Les lampions de la 32e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football s’allument cette nuit au Caire, en Egypte. Vingt-quatre formations montent à l’abordage avec la ferme volonté de succéder aux Lions indomptables du Cameroun. Le match d’ouverture prévu sous le coup de 20h mettra aux prises le pays-hôte au Zimbabwe.

La succession du Cameroun, vainqueur de la dernière CAN, s’ouvre ce soir au Caire, en Egypte. Le moins que l’on puisse dire est que cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN) fait peau neuve. Pour la première fois de son histoire, elle se disputera en été, du 21 juin au 19 juillet en Egypte. Auparavant, la biennale du foot africain se jouait en janvier et février. Aussi, cette édition, 32e du genre, mettra aux prises 24 nations, contre 16 lors des 12 épreuves précédentes. Enfin, l’assistance à l’arbitrage vidéo (VAR), qui avait pourtant fait polémique lors de la finale retour de la league des champions africaine, sera utilisée à partir des quarts. Bref ! Comme à l’accoutumée, les équipes en lice abordent la CAN avec des objectifs divers. Si certaines vont avec pour ambition de dépasser au moins le premier tour ou d’aller le plus loin possible, d’autres, par contre, n’ont d’yeux que sur dame coupe. Sont de cette dernière catégorie, l’Egypte. Sans victoire depuis 2010, les Pharaons rêvent d’un 8e sacre continental, deux ans après le succès du Cameroun qui les avait battus en finale. A domicile, les Pharaons seront les adversaires à abattre. Ils pourront s’appuyer sur leur feu follet, Mohamed Salah, au sommet de son art depuis deux saisons avec son équipe Liverpool. Aussi, les statistiques parlent en faveur des Pharaons. En quatre éditions de CAN organisées sur son sol, ils en ont remporté trois. Aux côtés de l’Egypte, il faudra sans doute compter avec les tenants du titre. De grands talents sur les pelouses Vainqueurs courageux en 2017, les Lions Indomptables ne pourront plus avancer masqués désormais. Dirigés par le Néerlandais, Clarence Seedorf et son adjoint Patrick Kluivert, ils peuvent s’appuyer sur un groupe combatif et solidaire.

Derrière l’Egypte et le Cameroun, le Sénégal fait peur. Les Lions de la Téranga ont faim. Eux, à chaque fois qu’ils ont participé à une CAN, partent avec les faveurs des pronostics mais ne gagnent rien à l’arrivée. Leurs illustres aînées, Aliou Cissé (actuel sélectionneur), Pape Bouba Diop, Khalilou Fadiga, Henry Camara et El Hadj Diouf ont échoué de peu en finale (défaits aux tirs au but 3-2) face au Cameroun en 2002. Pour la présente édition, le Sénégal pourra compter encore sur un sacré effectif bien fourni à toutes les lignes. Edouard Mendy dans les buts, Kalidou Koulibaly en défense, Idrissa Gueye au milieu ou encore Ismaïla Sarr, Mbaye Niang et Balde Keïta en attaque, sans oublier l’excellent Sadio Mané, bien décidé à se mêler cette année dans la course pour le Ballon d’Or. Le Maroc d’Hervé Renard, ou encore l’Algérie, emmenée par Riyad Mahrez et Yacine Brahimi, la Côte d’Ivoire du Lillois Nicolas Pépé, et le Ghana, qui comptera une nouvelle fois sur le talent des frères Ayew et d’Asamoah Gyan, pourront jouer les troubles-fêtes. Cette CAN du renouveau sera marquée par la présence de trois néophytes. Ce sont notamment Madagascar, la Mauritanie et le Burundi. Aussi, elle enregistre les retours de plusieurs pays après de longues années d’absence comme le Bénin, le Kenyan, l’Angola, la Tanzanie, la Namibie. Une conséquence logique du passage de seize à vingt-quatre équipes.

Yves OUEDRAOGO

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.