Modernisation des industries nationales:le Premier ministre à la MINOFA et à la SN-SOSUCO

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a visité le vendredi 3 juillet 2020, à Banfora, la Minoterie du Faso (MINOFA) et la nouvelle Société sucrière du Faso (SN-SOSUCO).

La modernisation des unités industrielles du Burkina Faso préoccupe le gouvernement. En visite dans la région des Cascades, dans le cadre des préparatifs des festivités du 11-Décembre, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a mis à profit son séjour, le vendredi 3 juillet 2020, pour toucher du doigt les réalités des usines implantées à Banfora. Ainsi, accompagné de sa délégation, il a parcouru les chaînes clés de productions de la Minoterie du Faso (MINOFA) et de la Nouvelle Société sucrière du Faso (SN-SOSUCO). A l’issue de sa visite, le chef du gouvernement a expliqué l’engagement du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour une modernisation des industries nationales. « C’est l’intérêt qu’il accorde à nos unités industrielles qui justifie notre présence dans ces deux usines et nous ne pouvons pas en tant qu’autorité venir à Banfora sans visiter les fleurons de notre économie», a-t-il relevé. Selon les statistiques, la SN-SOSUCO emploie, en saison pleine, plus de 3 000 personnes. Pour le Premier ministre, cet indicateur est la preuve de l’utilité de l’usine, car le souhait du gouvernement est que le secteur privé puisse contribuer à la création de richesses et à l’absorption du chômage au Burkina. A ce propos, le directeur général de la SN-SOSUCO, Moctar Koné, a expliqué à la délégation gouvernementale que son unité produit en moyenne 30 000 tonnes de sucre par jour.

Des efforts pour sauver le secteur

« Depuis ces dernières années, nous avons fait des investissements importants au niveau de l’usine et des champs de canne à sucre, preuve que nous avons une maîtrise technique », s’est-il réjoui. Cependant M. Koné a relevé des difficultés auxquelles la « nationale du sucre » est confrontée. Il s’agit essentiellement des questions de commercialisation. De l’avis du DG, certaines préoccupations avec les partenaires, que sont les grossistes, sont en train d’être résolues grâce au concours de leur ministère de tutelle. Toutefois, M. Koné a regretté la persistance de la fraude, un phénomène à combattre afin que les unités industrielles nationales puissent « respirer ». De son côté, le DG de la MINOFA (ex Grands moulins du Burkina), Madani Barry, s’est réjoui du fait que le gouvernement ait permis la relance de l’industrie de production de farine. Il a expliqué que l’usine n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière, car elle n’exploite que 10 à 15 % de sa capacité de production de farine de blé, à savoir 150 tonnes de farine par jour. En plus, le DG Barry a relevé que l’usine dispose de deux moulins, à savoir le moulin de blé et celui du maïs. Mais pour l’heure, a-t-il précisé, seulement le moulin de blé fonctionne alors que si le moulin de maïs venait à être opérationnel, la MINOFA pourrait mettre à la disposition des ménages et des structures publiques et privées 120 tonnes de farine de maïs par jour. Pour ce faire, le DG de MINOFA a plaidé auprès de la délégation gouvernementale, pour plus de moyens pour combler sa situation déficitaire relevée au cours de la dernière assemblée générale des Sociétés d’Etat.
Le cri du cœur des deux responsables des industries de la « Cité du paysan noir » ont eu un écho favorable.
« Nous avons pris l’engagement de faire en sorte que l’unité qui produit de la farine puisse redémarrer dans de bonnes conditions. Pour la SOSUCO, nous allons faire en sorte que les efforts fournis par le ministre en charge des industries se concrétisent dans le domaine de la reprise en main des stocks de sorte à éviter des invendus sur le marché », a rassuré le chef du gouvernement.

Abdoulaye BALBONE

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