
Le président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina Faso
(UNPS-B), accompagné de ses proches collaborateurs, était le mercredi 14 octobre 2026, dans trois localités de la région de Nando, pour s’assurer de l’état d’avancement de la campagne semencière.
A Niangdo, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou dans la région de Nando, le champ de quatre hectares de sorgho du producteur semencier, Mathias Koala, est peu reluisant, à cause de l’arrêt brusque des pluies. Bien que « Dame nature’ » n’ait pas été au rendez-vous, ce producteur reste optimiste. Il a confié à l’équipe de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semen- ciers du Burkina Faso (UNPS-B), qu’il espère récolter cette année, huit tonnes de cette variété « Sariaso 14 », contre 10 tonnes lors de la campagne précédente. « Nous avons bénéficié des semences de base et des intrants.
Avec la physionomie des cultures, à un certain moment, nous avons eu peur, parce que cela fait 22 jours, que le ciel n’a pas ouvert ses vannes. Mais par la grâce de Dieu, les pertes seront moindres à la récolte », a-t-il justifié. Le président de l’UNPS-B, Inoussa Ouédraogo et sa délégation, ont effectué cette visite dans le cadre du suivi de la campagne semencière, en vue d’évaluer les objectifs qui étaient assignés. Après Niangdo, ils ont mis le cap sur Mougounounsi, dans la commune de Poa, où une trentaine de VDP agricoles s’attelaient à la récolte de la variété « Issa sosso » de niébé, dans un champ de plus de 10 hectares, dont cinq hectares ont été occupés pour la culture de cette spéculation.
Ces VDP agricoles, de l’avis du président de l’UNPS-B, ont été formés dans la production semencière, sur instruction du président du Faso, en vue d’un succès de l’offensive agropastorale et halieutique. C’est à Salbisgo, dans la commune rurale de Ramongo que l’équipe de l’union des producteurs semenciers du Burkina a achevé sa tournée. Là-bas, le champ de 6,5 hectares de maïs exploité également par des VDP agricoles, force l’admiration, grâce à la mise en pratique de bonnes techniques agricoles dont ils ont bénéficié au cours de leur formation.
La sécurité alimentaire commence par une semence de qualité

En plus 3,5 hectares de niébé et 0,65 hectare de gombo y ont été emblavés. « Le niébé a été attaqué par des maladies et nous envisa-geons un rendement de deux tonnes et 12 tonnes au minimum pour le maïs », s’est réjoui le VDP agricole, Philippe Yaméogo. De l’avis de Inoussa Ouédraogo, la « mayonnaise » a commencé à prendre avec les jeunes VDP. En témoigne selon lui, que ces trois sites semenciers visités se portent bien. « Nous avons traversé une période assez difficile d’absence de pluies et cela a beaucoup joué sur la production. Mais il y a eu un grand rattrapage sur le terrain, qui a permis à certaines spéculations de boucler leur cycle », a-t-il précisé.
Inoussa Ouédraogo a noté que l’objectif de 60 000 tonnes de semences attendues, toutes spéculations confondues pour la campagne 2026-2027, va être difficile à atteindre. « Pour répondre à l’appel du gouvernement, il faut que les producteurs profitent de la campagne de contre saison », a-t-il déclaré. Le président de l’UNPS-B a encouragé les producteurs à l’utilisation des semences certifiées et améliorées, car, elles s’adaptent aux aléas climatiques. Il a aussi exhorté les producteurs à « aller rapidement » à la récolte, pour éviter les pertes et à prendre d’assaut les points d’eau et entamer la production de la campagne sèche.
Afsétou SAWADOGO


