La cinquième promotion du Master Genre, Économie et Gestion durable de l’Eau (GEGDE) a effectué sa rentrée solennelle, le samedi 17 octobre 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Portée par la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », cette formation entend renforcer les compétences en matière de genre, de développement durable et de gouvernance des ressources en eau.
La Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » a officiellement lancé l’année universitaire 2026-2027 de son Master Genre, Économie et Gestion durable de l’Eau (GEGDE), le samedi 17 octobre 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, à Abidjan. Cette rentrée solennelle marque le début de la cinquième promotion de cette formation interdisciplinaire qui associe les enjeux du genre, de l’économie et de la gestion durable de l’eau.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, conseillère spéciale du Premier ministre chargée du Genre et titulaire de la Chaire UNESCO, du président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le professeur Ballo Zié, ainsi que de plusieurs responsables universitaires et représentants de l’UNESCO en Côte d’Ivoire.
Dans son allocution, le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny a souligné l’importance de rapprocher les questions de genre, d’économie et de gestion de l’eau. Pour lui, cette approche répond à la nécessité de former des professionnels capables de comprendre les enjeux hydrologiques et budgétaires, de dialoguer avec les collectivités et les comités de bassin, mais aussi de promouvoir l’équité dans les processus de décision.

La ministre Euphrasie Kouassi Yao a, pour sa part, rappelé le mandat confié à la Chaire UNESCO depuis 2006, notamment en matière de recherche, de formation et d’information sur l’eau, les femmes et le genre. Elle a insisté sur l’importance de prendre en compte les besoins des communautés et d’intégrer l’analyse budgétaire sensible au genre dans les politiques de développement.
L’ambition, a-t-elle indiqué, est de former des femmes et des hommes capables de faire de l’eau un levier de dignité, d’égalité des chances, de paix et de développement durable.
Deux spécialités et quatre options de formation
Présentant le programme, le directeur du Master, le docteur Yao Koffi Blaise, co-titulaire de la Chaire UNESCO, a précisé que la formation compte des auditeurs au Sénégal, au Mali et en Chine, ce qui témoigne de sa vocation internationale.
Le cursus comprend deux spécialités. La première, « Genre et développement durable », propose deux options : le cadrage macroéconomique et la budgétisation sensible au genre, ainsi que le genre, les changements climatiques et les crises biologiques.
La seconde, « Eau et développement durable », comprend les options « Économie circulaire et protection des ressources en eau » et « Qualité, hygiène, sécurité et environnement ».
Le programme totalise 120 crédits pour l’ensemble du cycle. Les enseignements sont dispensés en ligne et en présentiel, à partir de 17 h 30, afin de faciliter la participation des personnes en activité professionnelle. Des stages obligatoires complètent la formation, qui peut également ouvrir, sous certaines conditions, l’accès au doctorat.
Soixante-six auditeurs ont déjà soutenu leur mémoire
Depuis la création du Master, 66 auditrices et auditeurs ont soutenu leur mémoire. Pour la seule année écoulée, 35 personnes ont franchi cette étape, selon les chiffres communiqués lors de la cérémonie.
Les profils des diplômés illustrent la diversité des débouchés de cette formation. Parmi eux figurent notamment une assistante de programme sur un projet de la Banque mondiale, un responsable du contrôle qualité dans le secteur agro-industriel, un prêtre et un inspecteur des installations classées.
Pour l’année universitaire 2026-2027, la direction du Master a défini cinq priorités : améliorer la qualité de la formation, renforcer l’assiduité et le travail personnel, orienter les mémoires vers les réalités du terrain et les priorités nationales, développer l’ouverture professionnelle et consolider l’esprit de promotion ainsi que l’intégrité scientifique.
Les cours débutent le lundi 19 octobre 2026, tandis que la clôture des inscriptions est fixée au 30 octobre. Le dépôt des mémoires de deuxième année est prévu pour le 30 mai 2027, les soutenances en juin et la fin de l’année académique le 31 juillet 2027.

Cette rentrée intervient dans le cadre de la célébration des 20 ans de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », créée le 11 janvier 2006 et basée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny.
Elle s’inscrit dans la dynamique des Objectifs de développement durable (ODD) 5, consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes et à l’autonomisation des femmes et des filles, et 6, relatif à l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement.
À travers cette formation, la Chaire UNESCO entend ainsi contribuer au développement de compétences capables d’intégrer les enjeux sociaux, économiques et environnementaux dans la gestion des ressources en eau et les politiques de développement.
T.K.



