Le Conseil économique et social (CES) a ouvert, le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou, les travaux de sa première session ordinaire de l’année. Durant un mois, les conseillers vont réfléchir au thème : «Protection et promotion des personnes âgées au Burkina Faso : quelles stratégies pour une vieillesse plus sécurisée et contributive ?».

Du 16 avril au 13 mai 2019, les conseillers du Conseil économique et social (CES) vont se pencher sur : «Protection et promotion des personnes âgées au Burkina Faso : quelles stratégies pour une vieillesse plus sécurisée et contributive ?». Selon le président du CES, Moïse Napon, le choix de ce thème pour la première session ordinaire de son institution se justifie par la croissance de la démographie des personnes âgées qui pose de nombreux défis et plaide pour leur prise en compte dans les politiques publiques. «Au Burkina Faso, selon les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), la population de 60 ans et plus est passée de 582 060 individus en 1996 à 712 573 en 2006 et atteindra presqu’un million en 2020», a mentionné le président du CES. A l’écouter, cette tranche de la population est de nos jours confrontée à de nombreuses difficultés dont la pauvreté, les maladies, la violence, l’alimentation inadéquate et l’accès à des logements décents. Cette situation, a-t-il soutenu, s’explique, entre autres, par la globalisation de l’économie, la récurrence des crises diverses, l’urbanisation grandissante et la perte des valeurs culturelles telles que la solidarité. «Pourtant, les personnes âgées ont joué un rôle important dans l’histoire et le développement socio-économique du Burkina. Elles pourraient continuer d’apporter davantage leurs contributions car elles sont détentrices de savoirs, de valeurs culturelles et regorgent d’un capital inestimable de sagesse», a laissé entendre Moïse Napon. La vice-présidente de la commission chargée du thème, Elisabeth Ouédraogo, a indiqué qu’à travers la présente thématique, le CES laisse deviner qu’il s’est senti interpellé par une problématique d’actualité et d’une pertinence avérée, dont les réponses exigent la mise à contribution du capital d’expériences et de compétences de son institution. Pour elle, les préoccupations des personnes âgées semblent de moins en moins prises en compte dans les discours politiques. Chose qui l’a amené à se poser la question si ces personnes ne sont pas les oubliées de la société. «Le CES a pris la responsabilité de consacrer sa première session ordinaire de l’année à cette question. En effet, nous aimerions que plus tard ce qui sera retenu à cette session nous soit profitable», a dit Elisabeth Ouédraogo. Elle a fait savoir qu’au cours des travaux, les conseillers bénéficieront de communications de la part de personnes ressources et de personnalités sous forme de conférence et de panels. Une sortie terrain, a-t-elle ajouté, est prévue pour rencontrer les représentants des associations des personnes âgées, du conseil national des personnes âgées afin de toucher du doigt les réalités que vivent ces personnes. Et Moïse Napon d’ajouter qu’au cours de la session, il s’agira de faire l’état des lieux sur les conditions de vie des seniors, d’analyser les mécanismes de leur protection et de promotion, d’identifier des domaines prioritaires d’intervention et de formuler des recommandations. Par ailleurs, il a profité de l’ouverture de la session pour appeler les partenaires sociaux à ne se laisser guider que par l’intérêt général de la patrie. «Nous encourageons toute la classe politique à cultiver et entretenir un dialogue fécond et permanant afin qu’ensemble nous puissions trouver des solutions idoines aux problèmes que vit actuellement le pays», a-t-il déclaré.

 

Joseph HARO

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