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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Loi portant définition des entreprises à caractère stratégique : « Elle protège ce qui est vital pour la Nation, sécurise l’environnement des affaires… », Inoussa Sawadogo, directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé

Le lundi 19 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le directeur général des sociétés à capitaux publics et du secteur privé au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Inoussa Sawadogo, revient sur la quintessence de cette loi et ses principales innovations. Sidwaya (S) : L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Pouvez-vous revenir sur la substance de cette loi ? Inoussa Sawadogo (I.S) : Cette loi sur les entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique est une révision d’une ancienne loi datant de 1993, à une époque où le maître-mot était le retrait de l’Etat du secteur productif, notamment à l’occasion des Programmes d’ajustement structurel (PAS). Le législateur avait alors eu l’idée de préserver de cette vague de privatisations, un certain nombre d’entreprises dont le fonctionnement pouvait avoir un impact sur l’équilibre social et l’intérêt national. La loi n° 53 de 1993 avait donc établi une liste d’entreprises auxquelles une attention particulière devait être accordée dans ce contexte de privatisation. La nouvelle loi qui vient d’être adoptée constitue une révision de ce texte, au regard de l’évolution du contexte depuis lors. Au fil du temps, cette loi a révélé un certain nombre de limites. Par ailleurs, la vision du gouvernement concernant la gouvernance des entreprises a beaucoup évolué. Ce qui justifie l’adoption de cette nouvelle loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. S : Pouvez-vous revenir sur les limites de l’ancienne loi et sur la nouvelle vision du gouvernement qui ont prévalu à sa révision ?
L’une des innovations de cette loi porte sur l’interdiction de privatisation des entités
à caractère stratégiques.
I.S : En ce qui concerne les limites de l’ancienne loi, il faut dire que, même si son esprit était de préserver ces entités, qui étaient au nombre de 15 et que l’on estimait d’une importance capitale, elle présentait une limite majeure : elle ne prévoyait pas l’interdiction de privatisation. Ainsi, au fil du temps, entre 1991 et 2001, beaucoup d’entités répertoriées sur cette liste se sont retrouvées concernées par des lois autorisant leur privatisation. Avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), il a fallu adopter, dès 2024, une loi pour retirer certaines entités stratégiques de la liste des entreprises à privatiser, notamment l’ONEA, la SONABHY et le BUMIGEB, qui avaient fait l’objet d’une loi autorisant leur privatisation. Cela s’explique tout simplement par le fait que la loi de 1993 ne comportait aucune disposition interdisant la privatisation. L’autre justification de la nécessité d’une nouvelle loi tient au fait que, sur les 15 entreprises initialement répertoriées, certaines n’existent plus aujourd’hui. Cette loi est donc naturellement devenue obsolète, car elle ne répond plus aux réalités actuelles. Une autre raison ayant conduit à cette révision est la création de nombreuses entités, en lien avec la nouvelle vision des autorités. Il y a également la volonté de reprendre le contrôle d’un certain nombre de secteurs touchant à la souveraineté nationale et à la sûreté, qui n’étaient pas forcément pris en compte par la loi de 1993. Un ensemble de raisons justifiait donc l’adoption d’une nouvelle loi capable de tenir compte de la vision actuelle et des objectifs de souveraineté et de contrôle de certaines entités dont nous estimons qu’elles ont un impact important sur l’équilibre social et l’intérêt national. S : Quelles sont les principales innovations de cette nouvelle loi ? I.S : Cette loi introduit de nombreuses innovations dans l’intérêt des populations et de l’économie nationale. D’abord, elle adopte une définition objective de l’entité à caractère stratégique, fondée sur cinq critères. Il s’agit notamment de la souveraineté nationale, du développement et de l’équilibre social, c’est-à-dire des entités dont l’activité contribue fortement à l’équilibre social, de la sûreté nationale, des entités qui jouissent d’un monopole, qu’il soit légal ou de fait, ainsi que de celles qui interviennent dans des secteurs soumis à des contraintes de service. Si une entité occupe, dans son domaine, 80 % du marché national pour un service essentiel, indispensable et de grande consommation, vous conviendrez sans doute qu’elle peut être considérée comme stratégique. En