{"id":1118,"date":"2019-08-08T22:55:45","date_gmt":"2019-08-08T22:55:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/sport\/?p=1118"},"modified":"2019-08-08T22:55:45","modified_gmt":"2019-08-08T22:55:45","slug":"alexis-konkobo-president-dhonneur-de-lajsb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/sport\/2019\/08\/08\/alexis-konkobo-president-dhonneur-de-lajsb\/","title":{"rendered":"Alexis Konkobo, pr\u00e9sident d\u2019honneur de l\u2019AJSB"},"content":{"rendered":"<p><strong>Aujourd\u2019hui au Conseil sup\u00e9rieur de la communication (CSC) comme conseiller, Alexis Konkobo a blanchi sous le harnais du journalisme sportif \u00e0 la radio nationale puis \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Le natif de Treichville, \u00e0 Abidjan, a dirig\u00e9 l\u2019Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) de 1989 \u00e0 2016. L\u2019actuel pr\u00e9sident d\u2019honneur de l\u2019association revient dans cette interview sur sa longue carri\u00e8re, les d\u00e9buts de l\u2019AJSB, le football d\u2019antan et d\u2019aujourd\u2019hui, etc.<\/strong><\/p>\n<p>Comment \u00eates-vous arriv\u00e9 dans le journalisme sportif ?<\/p>\n<p>C\u2019est une longue histoire. Tr\u00e8s jeune, j\u2019\u00e9tais sportif. J\u2019aimais le football. Je suis n\u00e9 \u00e0 Abidjan \u00e0 Treichville. Et naturellement, le football \u00e9tait le hobby des enfants. Au fur et \u00e0 mesure que nous jouions, on tendait l\u2019oreille. On \u00e9coutait notamment radio C\u00f4te d\u2019Ivoire. Sans vous mentir, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, radio C\u00f4te d\u2019Ivoire \u00e9tait une r\u00e9f\u00e9rence dans la narration sportive. Je me rappelle encore des regrett\u00e9s Daniel Compaor\u00e9, Jean-Baptiste Kacou Bi, Boubacar Kant\u00e9, Jean Kambir\u00e9. C\u2019\u00e9tait des voix qui captaient notre attention \u00e0 chaque fois qu\u2019un match est retransmis. C\u2019\u00e9tait de grands noms de la narration sportive. Petit \u00e0 petit, la passion a commenc\u00e9 \u00e0 prendre corps. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas devenir journaliste sportif quand nous serons grands. Cette passion a jou\u00e9 sur notre cursus scolaire et universitaire. Et lorsque j\u2019ai eu mon BAC \u00e0 Bobo Dioulasso, je me suis dit pourquoi ne pas aller dans une \u00e9cole de journalisme. A l\u2019\u00e9poque, il y avait une grosse chance qui se pr\u00e9sentait avec l\u2019Institut national d\u2019\u00e9ducation cin\u00e9matographique. Un institut de l\u2019Universit\u00e9 de Ouagadougou qui regroupait les \u00e9tudiants de la sous-r\u00e9gion. Ma chance encore, est qu\u2019il y avait 2 branches \u00e0 savoir le cin\u00e9ma et le journalisme. Voil\u00e0 une opportunit\u00e9 qui s\u2019offrait \u00e0 moi. Je me suis donc inscrit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Ouagadougou. Et d\u00e8s ma 2e ann\u00e9e, j\u2019ai rencontr\u00e9 un professeur qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un grand narrateur. Il s\u2019appelait Jean-Pierre Ilboudo. Il a \u00e9t\u00e9 directeur de la radiodiffusion. Je me suis approch\u00e9 de lui, l\u2019informant que je voulais faire du journalisme sportif. Il m\u2019a ainsi invit\u00e9 \u00e0 venir \u00e0 la radio chaque week-end pour m\u2019impr\u00e9gner du journalisme sportif. C\u2019est ainsi que je suis arriv\u00e9 \u00e0 la radio. J\u2019ai commenc\u00e9 par les petites interviews. A un certain moment, Jean-Pierre Ilboudo m\u2019a annonc\u00e9 que je pouvais d\u00e9j\u00e0 faire quelque chose et m\u2019a lanc\u00e9 dans le bain. Un jour de 1985, feu Koudaogo Sawadogo et moi avions \u00e9t\u00e9 test\u00e9s lors d\u2019un match de championnat. C\u2019est apr\u00e8s cet exercice que monsieur Ilboudo a donn\u00e9 son feu vert pour que je poursuive en demandant \u00e0 mon bin\u00f4me d\u2019une soir\u00e9e qu\u2019il lui fallait quelques r\u00e9glages. C\u2019est comme cela que sans dipl\u00f4me, ni une formation remplie, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 \u00e0 l\u2019antenne. Mais, j\u2019avoue aussi que j\u2019avais un petit don, et des qualit\u00e9s. Voici comment je suis devenu journaliste sportif. Ensuite, j\u2019ai continu\u00e9 mes \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Institut national d\u2019\u00e9ducation cin\u00e9matographique. Apr\u00e8s, je suis all\u00e9 \u00e0 Abidjan terminer mon second cycle. Quand je suis revenu, j\u2019ai pass\u00e9 7 ans \u00e0 la radiodiffusion sans salaire. J\u2019ai par la suite \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale o\u00f9 j\u2019ai fait 18 ans d\u2019antenne.<\/p>\n<p>Faites nous la gen\u00e8se de l\u2019Association des Journalistes Sportifs du Burkina Faso?