Le Premier ministre, Christophe Dabiré et son homologue tunisien, Youssef Chahed ont annoncé, le mardi 11 juin à Genève, des actions pour renforcer la coopération économique, commerciale, sociale et sécuritaire entre leurs pays.

En marge de la 180e session de la Conférence internationale du Travail (CIT), le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Dabiré, a accordé une audience à son homologue de la Tunisie, Youssef Chahed. A sa sortie, celui-ci a déclaré que les deux pays allaient renforcer leur coopération socioéconomique et militaire. «Le terrorisme, le crime organisé, l’immigration illégale (…), voilà l’ensemble des défis communs sur lesquels nous allons coopérer davantage», a dit M.Chahed.
De son côté, le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Dabiré a confirmé qu’au cours de l’entrevue, son homologue tunisien s’est dit «prêt à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que nos forces de défense et de sécurité puissent être équipées afin de pouvoir progresser sur le front de la lutte contre le terrorisme».
Il a ajouté : «Son excellence Youssef Chahed nous a rassurés de la volonté de son pays à faire en sorte que les difficultés que nous connaissons aujourd’hui puissent reculer». Les deux chefs de gouvernement se sont réjouis de l’excellence des relations politiques et diplomatiques qui existent entre leurs pays. Ils ont alors jugé qu’il faut aller de l’avant dans les domaines de coopération en santé, en éducation et en commerce. Christophe Dabiré, ancien ministre de la Santé puis de l’Enseignement supérieur, a insisté que son pays s’attend à un accompagnement tunisien «particulièrement dans le domaine de l’enseignement supérieur et dans le domaine de la santé». Selon lui, des créneaux ont déjà été définis pour le renforcement de ces domaines de coopération.
En plus de cela, le Premier ministre tunisien a exprimé son souhait de rapprocher davantage les hommes d’affaires de son pays et ceux du Burkina Faso. Selon lui, «les relations politiques sont excellentes entre les deux pays ; il reste maintenant à développer les relations économiques et commerciales».
De même, la Tunisie souhaite ouvrir davantage ses centres de formation aux étudiants burkinabè par l’augmentation des bourses.
M. Chahed souhaite en outre «améliorer les conditions d’évacuations sanitaires des patients (burkinabè) vers la Tunisie». Son pays est l’une des destinations privilégiées des patients burkinabè. Les deux pays entretiennent des relations de coopération depuis 1964, revivifiées après le printemps arabe et l’insurrection populaire au Burkina Faso.

Aimé Mouor KAMBIRE
(Depuis Genève)

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