{"id":911,"date":"2021-08-16T20:53:24","date_gmt":"2021-08-16T20:53:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=911"},"modified":"2021-08-16T22:05:02","modified_gmt":"2021-08-16T22:05:02","slug":"innovation-technologique-dans-le-maraichage-lirrigation-en-pleine-mutation-a-ouahigouya","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/08\/16\/innovation-technologique-dans-le-maraichage-lirrigation-en-pleine-mutation-a-ouahigouya\/","title":{"rendered":"Innovation technologique dans le mara\u00eechage : l\u2019irrigation en pleine mutation \u00e0 Ouahigouya"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re occupe une place de choix dans les productions agricoles de la province du Yatenga. Malgr\u00e9 les caprices pluviom\u00e9triques, les rendements sont en nette progression. Cette prouesse est due \u00e0 l\u2019ardeur au travail des producteurs mais aussi aux innovations technologiques, r\u00e9cemment introduites dans le syst\u00e8me d\u2019irrigation. Des mini pivots aux bandes d\u2019aspersion en passant par les pompes immerg\u00e9es, ce sont autant de merveilles qui tentent de r\u00e9volutionner la production mara\u00eech\u00e8re dans la cit\u00e9 de Naaba Kango.<\/strong><\/p>\n<p>Avant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la parcelle de production mara\u00eech\u00e8re de Mahamadi Diabat\u00e9, ce lundi 24 mai 2021, il faut braver les ravins et le sol boueux. Nonobstant la r\u00e9cente pluie tomb\u00e9e dans la localit\u00e9, les rayons solaires se font accablants. Le sexag\u00e9naire et les siens n\u2019ont pas d\u2019autre choix que de trouver refuge \u00e0 l\u2019ombre des manguiers. A un jet de pierre de leur abri, un \u00e9quipement \u00e9trange attire l\u2019attention. Un tuyau a\u00e9rien, muni de minuscules trous et soutenu par un autre fix\u00e9 au sol, asperge l\u2019eau sur des plants d\u2019oseille en pivotant. Sur un rayon de plus de cinq m\u00e8tres, le sol re\u00e7oit l\u2019eau sous forme de fine pluie. Apr\u00e8s une trentaine de minutes, le syst\u00e8me est d\u00e9plac\u00e9 sur d\u2019autres sorties d\u2019eau, diss\u00e9min\u00e9es sur toute la parcelle de 500 m\u00e8tres carr\u00e9s (m2), pr\u00e9alablement occup\u00e9e par l\u2019oignon. Pourtant, dans les environs, aucun bruit de motopompe ne se fait entendre.<\/p>\n<p>Aucun barrage ni puisard ne sont non plus perceptibles \u00e0 proximit\u00e9. En lieu et place de ces ouvrages, un forage aliment\u00e9 par l\u2019\u00e9nergie solaire fait la fiert\u00e9 du vieux Mahamadi, le promoteur de cette nouvelle technique d\u2019irrigation. Le forage dont la profondeur est estim\u00e9e \u00e0 25 m\u00e8tres est \u00e9quip\u00e9 de pompe immerg\u00e9e qui expulse l\u2019eau \u00e0 un d\u00e9bit de cinq m\u00e8tres cubes par heure. Dans l\u2019exploitation voisine, Issa Nacanabo exp\u00e9rimente une technique similaire mais avec un \u00e9quipement atypique. Appel\u00e9 mini volonta, le forage est surmont\u00e9 d\u2019un mat\u00e9riel fonctionnant comme le moteur d\u2019une mobylette. C\u2019est une pompe \u00e0 piston. Une courroie actionne une dynamo pour faire remonter l\u2019eau \u00e0 la surface. Des plaques solaires participent \u00e9galement \u00e0 donner vie \u00e0 ce forage.<\/p>\n<p>Avec des tuyaux enfouis dans le sol, l\u2019eau est projet\u00e9e sur la parcelle \u00e0 travers des mini pivots, \u00e9parpill\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0. Une technique qui est \u00e0 l\u2019image de celle utilis\u00e9e pour arroser les pelouses naturelles. Non loin de l\u00e0, Aboubacar Diabat\u00e9 fait aussi la promotion d\u2019une nouvelle technique d\u2019irrigation. Son \u00e9quipement est presque identique \u00e0 celui de son fr\u00e8re, Mahamadi Diabat\u00e9, mais les sorties d\u2019eau sont diff\u00e9rentes. Aboubacar utilise plut\u00f4t des bandes d\u2019aspersion et un forage manuel. Son syst\u00e8me d\u2019irrigation consiste \u00e0 disposer de fa\u00e7on parall\u00e8le des rubans, munis de minuscules orifices, dans toute la parcelle. Apr\u00e8s ouverture des vannettes, l\u2019eau jaillit sous forme de brouillard sur les plantes. Ces jets d\u2019eau favorisent au milieu des exploitations un micro climat qui contraste avec la temp\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale de la localit\u00e9.