<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident Francis Kabor\u00e9 qui est \u00e0 la retraite il y a 20 ans a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des p\u00e8res fondateurs de l\u2019Association des Journalistes Sportifs du Burkina (AJSB). Il a \u00e9t\u00e9 un de mes encadreurs au m\u00eame titre que Gabriel Barrois et naturellement Jean- Pierre Ilboudo. L\u2019AJSB existait d\u00e9j\u00e0 quand je suis arriv\u00e9. A l\u2019\u00e9poque, Sidwaya n\u2019existait pas. Il y avait l\u2019AIB, Carrefour africain, la radiodiffusion, \u00e0 la rigueur radio Bobo. Les journalistes sportifs n\u2019\u00e9taient pas nombreux. Il ne d\u00e9passait pas 9. A un moment donn\u00e9, les a\u00een\u00e9s comme Francis Kabor\u00e9 se sont dit qu\u2019ils pouvaient \u00eatre au-devant d\u2019une animation. Lui, Fran\u00e7ois Tapsoba, Dramane Compaor\u00e9, les feus Issaka Tall, Joseph Tankoano, Joseph Dabir\u00e9, se sont regroup\u00e9s pour cr\u00e9er l\u2019AJSB. A l\u2019\u00e9poque, c\u2019\u00e9tait une association cr\u00e9\u00e9e juste pour se regrouper et disputer des matches de football, effectuer des sorties, etc. Ce n\u2019\u00e9tait pas une association aux grosses ambitions, mais plut\u00f4t pour la confraternit\u00e9. Je suis arriv\u00e9 et j\u2019ai int\u00e9gr\u00e9 l\u2019association. Entre temps, Francis n\u2019a pas voulu rebelotter et nous, qui sommes de la jeune g\u00e9n\u00e9ration, avons pris les r\u00eanes de l\u2019association. Je me rappelle de cette Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale houleuse o\u00f9 certains ne voulaient pas que je sois pr\u00e9sident parce que je n\u2019\u00e9tais pas encore un fonctionnaire mais pigiste. Les fonctionnaires \u00e0 l\u2019\u00e9poque ont jug\u00e9 qu\u2019un pigiste ne peut pas \u00eatre pr\u00e9sident. Mais, j\u2019avais les soutiens de Michel Ou\u00e9draogo, Sory Sy et de toute la cr\u00e8me de Sidwaya telle Victor Sanou et autres. Dans cette politique d\u2019exclusion, ils se sont fait harakiri parce que les journalistes de la presse priv\u00e9e \u00e9taient avec moi. Et tout naturellement j\u2019ai \u00e9t\u00e9 pl\u00e9biscit\u00e9. C\u2019est ainsi que certains ont boud\u00e9 l\u2019association pendant un bout de temps avant de revenir. Voici comment je suis devenu pr\u00e9sident de l\u2019AJSB en 1989. Nous avons chemin\u00e9 ainsi, et d\u00e8s la premi\u00e8re ann\u00e9e, nous avons imagin\u00e9 la nuit des champions et la super coupe qui est aujourd\u2019hui \u00e0 sa 26e \u00e9dition.<\/p>\n<p>L\u2019association a \u00e9t\u00e9 secou\u00e9e quelque temps apr\u00e8s sa cr\u00e9ation par des dissensions en interne. Comment cette crise a-t-elle \u00e9t\u00e9 g\u00e9r\u00e9e ?<\/p>\n<p>Il y a eu des crises. Il est normal que l\u2019association soit secou\u00e9e. Elle \u00e9tait moribonde et avec notre jeunesse, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 lui donner du sens et de l\u2019int\u00e9r\u00eat. L\u2019association s\u2019est alors positionn\u00e9e sur le plan national en tant qu\u2019un corps utile qui participe \u00e0 la promotion du sport. Lorsque nous avons pu faire venir le pr\u00e9sident du Faso, le pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, le premier ministre ainsi que des hauts cadres de l\u2019UEMOA \u00e0 notre activit\u00e9, l\u2019AJSB a pris une autre dimension. A partir de ce moment, chacun voulait g\u00e9rer l\u2019association. Ce qui \u00e9tait normal. Aussi, il y avait un probl\u00e8me de leadership. Prenez l\u2019exemple de nos nations, quand \u00e7a marche ou non \u00e0 son sein, il y a beaucoup de candidats qui veulent briguer la magistrature supr\u00eame. C\u2019est normal, et au sein des associations, c\u2019est l\u2019\u00e9mulation. Une association o\u00f9 il n\u2019y a pas de crise, o\u00f9 il n\u2019y a pas un groupe d\u00e9sireux de prendre sa direction, cela veut dire qu\u2019elle ne marche pas. Sinon, la crise dont vous faites allusion avait \u00e9t\u00e9 bien g\u00e9r\u00e9e. Ils ont tent\u00e9 d\u00e9mocratiquement de me d\u00e9cagnoter. Ils n\u2019ont pas pu. Ils sont all\u00e9s cr\u00e9er leur association (Union de la presse sportive burkinab\u00e8, UPSB, NDLR). Il y a eu des actions de remobilisation. Ce qui nous a conduits chez le ministre des Sports de l\u2019\u00e9poque Jean-Pierre Palm et les choses sont rentr\u00e9es un peu dans l\u2019ordre. C\u2019est ainsi la vie des associations. M\u00eame avec la jeune g\u00e9n\u00e9ration qui nous a succ\u00e9d\u00e9, il y aura des luttes pour le leadership, pour ne pas, dire des gorges chaudes. Si vous avez suivi, il y avait une division qui se tramait \u00e0 l\u2019or\u00e9e des \u00e9lections pour la mise en place de l\u2019actuel bureau. Parce que selon les \u00e9chos qui me sont parvenus, les journalistes du priv\u00e9 r\u00e9clamaient la t\u00eate de l\u2019association. Ils mena\u00e7aient de cr\u00e9er la leur si leur v\u0153u n\u2019\u00e9tait pas accompli. C\u2019est-\u00e0-dire