Le président du Faso a successivement reçu en audience le vendredi 22 mars 2019 le nouveau bureau de l’Ordre national des médecins du Burkina Faso et la Cour des comptes qui lui a présenté son rapport d’activités 2017.

Le rapport 2017 de la Cour des comptes révèle des dysfonctionnements au niveau des opérations de l’Etat, de certaines entreprises publiques et d’autres collectivités territoriales. C’est ce qu’a indiqué le premier président de l’institution, Jean Emile Somda, reçu en audience le vendredi 22 mars 2019 à Kosyam par le Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré pour la remise du rapport de la Cour des comptes.

Au titre des comptes de l’administration générale des finances, M. Somda a rappelé que le ministre en charge des Finances, ordonnateur principal, doit présenter un compte général dont la Cour des comptes est chargée d’en contrôler la sincérité. « Ce document malheureusement met souvent du retard et nous l’avons relevé à l’attention du chef de l’Etat », a fait savoir le premier président de la Cour des comptes.

L’institution a relevé également le faible niveau de réalisations des dépenses sur les prêts et subventions. « Nous avons vu qu’au titre des dépenses sur les prêts, les taux d’exécution ne sont qu’à 18,33% et sur les subventions, 27,86%. Ce problème est souvent lié aux contreparties que l’Etat lui-même doit apporter », a-t-il détaillé. En ce qui concerne les collectivités territoriales, la Cour des comptes a effectué des contrôles au Conseil régional de l’Est et dans la commune urbaine de Fada N’gourma.

A ce niveau, les dysfonctionnements relevés sont relatifs entre autres au non-fonctionnement des commissions permanentes, la non-tenue des archives, la non soumission à bonne date des plans de passations des marchés à l’examen des équipes techniques du contrôle ainsi que la mauvaise qualité des investissements au niveau du conseil régional de l’Est (malfaçon, mauvais entretien des infrastructures et équipements, abandon même de certains chantiers dans la commune de Fada).

« Dans la mesure où les infrastructures entraînent des dépenses assez importantes, nous pensons qu’on peut mieux rationnaliser pour éviter ces genres de déperditions », a fait remarquer Jean Emile Somda. Il a confié qu’en réaction, le président du Faso a conseillé à son institution d’aller au-delà des ministres concernés pour porter les informations au Premier ministre. Bien avant la Cour des comptes, le nouveau bureau élu de l’Ordre national des médecins du Burkina était allé se présenter au président Kaboré.

Mise en place en novembre 2018 pour un mandat de quatre ans, cette équipe de huit membres, conduite par Pr Charlemagne Ouédraogo, a dit vouloir travailler autour de la solidarité des médecins. « L’ordre national s’attèlera à poursuivre l’assainissement dans le milieu des médecins à l’image de l’ordre régional de Ouagadougou et faire en sorte que tout médecin reconnu comme tel, soit véritablement inscrit au tableau de l’ordre », a précisé Pr Ouédraogo.

Fabé Mamadou OUATTARA

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