Le directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), Wilfried Yaméogo, est allé s’imprégner, le mardi 20 août 2019, de l’état de la campagne, dans la région cotonnière de N’Dorola. A l’issue de la visite, il a exprimé sa satisfaction de l’état d’évolution de la saison.

La physionomie des champs de coton augure de bonnes récoltes dans la région cotonnière de N’Dorola, pour cette campagne 2019-2020. Les exploitations agricoles visitées par le directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), Wilfried Yaméogo, le 20 août dernier dans ladite région, ne laissent personne indifférent. Les cotonniers sont au stade de floraison-capsulassion. De Sidi en passant par Pendia, Dana, Karna et N’Gorlani, M. Yaméogo et ses collaborateurs ont apprécié positivement la qualité du travail de six producteurs. A entendre ces derniers, ils disent être satisfaits de l’état d’évolution de leurs champs. Néanmoins, leur prière est d’« avoir une bonne pluviométrie ». L’un d’entre eux, Dramane Traoré de Dana dans le département de Samorogouan, a fait savoir que son champ s’étale sur 29, 5 hectares.

Poursuivre le traitement phytosanitaire

Pour la culture du coton, il faut avoir un certain nombre de moyens, a dit M. Traoré. « Pendant le mois de mai, j’ai labouré le champ avec un tracteur, par la suite j’ai fait les buttes avec mes bœufs. En plus de l’engrais chimique, j’ai beaucoup utilisé de la fumure organique (55 tonnes) », a révélé le cotonculteur. Il a laissé entendre que « s’il continue de pleuvoir, il y a l’espoir. Nos prévisions sont comprises entre 55 et 60 tonnes de coton ». Outre le coton, Dramane Traoré exploite 22 hectares de maïs.

A chaque étape de la tournée, le directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo a demandé aux producteurs de poursuivre le traitement phytosanitaire. A l’issue de la visite, il a souligné que l’état de santé des cotonniers traduit plusieurs phénomènes. Les producteurs se sont mis à l’ouvrage, a dit M. Yaméogo. Et d’ajouter que les opérations culturales ont pu être réalisées dans les règles de l’art, notamment le respect du paquet technologique, et des itinéraires techniques. « A ce stade, il y a encore des opérations à faire, notamment l’observation des parcelles et le combat contre le parasitisme. Je pense que les producteurs sont bien sensibilisés à cette question.

Il y a de bons espoirs que nous puissions avoir de bonnes récoltes », a souligné le directeur général. Pour avoir cette physionomie des cotonniers, les moyens ont été également déployés. « Dans la zone de N’Dorola nous avons mis en place, en terme de crédit, autour de 6 milliards 800 millions F CFA. Pour l’accompagnement de la production céréalière nous avons mis en place autour de 2 600 tonnes d’intrants. C’est bien la preuve qu’il n’y a pas de mono culture dans le système de production du coton et que la SOFITEX accompagne le producteur », a révélé le directeur général. D’ailleurs, il a souligné que « tout ce que nous avons vu a été rendu possible grâce à l’action du gouvernement ». Par ailleurs, il a précisé :
« Nous avions des intentions d’emblavure à l’échelle de la région cotonnière de N’Dorola de l’ordre de 65 000 hectares. Nous sommes à ce stade autour de 58 000 hectares ». La raison, dit-il, est que le mois de juin qui est la période par excellence de semis du coton, n’a pas été pluvieux. A cet effet, les producteurs n’ont pas pu réaliser intégralement leur intension de produire.

Boubié Gérard BAYALA

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