Trafic d’enfants: Des mineurs interceptés à Gonsé

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a officiellement remis des enfants interceptés à leurs parents, le lundi 3 février 2020 à Ouagadougou.

Les services de sécurité de Gonsé ont intercepté respectivement 23 et 29 jeunes, les 28 et 30 janvier derniers, dont 38 enfants ayant l’âge compris entre 13 et 17 ans. 34 d’entre eux avaient été placés au centre d’éducation et de formation professionnelle de Ouagadougou. Le lundi 3 février 2020 à Ouagadougou, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, conformément à sa mission de protection de l’enfant, a organisé le retour en famille d’une dizaine d’entre eux. Selon la ministre en charge de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo, les enfants provenaient principalement des régions du Plateau central, du Centre-Est, et du Centre-Nord et avaient pour destination Bobo-Dioulasso, le Mali et la Côte d’Ivoire pour être employés dans des sites d’orpaillage. « La question de mobilité des enfants au Burkina Faso est très préoccupante. C’est pourquoi, notre pays s’est engagé dans la protection de cette frange de la population à travers l’adoption des textes nationaux et internationaux, la signature d’accords de coopération avec les pays limitrophes en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants », a fait savoir la ministre. Et d’appuyer que c’est d’ailleurs dans le cadre de cette coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, pour le démantèlement d’un réseau de trafic d’enfants vers la nation ivoirienne, qui a abouti à l’interception de ces mineurs. A l’occasion de cette remise officielle des enfants interceptés, les parents présents ont été sensibilisés au phénomène de la mobilité de leur progéniture dans un contexte d’insécurité. « Dans un contexte de défi sécuritaire, l’enrôlement passe par des enfants. Il est important que les parents prennent leurs progénitures en charge jusqu’à l’âge de maturité », a-t-elle souligné. Dans l’optique de minimiser le phénomène, la ministre a dit travailler en tandem avec les autres départements tels ceux en charge de la jeunesse et celui du commerce pour la résilience des parents en situation de vulnérabilité, l’une des causes qui pousse les enfants à l’exode ou à l’immigration pour trouver un emploi. Aussi, elle a annoncé que des actions de sensibilisation et d’autonomisation de la femme dans les localités concernées en vue d’endiguer le fléau. Toutefois, Mme Ilboudo a signifié qu’une plainte sera déposée contre X.

Kadi RABO
Rahissa CESSOUMA
(Stagiaire)

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