effet, l’arrêt de ses activités pourrait créer un déséquilibre généralisé. Il faut donc trouver des moyens pour réguler ce type de situation. Aussi, contrairement à la première loi, qui avait choisi d’inscrire directement dans son corps la liste des entités à caractère stratégique, la nouvelle loi prévoit que cette liste nominative soit établie par décret. Cela permet au gouvernement de procéder à des mises à jour en fonction de l’évolution du contexte. A tout moment, on peut en effet estimer que l’activité d’une entité a un impact tel qu’elle devient stratégique pour la bonne marche de la nation. Cette disposition permet donc de réajuster la liste et d’agir rapidement. Elle permet également d’avoir un regard sur le fonctionnement des entités considérées comme stratégiques. Une autre innovation prévoit que, pour certains types d’opérations, ces entités ne puissent pas agir sans une autorisation préalable du Conseil des ministres. Cela permet d’avoir une vue globale sur les partenariats, les conventions et autres engagements que ces entités pourraient conclure, notamment avec l’étranger ou avec des entreprises résidentes, mais détenues majoritairement par des étrangers. A ces innovations s’ajoute l’insaisissabilité des biens des entités à caractère stratégique, une disposition qui n’était pas prévue dans l’ancienne loi. Qui dit entité à caractère stratégique, dit entité dont l’activité est indispensable. Si l’on permettait que, pour une raison ou une autre, les biens ou les comptes de ce type d’entité soient saisis, cela pourrait conduire à un arrêt de ses activités, alors qu’il s’agit généralement de services vitaux qui touchent directement à l’intérêt national. Quel que soit le litige, le texte prévoit des voies de recours, sans qu’il soit nécessaire de procéder à la saisie des biens. Autre innovation majeure, l’Etat se réserve, à travers cette loi, la possibilité d’entrer dans le capital d’une entité privée qui viendrait à être déclarée à caractère stratégique. S : Pouvez-vous préciser les opérations que les entités à caractère stratégique ne peuvent pas mener sans l’autorisation préalable du Conseil des ministres ?
Le directeur général des sociétés à capitaux publiques et du secteur privé, Inoussa Sawadogo :
« avoir l’Etat, la puissance publique, comme partenaire dans votre affaire devrait plutôt être vu comme une opportunité ».
I.S : Oui, un certain nombre d’opérations sont encadrées pour ces entités à caractère stratégique, surtout celles qui sont publiques ou à participation publique majoritaire. Il y a notamment les emprunts, dont le seuil sera défini par voie réglementaire. Pour ce type d’opérations, une autorisation du Conseil des ministres est nécessaire. Il y a également les partenariats, les accords et les conventions conclus avec l’extérieur qui entraînent des transferts de technologies ou de données stratégiques. Pour ces opérations, il est prévu que les entités concernées puissent requérir l’autorisation du Conseil des ministres. S : Le caractère insaisissable des biens de ces entités à caractère stratégique n’est-il pas de nature à perturber la quiétude des partenaires ou à ouvrir la porte à des abus ? I.S : Oui, justement. Lorsqu’on entend parler d’insaisissabilité, on peut immédiatement avoir certaines appréhensions. Mais, il faut rassurer l’opinion. Lorsque nous parlons de l’insaisissabilité des biens des entités à caractère stratégique, il s’agit simplement de protéger la continuité des missions stratégiques de l’Etat. En aucun cas, cela ne signifie une remise en cause des droits des acteurs économiques. L’objectif est véritablement de protéger l’intérêt national. Prenons l’exemple de secteurs comme la santé, avec un hôpital, ou celui de l’électricité et de la distribution d’eau. Si l’on permettait à un huissier de venir saisir l’outil même qui constitue le cœur de métier de ces structures, cela pourrait avoir d’importantes répercussions sociales et économiques. Il s’agit simplement d’encadrer ce genre de situation, sans pour autant remettre en cause les droits des uns et des autres. En effet, la loi prévoit des voies de recours permettant de réparer les préjudices qui pourraient être causés, y compris lorsqu’ils concernent une entité qui n’a pas de caractère stratégique. S : Le recours à l’avis du Conseil des ministres pour certaines opérations ne risque-t-il pas de freiner les investissements et le transfert de technologies ? I.S : Non ! Selon nous, cette disposition, qui encadre les partenariats avec l’étranger ou avec des entités résidentes détenues par des étrangers, ne constitue en aucun cas une interdiction des partenariats avec l’étranger. Elle doit simplement être considérée