Après leur brillante prestation lors de la coupe du monde des arts martiaux vietnamiens tenue à Marseille en France, du 31 mai au 2 juin, les athlètes burkinabè sont rentrés au bercail dans la nuit du vendredi à samedi 7 juin 2019.

Il est 23h30 ce vendredi 7 juin 2019 lorsque l’avion d’air Algérie atterrit sur le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou. A bord, cinq combattants burkinabè de vo-viet-nam et leurs encadreurs de retour de la coupe du monde des arts martiaux vietnamiens. Pour les accueillir juste deux journalistes, quelques membres de la fédération et leurs familles. Pour le président national de vo-viet-nam, Me Julien Drabo, cela n’est pas important car ils n’ont pas annoncé leur arrivée en pompe.
Du côté des athlètes, la déception du mauvais accueil se lit sur les visages malgré leur performance. 22 médailles dont 11 en or, 5 en argent et 6 en bronze. Classé 4e sur 12 pays participants Me Drabo ne cache pas sa satisfaction. «L’année passée nous avons participé au championnat mondial avec deux athlètes et nous avons obtenu 4 médailles. Cette année nous nous sommes biens préparés et sur 36 pays attendus, seulement 12 ont pris part. Le Burkina Faso s’est classé 4e. Mais on aurait pu mieux faire si nous étions partis avec plus de combattants», avoue le premier responsable de l’encadrement technique. Il a affirmé que la compétition n’a pas laissé place aux paresseux. «Elle était très duré car en partant, nous ignorions beaucoup de choses. C’est sur place que nous avions pris connaissance des règles de combat et les conditions de participation. C’est vrai que nous n’étions pas préparés mais nous nous sommes rapidement conformés et voilà le résultat», se réjouit Me Drabo.
Combattante chevronnée, Claire Kama avec ses trois médailles en or et deux en bronze pense que c’est le travail qui a payé lors de la compétition. «Au début, j’avais peur mais lorsque je me suis mise dans ma tête que je suis là pour représenter mon pays, je me suis vite ressaisie et j’ai prouvé de quoi j’étais capable», a-t-elle expliqué. Vivement que les autorités, le comité national de soutien aux Etalons et les autres fédérations sœurs comprennent qu’en matière de sports, lorsque tu représentes ton pays, tu as besoin d’être soutenu à tous les niveaux.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

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