<\/p>\n<h3>Une gestion rationnelle de l\u2019eau<\/h3>\n<figure id=\"attachment_914\" aria-describedby=\"caption-attachment-914\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"914\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/08\/16\/innovation-technologique-dans-le-maraichage-lirrigation-en-pleine-mutation-a-ouahigouya\/car3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"car3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt; Le Yatenga a produit 47\u00a0763 tonnes d\u2019oignon&lt;br \/&gt;\npour la campagne 2020-2021. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-914\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car3.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-914\" class=\"wp-caption-text\">Le Yatenga a produit 47\u00a0763 tonnes d\u2019oignon<br \/>pour la campagne 2020-2021.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Nous sommes dans les p\u00e9rim\u00e8tres mara\u00eechers du village de Bogoya, \u00e0 quelques encablures de Ouahigouya, capitale de la r\u00e9gion du Nord. Le barrage de Goinr\u00e9 (le plus grand qui alimente la ville en eau potable) est situ\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de trois kilom\u00e8tres de l\u00e0. Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9loignement des berges, l\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re est au rendez-vous. Mais, pour les mara\u00eechers, c\u2019est le dernier virage de leur deuxi\u00e8me campagne de production. Tout comme Mahamadi, Issa et Aboubacar, ils sont nombreux les producteurs qui ont d\u00e9cid\u00e9 depuis 2018 de r\u00e9volutionner le mara\u00eechage, \u00e0 travers l\u2019adoption de nouvelles techniques d\u2019irrigation. Soutenus par l\u2019Association professionnelle des mara\u00eechers du Yatenga (ASPMY), ces promoteurs disent ne pas regretter leur choix apr\u00e8s trois ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience. Aboubacar Diabat\u00e9 qui ne tarit pas d\u2019\u00e9loges \u00e0 l\u2019endroit de la technologie, estime ses avantages \u00e9normes.<\/p>\n<p>En plus d\u2019\u00eatre reposant, argumente-t-il, ce syst\u00e8me d\u2019irrigation permet une gestion rationnelle de l\u2019eau et am\u00e9liore consid\u00e9rablement les rendements agricoles. Sur sa parcelle de d\u00e9monstration de 500 m2 o\u00f9 l\u2019\u00e9quipement est install\u00e9, le quadrag\u00e9naire dit avoir engrang\u00e9 dix sacs de 100 kilogrammes, soit une tonne d\u2019oignon, la campagne \u00e9coul\u00e9e. Alors qu\u2019auparavant, il en obtenait moins, sept sacs environ, sur la m\u00eame superficie, selon son t\u00e9moignage. De quoi r\u00e9jouir M. Diabat\u00e9 qui souhaite davantage de l\u2019aide pour agrandir son exploitation. \u00ab\u00a0Avant, on gaspillait l\u2019eau, l\u2019engrais et le carburant sans le savoir. Avec cette technique d\u2019irrigation, nous sommes sauv\u00e9s. La question de la main d\u2019\u0153uvre est aussi r\u00e9solue\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve-t-il, avec satisfaction.<\/p>\n<p>Avec ses mini pivots, Mahamadi Diabat\u00e9 a aussi accru ses rendements, que ce soit l\u2019oignon ou la pomme de terre sur le m\u00eame p\u00e9rim\u00e8tre. Tout en appr\u00e9ciant positivement cette nouvelle technique, le sexag\u00e9naire soutient que ses d\u00e9penses mensuelles ont drastiquement baiss\u00e9, puisqu\u2019il ne s\u2019investit plus dans l\u2019achat ni du carburant ni de motopompe, encore moins dans sa maintenance. \u00ab Maintenant, on se repose beaucoup plus. Il suffit de mettre la pompe en marche et on vaque \u00e0 d\u2019autres occupations\u00a0\u00bb, note-t-il, tout fier.