comme une mesure de précaution visant à encadrer certains types d’opérations spécifiques susceptibles d’entraîner l’arrêt ou la suspension d’une activité présentant un intérêt majeur pour la nation. Cette autorisation vise simplement à garantir la souveraineté de l’Etat. Les investisseurs, qu’ils soient étrangers ou nationaux, devraient y voir un facteur de renforcement de la confiance et non un élément dissuasif susceptible de susciter des réticences ou de réduire les intentions d’investissement. C’est sous cet angle qu’il faut comprendre cette disposition, et non comme une mesure visant à décourager les partenariats avec l’étranger. L’Etat ne cherche pas à tout contrôler, mais à encadrer certains types de partenariats spécifiques susceptibles d’avoir, à terme, un impact sur la souveraineté, l’équilibre social ou l’intérêt national. La loi est claire et tous ces types de partenariats sont connus à l’avance. Les acteurs ont donc la possibilité de se projeter et de bénéficier d’une certaine prévisibilité. Cela ne devrait pas constituer un facteur limitant pour les investissements. S : Que répondez-vous à ceux qui estiment que la possibilité donnée à l’Etat d’entrer dans le capital des entreprises privées n’est pas de nature à rassurer les investisseurs ? I.S : A ceux qui considèrent que l’entrée constitue une menace, je répondrais le contraire. L’Etat représente la puissance dans le capital d’une entreprise publique. Avoir l’Etat comme partenaire dans son affaire devrait plutôt être perçu comme une opportunité d’aller plus loin, d’investir davantage et de bénéficier d’un accompagnement politique nécessaire à la réussite de ses activités. Au contraire, les entreprises devraient rechercher cette possibilité d’avoir l’Etat comme partenaire. S : De façon nominative, quelles entreprises pourraient faire l’objet d’une interdiction de privatisation ? I.S : L’ancienne loi avait choisi de dresser directement la liste des entreprises à caractère stratégique. Avec le temps, les limites de cette approche sont apparues. Nous nous retrouvons donc avec une liste figée, difficile à ajuster au fur et à mesure. L’innovation prévue par la nouvelle loi consiste à établir cette liste par décret. Cela signifie qu’à ce jour, elle n’est pas encore arrêtée. Mais, sur la base des critères déjà définis par la loi, on pourrait naturellement imaginer que certaines entités y figurent. On peut éventuellement penser à des structures comme la SONABHY, l’ONEA ou la SONABEL. D’ailleurs, l’ancienne loi les avait déjà retenues sur la liste des entreprises à caractère stratégique. Il y a également un critère qui concerne les secteurs soumis à des contraintes de service. Prenez, par exemple, un établissement public comme l’hôpital Yalgado. Imaginez les conséquences d’un arrêt de ses activités ! Mais la loi prévoit que la liste soit arrêtée au terme d’un processus participatif qui permettra, à l’issue d’un certain nombre d’analyses, de retenir les structures qui seront soumises au Conseil des ministres, lequel les inscrira dans le décret. A ce jour, je ne peux qu’émettre des points de vue personnels sur les entités susceptibles de figurer sur cette liste. Car, au final, certaines pourraient ne pas y être inscrites pour une raison ou une autre. S : Avez-vous un message pour rassurer les investisseurs qui pourraient avoir des appréhensions par rapport à cette nouvelle loi ? I.S : Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous donnez d’éclairer l’opinion sur cette nouvelle loi. A notre sens, elle devrait être un instrument de réassurance pour les investisseurs et inciter chacun à s’informer. Parfois, les commentaires peuvent nous induire en erreur et susciter des craintes, alors qu’au fond, ces dispositions devraient plutôt nous rassurer et nous encourager à venir investir au Burkina Faso. Le Burkina Faso reste un pays ouvert aux investisseurs, qui protège les investisseurs privés et entend créer un attelage public-privé permettant de réaliser un véritable développement économique et social, sans remettre en cause la vision et la souveraineté impulsées au plus haut niveau par les autorités de notre pays. Aux investisseurs privés, nous pouvons dire que cette loi n’est pas une loi de méfiance, mais une loi de maturité économique. Elle protège ce qui est vital pour la nation, sécurise l’environnement des affaires et fait de l’Etat un partenaire de premier plan pour le secteur privé. C’est, une fois de plus, cette vision inspirée par les plus hautes autorités qui a permis l’adoption de cette loi, en phase avec le contexte actuel et la vision de la Révolution progressiste populaire.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Flash

