Projets de développement : la Banque mondiale accorde 137 milliards au Burkina Faso

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et la Banque mondiale ont signé une convention de prêt, le 10 mai 2019 à Ouagadougou. A travers ce geste, l’institution financière met à la disposition du Burkina Faso environ 137 milliards F CFA pour la mise en œuvre de deux projets de développement.

Les projets de Centres d’excellence africains (CEA) et d’inclusion financière vont bénéficier d’une enveloppe de 137 milliards F CFA de la part de la Banque mondiale (BM). Une part de l’enveloppe va servir aussi d’appui budgétaire. En effet, le ministère de l’Economie, des finances et du développement et la BM ont signé une convention de prêt, le vendredi 10 mai 2019 à Ouagadougou. A entendre le représentant-résident de la BM au Burkina Faso, Cheick F. Kanté, son institution compte accorder une série de trois tranches au pays des Hommes intègres sur la période 2019-2021.

Il a ajouté que le premier accord de financement, relatif à la première opération de la série d’appuis aux politiques de développement, couramment appelé appui budgétaire, est d’environ 59 milliards F CFA. «Il vise à soutenir le programme de réforme du gouvernement qui s’articule autour de trois piliers, à savoir améliorer la mobilisation des ressources intérieures et l’efficacité des dépenses publiques ; encourager une croissance plus inclusive valorisant la productivité de l’exploitation minière artisanale et de l’élevage, tout en limitant les risques et les dommages environnementaux et enfin celui axé sur la réduction des disparités spatiales et des inégalités sociales par l’amélioration de l’accès universel et de la qualité des services de santé», a-t-il déclaré. Selon M. Kanté, des réformes ont été soutenues dans des domaines importants tels que la fiscalité, la gestion des investissements publics, l’élevage, les mines artisanales et la santé. Le deuxième accord de financement, a-t-il confié, concerne le projet de CEA d’un montant de 19,5 milliards FCFA. Il vise à soutenir la formation et la recherche appliquée dans les disciplines scientifiques, technologiques et les mathématiques. Selon lui, celles-ci sont essentielles au développement des capacités techniques des pays africains, mais connaissent de grandes pénuries en Afrique.

Pour le représentant-résident de la Banque mondiale, ce projet rassemble également les institutions communautaires sous régionales, notamment la CEDEAO et l’UEMOA comme principaux soutiens. Le troisième accord, a-t-il affirmé, s’élève à 59 milliards FCFA et concerne le Projet d’appui à l’inclusion financière au Burkina Faso (PAIF). Son objectif, a-t-il expliqué, est d’accroître et faciliter l’accès aux services financiers numériques et l’accès aux crédits pour des bénéficiaires ciblés. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a réitéré, pour sa part, sa disponibilité à faire en sorte que ses services puissent contribuer efficacement à la mise en œuvre des actions identifiées pour l’atteinte des objectifs qu’ils se sont fixés dans le cadre de ces projets et dans les délais convenus. Il a également témoigné sa gratitude à la BM pour ses multiples soutiens.

 

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

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