A qui est finalement destinée la viande de La Mecque ?
Kantigui a appris avec consternation le mode de répartition de la viande venue de La Mecque cette année. Cette clef de répartition semble être tout sauf «pro-pauvre». Selon la source de Kantigui, le système de partage aurait été modifié cette année par le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, département technique en charge de la question. A telle enseigne que les principaux destinataires sont sortis, par endroit, bredouilles. De par le passé, la distribution de la viande était gérée sur toute l’étendue du territoire par les hauts-commissaires des provinces, sous la supervision des gouverneurs de région. Ce système de partage prenait en compte, a appris Kantigui, toutes les catégories et couches sociales de la population dans les différentes localités. Mais voilà que cette année, il a été décidé de se passer des services des gouverneurs et haut-commissaires pour confier la gestion de cette question aux démembrements de ce departement. Là où Kantigui a versé des larmes, c’est quand il apprend que dans certaines provinces, décision a été prise de donner un carton de viande pour deux agents avant de procéder au partage du reste aux pauvres, principaux destinataires. Kantigui garde en mémoire l’exemple de cette province qui n’a reçu que 10 cartons de viande. Les «distributeurs» se sont attribué 8 cartons laissant rien que deux cartons de viande pour la distribution. Kantigui espère que ces situations ne relèvent que de cas isolés, mais interpelle néanmoins les premiers responsables de la Solidarité nationale à ouvrir l’œil et le bon pour éviter que certains agents indélicats ne dévoient cette œuvre humanitaire hautement salutaire au profit des couches les plus défavorisées du pays.

Les déboires des travailleurs d’une cimenterie
«Autres retenues : 5000, 10 000 ou 15 000 F CFA». C’est ce que constateraient les quelque 350 ouvriers de CIM Métal SA sur leurs bulletins de salaire, lorsqu’ils s’absentent du service, quelle que soit la cause, même avec une autorisation d’absence en bonne et due forme. L’information est tombée dans l’oreille de Kantigui à qui une source a fait comprendre que les retenues seraient faites sur les indemnités de responsabilité, un avantage accordé de la main droite et ainsi reprise de la gauche. De ce qui est parvenu à Kantigui, ces indemnités sont d’ailleurs suspendues en cas d’accident de travail. Par ailleurs, la source de Kantigui lui a fait comprendre qu’après une série de Contrats à durée déterminée (CDD), dont un premier lot de six mois et un deuxième d’un an, expirés le 31 janvier 2019, les ouvriers n’auraient pas vu le renouvellement desdites conventions. Mais, ils auraient continué à servir et à percevoir leurs salaires comme d’habitude en fin février et mars 2019. Les travailleurs, a noté Kantigui, pensaient être ainsi passés aux Contrats à durée indéterminée (CDI) comme le prévoit la loi en de pareilles circonstances. Mais grande fut leur surprise, quand le 9 avril dernier, le personnel d’un département de l’usine a reçu du service en charge des Ressources humaines (RH) de nouveaux CDD de trois mois pour certains, six mois et un an pour d’autres. Quelques travailleurs du département en question n’auraient pas signé les contrats, préférant se référer à l’inspection du travail qui leur aurait confirmé qu’ils sont normalement sous CDI et que si l’employeur refusait de l’entendre de cette oreille, il devrait leur payer 18 mois de salaire et des indemnités de congé. Kantigui suit de très près cette affaire et espère un dénouement heureux.

Le SG de la mairie de Gourcy persona non grata
Il est revenu à Kantigui que les agents de la mairie de Gourcy ont eu une violente altercation avec le Secrétaire général (SG) qui se serait réfugié au commissariat de police de la ville. Tout serait parti d’une lettre envoyée au haut-commissaire par le SG pour se plaindre d’un agent qui, selon lui, aurait mené une activité sans l’impliquer. Invité à s’expliquer par écrit, l’agent en question n’aurait pas été tendre envers son supérieur hiérarchique immédiat dans sa réponse adressée à la tutelle. Touché de plein fouet par le contenu de la lettre, le SG aurait convoqué une rencontre de tout le personnel pour évoquer le sujet. Selon les sources de Kantigui, c’est à cette réunion que les autres agents, jugeant le comportement du SG excessif, l’ont ouvertement désavoué. En poussant ses investigations, Kantigui a appris que les agents n’étaient pas contents de lui pour, d’une part, «la partialité» qu’il affiche dans la crise qui secoue le conseil municipal et, d’autre part, son «mépris à l’égard de certains travailleurs de la maison». Ce problème était donc la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Aux dernières nouvelles, le SG aurait déposé une plainte contre un des agents pour menaces et agression verbale et le dossier serait sur le bureau du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya. Face à la situation, note Kantigui, les agents ont solidairement déclenché depuis hier mardi 16 avril 2019, un mot d’ordre de grève illimité pour exiger le départ du SG. Des concertations seraient en cours avec la tutelle administrative.

