Les projets et programmes financés par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole(FIDA) ont fait l’objet d’une revue conjointe entre ces institutions financières et le gouvernement burkinabè, le mardi 2 avril 2019, à Ouagadougou.

Evaluer les performances des projets et programmes financés par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole(FIDA) et échanger sur les grands défis liés à leur mise en œuvre conformément à la nouvelle réglementation. Tels sont, selon le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré, les objectifs de la revue conjointe des portefeuilles de ces trois partenaires, tenue le 2 avril 2019, à Ouagadougou. Elle est placée sous le thème : «L’application du nouveau décret sur la gouvernance des projets et programmes de développement au Burkina Faso : défis et perspectives».

Pour le ministre, cette revue constitue une occasion pour identifier les difficultés rencontrées, de proposer des mesures correctives en vue d’améliorer l’exécution des projets et programmes et d’accélérer la consommation des crédits. A ses dires, le portefeuille actif des trois partenaires au 29 février 2019 se chiffrait à 1 787 milliards de francs CFA (contre 1 327 milliards en 2017), soit 74, 53% pour la Banque mondiale, 21,65% pour la BAD et 3,82% pour le FIDA. Ce portefeuille regroupe au total 45 projets et programmes dont 34 nationaux et 11 régionaux, avec des taux de décaissement de 41,4%, 46,42% et 25% respectivement pour la Banque mondiale, la BAD et le FIDA, a précisé Lassané Kaboré. «Mais au-delà de ces indicateurs, le gouvernement et le peuple burkinabè apprécient hautement les résultats tangibles atteints dans le cadre de ces projets», s’est-il réjoui.

Pour le représentant des trois PTF, Cheick F. Kanté, la mise en œuvre des recommandations formulées en 2017, lors d’une précédente revue conjointe pour améliorer l’exécution des projets financés par les trois institutions s’est effectuée dans un environnement particulier. «Ce contexte est unique dans l’histoire du Burkina Faso du fait de l’insécurité accrue ainsi que des remous sociaux marqués par des revendications et des grèves répétitives», a-t-il souligné.

A cela, s’ajoutent les contraintes liées aux questions foncières, environnementales et sociales, à la faible capacité des entreprises prestataires, à la mise à disposition tardive et/ou insuffisante des ressources financières aux projets, a expliqué le patron du département en charge de l’économie. Au regard des défis à relever dans le PNDES, les trois partenaires ont attiré l’attention du gouvernement sur la «nécessité d’avoir une feuille de route pour un meilleur suivi conjoint permanent et responsabilisé des recommandations» qui seront issues de cette sixième revue conjointe.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr

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