Enseignement supérieur catholique : L’université privée Notre Dame d’Afrique ouvre ses portes

L’archevêque métropolitain de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo, a présidé, le samedi 12 février 2022, la cérémonie d’ouverture de l’Université privée Notre Dame d’Afrique (UNDA) située à Boulbi, à la périphérie sud-ouest de la capitale burkinabè.

Le cercle des universités catholiques s’est agrandi. En effet, la 7e université de l’Eglise-famille de Dieu au Burkina Faso, l’Université privée Notre Dame d’Afrique (UNDA), a ouvert ses portes, le samedi 12 février 2022, à Boulbi, à la périphérie sud-ouest de Ouagadougou non loin de l’hôpital de Tengandogo. La cérémonie d’ouverture officielle de cette université, ponctuée par des discours et des prestations artistiques, a été présidée par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo. Selon la présidente du conseil de direction de l’UNDA, Sœur Catherine Odile Gbedolo, ce temple du savoir est une réponse « concrète » de l’Eglise catholique aux problèmes de la jeunesse africaine en général, et de la jeunesse burkinabè en particulier.

L’UNDA est créée, a-t-elle fait savoir, pour soutenir l’espérance des jeunes africains en formant une génération de visionnaires et d’entrepreneurs capables d’œuvrer pour la croissance et la transformation du continent en développant un nouveau type de leadership mobilisant compétence et éthique conformément à l’enseignement social de l’Eglise. Pour ce faire, elle a relevé que cette nouvelle université qui allie théorie et pratique offre pour le moment trois filières de formation. La première, l’Ecole de la culture, des arts et des métiers (ECAM) forme à une Licence et à un Master en génie civil, option Bâtiment et travaux publics (BTP). La deuxième, l’Ecole de développement rural (EDR) prépare à une licence de développement régional et une licence en gestion des entreprises. La 3e, l’Ecole de gouvernance éthique (EGE) forme au Master en administration et gouvernance des institutions. L’UNDA accueille pour la rentrée académique 2021-2022, une vingtaine d’étudiants pour la première promotion. Pour le délégué général, Yassia Guébré, appelés à être les acteurs majeurs du monde de demain, la présence des étudiants sur les bancs de cette université se justifie par l’envie pour chacun d’eux de prendre une part active dans la société. « Mais c’est dès aujourd’hui, ici même au cœur de notre chère université que nous devons saisir les opportunités qui nous sont offertes, celles de prendre part à des projets dans le but de façonner la société par nos idées novatrices », a-t-il affirmé. Il a exhorté ses camarades à plus de responsabilité afin que la formation qui sera dispensée, pour être profitable, soit bien adaptée aux besoins de la société dans laquelle ils vont s’insérer sur le plan professionnel. Pour le président du comité de pilotage, Pr Magloire Somé, l’UNDA a inscrit son projet pédagogique dans une dynamique de formation de sujets citoyens, d’hommes et de femmes qui s’interrogent eux-mêmes, leur société, leur nation et le continent africain.

« Au regard des filières créées et des spécialistes mobilisés, nous restons convaincus que c’est une université qui se met dans une perspective de compétition pour l’excellence. Ceux qui viendront à l’UNDA ne regretteront pas parce qu’ils seront compétitifs sur le marché de l’emploi », a-t-il affirmé. Le président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, a relevé que cette université permettra de créer de la cohérence, de la synergie et de produire de l’excellence, toute chose qui contribuera à la construction d’une Afrique nouvelle à travers des acteurs outillés, pas seulement intellectuellement mais ayant une éthique et des convictions profondes. « Je crois fermement que cette université fera tache d’huile et renforcera l’enseignement catholique au Burkina Faso et en Afrique », s’est-il convaincu. Le Cardinal Philippe Ouédraogo a souhaité que cette université qui porte le nom de « Notre Dame d’Afrique », en signe de reconnaissance à l’œuvre missionnaire des pères blancs en Afrique, soit le creuset de formations non seulement de compétences, mais aussi d’artisans et d’ouvriers intègres et disponibles pour le développement harmonieux et intégral de l’homme. Il a invité les étudiants à avoir une grande lucidité sur ce qui demain fera leur bonheur, les études réussies à travers un travail assidu, laborieux et sérieux. Une visite guidée des locaux a mis fin à la cérémonie d’ouverture officielle de l’UNDA. Plus tôt, une messe de bénédiction a été célébrée.

Timothée SOME

timothesom@yahoo.fr

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.