Le président en exercice de l’Union africaine, Abdel Fattah Al Sissi a présidé, le lundi 8 juillet 2019 à Niamey, la première réunion de coordination entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales.

A peine les lampions éteints sur la 14e session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qu’un autre sommet s’est ouvert, hier, lundi 8 juillet 2019. Le chef de l’Etat égyptien, Abdel Fattah Al Sissi, président en exercice de l’Union africaine, a présidé le tout-premier sommet extraordinaire marquant le démarrage de la coordination entre la commission de l’institution et les commissions régionales. Cette instance est le fruit des réformes volontaristes entreprises par l’organisation panafricaine sous la conduite du président rwandais, Paul Kagamé, désigné champion du programme de réformes de l’institution africaine.

Ces réformes ont porté sur le mode de financement de l’organisation, la restructuration de l’organigramme de la commission, la suppression du deuxième sommet ordinaire au cours de la même année ainsi que l’institution des réunions de coordination entre la commission de l’UA et les commissions régionales. Au regard du chemin parcouru, le président du Niger, Mahamoudou Issoufou a remercié et félicité son homologue rwandais, Paul Kagamé, les présidents des communautés économiques régionales et les dirigeants des différentes commissions «pour leur dévouement à la cause de l’intégration du continent». Pour l’hôte du sommet, cette rencontre permettra de «poser les jalons d’une synergie créatrice, à même de faciliter les divers processus et initiatives engagés, afin de promouvoir le développement économique et social du continent». Le président Issoufou a souligné qu’il était important que les activités menées par les différentes commissions régionales et celles de la commission de l’UA fassent l’objet de coordination non seulement pour éviter les duplications et appliquer le principe de subsidiarité, mais aussi pour partager les expériences et les résultats. Il n’a pas occulté le fait qu’en dehors de «l’avancée exceptionnelle» enregistrée sur le projet de zone de libre-échange continentale, la mise en œuvre des 11 autres projets phares de l’Agenda 2063 de l’UA n’ont pas connu de progrès significatif. En effet, le projet de réseau intégré de trains à grande vitesse, de l’université virtuelle panafricaine, d’espace aérien unique en Afrique, de passeport africain, du barrage du Grand Inga,… sont à concrétiser.

Face à ces défis, les dirigeants du continent attendent des recommandations qui offrent les clefs d’une vraie synergie pour l’accélération du processus d’intégration africaine. Des défis à relever Dans son adresse, le président en exercice de l’UA a souligné les grandes avancées dans le processus d’intégration économique et politique africaine. Pour relever les défis et en tenant compte du monde en mutation, le président de l’Union africaine a réitéré l’importance des communautés économiques régionales comme piliers indispensables à l’intégration. Il a estimé que la réunion de coordination est une occasion idoine pour promouvoir la collaboration existant entre les communautés économiques régionales et l’Union africaine. «Il est temps de mettre en place un cadre global et un plan d’actions pour donner un coup de fouet à l’intégration et aux aspirations des populations africaines en tenant compte des principes énoncés dans l’agenda 2063», a-t-il dit.

Sa conviction est qu’il faut délimiter le travail entre les CER et l’UA pour «garantir la complémentarité et optimiser les avantages». Pour ce faire, les Etats doivent s’approprier le processus et affirmer la volonté politique à mettre en œuvre les conclusions de la réunion de concertation par l’entremise des CER, a indiqué Al Sissi. Le président en exercice de l’Union africaine a déclaré que l’on doit améliorer l’efficacité des secrétariats de l’Union africaine et des CER pour que chacun de ces organes assume ses responsabilités. Il a évoqué la question du développement des infrastructures de transports et des ressources énergétiques et la consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique pour assurer l’intégration.

Honoré KIRAKOYA

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