Gomponsom : des enseignants exigent la démission du censeur
Kantigui a eu vent que les enseignants du lycée départemental de Gomponsom, dans la province du Passoré, sont remontés contre le censeur. Le vendredi 12 avril dernier, ils ont observé un arrêt de travail de 24h pour exiger sa démission. Les protestataires, a expliqué la source de Kantigui, disent avoir marre du comportement peu courtois de celui-ci qui n’hésite pas à lancer des «tu es malade ? Tu es zinzin ?», sur un ton inamical à certains d’entre eux. Cette manifestation, a-t-on soufflé à Kantigui, intervient après une vaine sollicitation du proviseur afin qu’il ramène le censeur à la raison. En outre, l’informateur de Kantigui lui a confié avoir suivi une vive altercation entre le censeur et une enseignante de l’établissement qui était en sanglots ce jour-là. Au regard de la tournure que prend cette affaire, Kantigui appelle les autorités en charge de l’éducation post- primaire et secondaire à se pencher sur la question afin d’y trouver une solution.

Boudry : à quand les vivres de la cantines scolaires ?
Depuis 2018, l’Etat burkinabè a décidé du transfert des ressources financières aux communes pour l’achat des vivres des cantines scolaires, cela en vue de pallier les retards de livraison et les problèmes récurrents de quantité et de qualité. Mais de ce qui est revenu à Kantigui, l’année écoulée, les écoles de la commune de Boudry, dans la province du Ganzourgou (Zorgho) ont reçu ces vivres, non seulement avec un retard, et pire «le haricot était presque inconsommable». La source de Kantigui déplore le fait que l’autorité communale, saisie par les directeurs d’écoles, ait banalisé le problème. Pis, a-t-on rapporté à Kantigui, pour cette année 2019 et alors qu’on tire vers la fin de l’année scolaire, les écoles n’ont pas encore «senti l’odeur de ces vivres tant attendus». Pourtant, les vivres collectés par les parents pour la cantine endogène seraient finis dans presque toutes les écoles. La source de Kantigui a précisé que les démarches des Associations des parents d’élèves (APE) et mères éducatrices (AME) auprès de la commune pour comprendre la situation ont révélé qu’une partie des vivres stockés périmée était en passe d’être remplacée. Kantigui se demande comment cela a pu arriver et à quel moment les trois Circonscriptions d’éducation de base (CEB) de la commune auront leurs vivres. A ce qu’il se dit, les parents d’élèves menacent d’entamer des manifestations pacifiques à partir du mercredi 24 avril 2019 si rien n’est fait. Kantigui se joint à eux pour interpeller les autorités compétentes sur la question.