la cr\u00e9ation d\u2019une association des journalistes sportifs du secteur du priv\u00e9. J\u2019entendais les \u00e9chos de gauche \u00e0 droite avec des groupuscules qui se cr\u00e9aient. Les candidats se d\u00e9gageaient. M\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une r\u00e9daction, il y avait la bagarre entre le chef et son agent. (Rires). Je pressentais \u00e9galement la naissance d\u2019une crise au sein de la presse publique, particuli\u00e8rement \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale, et les priv\u00e9es qui \u00e9taient aussi sur le point d\u2019aller vers la cr\u00e9ation de leur association. Moi, qui ai tout fait pour rendre cette association cr\u00e9dible devait-il croiser les bras et laisser les uns et les autres aller aux \u00e9lections ? Non. C\u2019est ainsi que j\u2019ai convoqu\u00e9 toutes les parties prenantes et nous avons discut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 00h pour trouver un consensus. C\u2019est pourquoi \u00e0 Kombissiri il n\u2019y a pas eu d\u2019\u00e9lections.<\/p>\n<p>Vous avez c\u00e9dez la t\u00eate de l\u2019AJSB \u00e0 de jeunes confr\u00e8res en 2016, quels conseils vous leur donnez pour maintenir le cap ?<\/p>\n<p>L\u2019AJSB est en train de progresser. Aujourd\u2019hui, elle est devenue un label. Je suis toujours \u00e0 c\u00f4t\u00e9. J\u2019appelle parfois mes connaissances pour d\u00e9goupiller des situations. Cependant comme conseil, il faut que le bureau soit transparent dans sa gestion. Il faudra qu\u2019entre vous, vous soyez sinc\u00e8res. Des gens ont tent\u00e9 de nous d\u00e9stabiliser mais ils n\u2019ont pas pu parce qu\u2019on \u00e9tait transparent dans toutes les activit\u00e9s qu\u2019on menait. J\u2019ai \u00e9galement dit au bureau de s\u2019occuper des probl\u00e8mes sociaux au sein de la famille. De nombreuses personnes ne connaissent pas mon village, mais moi je connais les villages de beaucoup de journalistes sportifs. J\u2019ai achet\u00e9 des cercueils pour des femmes de journalistes sportifs d\u00e9c\u00e9d\u00e9es. J\u2019ai soign\u00e9 des gens \u00e0 mes propres frais. J\u2019ai r\u00e9gl\u00e9 parfois la scolarit\u00e9 de leurs enfants. Lorsqu\u2019on est premier responsable d\u2019une association, on a des devoirs envers les membres.<br \/>\nLe pr\u00e9sident doit se sacrifier, \u00eatre honn\u00eate envers les membres du bureau pour qu\u2019il ait un climat de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Parce que l\u00e0 o\u00f9 il y a de l\u2019argent, il y a toujours des probl\u00e8mes. Je prends un autre exemple, l\u2019argent que nous avons re\u00e7u du PDG de EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou pour aller en Guin\u00e9e Equatoriale pour la CAN 2015. Je vous assure que si ce n\u2019\u00e9tait pas moi, je ne me jette pas les fleurs, cet argent allait partir dans les poches de certaines personnes. Beaucoup de commentaires ont \u00e9t\u00e9 faits autour de cet argent et mes relations avec certains de mes amis se sont d\u00e9grad\u00e9es parce que j\u2019ai refus\u00e9 de c\u00e9der \u00e0 leur volont\u00e9. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent j\u2019ai toutes les factures de la Guin\u00e9e Equatoriale et j\u2019ai rendu compte \u00e0 celui qui nous avait donn\u00e9 l\u2019argent. Je ne dis pas que le bureau ne doit pas avoir des avantages, mais sa gestion doit \u00eatre transparente.<\/p>\n<p>La super coupe AJSB et la nuit des champions sont les activit\u00e9s phares de l\u2019association. Quels sont les objectifs de d\u00e9part et les difficult\u00e9s que vous avez rencontrez ?<\/p>\n<p>A la cr\u00e9ation de l\u2019AJSB, nous nous sommes dit qu\u2019au-del\u00e0 de notre apport sur le plan professionnel par nos \u00e9crits, nous pouvons apporter notre contribution \u00e0 la promotion du sport, \u00e0 travers des activit\u00e9s phares. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas encourager les meilleurs sportifs de la saison. Car si un sportif est motiv\u00e9 ses performances augmentent. C\u2019est ce qui nous a amen\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er la nuit de l\u2019excellence ou la nuit des champions, pour d\u00e9signer les meilleurs sportifs. Au d\u00e9but les prix \u00e9taient constitu\u00e9s d\u2019une somme de 25.000 F CFA et des sacs de riz que nous donnait Simon Compaor\u00e9 quand il \u00e9tait DG de la CGP et en m\u00eame temps maire de la ville de Ouagadougou. Et \u00e0 ce moment, le budget ne d\u00e9passait pas 700-800 mille F CFA et au grand maximum 1000 000F. Apr\u00e8s on s\u2019est dit qu\u2019il fallait \u00e9voluer et les prix sont pass\u00e9s \u00e0 75.000 F CFA, puis 100.000 francs aujourd\u2019hui. Mais j\u2019ai dit au pr\u00e9sident l\u2019autre jour qu\u2019il faut que la somme passe \u00e0 200 000 F CFA. Il faut que les prix \u00e9voluent. Aussi, je regrette que les troph\u00e9es ne soient plus en bronze. Or le troph\u00e9e est important en mati\u00e8re de r\u00e9compense. En ce qui concerne la super coupe, on colmatait 500 000 FCFA pour le 2e prix et nous partons \u00e0 Bobo-Dioulasso pour compter sur les entr\u00e9es et esp\u00e9rer avoir 750 000 F CFA pour le champion. Ce n\u2019\u00e9tait pas facile au d\u00e9part. Les 1ers un million que nous avons eus pour l\u2019organisation de la nuit des champions, nous les avons re\u00e7us de Chantal Compaor\u00e9. Aujourd\u2019hui il n\u2019est pas possible d\u2019organiser un tel \u00e9v\u00e9nement avec ce montant. Le premier prix est de 2 millions de F CFA, le 2e prix un million, et le cocktail trois millions. La nuit des champions est attendue par les sportifs. Aussi, la super coupe permet aux clubs de se pr\u00e9parer pour la campagne africaine.<\/p>\n<p>La super coupe est \u00e0 sa 26e \u00e9dition cette ann\u00e9e. Est-ce que vous vous attendiez \u00e0 une telle long\u00e9vit\u00e9 lors de sa cr\u00e9ation ?<\/p>\n<p>C\u2019est une grosse surprise agr\u00e9able. Au d\u00e9part, avec le manque de sponsors, on t\u00e2tonnait. O\u00f9 je crois qu\u2019il y\u2019a un effort \u00e0 faire, c\u2019est du c\u00f4t\u00e9 du minist\u00e8re des Sports. Le minist\u00e8re doit d\u00e9gager un budget pour organiser la nuit des champions. Son d\u00e9partement finance et l\u2019AJSB peut l\u2019organiser sans que l\u2019association ne puisse avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019argent. Il est inconcevable que le minist\u00e8re ne se trouve pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cet \u00e9v\u00e9nement. C\u2019est la nuit de l\u2019ensemble des sportifs burkinab\u00e8.<\/p>\n<p>Que pensez-vous du joueur du mois du Faso foot cr\u00e9\u00e9 il y\u2019a deux ans pour r\u00e9compenser les meilleurs joueurs du championnat ?<\/p>\n<p>C\u2019est une bonne chose. A un moment donn\u00e9 j\u2019ai vu qu\u2019il y\u2019a eu la pol\u00e9mique autour du choix de Aristide Banc\u00e9. Choisir un joueur du mois ce n\u2019est pas forc\u00e9ment celui qui a marqu\u00e9 des buts. On doit tenir compte de son apport psychologique. Pour le cas Banc\u00e9, le fait d\u2019accepter revenir jouer au Faso m\u00e9rite le joueur de l\u2019ann\u00e9e. Il y\u2019a beaucoup de crit\u00e8res qui rentrent en ligne de compte. Son choix est un message fort pour l\u2019ensemble des joueurs burkinab\u00e8. Si vous allez jouer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et entre temps \u00e7a ne va pas revenez jouer au pays. Cela ne tue pas. Au contraire, le retour vous permet de vous relancer. Voil\u00e0 aujourd\u2019hui qu\u2019il est \u00e0 Conakry dans un grand club, le Horoya A.C.<\/p>\n<p>Comment vous appr\u00e9ciez-vous le journalisme sportif aujourd\u2019hui par rapport \u00e0 votre temps ?<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas du journalisme sportif \u00e0 notre temps. La libert\u00e9 d\u2019expression d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019\u00e9tait pas autoris\u00e9e \u00e0 notre temps. Je vais vous racontez une de nos m\u00e9saventures. J\u2019\u00e9tais \u00e0 la radio nationale avec Gabriel Barois et Victorien Marie Hien, l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 les Etalons devaient jouer contre la grande formation du Nigeria dans les \u00e9liminatoires de la CAN et du mondial. A cette \u00e9poque, le football burkinab\u00e8 \u00e9tait dirig\u00e9 par le RCB de Jules Kad\u00e9ba et Isa\u00efe Traor\u00e9. Quand ce club venait \u00e0 Ouagadougou, tous leurs adversaires tremblaient. Avec mes deux autres coll\u00e8gues de la radio, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de mettre l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e0 la une pour galvaniser les Etalons. En plus, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de donner l\u2019\u00e9quipe probable. Tous les journalistes du monde entier ont ce droit-l\u00e0. Mais vous savez ce qui s\u2019est pass\u00e9 ? Notre liste a provoqu\u00e9 un toll\u00e9. F\u00e9lix Tiemtarboum, pr\u00e9sident de la f\u00e9d\u00e9ration a \u00e9crit au ministre des sports. Sa correspondance a ensuite \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e au minist\u00e8re de la communication puis \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale chez Patrick Diessongo. Baba Hama \u00e9tait notre r\u00e9dacteur en chef. Nous avons \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s sous pr\u00e9texte que nous avons gaff\u00e9. Certains ont m\u00eame demand\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019on soit chass\u00e9 de la radio. Selon le pr\u00e9sident de la FBF, on ne doit pas utiliser la radio nationale pour critiquer les Etalons. Heureusement qu\u2019on avait un grand r\u00e9dacteur en chef. II