La diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire a organisé, hier, un meeting de soutien au président du Faso, du fait de ses actions en faveur du développement et de la lutte contre le terrorisme.

La salle Anoumambo du Palais de la Culture de Treichville était aux couleurs vert-rouge-jaune du Burkina Faso, hier. Et pour cause, elle a accueilli un «giga meeting» de soutien aux actions du Président Roch Marc Kaboré. En faveur, notamment, du développement du pays, depuis qu’il a accédé au pouvoir. Mais aussi à cause de la lutte acharnée qu’il mène contre les terroristes qui, depuis quelques années, endeuillent le pays.
Temps forts de la rencontre, l’intervention du député Mossé Abdoulaye, 5e vice-président du Parlement burkinabè, émissaire du Chef de l’Etat. «Cette mobilisation fera date dans l’histoire du Burkina Faso», a-t-il lancé devant les nombreux participants, dans une salle de près de 5000 places pleine à craquer. Il a traduit la reconnaissance de son mandant et salué cette «forte mobilisation», au nom de celui-ci. Il a, en outre, félicité la diaspora ivoirienne pour sa participation active au développement du Burkina.
L’honorable Mossé Abdoulaye a également exposé le bilan des actions menées par le Président Kaboré. Au niveau de la bonne gouvernance, il a souligné que le pays des hommes intègres peut être fier du fonctionnement de ses institutions. Car, elles marchent au rythme du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs.
En termes de développement socio-économique, l’émissaire de l’exécutif burkinabè sur les bords de la lagune Ebrié est longuement revenu sur les nombreuses réalisations dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures… Pêle-mêle : «plus de 400 CEG construits ; 4500 forages réalisés alors qu’en 2020, ce sont 1500 qui devaient voir le jour ; les nids-de-poule n’ont plus droit de cité sur nos artères, sans oublier les nombreuses routes bitumées», a-t-il égrené avec satisfaction.
Au niveau de la lutte contre le terrorisme, il a mis en lumière les efforts consentis par le gouvernement. «Il fut un moment où des pseudo-djihadistes se sont permis d’attaquer notre pays. Mais, aujourd’hui, la peur a changé de camp. Ce sont plutôt nos forces de défense qui pourchassent les terroristes», a affirmé le député, assurant que l’Assemblée nationale a voté plus de 500 milliards F CFA pour notamment «équiper l’armée».
En ce qui concerne les fonctionnaires, il n’a pas passé sous silence leur revalorisation salariale. «En 2016, nous étions à 250 milliards F CFA de charges. Trois ans après, nous sommes passés à 836 milliards», a-t-il révélé.
Une forte délégation comprenant notamment des ministres et des élus locaux a effectué le déplacement sur les bords de la lagune Ebrié.

MARCEL APPENA

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Les doléances des jeunes et des femmes de la diaspora

Si les hommes et les femmes de la diaspora ivoirienne ont salué à leur juste valeur les actions du chef de l’Etat du Faso, ils n’ont pas manqué de soumettre nombre de préoccupations qui les touchent directement. «Nous saluons les nombreuses réalisations. Nous sommes reconnaissants au chef de l’Etat, nous reconnaissons ses mérites», a déclaré le président des jeunes de la diaspora ivoirienne, Hassan Sawadogo. Il s’est ensuite empressé d’égrener les tracasseries policières «rencontrées sur le sol burkinabè». Et a pointé du doigt les difficultés pour l’obtention du passeport, auxquelles font face les jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études hors du Faso.
Il a posé, en outre, les difficultés liées à l’obtention de la carte nationale d’identité, tout comme le problème de «la qualité des cartes consulaires». Pour sa part, la représentante des femmes, Zanré Djanaba, a félicité le gouvernement, en encourageant les militaires dans la lutte contre le terrorisme. Elle est  revenue sur les préoccupations liées au coût et à la reprise des cartes consulaires.
«Je vous invite à ne plus rien payer lorsque vous rentrez dans votre pays. Les tracasseries, c’est fini !», a rétorqué le principal intervenant du meeting, le député burkinabè. Puis, saluant la mesure prise par le gouvernement qui permet aujourd’hui à la diaspora de voter, il a annoncé qu’une délégation est attendue en janvier, en Côte d’Ivoire, pour délivrer des cartes d’identité au coût de 2500 FCFA. Il a également fait savoir que les difficultés liées à l’obtention des cartes consulaires vont trouver une solution.
Enfin, il a lancé aux ressortissants burkinabè un appel à la cohésion, à la solidarité et au respect des lois en vigueur en Côte d’Ivoire. A l’endroit  des autorités ivoiriennes, l’honorable Mossé a traduit la reconnaissance des autorités burkinabè pour les relations harmonieuses entretenues par les deux pays.

M. APPENA

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