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Dans ce contexte marqué par la recrudescence de la cybercriminalité au Burkina Faso, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) joue un rôle essentiel dans la prévention et la répression des infractions commises sur Internet. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, des internautes continuent de tomber dans les pièges des cybercriminels. Il est donc nécessaire de renforcer davantage l’éducation aux dangers du numérique afin de promouvoir des comportements responsables et de consolider la confiance dans les échanges en ligne. Dans cette dynamique, la vigilance et la prudence doivent demeurer des réflexes essentiels pour tout utilisateur d’Internet. En définitive, la lutte contre la cybercriminalité est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous les citoyens. A cet effet, les personnes victimes d’escroquerie ou de toute autre infraction numérique sont vivement encouragées à dénoncer les auteurs auprès des services compétents. Car, le silence des victimes contribue parfois à laisser prospérer les activités des cybercriminels.

Rasmata OUEDRAOGO (Stagiaire)

Vol, escroquerie transfrontalière et assassinat : trois individus aux arrêts

Le commissaire central de police de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal de police, Smaîla Nombré, et le commissaire d’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police, Idrissa Sawadogo, ont coanimé une conférence de presse, le lundi 2 novembre 2026. Ils ont présenté aux hommes de média les résultats d’une enquête judiciaire qui a permis l’interpellation de trois individus impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vol et de recel d’engins à deux roues, et d’assassinat. La joie était perceptible sur le visage de Adama Dianda. Environ un an après le vol de sa motocyclette à son domicile, il a pu retrouver son engin grâce aux investigations menées par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra. Selon son témoignage, les faits remontent au mois de Ramadan. Des individus se sont introduits dans son domicile pour emporter sa motocyclette. « Cela faisait la cinquième fois que je recevais la visite des bandits, puisque je fais de l’élevage. Les autres fois, ce sont les bêtes et la volaille qu’ils ont emportées », a-t-il expliqué. La récupération de son engin vient ainsi mettre un terme à une longue attente et redonner espoir à cette victime de vols à répétition. Tout comme Adama Dianda, d’autres personnes ont retrouvé le sourire en récupérant leurs engins dérobés. Un soulagement pour ces victimes qui avaient perdu tout espoir de retrouver leurs biens. A la faveur d’une enquête judiciaire menée par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra, plusieurs biens volés ont pu être retrouvés et présentés à la presse, dans la matinée du lundi 2 novembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Selon le commissaire de police de l’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo, ces investigations ont permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vols et de recel d’engins à deux roues, ainsi que d’assassinat.

Appel à la vigilance

Dans le dossier relatif aux vols de motocyclettes, le principal suspect, âgé de 28 ans et apprenti maçon, opérait avec des complices depuis 2022. Une dizaine de vols d’engins lui sont reprochés. D’après les enquêteurs, les présumés auteurs profitaient notamment des nuits pluvieuses et du sommeil profond des occupants pour s’introduire dans les domiciles et soustraire discrètement les engins. « Face aux difficultés d’écoulement à Bobo-Dioulasso, une partie du butin était acheminée vers leur localité d’origine, dans une commune voisine », a laissé entendre le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo. La collaboration des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a contribué à l’interpellation du suspect. Les investigations ont également permis de saisir huit motocyclettes déclarées volées, cinq cartes nationales d’identité burkinabè, une carte grise et une plaque d’immatriculation. Les deux autres dossiers concernent, d’une part, un réseau présumé d’escroquerie opérant au Burkina Faso et dans plusieurs pays voisins et, d’autre part, un cas d’assassinat survenu à proximité du Centre médical urbain de Ouezzin-ville. Dans la première affaire, a fait savoir le commissaire central de la ville de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal Smaïla Nombré, les enquêteurs font état de sept cas présumés d’escroquerie portant sur plus de 82 millions francs CFA. Un suspect de 35 ans a été interpellé, tandis que son présumé complice est activement recherché. Dans l’affaire d’assassinat, un homme de 52 ans a également été interpellé et a reconnu les faits qui lui sont reprochés. A l’issue de la phase policière, les différents dossiers ont été transmis au procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure judiciaire. A travers ces résultats, le commissaire principal Smaïla Nombré invite les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, tout en redoublant de vigilance. Elle recommande notamment de stationner les motocyclettes dans des endroits sécurisés, de les verrouiller avant de dormir et de renforcer la fermeture des domiciles. Les citoyens sont également invités à signaler tout comportement suspect à travers les numéros d’urgence 17, 10 10 et 16.

Kamélé FAYAMA

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « L’alimentation est un levier de prévention du cancer du sein »

