
La Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique a clos ses travaux, jeudi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, par des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique.
Les travaux de la Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa) placés sur le thème, « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », se sont achevés sous de bons auspices. En effet, la cérémonie de clôture qui est intervenue dans l’après-midi du jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, a permis aux participants de poser un diagnostic et formuler des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Parmi des contraintes soulevées, il ressort la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, les guichets uniques non opérationnels, la persistance des pratiques anormales, les surestaries et les frais de
détention qui alourdissent les coûts logistiques.
En réponse à ces préoccupations, des recommandations majeures ont été formulées. Il s’agit entre autres, de l’élaboration de schémas directeurs national et régional de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur, l’interopérabilité des plateformes numériques entre les ports, les douanes et les opérateurs. En outre, la simplification de l’amen- dement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre Etats voisins ont été aussi proposés.
Translog Africa institutionnalisé

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, qui a présidé la clôture des travaux aux côtés de
son homologue du Niger le colonel-major Amadou Abdourahamane, a rassuré que les recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. « Nous veillerons à la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi confié au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), et accompagnerons l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de Translog Africa », a-t-il promis.
A cette Ve édition, Translog Africa a été officiellement institutionnalisé en tant que plateforme intergouvernementale et partenariale permanente de concertation sur les transports, la logistique et sécurité en Afrique. Il a désormais pour missions principales de promouvoir l’harmonisation d’un cadre réglementaire et juridique régissant le transit et le transport transfrontalier en Afrique, d’accélérer la digitalisation, la cybersécurité et la résilience des infrastructures logistiques portières, ferroviaires et routières, de faciliter le dialogue public-privé entre les ministères en charge des transports, les conseils des chargeurs, les opérateurs privés de la chaîne logistique etc.
Le ministre Emile Zerbo a invité chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient car Translog Africa doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même.
« C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de
la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles », a-t-il soutenu. Le ministre Zerbo a rendu un hommage aux forces combattantes qui sécurisent, au prix de leur vie les routes et les corridors. Il a, par ailleurs, témoigné sa gratitude au ministre des Transports et de l’Aviation civile de la République du Niger, le colonel-major Amadou Abdourahamane pour sa présence à l’évènement.
Aly SAWADOGO