\u00a0Abondant dans le m\u00eame sens, Issa Nacanabo indique qu\u2019il ne fournit plus d\u2019effort depuis trois ans pour arroser ses plantes.<\/p>\n<h3>1,4t d\u2019oignon sur 500 m2<\/h3>\n<p>L\u2019utilisation des arrosoirs, du carburant, du gaz butane et des motopompes rel\u00e8ve, pour lui, d\u2019un vieux souvenir. Pour la campagne \u00e9coul\u00e9e, il a pu r\u00e9colter pr\u00e8s d\u2019une tonne et demi d\u2019oignon sur sa parcelle-t\u00e9moin de 500 m2. Une prouesse, \u00e0 l\u2019entendre. \u00ab\u00a0Au d\u00e9but, j\u2019\u00e9tais r\u00e9ticent \u00e0 exp\u00e9rimenter la technique mais de nos jours, je ne regrette pas\u00a0\u00bb, mentionne M. Nacanabo, non sans souffler que des coll\u00e8gues qui croyaient \u00e0 une expropriation de leurs terres s\u2019y sont oppos\u00e9s cat\u00e9goriquement. Aujourd\u2019hui, ajoute-t-il, ces m\u00eames personnes envient ceux qui ont pris le risque de se jeter \u00e0 l\u2019eau en acceptant les nouvelles techniques. En outre, M. Nacanabo, tout comme les autres promoteurs, a l\u2019avantage d\u2019avoir l\u2019eau en permanence et de surcro\u00eet de l\u2019eau potable.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A cause des p\u00e9nuries d\u2019eau \u00e0 Ouahigouya, nous sommes envahis chaque jour par des citadins qui viennent en chercher ici. Depuis trois ans, nous ne souffrons plus de ces probl\u00e8mes \u00bb, atteste Aboubacar, avec un air d\u00e9contract\u00e9. La seule fausse note signal\u00e9e par Issa Nacanabo sur sa pompe \u00e0 piston demeure parfois les pannes techniques qui n\u00e9cessitent l\u2019intervention d\u2019experts qui, pourtant, ne sont pas sur place. Des soucis qui semblent d\u00e9sormais relever du pass\u00e9 car, se satisfait-il, depuis un an, la pompe n\u2019a plus enregistr\u00e9 d\u2019incident. L\u2019implantation de ces techniques d\u2019irrigation dans les p\u00e9rim\u00e8tres mara\u00eechers de Ouahigouya est le fruit d\u2019une collaboration entre l\u2019ASPMY et ses partenaires hollandais, \u00e0 travers le projet \u00ab\u00a0Drops for crops (D4C)\u00a0\u00bb (une goutte d\u2019eau pour une plante). Selon le pr\u00e9sident de l\u2019ASPMY, Boukary Savadogo, c\u2019est apr\u00e8s avoir fait le constat du manque d\u2019eau dans la zone que les partenaires ont d\u00e9cid\u00e9 de contribuer \u00e0 sa gestion rationnelle dans le mara\u00eechage.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi qu\u2019en 2018, des technologies d\u2019exhaure et d\u2019irrigation, notamment des forages, des puits \u00e0 grand diam\u00e8tre et des tuyaux en PVC, ont \u00e9t\u00e9 introduites. Elles sont exp\u00e9riment\u00e9es sur des parcelles-t\u00e9moins aupr\u00e8s de producteurs volontaires et servent de cas d\u2019\u00e9cole aux autres mara\u00eechers. Aux dires de Abdoulaye Ou\u00e9draogo, charg\u00e9 de la vulgarisation des nouvelles techniques d\u2019irrigation de l\u2019ASPMY, le projet D4C a retenu deux sp\u00e9culations jug\u00e9es plus rentables, en l\u2019occurrence la pomme de terre et l\u2019oignon, pour \u00eatre produites sur les champs-\u00e9coles. Implant\u00e9e durant la campagne 2018-2019, la technologie est \u00e0 sa troisi\u00e8me campagne d\u2019impl\u00e9mentation. Et d\u00e9j\u00e0, \u00e0 en juger par les t\u00e9moignages, les r\u00e9sultats sont tangibles et fort encourageants. \u00ab\u00a0Avec les nouvelles techniques, on a un surplus de 15 \u00e0 35% sur les rendements\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise M. Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<h3>Les bandes d\u2019aspersion pris\u00e9es<\/h3>\n<p>Autre lieu, m\u00eame ambition. A Baoban\u00e9, localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-est de la cit\u00e9 de Naaba Kango, le pr\u00e9sident de l\u2019ASPMY, Boukary Savadogo, s\u2019active \u00e0 arroser ses plants de tomate. \u00ab\u00a0J\u2019aime les champs plus que les bureaux\u00a0\u00bb, plaisante-t-il, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre install\u00e9 dans son hamac. La technique d\u2019irrigation adopt\u00e9e, encore appel\u00e9e grande volonta, est tout aussi nouvelle. A c\u00f4t\u00e9 du solaire, des puits \u00e0 grand diam\u00e8tre compl\u00e8tent le mat\u00e9riel d\u2019exhaure. Dans son travail d\u2019irrigation, le pr\u00e9sident a aussi jet\u00e9 son d\u00e9volu sur les bandes d\u2019aspersion. En cette matin\u00e9e du 24 mai, seule la motopompe est en marche. Sur sa<\/p>\n<figure id=\"attachment_913\" aria-describedby=\"caption-attachment-913\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"913\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2021\/08\/16\/innovation-technologique-dans-le-maraichage-lirrigation-en-pleine-mutation-a-ouahigouya\/car1\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"car1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Faute de moyens, la plupart des mara\u00eechers utilisent toujours&lt;br \/&gt;\nles tuyaux flexibles et les motopompes.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-913\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2021\/08\/car1.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-913\" class=\"wp-caption-text\">Faute de moyens, la plupart des mara\u00eechers utilisent toujours<br \/>les tuyaux flexibles et les motopompes.<\/figcaption><\/figure>\n<p>parcelle de production, une sorte de brouillard s\u2019observe. L\u2019eau qui jaillit des rubans par les petits trous forme une fine pluie artificielle qui tombe sur les plantes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bien vrai que les \u00e9quipements sont chers, mais cette technologie \u00e9conomise l\u2019eau et donne de bons rendements\u00a0\u00bb, reconnait M. Savadogo, apr\u00e8s seulement un an d\u2019essai. L\u2019avantage des bandes d\u2019aspersion, selon lui, est que d\u00e8s qu\u2019on les installe, on en a pour six ans. Apr\u00e8s chaque campagne, les rubans sont soigneusement emball\u00e9s pour \u00eatre gard\u00e9s. En plus de l\u2019arrosage rationnel, aux dires du pr\u00e9sident, l\u2019aspersion a aussi le m\u00e9rite de d\u00e9barrasser les plantes de leurs parasites via le lessivage des feuilles. Ses propos sont corrobor\u00e9s par ceux du pr\u00e9sident d\u2019honneur de l\u2019ASPMY, Salam Ou\u00e9draogo, alias \u00ab\u00a0Salam docteur\u00a0\u00bb, pour qui, l\u2019aspersion demeure la meilleure technique d\u2019irrigation du moment. \u00ab\u00a0Elle cr\u00e9e un micro climat et les plantes respirent mieux\u00a0\u00bb, soutient-il, avec conviction. M\u00eame s\u2019il exp\u00e9rimente toujours le syst\u00e8me de goutte \u00e0 goutte avec un \u00e9quipement appel\u00e9 Sunlight (\u00e9nergie solaire), au secteur n\u00b013 de Ouahigouya, Salam docteur dit pr\u00e9f\u00e9rer de loin l\u2019aspersion.<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs le choix qu\u2019ont fait la majorit\u00e9 des membres de l\u2019association. \u00ab Cette ann\u00e9e, nous avons pu installer pr\u00e8s d\u2019une vingtaine d\u2019hectares de bandes d\u2019aspersion et de tuyaux flexibles avec des t\u00eates d\u2019arrosoir. Ce qui correspond \u00e0 plus de 170 producteurs qui ont adopt\u00e9 les deux technologies\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le le responsable de la vulgarisation des nouvelles techniques d\u2019irrigation, Abdoulaye Ou\u00e9draogo. Pour b\u00e9n\u00e9ficier des \u00e9quipements du projet D4C, selon son coordonnateur, Mahamady Ou\u00e9draogo, par ailleurs Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ASPMY, il faut au pr\u00e9alable \u00eatre membre de l\u2019association.