Faîtière des transporteurs routiers: A peine installée, à peine contestée

Des acteurs des structures syndicales, associatives et des sociétés de transport en commun, ont dénoncé une mal-gouvernance au sein du secteur lors d’une conférence publique, tenue le vendredi 28 février 2020 à Ouagadougou. Ils ont annoncé un congrès les 14 et 15 mars prochains pour mettre en place une faîtière.

La hache de guerre est loin d’être enterrée entre les acteurs du transport. Une semaine après le congrès de Bobo ayant abouti à la mise en place d’une structure faîtière des transporteurs routiers, un autre groupe d’acteurs du même secteur a fait une sortie publique le vendredi 28 février 2020 à Ouagadougou pour récuser la structure née dans la ville de Sya. En effet, au cours de la rencontre, l’un des conférenciers, Amadouba Ouattara, a indiqué que cette conférence publique n’est que le premier acte d’un feuilleton à venir. « La guéguerre intersyndicale des transporteurs n’est pas prête de connaître de sitôt son épilogue », a-t-il dit. Pour lui, le processus ayant abouti à la mise en place d’une faîtière les 22 et 23 février derniers à Bobo-Dioulasso, est entaché « d’injustice » et de « d’exclusion ». Pire, les acteurs ont décrié la gestion de l’organisation par le nouveau président de ladite faîtière, Issoufou Maïga, marquée, selon eux, par la « corruption », le « clientélisme », etc. Ce deuxième groupe des routiers a annoncé son congrès pour les 14 et 15 mars 2020 en vue de mettre en place le bureau d’une autre faîtière. Car, « parmi ceux qui étaient pressentis pour être dans le bureau lors du congrès de Bobo, nul n’était de notre secteur. Pour une organisation sérieuse, il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Malheureusement, on est dans le culte de la personnalité», a déploré M. Ouattara. Il s’est également inquiété que le gouvernement à travers le ministère en charge des transports et la Primature n’aient pas pu trouver un consensus entre les acteurs avant d’aller au congrès. Et M. Ouattara de prévenir que : « si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, de mauvais vents vont bientôt secouer le secteur ». Mais du côté des acteurs de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB), récemment mise en place, il s’agit d’un règlement de compte inutile, une question d’égo entre individus. Selon le conseiller spécial de la FUTRB, Seydou Gouo, la structure mise en place les 22 et 23 février est légale et légitime. « Il y a eu un consensus à tous les niveaux. Même les frondeurs étaient associés et des invitations leur ont été adressées. La mise en place du bureau s’est fait en présence de toutes les composantes du secteur des transports et des responsables de l’administration territoriale ainsi que de la Primature », a précisé M. Gouo. Même raisonnement pour Hasse Mire Ouédraogo, vice-président chargé des marchandises à la FUTRB, qui a fait savoir qu’en termes de compétence et de connaissance du milieu, Issoufou Maïga est le plus crédible pour présider aux destinées de l’organisation des transporteurs routiers.

Wanlé Gérard COULIBALY

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