Le cancer du sein constitue un enjeu de santé publique et figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Son apparition est liée à plusieurs facteurs, notamment génétiques, hormonaux, environnementaux et comportementaux. Si aucun aliment ne permet, à lui seul, de prévenir ou de guérir cette maladie, une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques et à préserver la santé. Plus de détails dans cet article avec la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo. Le cancer du sein figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde. Il peut évoluer sans provoquer de douleur au début. La reconnaissance précoce des signes suspects et l’accès aux examens appropriés permettent d’orienter rapidement les femmes vers une évaluation médicale et, si nécessaire, un traitement adapté. L’absence de symptômes ne garantit pas l’absence de cancer. L’autopalpation peut aider à repérer des changements, mais elle ne remplace ni les examens de dépistage recommandés ni une consultation médicale. Les maitres mots sont de dépister tôt, consulter sans tarder et suivre les recommandations médicales sont des gestes essentiels pour mieux lutter contre le cancer du sein. Selon la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, il est aussi utile de savoir qu’une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques de la maladie et à préserver la santé. Adopter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins contribue au maintien d’un poids favorable à la santé et apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Il est conseillé de privilégier les produits de saison et, lorsque cela est possible, les produits issus de l’agriculture biologique. Les haricots, les lentilles, le soja et les pois de terre sont d’excellentes sources de protéines végétales et de fibres. Leur consommation régulière contribue à la diversité alimentaire et au maintien d’une alimentation équilibrée. Coura Yasmine Sandrine Zerbo fait également remarquer que le mil, le sorgho, le maïs, le fonio et le riz complet, lorsqu’ils sont disponibles, contribuent aux apports en fibres et participent à la diversité alimentaire. Ils peuvent être intégrés aux repas en alternance avec d’autres céréales et tubercules locaux.

Prévenir la dénutrition

Le poisson, les œufs, la volaille, les produits laitiers et les légumineuses contribuent à couvrir les besoins en protéines. Leur consommation doit être adaptée aux habitudes alimentaires, aux ressources disponibles et aux besoins individuels. Le sésame, les arachides, les noix et certaines huiles végétales apportent des acides gras insaturés. Ils ont leur place dans une alimentation équilibrée, à condition de respecter des quantités adaptées aux besoins énergétiques. Au-delà du choix des aliments, la spécialiste précise que la prévention repose également sur l’activité physique régulière, le maintien d’un poids adapté et la limitation de la consommation d’alcool. Pendant les traitements du cancer du sein, la diététicienne relève que le patient doit préserver l’état nutritionnel. En effet la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et d’autres traitements peuvent entraîner des effets secondaires variables comme la perte d’appétit, les nausées, les vomissements, la constipation, la diarrhée, ou des difficultés à s’alimenter. Dans ce contexte, elle explique qu’un suivi diététique personnalisé est essentiel. Il vise à prévenir la dénutrition, à limiter la perte musculaire et à maintenir des apports énergétiques et protéiques suffisants. La prise en charge du cancer du sein repose sur des traitements médicaux adaptés à chaque patiente. La nutrition ne remplace ni le dépistage, ni le diagnostic, ni la chirurgie, ni les traitements oncologiques. Cependant, elle constitue toutefois un volet important des soins de support. L’accompagnement par un diététicien permet d’adapter les apports aux besoins de la patiente, de prévenir ou de prendre en charge la dénutrition et de tenir compte des effets secondaires des traitements.

Abdoulaye BALBONE

Ministère de la sécurité: de nombreux acquis en octobre

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, ce lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales du département. Cette cérémonie a été l’occasion pour lui de faire le bilan du mois d’octobre et de présenter les perspectives pour la fin de l’année. A l’issue de l’exécution de l’hymne national, le ministre Mahamoudou Sana a salué les résultats enregistrés dans le domaine de la sécurité, les innovations des services, la dynamisation de la coopération et la mobilisation patriotique. Il a relevé les résultats satisfaisants de la sensibilisation sur le port du casque ainsi que la tenue d’une session du conseil d’orientation stratégique consacrée à l’élaboration de la stratégie de lutte contre la corruption, l’évaluation de son contrat d’objectifs ainsi que l’élaboration du rapport d’activités du troisième trimestre. Selon Mahamoudou Sana, le mois d’octobre a été marqué par la participation du ministère à l’exposition gouvernementale sur les acquis de la Révolution progressiste populaire. Au nombre des activités réalisées, il a aussi fait cas de la décentralisation des postes d’établissement des passeports avec l’ouverture du service à Ziniaré, et le lancement du premier poste de contrôle et de surveillance moderne de la Police nationale sur la RN3, le 14 octobre dernier. Le ministre a aussi relevé la mobilisation du personnel dans le cadre de la deuxième phase des JEPPC.

