Thomas Somé, futur gouverneur du Rotary club district 90101 : «Il faut que le programme d’activités soit mis en œuvre à 100%».

A compter de juillet 2019, les dix pays du District 90101 du Rotary international seront sous la coupe d’un nouveau gouverneur. Burkinabè de nationalité et avocat de profession, Me Thomas Somé aborde dans cet entretien, les grandes lignes de son mandat.

Sidwaya : Le district 90101 vient de tenir sa 6e Assemblée à Banjul, en Gambie. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Thomas Somé (T.S.): Chaque gouverneur, avant de prendre fonction, doit former les présidents des clubs qui existent dans chaque pays. Cela se fait dans un lieu choisi dans l’un des pays du district. A l’occasion de cette formation, le gouverneur donne aux présidents des clubs et aux autres dirigeants du Rotary les objectifs du Rotary international pour le mandat à venir. A Banjul, il a été question de faire de même avec les futurs dirigeants.

S. : Quelles seront les actions- phares au cours de ce mandat ?

T. S. : Durant ce mandat, nous avons deux priorités. La première est de renforcer nos effectifs. L’un de nos objectifs est de servir. Mais nous nous sommes rendu compte que les besoins des populations en service augmentent et il nous faut de plus en plus de membres pour travailler à répondre à ce besoin.

La seconde priorité, est d’intensifier et de rendre plus efficace nos actions pour pouvoir mieux répondre aux besoins des communautés. Mes ambitions, c’est de continuer à mettre le sourire sur les lèvres de ceux qui sont dans le besoin, c’est d’amener les clubs du district à apporter de l’eau potable aux communautés, à permettre aux femmes et aux enfants de se soigner, à permettre à ceux-là qui n’ont pas accès à l’éducation de pouvoir aller à l’école et étudier dans de bonnes conditions, de permettre aux Etats, aux populations de vivre dans la paix.

S : Que sera l’après-Banjul ?

T. S. : Cette rencontre s’est bien déroulée parce qu’avec l’appui de mes prédécesseurs burkinabè, nous avons dispensé de très bonnes formations. Des échos qui nous parviennent, c’est que les dirigeants des autres pays sont très satisfaits. Le 6 juillet 2019, il y aura une cérémonie de passation des charges. C’est à cette occasion que je vais prendre le collier de gouverneur et entrer officiellement en fonction. Dès lors je vais m’atteler à dérouler un programme qui sera adopté. Il s’agira de visiter tous les clubs des dix pays, il y en a 81 actuellement et de veiller à ce que les clubs travaillent au niveau de leur communauté.

S. : Vous êtes le 4e Burkinabè à occuper ce poste, qu’est-ce que cela représente ?

T. S. : Ça signifie tout simplement que le Burkina occupe une place de choix dans l’organisation du Rotary, parce qu’au regard de l’effectif de notre population, réussir à avoir quatre gouverneurs signifie qu’on a des Rotariens de qualité. C’est aussi une opportunité pour le Burkina, parce que cela nous permet de montrer au reste du monde que nous avons de l’expérience et de l’expertise. Aujourd’hui, quand on veut parler du district 90101, c’est le Burkina qu’on cite.

Cela contribue au rayonnement du Burkina à l’extérieur. Lorsque nous étions à San Diego aux USA, en février 2019, c’est le drapeau et les tenues traditionnelles du Burkina qui ont été présentés au nom des dix pays du district. Cela nous permet également d’accentuer le travail de service au niveau de notre pays. C’est une opportunité que les autorités peuvent saisir pour postuler à certains fonds, faire appel à certaines actions, étant entendu que l’objectif final est de pouvoir faire bénéficier les populations nécessiteuses.

C’est l’élément fondamental. Depuis notre intervention, le pays a pu bénéficier de plus de 6,7 milliards FCFA, essentiellement dans la lutte contre la poliomyélite. Ces financements ont diminué tout simplement parce que le Burkina a été déclaré «zone free» depuis 2009. Les besoins en financement n’étant plus nombreux, ce sont environ 2,6 milliards FCFA qui ont été alloués au Burkina entre 2014 et 2015. C’est parce qu’il y a eu des Burkinabè qui ont fait du lobbying. Il y a le gouvernement, à travers la mairie de Ouagadougou, qui nous a donné un rond-point que nous allons essayer d’aménager pour fluidifier le trafic et aussi rendre le paysage agréable.

S. : Quel est le credo du club- service qu’est le Rotary ?

T. S. : Chez nous, il y a deux choses : se rassembler et passer à l’action. Se rassembler, parce que nous nous sommes rendu compte que le travail d’équipe est plus efficace et permet de déplacer des montages. Passer à l’action, parce que les choses vont de mal en pis. Il nous revient d’agir et d’augmenter notre degré d’intervention. C’est ce qui va nous guider durant ce mandat. Nous allons travailler à une réorganisation même de notre district.

S. : Au regard de l’ampleur de la pauvreté dans nos pays, vos actions ont-elles un impact sur la population ?

T. S. : Absolument, c’est du reste ce qui m’a motivé à rester au Rotary. Chaque jour que Dieu fait, quelque part dans le monde, le Rotary met un sourire sur les lèvres de quelqu’un.

S. : Un message à l’endroit des Rotariens à l’orée de ce gouvernorat ?

T. S. : Aux Burkinabè d’abord, je les remercie. Ils ont démontré une fois de plus qu’ils travaillent à former des leaders qui, au-delà du pays, servent le district. Ensuite, je les invite à se mobiliser et à rester efficace comme ils en ont le secret pour que le programme d’activités qu’on a adopté soit mis en œuvre à 100%.
J’exhorte l’ensemble des Rotariens à travailler pour qu’à la fin du mandat, le district ait évolué qualitativement.

Siribié Djakaridia

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