Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, par ailleurs président du comité de haut niveau du suivi de la relance de la production cotonnière du Burkina Faso, a échangé, le 11 mai 2019 à Kourouma, avec les cotonculteurs de la région cotonnière de N’Dorola. Les leaders coutumiers ont, à l’occasion, rassuré les autorités que les interdits (invocations des fétiches) à la suite de la crise de la campagne écoulée, ont été levés afin de reprendre la culture du coton dans ladite zone.

La culture du coton est désormais de retour dans la zone cotonnière de N’Dorola. Les coutumiers ont, le 11 mai 2019, rassuré le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, par ailleurs président du comité de haut niveau du suivi de la relance de la production cotonnière du Burkina Faso, de la levée des interdits à la suite de la crise de la campagne écoulée.

«La réunion d’aujourd’hui nous a beaucoup encouragés. Ils ont été chez les coutumiers qui leur ont donné leur faveur. (…). Nous sommes prêts à produire, car, nous avons tué des poulets sur les fétiches et tout s’est bien passé», a laissé entendre le délégué des coutumiers de Kourouma, Gnagnara Pascal Traoré, à l’issue de la rencontre. Avant d’échanger avec les producteurs, le ministre s’est rendu chez les leaders religieux et coutumiers de N’Dorola et de Kourama.

Après la tournée, place a été faite aux échanges, dans un esprit bon enfant. Sans détour, les intervenants ont énuméré des griefs aux autorités, à la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et à l’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Ils se résument, entre autres, à la mauvaise qualité des semences, au classement du coton lors de son achat, aux prix jugés élevés de l’engrais et des insecticides ainsi que leur mauvaise qualité.

Le DG SOFITEX salue le retour à la culture du coton

Le mauvais état de la route s’est aussi invité aux échanges. Pour planter le décor, le ministre est revenu sur les mesures prises, en ce début de campagne. Les sociétés cotonnières avaient décidé d’acheter le kilogramme de coton graine à 260 F CFA lieu de 250 F CFA, a-t-il dit. Mais, a poursuivi M. Kaboré, le gouvernement a mobilisé 3 milliards 500 mille F CFA afin de fixer à 265 F CFA le prix d’achat du kilogramme. Concernant la qualité des semences, a-t-il souligné, des mesures ont été prises pour que le taux de germination atteigne 60 %. «Sur le prix de cession des intrants, un effort de 13 milliards 600 millions F CFA, a été fait afin que le sac de 50 kg de NPK et d’urée, passe de 15 000 à 14 000 F CFA. Aussi, le gouvernement a décidé d’accompagner certains producteurs dans l’apurement de leur dette. Nous avons demandé à la SOFITEX, à Faso Coton et SOCOMA de nous évaluer la dette. Mais nous allons demander aux producteurs de faire un effort également», a indiqué le ministre.

A l’issue des échanges, il a laissé entendre que le gouvernement s’est engagé à analyser l’ensemble des préoccupations pour qu’au fur et à mesure «nous puissions juguler l’ensemble des problèmes qui ont été soulevés». Le directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo a salué le fait que les producteurs se sont engagés au retour de la culture du coton sur la base du dialogue. «Nous partons satisfaits de cette première approche qui consacre le retour des producteurs à la culture du coton. Il est aussi important de relever que nous avons pris des engagements (…), de travailler à ce que la qualité de ce partenariat raffermisse la confiance», a souligné le directeur général.

Boubié Gérard BAYALA

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