leur a fait comprendre que m\u00eame en Europe les journalistes ont la possibilit\u00e9 de donner une \u00e9quipe probable. Et le jour du match c\u2019est notre \u00e9quipe probable qui a \u00e9t\u00e9 align\u00e9e. C\u2019\u00e9tait la grande formation des Etalons. Nous avons ouvert le score par l\u2019entremise de feu Aboubacary Abdoulaye. Par la suite les Nig\u00e9rians sont revenus au score. Mais au retour, M\u2019Bemba Tour\u00e9 ouvre le score face aux Rachidi Yekini et autres. A l\u2019arriv\u00e9e, ils nous ont fait 7 \u00e0 1 \u00e0 Surul\u00e9r\u00e9. A un moment, on a essay\u00e9 d\u2019\u00eatre critique mais ce n\u2019\u00e9tait pas facile. Si tu critiques une \u00e9quipe, \u00e0 ta descente, les supporters veulent te frapper. Aujourd\u2019hui vous \u00eates libres. La mission d\u2019un journaliste sportif c\u2019est de faire la promotion du sport \u00e0 travers des critiques objectives.<\/p>\n<p>Il y a eu des moments o\u00f9 des journalistes sportifs partaient en mission sans frais de mission\u2026<br \/>\nIl faut nous f\u00e9liciter ! Nous avons men\u00e9 une bagarre \u00e0 ce sujet. Quand nous sortions avec l\u2019\u00e9quipe nationale, on nous donnait 20 000 F. Nous dormons \u00e0 deux et on mangeait avec les joueurs. Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un club en campagne africaine, nous percevons 10 000 F quel que soit la dur\u00e9e de la mission. Une ann\u00e9e, il y avait un match au Ghana o\u00f9 Sidgomd\u00e9 Rouamba et Richard Yam\u00e9ogo devaient faire partie de la mission. Dans notre r\u00e9daction, nous avons d\u00e9cid\u00e9 que nos reporters ne bougent pas tant qu\u2019ils n\u2019auront pas de frais de mission. Et Sidgomd\u00e9 Rouamba et Richard Yam\u00e9ogo ne sont pas partis en mission. Le ministre de la Communication, Nourukyor Claude Somda, paix \u00e0 son \u00e2me, a envoy\u00e9 une lettre d\u2019avertissement \u00e0 Richard Yam\u00e9ogo. Nous avons dit \u00e0 l\u2019\u00e9poque que nous ne sommes pas d\u2019accord. Nous sommes des fonctionnaires et nous avons droit aux frais de mission. Des gens estimaient que si on nous donnait des frais de mission, nous allions dormir dans des gargotes. Nous leur avons r\u00e9pondu que \u00e7a nous regarde. Pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, il y a eu une commission tripartite entre l\u2019AJSB, le minist\u00e8re de la Communication et le minist\u00e8re des Sports. A la suite d\u2019une rencontre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de donner des frais de mission aux journalistes. Le minist\u00e8re de la Communication doit s\u2019occuper des consommables et le minist\u00e8re des Sports devait s\u2019occuper des frais de t\u00e9l\u00e9phone et de fax. C\u2019est comme cela que nous nous sommes battus pour entrer dans nos droits. Et aujourd\u2019hui, quand vous sortez, on vous donne vos frais de mission.<\/p>\n<p>Qu\u2019est qu\u2019un journaliste sportif ?<\/p>\n<p>C\u2019est une bonne question ! La d\u00e9finition de journaliste de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale est difficile \u00e0 \u00e9tablir. On n\u2019a pas besoin d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole pour \u00eatre journaliste sportif. Il suffit de travailler dans un organe, de vivre de cela, etc. Donc, la d\u00e9finition de journaliste de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale prend aussi en compte le journaliste sportif. En r\u00e9alit\u00e9, le journalisme sportif s\u2019apprend. A Bordeaux, il y a cette branche. A l\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger, il y avait \u00e9galement une branche de journalisme sportif. Feu Salifou Traor\u00e9 est le seul Burkinab\u00e8 \u00e0 avoir \u00e9tudi\u00e9 le journalisme sportif. Il a \u00e9t\u00e9 le seul \u00e0 pouvoir brandir un dipl\u00f4me qui indique qu\u2019il est journalisme sportif. Sinon, nous sommes tous des g\u00e9n\u00e9ralistes, des communicateurs. Mais nous avons bouquin\u00e9, et s\u2019auto form\u00e9 pour y arriver. Alors, il faut s\u2019ins\u00e9rer dans la d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale en esp\u00e9rant que le code de l\u2019information va peut-\u00eatre, \u00e0 un moment, \u00e9volu\u00e9. En ce moment, l\u2019on pourra peut-\u00eatre canaliser davantage ce m\u00e9tier.<\/p>\n<p>De votre poste de r\u00e9gulateur aujourd\u2019hui des m\u00e9dias, quels sont les manquements que vous constatez dans la profession ?