Elle disparaît deux jours avant ses fiançailles

De passage à Ziniaré le weekend écoulé, Kantigui a appris une histoire invraisemblable. En effet, il a ouï dire qu’un jeune homme a convoqué sa désormais ex-belle-famille à la gendarmerie. Cherchant à comprendre le motif de cette démarche, Kantigui a noté que l’intéressé demande le remboursement des dépenses engagées pour célébrer ses fiançailles. Selon l’informateur de Kantigui, le jeune est tombé amoureux d’une demoiselle et tout laissait croire qu’ils allaient vivre ensemble. Les deux amoureux se sentaient heureux et ont alors décidé de faire un pas de plus que la simple amitié. C’est ainsi qu’après les présentations de familles, a-t-on rapporté à Kantigui, une date fut fixée pour les fiançailles et les préparatifs allaient bon train du côté des deux familles. Mais à la grande surprise de tous, la fille a disparu deux jours avant la cérémonie. Malgré les recherches, celle-ci est restée introuvable jusqu’à ce que la famille du jeune apprenne qu’elle a rejoint celui que son cœur a vraiment choisi. Furieux d’apprendre cette triste nouvelle, celui-ci a convoqué sa belle-famille à la gendarmerie pour exiger le remboursement des dépenses effectuées, évaluées à 250 000 F CFA. Cette histoire, a-t-on indiqué à Kantigui, a alimenté la polémique à Ziniaré. Pour certains, la belle-famille n’a rien à voir dans cette situation. D’autres pensent par contre que le cocu a le droit de réclamer son argent. Tout en se posant des questions sur l’attitude de la jeune fille, Kantigui a eu vent de ce que les autorités compétentes auraient invité les deux familles à résoudre le problème à l’amiable.

 

Les Nayalais en quête de CNIB

Lors d’un bref séjour à Toma dans la province du Nayala, Kantigui a constaté le calvaire des populations en quête de Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). De ce qui lui est parvenu, les Nayalais vivent la croix et la bannière pour se procurer ce précieux document. En effet, étant donné que l’Office national d’identification (ONI) n’a pas de centre de production de CNIB dans la localité, les demandes se font à la Police qui se charge de les acheminer. «Quand on t’enregistre, on te donne un mois pour venir retirer ta CNIB. Mais souvent, tu peux faire deux, parfois même quatre mois pour l’avoir. Si tu n’as pas de chance, on te dira de refaire un nouvel enregistrement», a confié une source à Kantigui. Par ces temps d’insécurité et à l’approche des élections de 2020, Kantigui se fait le porte-voix de ces populations afin que l’ONI organise une vaste opération d’établissement de CNIB à leur profit. La pièce d’identité est aujourd’hui un document indispensable et Kantigui espère que le cri du cœur des Nayalais sera entendu.

 

Les explications de Servair-Burkina

Kantigui a intercepté une note de la société Servair-Burkina Faso, accusée d’avoir déversé de la viande impropre à la consommation dans un quartier de Ouagadougou, le 6 août 2019. Selon ce que Kantigui a pu lire, la structure ne nie pas la possibilité que ces produits qui étaient destinés à l’incinération se soient retrouvés entre les mains de consommateurs. En effet, ses responsables ont signifié qu’à la suite d’une panne survenue sur une des chambres froides, la société a décidé, conformément aux normes d’hygiène, de détruire son contenu. En cours de chemin, retient Kantigui, le camion transportant la marchandise aurait «rencontré des problèmes et a dû s’arrêter». C’est ainsi qu’un groupe de personnes présent sur les lieux s’est emparé d’une partie des produits. «Ce n’est que grâce à l’intervention de la Police que la plus grande partie de la matière a pu être isolée et saisie. Cette marchandise a été brûlée le 8 août», a noté Kantigui dans le document. Kantigui espère, que les prochaines fois, la société saura prendre toutes les dispositions nécessaires pour que le produit impropre arrive au lieu d’incinération sans encombre. Il appelle du même coup les populations à éviter ce genre de comportements qui peuvent leur être fatals. Kantigui se souvient que le 6 août, la mairie de Ouagadougou avait fait un communiqué appelant ceux qui se sont servis de la nourriture avariée, à la ramener afin de ne pas courir le risque de maladies. Il retient aussi que le bourgmestre a affirmé qu’une enquête était ouverte pour situer les responsabilités.

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(00226) 25 31 22 89

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