Guinée : l’ancien président Alpha Condé et plusieurs anciens dignitaires visés par des poursuites judiciaires

L’ancien président guinéen, Alpha Condé et 26 autres personnalités, anciens hauts responsables sous sa présidence, font l’objet d’ « instructions aux fins de poursuites judiciaires » selon un ordre de poursuite en date du mercredi 04 mai signé du procureur général de Conakry, Alphonse Charles Wright.

Il leur est reproché une dizaine de faits dont le meurtre, assassinat et complicité de meurtre et d’assassinat, disparitions forcées, détention, enlèvement, torture, coups, blessures et violences volontaires, agressions sexuelles, attentat à la pudeur.

Parmi les personnalités visées par les poursuites figurent un ancien président de la Cour constitutionnelle, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, un ancien Premier ministre et plusieurs anciens ministres, députés et responsables de services de sécurité.

Protestation contre un troisième mandat d’Alpha Condé

L’ordre de poursuite fait mention d’une dénonciation contre les personnalités citées. Selon l’AFP, il s’agirait d’une plainte du Front national de défense de la Constitution (FNDC), un collectif qui a mené pendant des mois à partir d’octobre 2019 la contestation contre un troisième mandat d’Alpha Condé.

La répression de ces protestations a fait des dizaines de morts alors que cette mobilisation n’avait pas empêché Alpha Condé d’être réélu en octobre 2020 à la suite de la modification constitutionnelle.

Depuis lors, le FNDC a toujours réclamé justice et a déposé en janvier une plainte qui désignait le Président Condé comme principal responsable des violences.

Alpha Condé, 84 ans aujourd’hui, a été renversé le 5 septembre lors d’un putsch conduit par le colonel Mamady Doumbouya à la tête de ses forces spéciales. Gardé prisonnier par les militaires après le putsch, il avait été autorisé à se rendre mi-janvier aux Émirats arabes unis pour être soigné. Il est rentré en Guinée depuis. La junte assure qu’il est libre de ses mouvements.

A la suite de son coup d’Etat en septembre 2021, le colonel Doumbouya a assuré qu’il n’y aurait pas de « chasse aux sorcières », mais que la justice serait la « boussole » du pays.

Sidwaya.info

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