<br \/>\nIl faut reconna\u00eetre que de plus en plus les gens sont pros. Depuis que je suis au CSC, il y a une ann\u00e9e et demie, on a auditionn\u00e9 Issaka Lengani, Dieudonn\u00e9 Zoungrana, la t\u00e9l\u00e9. On n\u2019a pas auditionn\u00e9 beaucoup de gens alors qu\u2019on surveille tous les contenus. L\u00e0 o\u00f9 on est peu triste, c\u2019est la mani\u00e8re dont les \u00e9missions interactives sont men\u00e9es. Il y a quelques ann\u00e9es, les animateurs ne ma\u00eetrisaient pas la technique. Donc, les interventions allaient tous les sens. Mais de plus en plus, avec les formations, on sent qu\u2019il y a une ma\u00eetrise qui se d\u00e9gage au niveau de ce genre d\u2019\u00e9mission. De plus en plus, l\u2019\u00e9thique et la d\u00e9ontologie sont respect\u00e9es. Maintenant, c\u2019est la responsabilit\u00e9 sociale des journalistes qui pose probl\u00e8me. Il faut que les gens soient responsables. Vous pouvez avoir une information, un scoop. Mais vous devez toujours vous posez la question : est-ce que je dois la publier ? C\u2019est l\u00e0 votre responsabilit\u00e9 apparait. Je pense que la presse burkinab\u00e8 est teigneuse, critique. Elle permet de mettre \u00e0 nu les tares de la gouvernance.<\/p>\n<p>Vous avez exerc\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale en tant que journaliste reporter et pr\u00e9sentateur. Quelles sont les qualit\u00e9s que doit avoir un journaliste sportif ?<\/p>\n<p>Le journalisme sportif est difficile par rapport au journalisme ordinaire. Non seulement, vous \u00eates oblig\u00e9 d\u2019avoir des connaissances du journalisme ordinaire ou journalisme g\u00e9n\u00e9raliste, mais vous \u00eates oblig\u00e9 aussi de conna\u00eetre les r\u00e8gles des disciplines sportives. Ce n\u2019est pas du jeu. Il y a beaucoup de disciplines sportives. M\u00eame au football, les r\u00e8gles \u00e9voluent. Donc, il faut bouquiner, il faut s\u2019auto former. Le journaliste sportif doit faire plus de sacrifice pour \u00eatre efficace et performant.<br \/>\nAujourd\u2019hui pour \u00eatre un bon journaliste il faut \u00eatre rigoureux, respectueux de l\u2019\u00e9thique, de la d\u00e9ontologie et de la responsabilit\u00e9 du journaliste. Il faut se cultiver. J\u2019ai toujours des bouquins sur les lois de jeu qui sont aujourd\u2019hui d\u00e9pass\u00e9es. La narration est bien diff\u00e9rente selon que l\u2019on soit en radio ou en t\u00e9l\u00e9 ou encore \u00e0 l\u2019\u00e9crit. Il faut donc s\u2019int\u00e9resser \u00e0 un domaine et s\u2019y sp\u00e9cialiser sinon vous passez \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Par exemple, un joueur qui dribble un autre, on n\u2019a pas besoin de dire cela en t\u00e9l\u00e9 mais plut\u00f4t comment il a r\u00e9ussi \u00e0 le faire, par contre en radio il y a le besoin de le dire puisque l\u2019auditeur ne le voit pas. Ce sont des ficelles de ce genre qu\u2019il faut ma\u00eetriser pour \u00eatre performant.<\/p>\n<p>Quels ont \u00e9t\u00e9 les grands moments, les \u00e9v\u00e9nements qui ont marqu\u00e9 la carri\u00e8re de Alexis Konkobo ?<\/p>\n<p>Je citerai quatre \u00e9v\u00e9nements. Le premier grand \u00e9v\u00e9nement qui m\u2019a marqu\u00e9 c\u2019est en 1996, \u00e0 notre qualification sur le terrain pour la Coupe d\u2019Afrique des nations. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que nous y allons apr\u00e8s 1978 et tous les probl\u00e8mes qu\u2019il y a eu pendant cette CAN. Le deuxi\u00e8me \u00e9v\u00e9nement c\u2019est la CAN 98 qui a suivi. J\u2019avais en charge la poule de Ouagadougou o\u00f9 j\u2019ai pratiquement retransmis tous les matches des Etalons jusqu\u2019en quart de finales parce que les autres \u00e9taient \u00e0 Bobo-Dioulasso. J\u2019\u00e9tais oblig\u00e9 de copter en urgence Z\u00e9zouma Millogo pour retransmettre un match parce qu\u2019il en avait deux en simultan\u00e9e, ce n\u2019\u00e9tait pas facile. Je me rappelle \u00e9galement les deux coupes du monde : celle des juniors aux Emirats arabe unis o\u00f9 les Etalons ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s par le Canada au second tour, c\u2019\u00e9tait extraordinaire. Aussi celle des cadets en Nouvelle Z\u00e9lande. Quand nous dormions \u00e0 4 heures du matin il \u00e9tait 16 heures ici et on nous appelait pour nous envoyer de l\u2019argent pour que nous fassions le tour, je me souviens de ce p\u00e9riple l\u00e0 aussi. Sinon le fait m\u00eame de toucher aux grands terrains d\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 des moments intenses de ma carri\u00e8re. Je pense \u00e0 Blida en Alg\u00e9rie, le stade du 28-Septembre de Conakry, F\u00e9lix Houphou\u00ebt-Boigny \u00e0 Abidjan, celui de Bujumbura o\u00f9 j\u2019ai pu c\u00f4toyer de grands reporters d\u2019Afrique.<br \/>\nLe Burkina Faso regorgeait de grands joueurs dans le pass\u00e9. Les Abdoulaye Compaor\u00e9, Fran\u00e7ois Bado, Dominique Sanou, Joe Ouattara, Zacharia Sanou pour ne citer que ceux-ci. Et \u00e0 partir de 1985 lorsque j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 retransmettre il y avait Gr\u00e9goire Niki\u00e9ma, MBemba Tour\u00e9, Gualbert Kabor\u00e9. Si nous avions ces effectifs aujourd\u2019hui nous remportons la CAN.<\/p>\n<p>Vous voulez dire que le niveau a baiss\u00e9 ?