Mairie de Koudougou : de la gourmandise à la section légalisation

Mairie de Koudougou : de la gourmandise à la section légalisation

Présent à l’hôtel de ville de Koudougou pour honorer un rendez-vous, Kantigui est tombé sur un usager frustré, se plaignant de la section légalisation de la mairie, où plus d’une dizaine de personnes avait fait le rang afin de pouvoir légaliser leurs documents. L’interlocuteur de Kantigui s’est offusqué parce qu’à son tour, son dossier lui a été renvoyé au motif qu’il n’avait que deux copies à légaliser, soit deux timbres à utiliser. Dans les faits, a poursuivi la source de Kantigui, les agents chargés de la légalisation des dossiers réclameraient au moins quatre copies, soit au moins quatre timbres à utiliser. A sa sortie, l’usager a redoublé de menaces et même d’insultes. Face à sa colère, instruction a été donnée de légaliser ses papiers pour qu’il s’en aille. Ce qui a été fait. « Comment réclamer un certain nombre de timbres à des usagers s’ils n’en ont pas besoin», se demande Kantigui? Après quelques instants, vu qu’il ne se calmait pas, il a été invité à rentrer dans un bureau voir un supérieur. S’il ne s’agit pas d’une délibération particulière du conseil municipal de Koudougou, Kantigui regrette cette attitude des agents de la mairie qui oblige le contribuable à faire plus que ce dont il a besoin

Le requiem du téléphone fixe ?

Que se passe-t-il avec les lignes fixes de téléphone ? Depuis un certain temps, Kantigui a ouï dire que c’est la croix et la bannière pour joindre un correspondant à l’autre bout du fil, si ce n’est par le mobile. D’après ses sources, si ce n’est pas la ligne qui est indisponible, alors elle est de mauvaise qualité, rendant toute communication impossible. Pourtant, Kantigui se souvient que Maroc télécom, actionnaire majoritaire de l’ONATEL, s’était engagé à préserver ces lignes qui, jadis, ont été le premier moyen de communication des usagers du téléphone. Ces lignes ne sont-elles plus rentables au point qu’elles semblent être délaissées ? Désintérêt ou problème technique ? L’ONATEL, facilitateur de la communication, doit communiquer.

Kaya, une ville de pâture

C’est avec une désolation que Kantigui vit au quotidien les accrochages entre usagers de la route et animaux errants dans les grandes artères de Kaya. En effet, des petits ruminants divaguent «aisément » dans la ville sans être inquiétés par les autorités communales. De même, la plupart des « six-mètres » de la ville sont occupés par des animaux qui dorment à la belle étoile. « La fois derrière, un mouton m’a renversé, au rond-point du Cheval. Cela m’a coûté 12 000 F comme frais de soins. Je me demande ce que la mairie attend pour agir », s’indigne une source de Kantigui. Une autre s’est faite « essoucher » sa farine par une chèvre. « J’avais accroché le sachet au guidon de ma moto pour payer des condiments. La chèvre est venue percer mon sachet et toute ma farine s’est versée », déplore une dame. Tous ces témoignages poussent Kantigui à s’interroger sur l’existence de la fourrière de la mairie de Kaya. N’est-ce pas l’occasion pour renflouer les caisses de la commune ? Il est temps que le maire Boukaré Ouédraogo et son équipe passent à la « vitesse supérieure » à travers une vaste opération contre la divagation des animaux dans la ville.

Gaoua : un orpailleur cocufié par son filleul

C’est encore une histoire rocambolesque de femme, mais cette fois-ci à Gaoua que Kantigui a appris de sources très proches des personnes impliquées. En effet, un homme d’une cinquantaine d’années qui a fait fortune dans l’orpaillage a été cocufié par son filleul, un agent d’une des directions régionales dans la ville. L’histoire s’est déroulée dans un quartier de la cité de Bafuji en début de semaine dernière, a-t-on expliqué à Kantigui. L’orpailleur aurait surpris son filleul avec sa jeune femme de 37 ans, propriétaire-gérante d’un kiosque à café de la ville. Pour se venger, a-t-on raconté à Kantigui, l’orpailleur aurait enfermé les deux tourtereaux dans sa chambre nuptiale avec un cadena et aurait appelé les voisins du quartier pour les humilier. Il aurait même convoqué les deux amants à la gendarmerie, espérant que son concurrent lui rembourse tous les investissements faits pour la femme. Mais, a-t-on rapporté à Kantigui, il n’a pas eu gain de cause parce que les gendarmes l’ont invité à se référer à la justice. D’après certaines indiscrétions, la jeune dame aurait eu sept enfants de pères différents.

Axe Kaya-Barsalogho : deux ponts cèdent

C’est de la gymnastique pour les populations qui empruntent l’axe Kaya-Barsalogho, en cette saison des pluies. Kantigui, lors d’un séjour dans la localité, la semaine derrière, a subi le même calvaire. En effet, les ponts situés à la sortie de Kaya et dans le village de Tamasgo ont cédé. Ce qui oblige les passagers à effectuer des détours par les bas-fonds pour joindre l’autre bout de la voie. « La fois derrière, un chauffeur d’un camion de transport de marchandises n’a pas pu contourner le pont et il est retourné à Kaya », témoigne un habitant de Tamasgo. Selon la même source, la rupture du pont serait dû, non seulement, à sa vétusté, mais aussi au poids insupportable des engins lourds (citernes, camions..) qui font la navette entre les camps des déplacés de Barsalogho, Foubé et le chef-lieu de la région du Centre-Nord. Kantigui exhorte donc les responsables en charge des infrastructures à trouver urgemment une solution à cette situation.

Une parturiente perd la vie après son transfert de Kaya à Ouaga

Kantigui a été peiné d’apprendre qu’une femme enceinte, originaire du secteur n° 3 de Kaya, aurait perdu la vie après son accouchement, le weekend dernier à Ouagadougou. Selon la source de Kantigui, arrivée au Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya à terme, elle n’a pas pu bénéficier d’une assistance du fait du mouvement d’humeur des médecins. Son état de santé s’étant compliqué, elle devait être évacuée à Ouagadougou aux environs de 3h du matin dans la nuit du samedi 24 août. Très fatigué, l’ambulancier qui revenait de son 4e aller-retour du jour entre Kaya et Ouaga, aurait demandé à son collaborateur d’assurer le transfert. « En cours de chemin, ce dernier a percuté un camion, mais il a pu amener la femme jusqu’à Ouagadougou », a précisé la source de Kantigui. Mais après l’accouchement, l’enfant et sa maman aussi auraient perdu la vie. Kantigui regrette ce double drame et présente ses condoléances à la famille éplorée.

Kantigui

kantigui2000@gmail.com (00226) 25 31 22 89

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