Initiative d’investissement du futur à Riyad: L’Afrique fait son plaidoyer

Le deuxième jour du forum de « l’Initiative pour les investissements futurs » tenu à Riyad, le 30 octobre 2019, a été consacré au continent africain sous le thème : «Prochaine étape pour l’Afrique ? Comment les investissements et le commerce vont-ils transformer le continent en la prochaine grande réussite économique ?». Les présidents Mahamadou Issoufou du Niger, Uru Kenyatta du Kenya et Muhammadu Buhari du Nigeria ont présenté les potentialités du continent aux investisseurs saoudiens et du monde.

Ils sont trois présidents à défendre la cause de l’Afrique au forum de «l’Initiative pour les investissements futurs» à Riyad lors de la journée de l’Afrique. Il s’agit des présidents Mahamadou Issoufou du Niger, Uru Kenyatta du Kenya et Muhammadu Buhari du Nigeria. A travers un panel, chacun a défendu les possibilités d’investir dans le continent africain et sa vision du développement devant un parterre d’investisseurs et de personnalités.
Les trois chefs d’Etat ont démontré que l’Afrique est le continent de l’avenir et offre beaucoup d’opportunités d’investissements. Ils ont plaidé, en indiquant les principales orientations qui devraient être celles de l’Afrique les années à venir.
Ils ont invité les investisseurs à s’intéresser à l’Afrique, car les potentialités existent et les peuples africains ont besoin d’une masse d’investissements pour promouvoir le développement économique et social. Pourquoi investir en Afrique ? Les représentants de l’Afrique à ce «Davos du désert» ont égrené un certain nombre d’opportunités. Il s’agit, entre autres, de l’existence des ressources naturelles et humaines, de l’amélioration du climat des affaires, de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale de l’Afrique (ZLECAF) signé à Niamey et censé entrer en vigueur à partir de juin 2020.
Aussi, a soutenu le président Mahamadou Issoufou, l’Afrique, à travers son agenda 2063 et ses différents plans et programmes, a fait le choix stratégique qui porte sur le commerce et les investissements, d’où la ZLECAF.
Cette ZLECAF, a-t-il indiqué, permet d’unifier les 55 marchés balkanisés de l’Afrique en un seul, afin de réaliser des économies d’échelle et de négocier d’une seule voix sur le plan commercial et international.
Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, qui a suivi le panel, a dit sa satisfaction de participer à ce forum dans la mesure où il permettra aux fonds d’investissements publics de l’Arabie saoudite de se rendre compte des potentialités de l’Afrique. Il a représenté le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, invité par le roi à venir partager sa vision du développement de l’Afrique et de son pays.
M.Dabiré a salué les interventions des trois présidents qui «ont représenté dignement le continent». «Ils ont appelé les investisseurs à venir investir en Afrique, car les potentialités existent et les peuples africains ont besoin d’une masse d’investissements pour promouvoir leur développement économique et social », a-t-il soutenu.
Pour ce faire, a-t-il ajouté, il faut mobiliser l’ensemble des ressources nécessaires pour investir dans le domaine des infrastructures, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et dans l’énergie, afin de rendre les économies africaines plus compétitives, au regard de ce qui se passe en Asie et au niveau international.
En ce qui concerne le Burkina, il a rappelé que le Plan national de développement économique et social (PNDES) attend des investissements structurants de l’ordre de 15 000 milliards FCFA et des projets mûrs existent et ont besoin de ressources pour leur mise en œuvre.

Sécurité, stabilité, développement

En effet, devant de nombreux leaders mondiaux des affaires et de la politique, les présidents ont évoqué également les questions de la paix, la stabilité et la sécurité ainsi que le partenariat entre l’Afrique et le reste du monde.
Selon le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, la sécurité, la stabilité et le développement sont intimement liés. Il a souligné que les menaces dans la région du Sahel se propagent sur le terreau de la pauvreté, précisant que l’Afrique a besoin d’importants investissements. Pour lui, l’Afrique a besoin de 600 mille milliards chaque année d’ici 2030 pour son développement. Dans son plaidoyer, il a relevé que le taux d’investissement en Afrique est très faible, notamment en dessous de 20%, alors que pour amorcer le développement, il faut un taux de 25%. «L’Afrique a besoin de tous les partenaires pour transformer sa structure économique en investissant sur des industries. Si nous voulons vaincre le terrorisme à long terme, il faut un développement économique et social. Il nous faut des institutions fortes pour garantir la stabilité et la sécurité», a déclaré le président Issoufou. Cette vison est défendue par les représentants de l’Afrique, en croire le représentant du président du Faso. «Le développement économique de l’Afrique ne pourrait pas se faire sans le retour à la paix et à la sécurité dans les différents pays. Il apparaît nécessaire pour les pays africains de bénéficier de la contribution efficace de la communauté internationale pour rétablir la paix et la sécurité notamment dans la région du Sahel», a insisté le Premier ministre Dabiré.

Boureima SANGA
(De retour de Riyad)

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