Jasmin Roy Sophie Desmarais, une fondation canadienne de lutte contre les violences scolaires, et la Fédération Mafubo internationale, œuvrant à l’autonomisation financière des femmes, ont présenté aux autorités burkinabè, du 4 au 9 mars 2019 à Ouagadougou, un projet d’aide aux élèves.

Sécuriser le milieu scolaire pour garantir l’autonomisation des femmes est la vision de la Fondation Jasmin Roy et Sophie Desmarais et de la Fédération Mafubo internationale, deux organisations canadiennes, engagées dans la lutte contre les violences faites aux filles dans le cadre d’études. Les géniteurs de ces organisations, Jasmin Roy et Dr Hon Monique Mujawamariya, ont séjourné à Ouagadougou, au cours du mois de mars dédié aux droits des femmes, pour présenter leur projet aux autorités burkinabè. A cet effet, ils ont rencontré les ministres en charge de l’éducation nationale, et celle de la femme ainsi que les présidents des commissions parlementaires, des institutions onusiennes et des ONG. Les visiteurs ont expliqué que leur démarche consiste non seulement à s’allier aux acteurs déjà présents sur le terrain mais aussi à explorer d’autres voies après des recherches approfondies.

Il s’agit pour eux de mieux sensibiliser et impacter les traditions et autres agissements qui empêchent la jeune fille de mettre son potentiel au service du développement. M. Roy ayant lui-même déjà subi des violences scolaires durant son enfance, développe, à travers sa fondation, un programme de sensibilisation à l’endroit des élèves et des encadreurs. «Nous accompagnons le milieu scolaire à travers un programme d’aide et de formation des encadreurs  durant deux à trois ans», a-t-il précisé. Des formations au cours desquelles l’équipe d’encadrement apprendra à montrer aux enfants comment gérer leurs émotions et bien communiquer avec les autres dans le respect mutuel. Des aptitudes qui, de l’avis du fondateur Roy, s’acquièrent en classe comme les connaissances en mathématiques et en français. «Nous développons les compétences des enfants et nous apprenons surtout aux garçons à respecter les filles, car les compétences relationnelles s’apprennent également à l’école», a fait savoir Jasmin Roy. A l’issue des visites, les porteurs du projet ont estimé que les échanges ont été fructueux. «Sur le terrain, les acteurs étaient déjà préparés étant sans cesse à la recherche de solutions aux problèmes des filles à l’école», s’est réjoui M. Roy.

«Mafubo», un acteur-clé au Burkina

La Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais est venue au Burkina à la demande de la Fédération «Mafubo» internationale qui œuvre pour l’autonomisation financière de la femme. C’est au cours d’un colloque mondial sur les violences à l’école et les politiques publiques organisées au Québec, du 25 au 27 avril 2018, que Roy a rencontré deux chercheures africaines, dont une Burkinabè. Ayant été touché par la problématique des violences scolaires en Afrique, surtout l’exclusion scolaire et les violences sexuelles, il a décidé d’y intervenir. «Je ne connaissais pas l’Afrique, mais quelqu’un m’avait recommandé Dr Hon Monique Mujawamariya comme guide. Sa fédération est implantée dans 27 pays en Afrique et 45 sur les cinq continents», a relaté Jasmin Roy.
C’est ainsi que Roy et Mujawamariya se sont retrouvés quelques mois plus tard et ont décidé de faire chemin ensemble.

Mariam Ouedraogo
mesmira14@gmail.com

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