Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a présidé le 23 mai dernier à Koudougou, les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de son département.

Les travailleurs du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement ont travaillé durant la journée du 23 mai sur trois points majeurs. Il s’est agi de l’examen et de l’adoption du rapport de mise en œuvre du Plan de travail annuel (PTA) 2019 au 31 mars ; d’échanges sur le thème du CASEM/ «Cohésion sociale et performance des administrations : enjeux défis et perspectives au MINEFID» et les questions diverses sur la vie de leur département. Le ministre Kaboré a rendu hommage à l’ensemble des administrateurs et agents de son département, qui, en dépit des difficultés, ont pu atteindre des résultats jugés satisfaisants. Le ministre a reconnu que les résultats seraient encore meilleurs si son département n’avait pas connu une certaine ébullition sur le front social. Il a également évoqué l’insécurité qui empêche certains maillons de l’administration de dérouler leurs activités sur le terrain. En tout état de cause, la vision de son département est de faire du MINEFID une administration moderne, performante et solidaire impulsant une dynamique économique et sociale novatrice, porteuse d’une croissance inclusive. Se prononçant sur la crise qui a secoué son ministère, Lassané Kaboré s’est réjoui de la sérénité retrouvée et de la reprise effective du travail à tous les niveaux. Il s‘est dit convaincu que les choses rentreront définitivement dans l’ordre au regard de la détermination et de l’engagement de tous les acteurs au travail. Il a affirmé que c’est pour accompagner cet engagement des acteurs que le thème du CASEM : «Cohésion sociale et performance des administrations: enjeux, défis et perspectives au MINEFID» a été retenu. Un thème qui, selon le ministre, a pour objectif de permettre aux administrateurs du CASEM de mener la réflexion et proposer des pistes de solutions pour promouvoir le vivre-ensemble et renforcer le sentiment d’appartenance à une seule et même famille.

Des résultats encourageants, malgré la crise

Abordant le premier point inscrit à l’ordre du jour du CASEM, à savoir l’examen du rapport trimestriel, il ressort que les taux d’exécution physique et financier sont respectivement de 17,52 % et 1,37%. En dépit de ces taux relativement faibles, le rapport trimestriel indique que des résultats importants ont cependant été enregistrés. Il s’agit, entre autres, du recouvrement de 369,58 milliards FCFA par les régies, avec un taux de 99,31% par rapport à la prévision trimestrielle ; du financement de 19 startups ; de la baisse du stock des Restes à recouvrer (RAR) qui est passé de 363,325 milliards FCFA au 31 décembre 2018 à 328,616 milliards FCFA pour l’année en cours. Et le rapport de préciser que ces résultats ont été limités par le climat social délétère qu’a connu le ministère durant tout le premier trimestre 2019 et l’insécurité grandissante qui a affaibli certains maillons du département. Et pour rattraper le retard ou le déficit, le CASEM a pris l’engagement que l’ensemble des acteurs du MINIFID poursuivra avec détermination les efforts de mise en œuvre des réformes visant l’amélioration de la mobilisation des ressources, notamment l’opérationnalisation de la facture normalisée, l’opérationnalisation du projet cadastre fiscal et l’élaboration d’une stratégie de renforcement du civisme fiscal. Il poursuivra également la sélection et le financement des Startups ainsi que la réalisation des enquêtes d’envergure nationale. Parmi les chantiers, figurent également la poursuite de la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics et la réalisation de l’audit financier et comptable de soixante structures de l’Etat et de ses démembrements. Des échanges, il est ressorti des débats que le choix du thème se justifie par la nécessité de trouver des réponses adéquates et durables pour la cohésion sociale au regard de la résurgence des remous au sein du MINEFID et de ses effets induits sur l’économie et la réalisation des résultats du Plan national de développement  économique et social (PNDES).
Les administrateurs ont analysé les facteurs de cohésion sociale au sein du MINEFID et les difficultés dans l’objectif de proposer des actions dont la mise en œuvre permettra d’établir définitivement un climat social apaisé.

François KABORE

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