Gestion des problèmes sanitaires dans les pays du Sud : le Burkina valide les textes du concept ‘’One Health’’

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé un atelier national de validation des textes règlementaires de la plateforme nationale de coordination multisectorielle ‘’One Health’’ du Burkina Faso, le mardi 25 juin 2019, à Ouagadougou.

Le concept ‘’One Health’’ ou ‘’Une seule santé’’ invite à une action interdisciplinaire et intersectorielle dans la gestion publique des problèmes sanitaires complexes à l’interface entre l’homme, l’animal et leur environnement commun. Une approche qui a fait ses preuves dans certains pays du Sud selon les principaux bailleurs de fonds tels que l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID). C’est pourquoi, en 2017, un processus de mise en place d’une plateforme nationale de coordination ‘’One Health’’ a été enclenché au Burkina Faso. Le mardi 25 juin 2019, les acteurs impliqués dans le pilotage de cette initiative se sont rencontrés, dans la capitale burkinabè. Ils ont discuté du projet de décret portant mise en place, attributions, organisation et fonctionnement de la plateforme nationale et le projet d’arrêté interministériel portant attributions, organisation, composition et fonctionnement des organes de la plateforme ainsi que les actions futures pour son opérationnalisation. Les échanges ont permis de comprendre que l’organe suprême de la plateforme est un Conseil national ‘’One Health’’, présidé par le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré et qui édictera les grandes orientations et coordonnera la réponse multisectorielle en cas d’évènements majeurs de santé publique. Ce conseil national sera secondé par un comité technique de pilotage qui va jouer le rôle de conseil d’administration et la présidence de cet organe sera assurée de façon tournante chaque deux ans par les ministères en charge des ressources animales ; de la santé et celui de l’environnement.

Pour le fonctionnement quotidien de la plateforme, un secrétariat technique dont le leadership est assuré par le département de la Santé se chargera de mettre en œuvre les décisions des deux organes cités plus haut. En sus, des commissions thématiques multisectorielles sont prévues, des points focaux vont être désignés dans chaque département ministériel concerné et la plateforme nationale de coordination ‘’One Health’’ aura des démembrements au niveau régional, provincial et départemental. Le soutien réaffirmé des Etats-Unis Selon le ministre des Ressources animales et halieutiques, président du comité technique de pilotage de l’atelier, Sommanogo Koutou, cette approche est importante, car, avec la mondialisation et la rapidité des échanges, la propagation des maladies contagieuses se fait de manière accélérée, de sorte qu’aucun pays pris isolement ne peut se mettre à l’abri dans ses frontières nationales.

«La plateforme constitue une étape-clé dans la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondiale pour renforcer la capacité des pays à détecter, réagir et surmonter les menaces épidémiques de santé publique», a soutenu le ministre d’Etat, ministre e l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo. De l’avis de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Andrew Young, les récentes épidémies comme la peste à Madagascar, la fièvre de la Vallée du Rift en Afrique de l’Ouest et la maladie à virus Ebola qui sévit toujours en République démocratique du Congo et en Ouganda, viennent prouver la nécessité d’adopter l’approche intégrée ‘’One Health’’ pour une gestion efficiente des problèmes complexes de santé. Il a fait savoir que l’autre défi après la validation des textes règlementaires, est l’opérationnalisation de cette plateforme. «Dans la phase cruciale de démarrage, le gouvernement américain, à travers l’USAID, s’engage à apporter un soutien au gouvernement burkinabè», a-t-il dit. Siméon Sawadogo a, pour ce faire, remercié le diplomate américain pour cet engagement. Il a, de son côté, souligné que le gouvernement burkinabè est résolument engagé dans la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondial.

Gaspard BAYALA

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