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Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo a ouvert, la 21e édition de la Journée nationale du paysan, ce vendredi 26 avril 2019 à Gaoua en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La cérémonie a été marquée par la remise des équipements d’une valeur de 77 680 000 F CFA aux producteurs et la décoration de 141 acteurs du monde rural.

Le top de départ des activités de la 21e édition de la Journée nationale du paysan a été officiellement donné, ce vendredi 26 avril 2019 à Gaoua, par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A l’occasion, des équipements d’une valeur de 77 680 000 F CFA ont été remis aux producteurs. Chaque région va recevoir un lot d’équipements d’une valeur de 5 975 385 F CFA. Ce matériel est composé de 96 tonnes de fumures organiques, de 192 tonnes de Burkina phosphate, de 260 unités d’appareils de traitement, de 1 300 litres de pesticides et de 130 kits d’équipement de production individuelle. En outre, 141 acteurs du monde rural ont été faits Chevalier de l’ordre du mérite du développement rural. Ce 21e rendez-vous des acteurs du monde rural se tient, sous le thème « Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ? ».

Le ministre Salifou Ouédraogo a laissé entendre que cette thématique est plus que d’actualité au regard du contexte sécuritaire dans la sous-région en général et au Burkina Faso en particulier. « Il est donc plus que jamais nécessaire de murir les réflexions, (…) afin de développer des mécanisme efficaces  pour assurer la continuité de la production, condition sine qua non de l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays », a-t-il dit. Par ailleurs, il a souligné que le développement économique et social du Burkina Faso passe par la transformation structurelle de l’agriculture dans toute sa globalité. C’est dans ce sens que des actions et mesures de réformes ont été réalisées, a-t-il souligné. Il s’agit, entre autres, de la création de la Banque agricole du Faso, du financement de plus de 645 projets à travers le Fond de développement de l’élevage, la diffusion de 17 tonnes de semences forestières améliorées et la mise en terre de 4 200 000 plants. A entendre le président national de la Chambre nationale d’agriculture, Moussa Koné, c’est dans un contexte difficile marqué par la montée du terrorisme et de la fronde sociale que se tient cette 21e édition de la JNP.

Les chiffres de la FAO

L’insécurité, s’est ainsi imposée comme une préoccupation des acteurs du secteur rural. « Au cours de ces cinq dernières années les performances du secteur agro-sylvo-pastorale halieutique et faunique sont en perpétuelle régression,  maintenant ainsi la population dans un état persistant d’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a relevé M. Koné. Et d’informer  que la chambre nationale d’agriculture envisage dans un court terme de se doter d’un siège dans toutes les régions et provinces. A cet effet, a-t-il poursuivi,  elle souhaite un accompagnement de l’Etat et des partenaires au développement. Pour sa part, le représentant par intérim de la FAO au Burkina Faso, Lotfi Allal, a indiqué que la proportion de personnes sous alimentées dans le monde est presque trois fois plus élevé dans les pays en conflit et en crise prolongée que dans les autres pays en développement. Au Burkina Faso, a-t-il souligné, les analyses de vulnérabilité effectuées avec le Cadre harmonisé en mars 2019 montrent  qu’environ 687 000 personnes pourraient tomber en crise (phase 3) dont 25 000 personnes en urgences (phase4) si aucune intervention d’assistance immédiate n’est envisagée dans les volets nutrition et santé, accès alimentaire et protection des moyens d’existence. « Ces populations se concentrent principalement dans le Sahel (37%), le Centre-Nord (14%) et le Nord (12%), les régions les plus touchées par les attaques terroristes et le conflits intercommunautaires », a précisé M. Allal.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré reconnait que les attaques terroristes posent un problème de terrain de culture au cours de cet hivernage. « Ce sont des récoltes qui ne seront pas là et il faut continuer à faire cet effort jusqu’à ce que nous puissions mettre fin à l’action du terrorisme dans notre pays. Je voudrais en cette occasion encourager nos forces productives notamment les paysans, souhaiter que cette année nous ayons une bonne pluviométrie et que grâce  à leur courage et engagement nous puissions avoir de bonne récoltes pour le bien du peuple burkinabè », a souligné le président du Faso.

Boubié Gérard BAYALA

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