<\/p>\n<p>La comparaison est difficile parce que nous regardons les grands \u00e0 travers le monde et nous voulons que nos \u00e9quipes atteignent ce niveau. C\u2019est ce qui fait qu\u2019on a le sentiment que le niveau a baiss\u00e9. C\u2019est vrai que nous n\u2019avons plus de \u00ab g\u00e9nies \u00bb comme \u00e0 l\u2019\u00e9poque alors que ce sont les \u00ab g\u00e9nies \u00bb qui font les actions d\u2019\u00e9clat, qui d\u00e9cantent les matches. Mais nous avons le minimum et surtout le collectif et nous esp\u00e9rons qu\u2019avec Salitas et Rahimo qui nous donnent satisfaction aujourd\u2019hui, les autres seront oblig\u00e9s de suivre en termes d\u2019organisation. Sinon ils vont mourir.<\/p>\n<p>La FBF vient de d\u00e9signer un s\u00e9lectionneur local, une premi\u00e8re depuis 2006. Un commentaire.<\/p>\n<p>Je ne mets pas en doute la comp\u00e9tence de l\u2019entraineur, mais j\u2019estime que les conditions ne sont pas r\u00e9unies pour qu\u2019un national puisse v\u00e9ritablement r\u00e9ussir. Il peut arriver qu\u2019il r\u00e9ussisse et ce serait un cas d\u2019exception qui viendrait confirmer la r\u00e8gle. Je le dis parce que pour entrainer une \u00e9quipe nationale il faut avoir du v\u00e9cu et ce v\u00e9cu ce n\u2019est pas seulement les clubs de premi\u00e8re division. Si vous prenez les entraineurs qui tiennent les \u00e9quipes nationales, ils ont d\u00e9j\u00e0 entrain\u00e9 des s\u00e9lections ou de grands clubs avant. Saboteur fait partie de ceux-l\u00e0. C\u2019est vrai qu\u2019il faut bien commencer quelque part mais dans ce cas, il ne faudrait pas lui demander le ciel car vous savez qu\u2019il est \u00e0 ses d\u00e9buts, qu\u2019il va tr\u00e9bucher et qu\u2019il y aura des manquements. Si vous \u00eates d\u2019accord avec tout ceci alors on y va. Mais si vous voulez \u00eatre performant et avoir des r\u00e9sultats l\u00e0 c\u2019est autre chose. Je suis d\u2019accord pour la valorisation de l\u2019expertise nationale mais il faut qu\u2019on ait le courage d\u2019envoyer quelques entraineurs nationaux en formation \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur pour cinq voire dix ans pour qu\u2019ils reviennent avec la technique. Pour revenir \u00e0 l\u2019entraineur actuel, le choix peut se justifier par le fait qu\u2019on ne veut plus donner vingt millions \u00e0 un entraineur expatri\u00e9 par mois, mais il y a des d\u00e9tails qu\u2019il faut prendre en compte tels le niveau auquel il sera r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour pourvoir garder la t\u00eate haute devant certains joueurs. Car le management moderne exige tout cela.<\/p>\n<p>Que pensez-vous donc du choix Kamou malo pour diriger les Etalons A? Le choix de Kamou Malo peut s\u2019expliquer par le fait que pour s\u2019attacher les services des entraineurs expatri\u00e9s, il faudrait d\u00e9bourser des sommes colossales, et cela peut avoir des impacts sur son rendement. Ce qui interpelle la f\u00e9d\u00e9ration \u00e0 mettre l\u2019entraineur local dans les conditions requises pour faciliter son travail et sa main mise sur son effectif. Nous lui souhaitons bon courage dans son nouveau challenge, et esp\u00e9rons qu\u2019avec le concours de Firmin Sanou qui a travaill\u00e9 avec Paulo Duarte et Paul Pute, de Alain Nana capitaine des Etalons en 1998, de la direction technique, et de toutes les personnes ressources ext\u00e9rieures, il pourra relever les d\u00e9fis qui lui ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s. Parce qu\u2019il faudrait conjuguer nos efforts pour avoir une \u00e9quipe nationale \u00e0 la hauteur de nos ambitions. Kamou Malo a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 en fonction des objectifs fix\u00e9s, nous ne devons donc pas \u00eatre exigeants avec lui parce qu\u2019il n\u2019a pas encore la grosse exp\u00e9rience qu\u2019il faut, il est \u00e0 sa premi\u00e8re s\u00e9lection nationale. Il a ses qualit\u00e9s qu\u2019il a pu prouver dans le Faso foot des ann\u00e9es durant, mais il ne faut pas lui demander plus que ce qu\u2019il peut apporter, ou l\u2019en vouloir si toutefois il ne parvient pas \u00e0 honorer les attentes fix\u00e9es. Nous avons fait un choix r\u00e9fl\u00e9chi donc il faut l\u2019assumer. Et s\u2019il s\u2019av\u00e8re d\u00e9mesur\u00e9, il faudra aller chercher ce qu\u2019il faut. L\u2019entraineur a bien pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il ne chamboulera pas toute l\u2019\u00e9quipe actuelle. Il ne pouvait pas s\u2019attendre \u00e0 des objectifs en de\u00e7\u00e0 de ce qui lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9, \u00e0 savoir reconstruire l\u2019\u00e9quipe-fanion et la qualifier pour la CAN 2021, parce que le Burkina Faso ne peut plus se permettre d\u2019\u00eatre absent \u00e0 la coupe d\u2019Afrique des nations au Cameroun, compte