« Au niveau de la communication numérique, la page Facebook du ministère a enregistré des millions de vues, d’interactions et de nouveaux abonnés au cours du mois, traduisant une visibilité des actions du département », a déclaré Mahamadou Sana. Comme les perspectives, il a souligné la tenue de la deuxième session du conseil d’administration du secteur ministériel, la préparation de la campagne d’exploitation faunique et l’utilisation de la carte Laabal en cas d’infraction routière. A ce sujet, il a insisté sur l’esprit et la lettre de l’institution de la carte « Laabal » en expliquant clairement les termes du communiqué du 29 octobre 2026 relatif à la carte « Laabal ». Mahamoudou Sana a rappelé que la vocation de ladite carte est de faciliter le paiement des amendes forfaitaires et d’éviter la mobilisation systématique des engins des usagers de la route. Il a donc insisté sur la nécessité de prévenir tout détournement de son utilisation. « Notons aussi la compétition de la coupe du ministre de la Sécurité et le renforcement des dispositifs sécuritaires en prévision des festivités de fin d’année », a-t-il souligné. Il a exhorté l’ensemble du personnel à maintenir la vigilance, et la discipline afin de pouvoir bien affronter les défis sécuritaires au Burkina.

Soumaïla BONKOUNGOU

Déborah Bénédicte YAMEOGO (stagiaire)

L’éternelle rivalité

Le Cap-Vert vit actuellement au rythme de la campagne pour l’élection présidentielle du 15 novembre prochain, avec six candidats en lice, dont le chef de l’Etat sortant, José Maria Neves et Joana Rosa, leaders respectifs des deux éternels partis rivaux, le PAICV et le MPD. Cette pêche aux voix se déroule dans la quiétude dans cet Etat insulaire de l’Afrique de l’Ouest, réputé n’avoir jamais été le théâtre de violences électorales depuis son passage au multipartisme en 1991. Cité comme un modèle de démocratie sur le continent, l’archipel tient bien sa réputation et entend une fois de plus le démontrer à l’occasion de cette présidentielle à deux tours. Remportant à tour de rôle les législatives et/ou les présidentielles, avec de fréquents scénarios de cohabitation, le PAICV et le MPD vont animer la scène politique comme à l’accoutumée. Cette fois-ci, leur rivalité politique semble tourner en faveur du parti présidentiel. Alors qu’il tenait le Parlement, ces dix dernières années, le MPD a échoué à garder la main aux législatives de mai dernier en prélude à la présidentielle, redonnant de l’avance au PAICV. Cette victoire met en confiance, le chef de l’Etat, qui était contraint à la cohabitation avec le MPD, si elle n’offre pas la possibilité à son parti de reprendre les pleins pouvoirs. La réélection de José Maria Neves est à portée de main. En l’absence de sondages d’opinion quasi-inexistants au Cap-Vert pour donner des tendances, il semble en bonne posture pour rempiler, à la lumière des acquis de sa gouvernance. Le plus grand marché de prédiction au monde, Polymarket, prédit d’ailleurs son sacre au scrutin et pourrait avoir raison. Pour espérer rester aux commandes du pays, la figure de proue du PAICV met en exergue son expérience dans la gestion du pouvoir. Aussi, se positionne-t-il comme le garant de la stabilité et de la continuité démocratique au Cap-Vert. Si, José Maria Neves peut vanter ses atouts en bon politicien, les résultats de son premier mandat parlent véritablement pour lui. Sur le plan économique, l’archipel a fait des avancées remarquables, avec le tourisme comme secteur porteur. Le Produit intérieur brut (PIB) du Cap-Vert a progressé de 6,3% en 2025 après une croissance soutenue en 2024, selon la Banque mondiale. L’année dernière, le Cap-Vert a connu son premier excédent budgétaire global depuis 2007 à hauteur de 1% du PIB. La dette publique cap-verdienne est également retombée à 100,7 % du PIB contre un niveau précédemment élevé. Les réalités changent positivement aussi sur le marché de l’emploi. Le taux de chômage est passé de 11, 90 en 2024 à 6, 2% en 2025. Le recul de la pauvreté a été également observé à cause de la reprise des services. A l’aune de ces progrès, l’archipel, qui fait montre d’une résilience économique, a rejoint la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure depuis juillet 2025. Rare en Afrique subsaharienne, ce statut est de nature à mettre en grande confiance, les bailleurs, les investisseurs et les partenaires internationaux. Autant dire que le président sortant surfe sur de bons résultats, qui le placent en position confortable dans la course à sa réélection. La beauté envoutante des paysages au Cap-Vert ne saurait pourtant faire ombrage aux difficultés vécues par les populations. Il reste fort à faire pour, entre autres, lutter contre les effets du changement climatique, combattre davantage la pauvreté et le chômage et faciliter l’accès aux crédits. José Maria Neves le sait très bien et pourrait, en cas de réélection, poursuivre ses efforts pour un Cap-Vert encore plus prospère. Les avancées enregistrées ces dernières années font manifestement de lui, le candidat le mieux placé pour l’emporter. La principale adversaire du chef de l’Etat sortant, Joana Rosa de la MPD, a-t-elle également fait cette lecture, au point de prédire et sans le dire ouvertement, une défaite de son camp à la présidentielle ? Le Cap-Vert fonctionnant selon un régime semi-présidentiel, elle a entamé un plaidoyer pour un équilibre du système, notamment à ce que la Présidence de la république soit un contrepoids, comme si les carottes étaient déjà cuites pour son camp. En tous les cas, le dernier mot revient aux urnes.

