Le Cadre de concertation régional des acteurs intervenant dans le domaine de la nutrition (CRCN) de la région de l’Est, a tenu à Fada N’Gourma, le lundi 11 février 2019, sa deuxième session de l’année 2018. L’atelier a permis de renforcer la réflexion et la concertation entre acteurs pour mieux coordonner la lutte contre la malnutrition.

La malnutrition constitue l’une des principales causes de consultations médicales des populations au niveau de la région de l’Est. Pour résorber ce mal silencieux, les acteurs du domaine de la nutrition de la région de l’Est se sont penchés, le 11 février 2019 à Fada N’Gourma sur la question à l’occasion de la deuxième session ordinaire de l’année 2018 de leur Cadre de concertation régional (CRCN). A l’ouverture des travaux, le président du cadre, le gouverneur de l’Est, le colonel Ousmane Traoré, a précisé que cette question sensible, qui touche notamment les enfants de 0 à 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, reste préoccupante au Burkina Faso.

Dans la région de l’Est, a-t-il poursuivi, le déficit nutritionnel est endémique et se caractérise par le retard de croissance, l’insuffisance pondérale et la malnutrition aiguë. Citant les enquêtes nutritionnelles nationales suivant la méthodologie SMART, il a fait savoir que la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 12,9% en 2009 à 7,5% en 2018, celle de la malnutrition chronique de 43% à 31,4% et l’insuffisance pondérale de 33,7% à 21,4%. « Cette tendance à la baisse est le fruit des efforts déployés par les services de santé, les services techniques déconcentrés, les partenaires techniques et financiers, les ONG et les associations qui interviennent dans ce domaine », a reconnu le colonel Traoré. Il estime cependant que la situation reste préoccupante, « car ces indicateurs demeurent élevés par rapport à la moyenne nationale et aux normes de l’OMS ». Pour le gouverneur, la tenue de ce cadre de concertation sur la nutrition offre aux agents de santé, aux ONG et associations ainsi qu’à tous les partenaires intervenant dans le domaine, l’opportunité de passer en revue les différents acquis mais aussi les difficultés qui pourraient entraver la lutte contre la malnutrition.

Ce cadre constitue également, a-t-il noté, une tribune d’échanges et de concertation entre les acteurs afin que les actions de lutte puissent être bien coordonnées et bien suivies. Ainsi, il s’est agi pour les participants, d’apprécier la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du cadre de concertation et de présenter le bilan des actions de lutte contre la malnutrition et la situation agro-pastorale et de la sécurité alimentaire dans la région en 2018. A cela, s’est ajoutée la présentation du bilan des activités réalisées par les ONG dans la région en matière de nutrition en 2018, des échanges sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge de ce « mal silencieux » et l’identification de stratégies en vue de renforcer la lutte.

Ibrahim THIOMBIANO
(Collaborateur)

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