La Coordination du Burkina Faso du Program for young politicians in Africa (Programme pour les jeunes politiciens en Afrique), exécuté par la Fondation Internationale du Parti du Centre suédois (CIS) et l’Isntitut Tiemoko Marc Garango pour la Gouvernance et le Développement (IGD), a organisé le vendredi 29 novembre 2019 à Ouagadougou, un atelier d’amendement et d’adoption de l’avant-projet de loi portant quota de jeunes à égalité genre dans les processus électoraux et les postes nominatifs.

  

Avant-garde dans tous les combats pour le développement de la société, les jeunes sont souvent mis en marge dans les processus électoraux. C’est pour accroitre la participation et l’influence des jeunes en politique et dans la société mais aussi, dans le sens de consolider la démocratie et les droits humains que les jeunes à travers Program for young politician in Africa (Programme pour jeunes politiciens en Afrique) (PYPA) veut soumettre à l’appréciation des élus nationaux une loi sur le quota jeunes à égalité genre. Ainsi venus de six partis politiques (MPP, NTD, ADF-RDA, UNIR-PS, UPC, CDP), ils se sont retrouvés dans la salle des fêtes de la mairie de l’arrondissement n°5 de Ouagadougou pour accorder leurs violons. Selon le Coordonnateur 2019 du PYPA, Jean Nacoulma,  cet atelier d’amendement et d’adoption de l’avant-projet de loi portant quota de jeunes à égalité genre aux élections législatives, municipales et aux postes nominatifs au Burkina Faso vise à obtenir des législateurs, l’aval pour une représentation de 30% de jeunes sur les listes électorales qu’elles soient électives ou nominatives au Burkina Faso. « C’est vrai que les jeunes doivent se battre pour s’imposer en politique mais déjà ce sont les jeunes qui se battent pour donner cette image de démocratie au pays. Et pour la cas du Burkina Faso  où la moitié de la population est  jeune, il faut que ces derniers puissent prendre à bras le corps leur destin », a souligné M. Nacoulma. Pour lui, ce combat de longue haleine ne peut être gagné que si les principaux concernés sont conscients de leur rôle dans le développement de leur nation. « Lorsque cet avant-projet de loi sera entre les mains du président de l’Assemblée nationale, nous allons rentrer dans une autres phase qui est le suivi, la sensibilisation et les plaidoyers auprès des partis politiques afin d’avoir leur total adhésion pour que les années à venir cela puisse être une réalité », rassure-t-il. Constitué de trois titres, cinq chapitres et dix-sept articles, cette loi une fois votée va voir la création d’un fonds spécial destiné à faciliter sa mise en œuvre. Elle va également contraindre les partis politiques à prendre des dispositions nécessaires à son application grâce aux sanctions imposées. Pour le député Bienvenue Bakyono, cet avant-projet de loi qui est porté par les jeunes mérite le soutien de tous. D’où leur présence à leur côté en vue de parfaire le document. « La politique est l’affaire de tout citoyen qu’il soit électeur ou élu, il doit contribuer à la vie politique parce que c’est la politique qui organise la vie de la société donc chaque personne doit être impliquée dans l’élaboration des lois d’une manière ou d’une autre », a affirmé l’honorable Bakyono. De nos jours, seulement 1/127 députés a moins de 36 ans, juste quelques-uns sont à la tête  des communes et aucun dans le gouvernement.

Depuis 2012, la Fondation Internationale du Parti du Centre suédois (CIS) et l’Isntitut Tiemoko Garango pour la Gouvernance et le Développement (IGD) basé au Burkina Faso, mettent en œuvre PYPA (Program for Young Politicians in Africa) en Afrique de l’Ouest. PYPA est un programme novateur de renforcement de capacités des jeunes leaders politiques en Afrique, financé par l’Agence Suédoise de Coopération au Développement International (ASDI). L’objectif de PYPA est d’accroitre la participation et l’influence des jeunes en politique et dans la société, dans le sens de la consolidation de la démocratie et des droits humains. Le programme prépare les jeunes à assumer leur rôle de leader dans la construction de la démocratie, de l’égalité des sexes, et de la bonne gouvernance. Il permet ainsi d’accroitre leur influence dans leurs partis politiques respectifs de manière générale.

 

Donald Wendpouiré NIKIEMA

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