Mine d’or de Sanbrado : 50 tonnes de métal jaune attendues

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a lancé, le vendredi 10 mai 2019, dans la commune de Boudry, la construction de la mine d’or de Sanbrado, dans la région du Plateau central. Prévue pour durer 11 ans, l’exploitation de cette mine, dont le premier lingot est attendu en juillet 2020, va produire 50 tonnes d’or durant la période.

En juillet en 2020, la mine d’or de Sanbrado, dans la province du Ganzourgou, région du Plateau central, va couler son premier lingot. En effet, le lancement des travaux de construction de la 14e mine industrielle du Burkina Faso, est intervenu, le vendredi 10 mai 2019, en présence du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré. Au cours de ses six premières années, elle va produire 7,3 tonnes par an et à terme, au minimum 50 tonnes d’or. Le ministre des Mines et des carrières, Oumarou Idani, a indiqué que le lancement des travaux s’inscrit dans une dynamique d’accorder une importance à tous les secteurs stratégiques pouvant permettre de transformer structurellement l’économie burkinabè pour une croissance forte. «Les ambitions fixées par le Plan national de développement économique et social ont placé les mines et les carrières en pôle position, en leur confiant des missions exaltantes et de choix.

En effet, en plus de la contribution des industries extractives dans le PIB, il s’agit d’augmenter la proportion des achats locaux dans les consommations alimentaires des industries minières et d’accroître le montant moyen des investissements locaux réalisés», a-t-il laissé entendre. En outre, M. Idani a confié que ce projet porté par la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) est un processus vieux de plus de 30 ans dont l’aboutissement réjouit le gouvernement. A écouter le ministre, les retombées socio-économiques de la mine justifient l’intérêt que l’exécutif burkinabè lui accorde, car les contributions directes au budget de l’Etat sont estimées à 156,5 milliards francs CFA sur la durée de son fonctionnement.

«Au titre des emplois, la mine et ses sous-traitants vont employer dans ses phases de construction et de production respectivement plus de 800 personnes et créer 700 emplois permanents, avec une forte prédominance des compétences locales», a fait savoir le ministre Idani. Pour le chef du gouvernement, la multiplication des mines industrielles est la preuve que le Burkina Faso est un pays minier.

Une contribution de 11,275 milliards au budget de l’Etat

Afin de permettre aux populations locales de profiter de ces mines, a dit Christophe Joseph Marie Dabiré, la loi sur le Fonds minier de développement local (FMDL) a adoptée pour qu’il y ait des retombées directes pour les habitants des localités où elles sont installées, à travers des infrastructures socio-économiques de base et des emplois. «Les populations sont toujours impatientes, mais il faut du temps pour que les efforts que nous faisons puissent renforcer les capacités d’intervention de l’Etat», a soutenu le chef du gouvernement. Il a précisé que l’orientation du chef de l’Etat est que les mines participent, de façon effective, au développement économique du pays. Selon le ministre des Mines, au titre du FMDL, la SOMISA contribuera à hauteur de 11,275 milliards francs et 2,2 milliards FCFA au Fonds de réhabilitation environnementale. Le Président directeur général de la SOMISA, Richard Hyde a, pour sa part, fait savoir que l’installation de la mine a affecté 613 personnes dont le coût de réhabilitation s’élève à environ 3 milliards de francs CFA.

«La mise en œuvre du plan d’actions de réinstallation est en cours et la société s’emploie à ce que toute famille déplacée soit réinstallée dans sa nouvelle résidence, munie de tous ses droits avant mai 2020», a-t-il rassuré. Au-delà, a-t-il dit, son entreprise est animée d’une ferme volonté de contribuer à poser les bases locales d’un développement durable et à dresser un plan de restauration des moyens de subsistance en matière d’agriculture, d’élevage et d’activités génératrices de revenus pour les personnes déplacées. Du reste, il s’est engagé à respecter les délais et a confié qu’au stade de production, la mine accordera la priorité aux ressortissants de la commune de Boudry pour les emplois non qualifiés ou nécessitant une formation de courte durée. «SOMISA ne foulera aux pieds aucune des obligations auxquelles la convention minière l’assujettit. Mais, pour cela, il lui faudra impérativement bénéficier d’un climat social apaisé et d’un accompagnement encore plus soutenu des autorités centrales et déconcentrées ainsi que coutumières locales», a lancé le PDG.

Joseph HARO

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