Gouvernance administrative: des acteurs de l’éducation renforcent leurs capacités

Le Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) a organisé, le mercredi 11 mars 2020 à Ouagadougou, son troisième conseil de cabinet élargi aux structures centrales, déconcentrées et rattachées.

Placé sous le thème « Comment améliorer la gouvernance du MENAPLN dans un contexte de défi sécuritaire ? », le troisième conseil de cabinet élargi aux structures déconcentrées, rattachées et centrales du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) a réuni les premiers responsables de l’éducation des treize régions du Burkina Faso, le mercredi 11 mars 2020 à Ouagadougou, en vue d’échanger durant trois jours sur les préoccupations de l’heure , de recueillir des orientations sur la gestion des dossiers stratégiques de réformes et d’actions au niveau de cette institution. En effet, son premier responsable, le professeur Stanislas Ouaro, a fait savoir que les acteurs de l’éducation ont initié l’année précédente ce conseil afin de se concerter et trouver des pistes de solutions pour une formation qualifiée et sécurisée au profit des élèves. Dans le cadre de cette concertation, les travaux vont se pencher spécifiquement sur un certain nombre de points notamment l’état de mise en œuvre des recommandations du conseil élargi d’octobre 2019, la gestion des lycées scientifiques, la gestion des crises dans les structures éducatives, la problématique de la réouverture des établissements fermés, les réformes curriculaires et de l’ENEP etc. « Nous avons un peu plus de 114 mille agents et cela constitue 60% de l’effectif de la Fonction publique. Vous ne pouvez pas gérer ce ministère sans concertation, sans échange par moment » a-t-il dit.
Pour le ministre Ouaro, au sortir de ce conseil avec les éducateurs, des recommandations vont se faire en vue d’améliorer davantage et de réfléchir aux innovations pour absorber au maximum les élèves déplacés internes afin de leur permettre de se retrouver dans un cycle normal.
En outre, en dehors des crises sécuritaires qui fragilisent le système éducatif du pays des Hommes intègres, le premier responsable du MENAPLN est revenu sur la nouvelle crise à savoir l’extension de l’IUTS sur les primes et gratifications des travailleurs du public. Toute chose qui a entraîné a-t-il précisé, le refus de l’évaluation des élèves dans certaines écoles, des manifestations à travers des sit-in et autres. C’est pourquoi a-t-il dit : « J’en appelle au sens de responsabilité de tous les acteurs de l’éducation et particulièrement des responsables des structures éducatrices pour que les auteurs d’actions non conformes à la loi soient signalés et les procédures administratives et financières engagées à leur encontre ».

Honoré KIRAKOYA

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