tenu du rang que l\u2019on occupe au classement FIFA, et la poule o\u00f9 nous sommes log\u00e9s, en compagnie des \u00e9quipes qui sont nettement \u00e0 la port\u00e9e des Etalons, comme le Malawi, le Soudan du Sud ou les Seychelles. Le gros morceau sera l\u2019Ouganda qui a fait une belle et encourageante CAN 2019. Mais le Burkina doit faire preuve de dynamisme et de volont\u00e9, et jeter un regard sur les \u00e9liminatoires pass\u00e9es o\u00f9 la Mauritanie \u00e0 cr\u00e9er la surprise du groupe. Ce serait donc logique de se qualifier vu le palmar\u00e8s que nous avons maintenant, m\u00eame si d\u2019aucuns pensent que cela parait incertain au regard des 16 mois de contrat du nouveau s\u00e9lectionneur des Etalons. S\u2019il n\u2019arrive pas \u00e0 qualifier l\u2019\u00e9quipe il b\u00e9n\u00e9ficiera de circonstances att\u00e9nuantes, parce qu\u2019il n\u2019a pas encore de v\u00e9cu et d\u2019exp\u00e9rience \u00e0 ce niveau. Mais c\u2019est \u00e9vident qu\u2019il apportera ce qu\u2019il peut. Il pourra se bonifier au fil du temps. Donc le peuple burkinab\u00e8 doit \u00eatre cl\u00e9ment et indulgent envers lui. Son jugement doit \u00eatre relatif \u00e0 ce qu\u2019il va apporter \u00e0 l\u2019\u00e9quipe nationale. M\u00eame s\u2019il faut clairement avouer qu\u2019une non qualification des Etalons ne sera pas bon pour la renomm\u00e9e de notre football. Qu\u2019est-ce qui explique les crises qui \u00e9maillent certaines f\u00e9d\u00e9rations burkinab\u00e8 ? Ce n\u2019est plus du b\u00e9n\u00e9volat au sein de certaines f\u00e9d\u00e9rations. Il y a un int\u00e9r\u00eat financier qui s\u2019impose pour les diff\u00e9rentes missions. Les nageurs viennent d\u2019arriver de Seoul, il y a \u00e9videmment des int\u00e9r\u00eats financier et mat\u00e9riel qui doivent \u00eatre d\u00e9gag\u00e9s. Il y a \u00e9galement des personnes qui aiment la discipline, qui veulent apporter leur touche. C\u2019est l\u2019ensemble de ces donn\u00e9es qui fait qu\u2019aujourd\u2019hui ces f\u00e9d\u00e9rations vivent des crises. Il faudra mettre les membres de ces f\u00e9d\u00e9rations dans les conditions et leur donner les moyens n\u00e9cessaires pour mener \u00e0 bien leurs activit\u00e9s, et am\u00e9liorer leur condition de vie. Cependant, au-del\u00e0 de cette r\u00e9alit\u00e9, Il ne faut pas attendre la subvention du minist\u00e8re pour mener une activit\u00e9. Il faudra que les responsables dans les diff\u00e9rentes administrations de sport se rendent utiles, et apportent quelque chose \u00e0 la discipline, la faire avancer, mettre les athl\u00e8tes dans de meilleures conditions, leur apporter la formation qu\u2019il faut pour leur permettre de progresser et d\u2019\u00eatre performants lors des comp\u00e9titions. Que compter vous faire apr\u00e8s votre admission \u00e0 la retraite ? Au soir de ma retraite, je compte faire une ferme en tant que fanatique de la nature. Planter des arbres et \u00e9lever des animaux. J\u2019aime admirer les arbres et les animaux. Et naturellement en ma qualit\u00e9 de journaliste, je vais continuer dans le sport et la consultation de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale.<br \/>\nParce que dans le m\u00e9tier, il n\u2019y a pas de retraite. On peut toujours apporter son exp\u00e9rience. Et pourquoi ne pas diriger une f\u00e9d\u00e9ration. Cela me ferait plaisir d\u2019apporter ma touche, \u00e0 l\u2019image de Didier Drogba qui est en train de vouloir prendre le poste de pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration ivoirienne de football, et de Kini Daba qui est \u00e0 la retraite mais se trouve \u00e0 la f\u00e9d\u00e9ration de judo.<br \/>\nIl est possible que je m\u00e8ne une \u00e9tude pour la cr\u00e9ation d\u2019une radio, et si cela s\u2019av\u00e8re porteur et viable je me lancerais. Parce qu\u2019actuellement les radios et les t\u00e9l\u00e9s ont beaucoup de difficult\u00e9s pour survivre, dues au tissu \u00e9conomique qui est tr\u00e8s faible, et l\u2019espace qui se voit de plus en plus r\u00e9duit par la \u00ab TNT \u00bb. Mais \u00e7a me ferait plaisir de cr\u00e9er une radio, rappelons-nous du regrett\u00e9 Pierre Claver Tassembedo qui a fait pr\u00e8s de 17 ans de radio apr\u00e8s sa retraite. Je veux surtout apporter toute mon exp\u00e9rience v\u00e9cue au service du sport burkinab\u00e8.<\/p>\n<p>La r\u00e9daction<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd\u2019hui au Conseil sup\u00e9rieur de la communication (CSC) comme conseiller, Alexis Konkobo a blanchi sous le harnais du journalisme sportif \u00e0 la radio nationale puis \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Le natif de Treichville, \u00e0 Abidjan, a dirig\u00e9 l\u2019Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) de 1989 \u00e0 2016. 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