Kader Patrick KARANTAO

Amélioration des services sanitaires : la plateforme « Laafiako » pour prendre en compte les préoccupations de la population

Le ministère de la Santé a présenté sa plateforme numérique de communication et d’écoute dénommée « Laafiako », au cours d’une conférence de presse, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. Pour renforcer le dialogue entre les usagers et les services de santé, le ministère de la Santé a conçu la plateforme numérique dénommée « Laafiako » qui signifie « questions de santé » en langue nationale dioula. La plateforme, ses modalités d’accès ainsi que son appropriation par la population ont été présentées aux Hommes des médias, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. Quatre principaux canaux sont mis à la disposition des populations pour poser leurs préoccupations sanitaires. Il s’agit entre autres, l’accessibilité de la plateforme numérique à l’adresse laafiako.minsante.bf, les services d’accueil et d’information (SAI) avec un réseau de 108 SAI et 233 collaborateurs mobilisées sur toute l’étendue du territoire national, le numéro vert 3535 accessible à travers le centre d’appels du CORUS, et un numéro whatsapp 52253030. En effet, l’objectif de la plateforme Laafiako est de permettre aux usagers des services de santé, de signaler leurs plaintes, leurs suggestions, leurs demandes de renseignements ainsi que les dysfonctionnements constatés dans les structures sanitaires du Burkina Faso. Elle ambitionne ainsi de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins, au renforcement de l’écoute des usagers et au meilleur suivi des services publics de santé. Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude kargougou, la qualité d’un système de santé ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures, équipements et prestations qu’il offre. Elle se mesure à sa capacité à écouter les populations, à prendre en compte leurs préoccupations et à apporter des réponses aux difficultés qu’elles rencontrent. D’où la mise en place de la plateforme numérique « Laafiako ». Il a expliqué que cet outil permet de soumettre quatre grandes catégories de requêtes. Il s’agit des dénonciations pour signaler des faits présumés contraires à l’éthique ou à la réglementation, des réclamations pour exprimer une insatisfaction, des demandes d’information pour obtenir des éclaircissements et des suggestions. Le chef du département a souligné que le dispositif concerne les formations sanitaires publiques et privées du Burkina. Selon lui, chaque requête reçue est enregistrée, analysée et orientée vers la structure compétente pour des vérifications en fonction de la nature de la requête. « Le délai de traitement annoncé est de 10 jours, avec un suivi particulier des dossiers nécessitant des investigations complémentaires », a-t-il relevé. Jean-Claude Kargougou a en outre confié que la coordination est assurée par le secrétariat général du ministère de la Santé à travers les services d’accueil et d’information. Aux journalistes, il a noté que l’enjeu est de transformer les préoccupations exprimées en possibilités d‘amélioration concrètes. Le premier responsable du département a donc invité les citoyens, les structures sanitaires et les professionnels de santé à s’approprier de la plateforme et à en faire bon usage. Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

