Saisie d’explosifs dans un autocar à l’Est

La brigade de recherches de gendarmerie de Fada N’Gourma a animé, le mardi 8 septembre 2020, un point de presse pour informer l’opinion publique sur l’affaire des explosifs découverts dans un autocar.

Dans la matinée du mardi 1er septembre 2020, à l’entrée de Fada N’Gourma, un lot d’explosifs a été retrouvé dans un autocar en provenance de Ouagadougou par le poste de contrôle de la douane. En vue d’éclairer l’opinion publique sur cette affaire, la brigade de recherches de gendarmerie de Fada N’Gourma a animé, le mardi 8 septembre 2020, dans l’après-midi, un point de presse. Selon le commandant de ladite brigade de recherche, l’adjudant-chef major, Djibrilou Zina, une enquête a été ouverte sur instruction du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma (TGI) pour
« élucider les circonstances dans lesquelles ces artifices se sont retrouvés dans le car ». A cette étape des investigations, le propriétaire du colis est toujours introuvable. Ce colis, à entendre l’adjudant-chef major Zina, est un sac de couleur blanchâtre, contenant « 22 paquets de 15 bâtonnets de pétards chacun, soit 330 bâtonnets de pétards au total ». Il a précisé que des spécialistes de déminage ont confié que ce type de pétards peut occasionner d’énormes dégâts. « Selon eux, un seul lot suffirait à mettre en petit morceaux le car de 70 places, y compris son contenu », a-t-il ajouté. Pour le commandant de la compagnie de gendarmerie de Fada N’Gourma, le capitaine Issa Paré, ces produits sont si dangereux qu’ils explosent à la moindre étincelle ou au moindre choc. Selon l’adjudant-chef major Zina, ce type d’explosifs est utilisé dans les mines et carrières.

Redoubler de vigilance

A la question de savoir quelle est la part de responsabilité du propriétaire de la compagnie de transport en commun, l’adjudant-chef major Djibrilou Zina a répondu que l’enquête est toujours en cours avant de souligner que la suite judiciaire sera donnée par le parquet. Pour ne pas en arriver à une situation confuse, le capitaine Paré a suggéré qu’il faut désormais exiger l’étiquetage des bagages, mais aussi l’identification des passagers et des usagers des gares. D’où la nécessité pour lui, d’y installer des caméras de surveillance. A son avis, s’il y a une bonne organisation au sein des gares, cela permettra de dissuader les individus mal intentionnés. « Chacun doit être attentif et vigilant», a-t-il conseillé. Pour les besoins de l’enquête, les passagers de l’autocar avaient été conduits à la gendarmerie avant d’être libérés plus tard. Par ailleurs, toujours dans le cadre des investigations, les bagagistes du jour ont été convoqués, puis libérés également après des interrogatoires infructueux.

Sidgomdé

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