La commune de Paris bis

En mars 1871, lorsque la commune de Paris (gouverne-ment révolutionnaire et insurrectionnel qui a dirigé la France de mars à mai 1871) intervenait, la France était dans un état lamentable après sa défaite face à la Prusse de Otto Von Bismarck en 1870 et la pauvreté qui rongeait le pays. Aussi, l’abolition de l’esclavage intervenue officiellement quelques années plus tôt, avait accentué ce maras-me économique et social, car, la traite du « bois d’ébène » lui permettait de vivre grassement au- dessus de ses moyens réels.

En 2026, la situation politique, sociale et écono-mique est quasiment à l’identique, avec l’appau-vrissement avancé des ruraux, la perte d’influence dans son « précarré » qui l’empêche d’équilibrer ses comptes publics et son insertion mécanique dans la mondialisation qui a porté un coup fatal à son secteur industriel. On se retrouve dans une situation où tous

les clignotants sont au rouge ; ce qui entraîne une situation insurrectionnelle selon les lois du matéria-lisme historique. Il y aura donc forcément effondre-ment de l’Etat dans sa forme actuelle aussi bien au plan politique et institutionnel (passage à la 6e République ou possiblement avènement d’un gouvernement de salut public) que social avec une réforme obligatoire du système de sécurité sociale qui « bouffe » une part importante de la richesse nationale. Une cure d’amai-grissement qui n’ira pas sans mal, ce qui pousse les officines obscures de l’Hexagone, en rapport avec les esclaves de salon africains, à vouloir déstabiliser coûte que coûte nos Etats pour avoir à nouveau du « gras ».

Après l’épisode de ses supplétifs terroristes qui est en passe d’être révolus avec la résolution de nos troupes combattantes et le changement tactique et stratégique sur le théâtre des opérations, la France est passée à une méthode plus soft mais plus dangereuse, à savoir la division et le noyautage au plus haut niveau de nos appareils dirigeants.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, n’a pas dit autre chose lors de son adresse à ses frères à l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, leader de la Révolution d’août 83.

« Quand nous sommes divisés, nous ouvrons la porte à l’ennemi », lui facilitant ainsi la tâche dans l’accomplissement de sa sale besogne. Mais, l’adresse du président du Faso prouve que l’appareil dirigeant a pris la mesure de ce nouveau péril qui guette notre processus d’émancipation.

Les révolutionnaires de septembre 2022 sont prêts à toutes les éventualités et la France état-sangsue s’il en est, boira le calice jusqu’à la lie. C’est dit.

Boubakar SY

 

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