15e symposium de Laongo: le chantier-école ouvert

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Le chantier-école de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo a été lancé, le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo. Quinze stagiaires bénéficieront, jusqu’au 8 novembre, d’une formation théorique et pratique aux techniques de sculpture sur granite. La transmission des savoir-faire artistiques s’invite au cœur de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo. Le chantier-école, première activité de cette manifestation culturelle, a officiellement ouvert ses portes, le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo, dans la commune de Ziniaré. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry. Durant sept jours, quinze stagiaires seront initiés aux techniques de sculpture sur granite, à travers des sessions théorique et pratique, a expliqué les organisateurs. La première permettra aux apprenants de découvrir les notions fondamentales de la sculpture, les outils et matériaux utilisés, les principes de conception d’une œuvre ainsi que les règles de sécurité. La seconde sera consacrée à la mise en application des connaissances et à la pratique des différentes techniques de travail de la pierre. Pour la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, ce chantier-école constitue une étape importante dans la transmission des savoirs et de renforcement des compétences artistiques. Elle a souligné que le développement durable du secteur culturel passe nécessairement par la formation des jeunes et la valorisation des connaissances détenues par les artistes expérimentés. « La pérennité de notre patrimoine artistique dépend aussi de notre capacité à préparer une nouvelle génération de créateurs, capables de maîtriser les techniques de leur discipline tout en développant leur propre sensibilité artistique », a-t-elle déclaré. Elle a invité les quinze stagiaires à faire preuve d’assiduité, de discipline, de curiosité et de persévérance afin de tirer le meilleur profit de cette opportunité d’apprentissage. Aux formateurs, elle a recommandé de privilégier une démarche pédagogique associant explications théoriques, démonstrations et exercices pratiques, tout en veillant au respect des consignes de sécurité. Au-delà de l’apprentissage technique, cette initiative ambitionne de renforcer la relève dans le domaine de la sculpture sur granite. Pour les organisateurs, le Symposium de Laongo ne doit pas seulement être un espace d’exposition et de création artistique. Il doit également contribuer à la professionnalisation des acteurs culturels et à la transmission intergénérationnelle des compétences. La présente cérémonie s’est tenue en présence du vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ziniaré, Yacouba Dialla, du commissaire général du Symposium, Siriki Ky, ainsi que d’artistes sculpteurs. Prévue du 2 au 23 novembre 2026, la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo entend promouvoir la création artistique, favoriser les rencontres entre artistes et contribuer au rayonnement du patrimoine culturel burkinabè.

Djakaridia SIRIBIE

Montée des couleurs au Ministère de l’Economie et des Finances: « Chaque franc mobilisé doit contribuer à améliorer les conditions de vie des Burkinabè », dixit Dr Aboubakar Nacanabo

Performance, intégrité, innovation et solidarité ! Ce sont les quatre valeurs sur lesquelles le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, invite l’ensemble de ses collaborateurs à bâtir leurs actions pour relever les défis du développement national. A l’occasion de son adresse aux agents, ce lundi 2 novembre 2026, le ministre a salué les performances enregistrées en octobre : 422
…le ministre Nacanabo a invité chaque agent à faire de
l’excellence une habitude.
milliards F CFA de recettes mobilisées, contre une prévision initiale de 333 milliards F CFA, et 143 milliards F CFA levés sur le marché financier, pour un objectif de 100 milliards F CFA. Au-delà des chiffres, il a rappelé le sens profond de l’engagement de chaque agent : travailler à améliorer concrètement les conditions de vie des Burkinabè. « Quel que soit votre poste de travail, votre contribution est importante », a-t-il souligné, invitant chacun à faire de l’excellence une habitude et de l’intégrité une exigence quotidienne. Pour le ministre, les résultats obtenus ne constituent pas une finalité, mais un nouveau point de départ pour aller plus loin. A deux mois de la fin de l’année, Dr Nacanabo invite l’ensemble des personnels à maintenir le cap, préserver la confiance, innover et renforcer l’esprit d’équipe pour mobiliser davantage de ressources au service du développement du Burkina Faso.Ensemble, faisons de chaque performance une avancée pour le Burkina Faso !

DCRP/MEF

Montée des couleurs nationales : « Grâce à l’armée, notre pays est aujourd’hui cité en exemple », le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Ping wendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la traditionnelle montée mensuelle des couleurs, le lundi 02 novembre 2026, à l’hôtel administratif du Kadiogo. La traditionnelle montée mensuelle des couleurs nationales a eu lieu à l’hôtel administratif, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il avait à ses côtés ses collègues ministres chargées de la Transition digitale, Aminata Zerbo et de la Famille, le lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kaboré et du personnel des départements ministériels logés à l’hôtel administratif du Kadiogo. A l’issue de la montée des couleurs, le porte-parole du gouvernement a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont célébré le 1er novembre dernier leur 66e anniversaire. Le ministre a salué le travail considérable des FDS dans la reconquête de la Nation. « Il y a quatre ans, la situation sécuritaire était plus préoccupante que jamais. Aujourd’hui, notre armée fait la fierté de tous les Burkinabè et le taux de 74 % du territoire reconquis n’est qu’un chiffre indicateur », a-t-il soutenu. Il a en outre indiqué que les avancées faites dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont permis le retour progressif des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origines et la reprise progressive des activités. Le ministre chargé de la Communication a confié que le pays des Hommes intègres est aujourd’hui bien apprécié sur la scène internationale et demeure un pays fréquentable. A titre d’exemple, il a cité la tenue d’évènements majeurs comme la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants, le 37e Tour international du Faso qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 2 au 23 novembre 2026. A son avis, l’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde prouvent que le pays garde toute sa place sur la scène internationale.

Yassimine Aminata OUARMA