Assemblée nationale: le statut des anciens chefs de parlement préoccupe

Le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience, des délégations de représentations diplomatiques et parlementaires, le mardi 26 janvier 2021, à l’hémicycle à Ouagadougou.

Elles étaient quatre délégations de représentations diplomatiques et parlementaires à fouler le sol de l’Assemblée nationale, ce mardi 26 janvier 2021. Il s’agit de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon, Kato Masaaki, des anciens présidents parlementaires et de la Chambre des représentants conduits par Mélégué Traoré, du sénateur français, Olivier Cadic et du Centre parlementaire canadien. Toutes ces délégations sont allées successivement féliciter le Président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, pour sa réélection à la tête de la représentation nationale, au cours des audiences qu’il leur a accordées. Les visiteurs ont profité chacun de l’occasion pour échanger sur d’autres sujets avec le chef du parlement. Selon l’ambassadeur du Japon, Kato Masaaki, il a été question de la mise en place d’un nouveau programme social pour les cinq prochaines années. Pour lui,
ce programme « très important » pour le gouvernement japonais va concerner différents domaines tels que la sécurité, la santé, les infrastructures, l’éducation et l’agriculture. « Nous avons promis de renforcer les relations d’amitié entre les deux pays et nous allons travailler pour la prospérité de ces relations », a-t-il ajouté.
A sa suite, les anciens présidents d’Assemblée et de Chambre des représentants ont échangé avec Alassane Bala Sakandé sur la question du nouveau règlement du Parlement qui va être examiné par le Conseil constitutionnel.

Un débat qui date des années 1970

« J’ai rappelé que pendant les trois premières Républiques, il n’y avait pas de contrôle du règlement par le Conseil constitutionnel. Quand le règlement était adopté, on le mettait en application. Nous avions hérité cela de la 4e République française (1946-1958). Quand il y avait une contradiction entre l’Assemblée nationale et la Constitution, c’est cette dernière qu’on révisait. Mais aujourd’hui, c’est bon que le texte soit soumis au contrôle de la Constitution pour être sûr qu’il est conforme à la loi fondamentale », a déclaré le porte-parole des anciens parlementaires, Mélégué Traoré. Pour le chef de la délégation, il a également été question, au cours de l’audience, des statuts des anciens présidents de l’Assemblée nationale et de Premiers ministres. Pour Mélégué Traoré, c’est un débat qui date des années 1970. Il a indiqué que le texte avait été envoyé au gouvernement et ce dernier avait donné un avis favorable. « Mais en décembre 2012, le texte n’a pas été adopté parce qu’il est parti à la Commission des affaires juridiques et des droits humains (CAJDH) qui était à ses dernières délibérations. Malheureusement, elle n’a pas pu faire le rapport à la plénière. Aujourd’hui, le texte peut être très bien discuté par l’Assemblée nationale », a précisé le porte-parole des anciens parlementaires. De son avis, il faut que ceux qui ont été les 2es personnalités de la République soient dans des conditions acceptables du point de vue statut, d’autant plus qu’en Afrique, plusieurs pays les sollicitent pour élaborer le même type de texte.
Quant au sénateur français, Olivier Cadic, ses échanges avec le chef de l’hémicycle ont concerné la réconciliation nationale qui, a-t-il dit, lui tient à cœur. Il a d’ailleurs confié que son pays est aussi engagé dans ce processus par le fait que la France traverse des moments de crise. L’opération Barkhane n’est pas passée sous silence lors de l’entretien entre les deux personnalités. Selon Olivier Cadic, l’opération constitue une priorité dans l’agenda du Sénat français et fera l’objet de débats, le 9 février 2021 au Sénat. « Le président de l’Assemblée nationale m’a dit que le Burkina Faso doit être une digue contre le terrorisme. Ce mot était fort et il a accepté que je puisse le reprendre pour le partager au Sénat français pour dire que nous menons un combat commun », a révélé le sénateur français.
La délégation du Centre parlementaire canadien n’a pas accordé d’interview à la presse à sa sortie d’audience.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO

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