Elle confie son bébé à une dame et disparait
Kantigui a été informé que le dimanche 7 avril 2019, un enfant aurait été abandonné dans des circonstances rocambolesques dans le village de Zempassogo (10 km à l’Ouest de Zorgho, chef-lieu de la province du Ganzourgou, sur la RN4). Selon l’informateur de Kantigui, c’est une fillette de deux mois environ qui a été laissée entre les mains d’une dame qui a emprunté le même véhicule que la maman du bébé. D’après les explications, la mère du bébé aurait quitté Tenkodogo le jour indiqué. Lors d’une escale à Koupéla, une dame nommé B.N serait montée à bord du même véhicule avec pour destination Nédogo, village de la commune de Boudry. B.N. et la maman du bébé ont alors échangé durant le trajet et celle-ci aurait appris que la maman du nouveau-né se rendait dans le village de Moaga non loin de Nédogo. C’est à Zempassogo qu’elles sont descendues du véhicule pour attendre un car en partance pour Nédogo. Dans cette attente, la maman du bébé a confié son rejeton à B.N. pour aller se restaurer. Elle ne reviendra plus et après plus de 3 heures d’attente et sur conseils de ses proches, B.N. a informé la police de Boudry de la situation. Le réseau d’acteurs en charge de la protection de l’enfance de la commune et même de la province a été activé mais, aucune trace de la génitrice. Aux dernières nouvelles, le bébé aurait bénéficié d’une prise en charge sanitaire et nutritionnelle et serait dans de bonnes mains. Toutefois, les services en charge de l’action sociale lance un appel à toute personne qui pourrait aider à retrouver la mère de ce bébé à se manifester.

Manga : Saamb Naaba, le centenaire atypique s’en est allé
C’est avec consternation que Kantigui a appris que la faucheuse a terrassé un baobab de la culture traditionnelle moaga à Manga. Le Saamb Naaba, Koudaogo Compaoré à l’état civil, a tiré sa révérence le 14 avril 2019. L’homme, de son vivant était une icône de la tradition, particulièrement le «Guiguiéré», une danse guerrière du canton de Manga réservée aux seuls initiés. Chef coutumier, tradipraticien, médiateur et danseur, le Saamb Naaba était une mine de connaissances, un trésor humain vivant pour la ville de Manga et tout le Burkina Faso. Le «vieux», a appris Kantigui, était aussi un personnage atypique avec ses 35 femmes, ses 100 enfants et ses 300 petits-enfants. Conduite à sa dernière demeure le 15 avril dernier, Saamb Naaba était âgé d’environ 100 ans, selon ses proches. Kantigui présente ses condoléances à toute sa famille et prie que la terre libre du Burkina lui soit légère.

Passage à une nouvelle ère au Japon
Même loin des pays asiatiques, Kantigui ne manque pas de s’enquérir des nouvelles venant de cette partie du monde. Et c’est là qu’il a eu vent qu’à compter du mardi 1er mai prochain, le Japon passera à une nouvelle ère. Des explications de la source de Kantigui, on peut retenir que le Pays du soleil levant possède son propre système calendaire qui est établi en fonction du règne de chaque Empereur. Ainsi, avec l’abdication du dernier Empereur et l’accession au trône du Prince héritier, la nouvelle ère s’appellera «Rei Wa». Elle est tirée du «Manyoshu», le plus ancien recueil de poésies japonaises, écrit il y a plus de 1 200 ans. Le terme «Rei Wa», a-t-il détaillé à Kantigui, est composé de deux idéogrammes signifiant respectivement «beau» ou «agréable» et «harmonie» ou «paix», traduisant ainsi le début d’une période débordant d’espoir parce que «la culture naît et se développe lorsque l’harmonie règne dans le cœur des gens». Kantigui souhaite donc un règne fructueux au Prince héritier et une agréable vie au peuple japonais.

Médiation institutionnelle : un forum les 23 et 24 avril à Dédougou
Il est parvenu à Kantigui que le Médiateur du Faso organise, les 23 et 24 avril 2019 à Dédougou, dans la salle polyvalente, un forum national sur le renforcement de la médiation institutionnelle par la capitalisation des valeurs traditionnelles et religieuses. La rencontre aura pour thème : «Dialogue, concertation et conciliation, gages de paix, de cohésion sociale et de développement durable dans un contexte de crises et de conflits inter et intra-communautaires ». Ce cadre d’échanges et de concertation, selon l’informateur de Kantigui, va réunir plus de 500 participants des 13 régions du Burkina. Il s’agit des autorités coutumières, religieuses, administratives, de la population et des collaborateurs du Médiateur du Faso. L’objectif est de faire l’état des lieux des conflits communautaires interpellant l’Etat, de présenter les approches et pratiques de gestion communautaire des conflits, d’identifier les organisations communautaires intervenant dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale et de proposer des stratégies susceptibles de renforcer la paix et la cohésion sociale au niveau régional et national.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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