Les prix Galian, qui récompensent chaque année les meilleures œuvres journalistiques ont livré leur verdict, dans la nuit du 11 mai 2019, à la salle des banquets de Ouaga 2000. Pour cette 22e édition, le Super Galian est revenu au journaliste Hugues Richard Sama du journal l’Observateur Paalga.

Hugues Richard Sama du journal L’Observateur Paalga est le Super Galian 2019. Il succède à Dabadi Zoumbara, vainqueur de l’édition précédente. Il a remporté ce prestigieux prix avec ces deux reportages intitulés : «Echangeur du Nord : Pour aller à Larlé, on monte ou on descend ?» et «Prise en charge des déficients mentaux dans le Nord : le sacerdoce fou des vagabonds de la charité».

Hugues Sama, devient le 3e lauréat du Super Galian, institué depuis la 21e édition, en 2017. En plus du trophée et la somme de 3 millions F CFA, il a reçu une villa d’une valeur de 20 millions F CFA, un billet d’avion et une moto, lors de la 22e Nuit des Galian, le 11 mai 2019. «C’est une surprise pour moi, vu que je n’ai que trois ans d’expérience. En Afrique, on aime souvent dire aux jeunes de savoir être patients. De ce point de vue, être tout de suite propulsé au-devant de la scène a quelque chose de déconcertant», a-t-il confié. Mais au-delà de sa modeste personne, ce prix honore les jeunes journa-listes qui sont dans les rédactions, a-t-il souligné.

«J’ai une pensée pour tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au résultat de ce soir. Je pense particulièrement au directeur des rédactions, au rédacteur en chef, au premier responsable du journal et à tout le personnel, car le journalisme est un travail à la chaîne», a-t-il soutenu. A cette soirée de distinction, des prix spéciaux et officiels ont été remis aux professionnels des médias.

Maintenir la flamme du professionnalisme

Pour le patron de la 22e édition des Galian, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé, la célébration de l’excellence dans le journalisme mérite d’être soutenue au regard de la place des médias dans le processus démocratique. «L’Assemblée nationale est le temple de la démocratie. Et démocratie rime avec information.

Les hommes de médias participent au renforcement de la démocratie en permettant au peuple d’avoir l’information juste, vraie», a-t-il affirmé. Et le respect de l’éthique et de la déontologie est capital pour la construction d’une démocratie véritable, a ajouté le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou. «Les prix Galian qu’organise chaque année mon département visent, non seulement une saine émulation entre les professionnels, mais aussi et surtout à renforcer le professionnalisme dans les médias», a-t-il expliqué.

Pour la présidence d’honneur de la première directrice de la Volta-Vision (actuelle télévision nationale), Odette Bessé, cette édition des Galian a enregistré 168 candidatures, soit 336 œuvres pour 34 prix Galian, un Super Galian et une quinzaine de prix spéciaux. Au-delà de la qualité des œuvres produites, les différents jurys ont relevé quelques manquements que les postulants doivent travailler à corriger. Il s’agit, entre autres, de la confusion des genres journalistiques, l’insuffisance de culture générale, la mauvaise formulation des titres et le non-respect des critères du concours.

Mahamadi SEBOGO

Des lauréats de Sidwaya s’expriment

A l’issue de la cérémonie, des lauréats des Editions Sidawaya ont manifesté leur joie et reconnaissance.

Habibata Wara, prix spécial Nestlé : «C’est bon pour le moral»
«Je voudrais rendre grâce à Dieu pour m’avoir accordé la chance de remporter ce prix. Mes efforts ont été couronnés de succès. C’est bon pour le moral. La première œuvre primée parle de l’insalubrité criante qui s’est installée dans la ville de Ouagadougou. La seconde fait cas de la galère des Ouagalais pour s’acheter un sac de 50 kg de maïs subventionné dans les boutiques témoins de la SONAGESS (Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire). Une telle souffrance est la conséquence de la campagne agricole 2017-2018 déficitaire. Je dis merci à Nestlé pour ce prix. Ce sont les Editions Sidwaya qui gagnent et particulièrement la rédaction de Carrefour Africain».

Oumar Paténéma Oué-draogo, prix de la meilleure enquête et prix spécial du droit humain à l’eau et à l’assainissement : «Cela fait plaisir d’être lauréat».
«Cela fait plaisir d’être lauréat d’un prix spécial et d’un prix officiel en enquête. Cela me fait oublier toute la misère et la galère que j’ai dû endurer au cours de ces enquêtes. Je remercie toute la chaîne de production des Editions Sidwaya. C’est bien vrai que je suis l’auteur des articles, mais derrière, il y a toute une équipe qui a travaillé pour qu’on ait un produit final qui est le journal papier. C’est le lieu pour moi de témoigner à tous les agents des Editions Sidwaya toute ma gratitude. Je remercie également le jury qui a porté son choix sur mes œuvres. J’invite mes collègues journalistes à persévérer, car ils pourraient être aussi lauréats un jour».

Abdel Aziz Nabaloum, prix spéciaux de la Chambre de commerce et de la Maison de l’entreprise : «Je dédie ces prix à notre regrettée Evelyne Douamba».
«Je suis animé d’un double sentiment. C’est d’abord un sentiment de joie pour avoir eu ces lauriers. C’est l’occasion de dire merci à tous mes collaborateurs qui partagent au quotidien leur savoir avec moi. Aussi, un grand merci à tous les acteurs de l’ombre pour leur contribution dans tout ce que nous faisons.
C’est aussi un sentiment de tristesse, parce que cela fait un mois, jour pour jour, que nous avons perdu une amie, une collègue, une promotionnaire, Evelyne Douamba. Je lui dédie ces prix et là où elle se trouve qu’elle sache que nous ne l’oublierons jamais».

Propos recueillis par M.S
A.Z

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