayon d\u2019intervention de la ferme (15 km \u00e0 la ronde). Disposer d\u2019un site favorable \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement du <em>bulli<\/em> serait aussi un atout, \u00e0 son avis. Car, r\u00e9v\u00e8le-t-il, plus il y a des c\u00f4tes, moins on construit une digue longue et co\u00fbteuse. C\u2019est le cas du <em>bulli Selmidou<\/em> qui est contigu \u00e0 des collines. Malgr\u00e9 sa grande capacit\u00e9 (90\u00a0000 m<sup>3<\/sup>), il a co\u00fbt\u00e9 environ 11 millions F CFA avec une digue longue de 200 m. Par contre, le <em>bulli Manegrewayan<\/em> (50\u00a0000 m<sup>3<\/sup>), dont la digue s\u2019\u00e9tale sur 300 m, a co\u00fbt\u00e9 pr\u00e8s de 20 millions F CFA, d\u00fb au fait qu\u2019il est construit sur un terrain plat.<\/p>\n<p>Le Nord \u00e9tant une zone pastorale et \u00e0 potentiel mara\u00eecher, le Directeur r\u00e9gional (DR) de l\u2019Agriculture, des Am\u00e9nagements hydroagricoles et de la M\u00e9canisation, Abdoul Karim Ou\u00e9draogo, reconnait la n\u00e9cessit\u00e9 des <em>bullis<\/em> pour les populations locales. \u00ab<strong>\u00a0<\/strong><em>Le bulli est le seul recours pour ceux qui n\u2019ont pas de barrages dans leurs localit\u00e9s. Malheureusement, il ne retient pas l\u2019eau pendant longtemps, surtout quand la demande est forte <\/em>\u00bb, souligne-t-il. Son homologue de l\u2019Eau et de l\u2019Assainissement, Evariste Zongo, estime \u00e0 162 le nombre de retenues d\u2019eau (barrages, mares et <em>bulli<\/em>s confondus) dans la r\u00e9gion du Nord. Parmi celles-ci, une soixantaine sont des <em>bullis<\/em>. Un nombre qui reste en de\u00e7\u00e0 des attentes, selon le DR Zongo. Si le barrage se r\u00e9alise \u00e0 co\u00fbt de milliards F CFA, le <em>bulli<\/em>, lui, peut s\u2019obtenir avec une dizaine de millions. C\u2019est pourquoi l\u2019ing\u00e9nieur du g\u00e9nie rural plaide pour l\u2019accroissement des <em>bullis<\/em> dans sa r\u00e9gion. \u00ab\u00a0<em>La r\u00e9alisation des bullis contribue \u00e0 compenser la demande en eau, en permettant de r\u00e9duire la pression sur les barrages<\/em>\u00a0\u00bb, d\u00e9clare M. Zongo. En attendant, le d\u00e9fi de la mobilisation de la ressource en eau dans la zone nord reste entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>dykabre@yahoo.fr<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Un p\u00e9rim\u00e8tre mara\u00eecher en souffrance<\/strong><\/p>\n<p>En vue de permettre aux populations de Filly de s\u2019offrir des produits mara\u00eechers, la ferme pilote a d\u00e9cid\u00e9, depuis 2013, d\u2019am\u00e9nager un p\u00e9rim\u00e8tre de 3 ha en aval du <em>bulli Sambkoulga<\/em>. A cet effet, 12 puits \u00e0 margelle d\u2019une valeur de 12 millions F CFA ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. Mais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, le projet peine \u00e0 d\u00e9coller du fait de la r\u00e9ticence de certains propri\u00e9taires terriens. Selon le directeur de la ferme, Pamoussa Sawadogo, les pourparlers se poursuivent pour trouver une issue heureuse \u00e0 cet imbroglio. \u00ab<strong>\u00a0<\/strong><em>Au fur et \u00e0 mesure que le temps passe, je pense que les acteurs comprendront l\u2019importance du p\u00e9rim\u00e8tre mara\u00eecher et qu\u2019ils s\u2019\u00e9l\u00e8veront au-dessus de la m\u00eal\u00e9e pour voir l\u2019int\u00e9r\u00eat commun\u00a0<\/em>\u00bb, esp\u00e8re-t-il<\/p>\n<p><strong>M.<\/strong><strong>K.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La question de l\u2019eau se pose avec acuit\u00e9 dans la partie nord du Burkina Faso. Nonobstant les efforts consentis par l\u2019Etat pour la construction des barrages, leur nombre reste en de\u00e7\u00e0 des attentes. Pour y rem\u00e9dier, certaines structures non \u00e9tatiques ont d\u00e9cid\u00e9 de voler au secours des populations locales, en les dotant de petites retenues [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":848,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[22,89],"tags":[179,178,135],"class_list":{"0":"post-846","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-environnement","8":"category-la-une-site","9":"tag-bullis","10":"tag-amenagement","11":"tag-yatenga"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/05\/7.jpg?fit=900%2C600&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-dE","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/846","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=846"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/846\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/848"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=846"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=846"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=846"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}