<\/p>\n<h3>Une subvention de 48%<\/h3>\n<p>\u00ab Le projet subventionne les \u00e9quipements \u00e0 hauteur de 48% et le producteur contribue pour 52% du montant total. Cette contribution peut \u00eatre en nature ou en esp\u00e8ces\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. A l\u2019\u00e9couter, les co\u00fbts diff\u00e8rent d\u2019une technologie \u00e0 l\u2019autre. Si la Sunlight pour l\u2019irrigation de goutte \u00e0 goutte tourne autour de 800 mille F CFA, la grande volonta pour l\u2019aspersion, elle, avoisine les 2\u00a0millions 500 mille francs CFA. Outre cela, l\u2019acquisition des puits \u00e0 grand diam\u00e8tre est aussi concern\u00e9e par la subvention. A ce niveau, la contribution du producteur est de 20%. Sur les berges du barrage Kanazo\u00e9, Moussa Savadogo et ses jeunes fr\u00e8res sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans leur champ de poivron. Tuyaux flexibles avec des t\u00eates d\u2019arrosoir en main, ils s\u2019activent \u00e0 apporter \u00ab\u00a0\u00e0 boire\u00a0\u00bb \u00e0 leurs plantes. Moussa, tout comme beaucoup de ses coll\u00e8gues, utilise toujours les anciennes techniques d\u2019irrigation.<\/p>\n<p>Pas qu\u2019il est r\u00e9fractaire aux nouvelles, mais parce qu\u2019il n\u2019est pas encore affili\u00e9 \u00e0 l\u2019ASPMY pour en \u00eatre b\u00e9n\u00e9ficiaire. M. Savadogo estime que sa technique actuelle qui consiste \u00e0 utiliser les puisards, les motopompes et les tuyaux \u00e0 t\u00eates d\u2019arrosoir est surann\u00e9e et lui donne des travaux suppl\u00e9mentaires. Dans son exploitation, il faut en permanence lutter contre les esp\u00e8ces adventices pour \u00e9viter qu\u2019elles n\u2019\u00e9touffent les cultures.<br \/>\n\u00ab L\u2019eau r\u00e9pand l\u2019engrais partout, occasionnant l\u2019enherbement des parcelles. Il faut chaque fois d\u00e9sherber et cela fragilise les plantes \u00bb, explique-t-il, impuissant. Toutefois, l\u2019espoir reste permis au jeune mara\u00eecher, Moussa, qui compte tourner la page pour les campagnes \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Et pour y parvenir, il promet d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 l\u2019ASPMY et profiter des diff\u00e9rentes innovations. Pour le Directeur r\u00e9gional (DR) de l\u2019Agriculture, des Am\u00e9nagements hydro-agricoles et de la M\u00e9canisation du Nord, Abdoul Karim Ou\u00e9draogo, les nouvelles techniques d\u2019irrigation sont les bienvenues, dans la mesure o\u00f9 le mara\u00eechage constitue la deuxi\u00e8me activit\u00e9 agricole de la r\u00e9gion, et en particulier du Yatenga. Elles participent, de son avis, \u00e0 l\u2019accroissement des rendements des producteurs m\u00eame si leurs co\u00fbts ne sont pas \u00e0 la port\u00e9e du plus grand nombre. \u00ab C\u2019est pourquoi, ces technologies ne sont pas encore vulgaris\u00e9es \u00bb, justifie le DR. En tout \u00e9tat de cause, les mara\u00eechers se disent pr\u00eats \u00e0 les adopter en vue de booster leurs rendements, pour peu qu\u2019ils aient l\u2019accompagnement n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Quelques sp\u00e9culations en chiffres<\/strong><\/p>\n<p>Pour la campagne 2020-2021, la direction r\u00e9gionale en charge de l\u2019agriculture du Nord estime la production de l\u2019oignon au niveau r\u00e9gional \u00e0 85 644 tonnes (t), 28 890t pour la pomme de terre et 61\u00a0404t pour la tomate. Concernant le Yatenga, ces quantit\u00e9s sont respectivement de 47 763t, 25 650t et 43 484t.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>M.K.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re occupe une place de choix dans les productions agricoles de la province du Yatenga. 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